|
Au sommaire cette
semaine |
|
Réconciliation,
amnistie et lutte antiterroriste
Une équation à plusieurs
inconnues
“Mon programme pour les prochaines années se donne pour objectif
principal le retour à la confiance entre les acteurs de la société
afin de les mobiliser au service de l’avancée de notre pays dans
tous les domaines”. Sans transition, l’amnistie et la réconciliation
nationale prennent effet d’annonce et constituent le “programme
présidentiel”. Cette fois, le Président nuance sa démarche et évoque
le facteur temps, encore défavorable. “Elles (les victimes du
terrorisme) ne sont pas prêtes à pardonner.” Samira Mana tente de
discerner le fil conducteur d’une démarche qui n’a pas l’avantage de
la clarté.
Lire
Etude
L’ANP, la
réconciliation nationale et l’amnistie générale
“Evoquer ces deux importantes questions que sont la réconciliation
nationale et l’amnistie générale sans prendre en compte la position
globale de l’armée à leur propos paraît bien peu réaliste. Non pas
parce que cette institution, en principe apolitique, a plus droit au
chapitre qu’une autre ou qu’elle se réserve des droits de veto, par
ailleurs tout à fait inconstitutionnels, mais il se trouve qu’à côté
de son combat antiterroriste, elle est également au cœur du
processus de démobilisation des éléments armés.” Abderrahmane
Mahmoudi met les pieds dans le plat en évoquant les non-dits de la
grande muette.
Lire
Réconciliation
nationale
L’indispensable
catharsis collective
“Les initiatives tendant à la réconciliation dans les sociétés qui
ont vécu de grandes crises sont peut-être aussi nombreuses que les
crises elles-mêmes. On cite comme cela, à l’emporte-pièce, l’Afrique
du Sud, le Maroc ou le Chili. Dans tous les cas, la nécessité de
l’expression passe par la reconnaissance de la souffrance. Il ne
s’agit pas forcément d’évaluer le dédommagement des douleurs, mais
bien une reconnaissance publique des drames vécus pour justement
offrir une écoute, à défaut d’offrir une issue judiciaire.” Amine
Esseghir, quant à lui, fait le point sur un processus qui n’est pas
propre à l’Algérie, peu s’en faut.
Lire
Code de la famille
Statu quo ou
réalisme ?
“Qu’est-ce qui a motivé la décision du président de la République en
faveur du maintien de l’article relatif au garant (wali) dans le
projet de révision du code de la famille, alors que nombre
d’analystes et de commentateurs étaient quasi certains que
Bouteflika allait supprimer cette disposition tant décriée ?” Dans
un autre registre, notre ami Abdelkader Djalil trouve des vertus au
nouveau code la famille amendé par le dernier Conseil des ministres
et pense, lui aussi, que les vrais changements viendront d’une
réelle évolution de la société algérienne.
Lire
Egypte
Moubarak lâche du
lest
“Le Président égyptien a lâché du lest en demandant au Parlement un
amendement de la Constitution pour introduire dans son pays
l’élection présidentielle au suffrage universel direct. Cette
initiative apparaît avant tout comme une réponse aux pressions
américaines et, dans une moindre mesure, aux manifestations de
l’opposition égyptienne qui lui demandaient depuis plusieurs
semaines d’accélérer les réformes politiques, notamment le mode
d’élection du chef de l’Etat.” Notre consœur Leïla Heraoua épingle,
pour sa part, le régime égyptien en flagrant délit de
démocratisation sous la contrainte.
Lire
|