Semaine du 2

au 8 mars 2005

Il n’aura pas fallu énormément de temps au président Bouteflika pour s’apercevoir que le projet d’amnistie générale n’était pas une bonne idée, du moins dans les conditions actuelles, et qu’il valait mieux l’abandonner dans l’attente de jours meilleurs. Il n’aura pas fallu énormément de temps au président Bouteflika pour s’apercevoir que le projet d’amnistie générale n’était pas une bonne idée, du moins dans les conditions actuelles, et qu’il valait mieux l’abandonner dans l’attente de jours meilleurs.

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L’amnistie générale piège la réconciliation nationale

 

Il n’aura pas fallu énormément de temps au président Bouteflika pour s’apercevoir que le projet d’amnistie générale n’était pas une bonne idée, du moins dans les conditions actuelles, et qu’il valait mieux l’abandonner dans l’attente de jours meilleurs. Il faut dire que l’unique fois où il avait abordé le sujet, c’était sous forme de remarque incidente, dans un discours consacré à d’autres questions et que, de plus, il avait pris soin d’avertir qu’il n’entreprendrait rien de concret en la matière qui n’ait d’abord obtenu le soutien massif de l’opinion nationale.

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Au sommaire cette semaine

Réconciliation, amnistie et lutte antiterroriste

Une équation à plusieurs inconnues

“Mon programme pour les prochaines années se donne pour objectif principal le retour à la confiance entre les acteurs de la société afin de les mobiliser au service de l’avancée de notre pays dans tous les domaines”. Sans transition, l’amnistie et la réconciliation nationale prennent effet d’annonce et constituent le “programme présidentiel”. Cette fois, le Président nuance sa démarche et évoque le facteur temps, encore défavorable. “Elles (les victimes du terrorisme) ne sont pas prêtes à pardonner.”  Samira Mana tente de discerner le fil conducteur d’une démarche qui n’a pas l’avantage de la clarté.

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Etude

L’ANP, la réconciliation nationale et l’amnistie générale

“Evoquer ces deux importantes questions que sont la réconciliation nationale et l’amnistie générale sans prendre en compte la position globale de l’armée à leur propos paraît bien peu réaliste. Non pas parce que cette institution, en principe apolitique, a plus droit au chapitre qu’une autre ou qu’elle se réserve des droits de veto, par ailleurs tout à fait inconstitutionnels, mais il se trouve qu’à côté de son combat antiterroriste, elle est également au cœur du processus de démobilisation des éléments armés.” Abderrahmane Mahmoudi met les pieds dans le plat en évoquant les non-dits de la grande muette.

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Réconciliation nationale

L’indispensable catharsis collective

“Les initiatives tendant à la réconciliation dans les sociétés qui ont vécu de grandes crises sont peut-être aussi nombreuses que les crises elles-mêmes. On cite comme cela, à l’emporte-pièce, l’Afrique du Sud, le Maroc ou le Chili. Dans tous les cas, la nécessité de l’expression passe par la reconnaissance de la souffrance. Il ne s’agit pas forcément d’évaluer le dédommagement des douleurs, mais bien une reconnaissance publique des drames vécus pour justement offrir une écoute, à défaut d’offrir une issue judiciaire.” Amine Esseghir, quant à lui, fait le point sur un processus qui n’est pas propre à l’Algérie, peu s’en faut.

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Code de la famille

Statu quo ou réalisme ?

“Qu’est-ce qui a motivé la décision du président de la République en faveur du maintien de l’article relatif au garant (wali) dans le projet de révision du code de la famille, alors que nombre d’analystes et de commentateurs étaient quasi certains que Bouteflika allait supprimer cette disposition tant décriée ?” Dans un autre registre, notre ami Abdelkader Djalil trouve des vertus au nouveau code la famille amendé par le dernier Conseil des ministres et pense, lui aussi, que les vrais changements viendront d’une réelle évolution de la société algérienne.

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Egypte

Moubarak lâche du lest

“Le Président égyptien a lâché du lest en demandant au Parlement un amendement de la Constitution pour introduire dans son pays l’élection présidentielle au suffrage universel direct. Cette initiative apparaît avant tout comme une réponse aux pressions américaines et, dans une moindre mesure, aux manifestations de l’opposition égyptienne qui lui demandaient depuis plusieurs semaines d’accélérer les réformes politiques, notamment le mode d’élection du chef de l’Etat.” Notre consœur Leïla Heraoua épingle, pour sa part, le régime égyptien en flagrant délit de démocratisation sous la contrainte.

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Université

Le déficit a ses raisons !

 

Recherche scientifique

Un forum le 12 avril

 

Démission du ministre français de l’Economie

Un exemple à méditer

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