Semaine du 5

au 11 Avril 2006

N’eut été la regrettable et sanglante expérience de la période du président Chadli Bendjedid qui avait estimé nécessaire de placer la religion au centre des manettes de commande du pouvoir pour maîtriser une société en pleine mutation pluraliste, il est certain que les dernières décisions prises par le Conseil des ministres en matière d’exercice du culte ne poseraient pas trop de problèmes, même à de parfaits mécréants. N’eut été la regrettable et sanglante expérience de la période du président Chadli Bendjedid qui avait estimé nécessaire de placer la religion au centre des manettes de commande du pouvoir pour maîtriser une société en pleine mutation pluraliste, il est certain que les dernières décisions prises par le Conseil des ministres en matière d’exercice du culte ne poseraient pas trop de problèmes, même à de parfaits mécréants.

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L'islam institutionnel

Entre piété et nécessité

La religion est une question centrale dans la vie politique et communautaire de la société algérienne. Elle l’a été notamment durant la décennie écoulée. Elle l’est encore davantage aujourd’hui dans cette phase où le dénouement de la crise qu’apporte la Charte pour la paix et la réconciliation nationale fait de l’interdiction de l’utilisation de la religion un principe intangible. Les retombées d’un tel processus sont encore à attendre dans le moyen et le long terme et l’Etat a pleine volonté de dépasser les clivages idéologiques dans une phase où le regain de religiosité ne baisse pas d’intensité. Mais où en est la société par rapport à tout cela ? Vit-t-elle encore dans les mêmes lignes de démarcation qui lui ont fait tant de mal ? Est-elle passée à autre chose ?

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Au sommaire cette semaine

L’école privée 

Un mal nécessaire

«Tout un chacun sait qu’en plein milieu d’année scolaire, les pouvoirs publics ont fermé nombre d’écoles privées au motif qu’elles activaient sans avoir obtenu l’agrément préalable. On a ainsi pris en otage des enfants, des adolescents, des jeunes gens, des adultes. Si vraiment les écoles privées étaient en situation irrégulière, pourquoi les avoir tolérées ?» Notre ami Naïm Rahal se rappelle à notre bon souvenir avec une contribution sur l’école privée qui a le mérite de recadrer le sujet avec une grande clarté.

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Constitutionnalisation de l’islam

Hérésie ou particularisme ?

«La référence à l’islam dans la Constitution algérienne n’est pas le fruit d’un ‘militantisme islamiste’ comme on voudrait bien le faire croire. Présent dans d’autres textes et contextes avant, pendant et après la Révolution algérienne, l’islam a toujours été à la bonne (ou mauvaise, selon les appréciations) place, comme l’affirmation d’une identité parfois décriée mais généralement adoptée par la grande majorité de la population. Comparaison faite avec les Constitutions de pays arabes et musulmans, il se trouve que l’Algérie indépendante n’a rien inventé en canonisant l’islam comme «la religion de l’Etat.» Le dossier de cette semaine est consacré à la place de  l’islam dans les institutions officielles de la République. Tout un programme qu’étudie pour nous Abdelkader Djalil. 

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Mohamed Hachemaoui, politologue
 «Nous ne savons pas encore quelle société nous voulons»

«L’analyse de ce retour des islamistes radicaux sur la scène politique ne peut ne pas prendre en compte le drame vécu par l’Algérie dans les années 90 et surtout ne peut se faire sans déterminer la place qu’aura cette part de l’histoire récente de l’Algérie dans les données politique des années à venir. Mohamed Hachemaoui, universitaire et politologue, qui publie régulièrement ses analyses dans le quotidien El Watan, souligne que ‘le retour sur la scène politique de l’islamisme radical drapé de l’impunité et bénéficiant du pardon de fuite pose en fait la question de la place de l’islam dans l’ensemble de la communauté politique’ et en cela il n’y a rien de nouveau.» Et c’est dans le cadre de ce dossier que Amine Esseghir fait parler le politologue Mohamed Hachemaoui.

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La monarchie marocaine revoit sa tactique

Un pas en arrière, deux pas en avant

« Le dernier discours du roi Mohammed VI, prononcé à El-Ayoun, suscite encore des interrogations. La décision qu’aurait prise récemment le royaume marocain de différer son projet d’autonomie de l’ancienne colonie espagnole, ne change rien à la problématique posée. Nous savions que l’ONU n’est pas prête d’exiger la paix juste au Sahara occidental. Mais nous pouvons affirmer aujourd’hui sans risque de nous tromper que les membres de son Conseil de sécurité, alignés sur les positions de Rabat, sont dans l’incapacité de transgresser les résolutions adoptées à l’unanimité.» Tandis que Z’hor Cherief décode pour nous les raisons de la dernière provocation marocaine à propos du Sahara occidental.

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L'édito

La mystique de la République

En une seule conférence de presse, Ahmed Ouyahia a,  en sa qualité de secrétaire général du RND, remis un certain nombre d’éléments à leur place en ouvrant des pistes de réflexion qui peuvent s’avérer très prometteuses pour peu que la bonne volonté soit une vertu partagée par tous, et d’abord par ses partenaires de l’Alliance.

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Actuelles

Les entreprises étrangères sont privilégiées

Meilleures, dites-vous ?

 

Production pharmaceutique

Secteur en danger

 

Eau

L’augmentation confirmée

 

Manuels scolaires

Le livre sera-t-il disponible ?

 

Monde

La monarchie marocaine revoit sa tactique

Un pas en arrière, deux pas en avant

 

  Après Michelle Bachelet au Chili, Lourdes Flores au Pérou ?

 

  Le Liban menacé par les divergences de ses dirigeants

 

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