Semaine du 8 au 14 février 2006

Deux ambassades brûlées à Damas pour une simple histoire de caricatures désobligeantes vis-à-vis de l’Islam, cela paraît tout de même disproportionné, dans un monde où bien d’autres problèmes autrement plus sérieux devraient retenir l’attention des musulmans, de leurs clergés et de leurs dirigeants. L’affaire prend des allures de grand drame international alors qu’elle n’est à la base qu’une petite dérive raciste comme nous en enregistrons tous les jours depuis des dizaines d’années, partout en Occident.

 

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Traité d'amitié Algérie -France

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Au sommaire cette semaine

12,1 milliards d’euros revendiqués par les colons

Le droit avant la vérité historique ?

« Dans l’arsenal juridique algérien s’il est une disposition légale qui fait école c’est bien celle relative aux biens vacants. Situation exceptionnelle dan laquelle s’est retrouvée le pays après l’indépendance a donné lieu à une gestion dans l’urgence d’une part une situation sociale particulièrement compliquée. Les biens des colons passaient aux yeux des algériens pour être des biens à récupérer du fait de la spoliation induite par la colonisation et le recouvrement de l’indépendance passait physiquement par la récupération des biens des colons. D’autre part se conformer au droit et notamment aux accords signés par le jeune Etat Algérien avec l’ancien colonisateur. » Le dossier de cette semaine concerne une bien curieuse histoire d’indemnisation réclamées par les pieds noirs. Amine seghir fait parler Maître Miloud Brahimi sur la question.

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L’après indépendance

La course au pouvoir

« Quand l’Algérie était encore sous occupation française, beaucoup d’historiens se plaisaient à répéter que c’était ce qui pouvait arriver de mieux à ce pays incapable de se gouverner par lui-même et qui retombait dans le chaos s’il n’était pas chapeauté par une puissance étrangère. Cette vision réductrice du peuple algérien visait en partie à légitimer une occupation dont le but premier était d’exploiter un pays riche. L’indépendance de l’Algérie a démenti ces allégations, même si les choses n’ont pas toujours été faciles. » Tandis que Khedidja Bouziane revient sur le climat qui a régné au moment de l’après indépendance et qui s’est caractérisé par une confusion favorable à toutes les interprétations actuelles.

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L'Afghanistan

Un état sous perfusion

« Quatre années après la chute des Talibans en Afghanistan, ses partisans restent une menace et combattent toujours le gouvernement de Kaboul soutenu par les Etats-Unis, particulièrement dans le sud et l’est du pays. Plusieurs attaques ciblant des bureaux gouvernementaux et un convoi des forces de police, il y a quelques jours, ont fait plus de 36 morts. Les pays engagés en Afghanistan ont renouvelé leur soutien alors que les élections législatives de septembre 2005 ont mis fin à la transition politique. En décembre, le Parlement afghan a inauguré sa première séance symbolisant l’aboutissement du processus de mise en place des institutions, engagé lors de la conférence de Bonn en 2001 »i Leila Heraoua pour sa part  continue à nous éclairer sur ce qui se passe dans les points les plus obscurs de la planète.

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Douze ans après les accords Oslo

"Le Hamas ne m’a pas tué"

« L’Union Européenne ne craint-elle pas le ridicule en sommant le mouvement Hamas, victorieux des législatives palestiniennes du 25 janvier dernier, de reconnaître Israël et de renoncer à la résistance armée contre un occupant dont le palmarès quotidien est de tuer, appauvrir, et spolier les palestiniens de leurs terres et de leurs biens ? « L'UE coopérera avec un gouvernement palestinien pacifique », avait déclaré la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, au lendemain de la victoire sans appel du Hamas. Une attitude incompréhensible, accompagnée d’un chantage financier, d’autant que des centaines d’observateurs européens et internationaux ont eux-mêmes veillé à la bonne conduite de ces élections ».  Comme il nous est arrivé souvent de le faire, nous publions cette semaine une opinion de notre collègue Abdelkader Djalil que nous ne partageons pas du tout mais qui a le mérite d’être somme toute assez cohérente et d’expliquer le pourquoi d’une situation inédite dans le monde arabe.

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L'édito

Le cadeau de bienvenue au Hamas

Deux ambassades brûlées à Damas pour une simple histoire de caricatures désobligeantes vis-à-vis de l’Islam, cela paraît tout de même disproportionné, dans un monde où bien d’autres problèmes autrement plus sérieux devraient retenir l’attention des musulmans, de leurs clergés et de leurs dirigeants. L’affaire prend des allures de grand drame international alors qu’elle n’est à la base qu’une petite dérive raciste comme nous en enregistrons tous les jours depuis des dizaines d’années, partout en Occident.

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Recyclés, quel sens ?

 

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L'insécurité persiste

 

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