Semaine du 14 au

20 septembre 2005

« On retiendra qu’Abdelaziz Bouteflika ne recherche le soutien du peuple que lorsque il peut très bien s’en passer. De sorte que s’il avait des doutes sur  la réponse  de la majorité des Algériens, il se serait bien gardé de leur demander leur avis ; il se serait rabattu sur la procédure ordinaire, où il n’aurait rencontré aucune difficulté, étant donné qu’il dispose d’une majorité plus que suffisante au Parlement. Et comme pour bien préciser sa pensée, il tient à rappeler qu’en 1999, il avait fait voter la loi sur la concorde civile par les deux chambres avant de la soumettre au peuple » Tandis que Mohamed Habili passe au scanner la démarche du Président de la République par rapport au projet de charte pour la paix et la réconciliation nationale.

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Référendum du 29 septembre
La réconciliation par les chiffres

Le rejet de principe par certains, notamment de la part des anciens signataires et défenseurs du contrat de Rome, du projet de réconciliation tel qu’il se présente dans la charte pour la paix et la réconciliation, soumise à l’approbation des Algériens le 29 septembre prochain, s’accompagne de l’idée que la démarche est condamnée à l’échec parce qu’elle ne prendrait en compte que la dimension sécuritaire d’une crise dont tout le monde sait qu’elle est avant tout politique.

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Au sommaire cette semaine

Pacte économique et social

Les ultimes retouches à la fermeture du droit syndical

Les Algériens ne mesurent pas la "chance" qu'ils ont de se voir doter d'un "pacte économique et social" que leur offriront sur un plateau d'argent le gouvernement, l'UGTA et le patronat privé. Quand aux conséquences de ce pacte, on en parlera après son avènement. Un peu comme l'Accord d'association avec l'Union européenne, qui a été présenté comme une "chance pour l'Algérie", mais dès qu'il est entré en vigueur (il y a à peine quelques jours), certaines langues se sont déliées pour relativiser les informations qui ont été savamment distillées au sujet de cet accord. Cela vous intéresse déjà ? Abdelkader Djalil vous en dit plus.

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La réconciliation nationale ne réglera

pas la question des disparus

Les contradictions de Ksentini

Ce qui est étrange dans la bouche de Ksentini c’est bien qu’au-delà de défendre la réconciliation nationale (ce qui est son droit, somme toute), c’est cette propension à faire siennes des interprétations qu’on ne lit pas forcément de la même manière. Ainsi, le président de la commission ad hoc sur les disparus est satisfait “de constater qu’il est expressément demandé aux familles des disparus de transcender cette épreuve”.  Transcender l’épreuve revient-il en fait à taire les revendications ? Cette question taraudait Amine Esseghir et c'est en mettant le doigt sur les contradictions de Ksentini qu'il a trouvé de drôles de réponses.

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Réconciliation nationale

Des textes pour la paix

Il va de soi que le projet de charte de pour la et la réconciliation nationale proposé à référendum par le chef de l'Etat, s'il trace les grandes lignes qui consolideront la paix et la cohésion sociale, ne précise pas de quelle manière tout ceci prendra forme, une fois ce projet adopté par le peuple. Il faut donc attendre l’après-référendum pour connaître enfin dans le détail les textes qui seront l’application concrète de l’offre de paix que nous propose le chef de l’Etat. Pour Khadidja Mohamed Bouziane, l'exercice de cette semaine consistait en l'ébauche de pistes quant à la traduction juridique et dans les faits de la charte sur la réconciliation nationale.

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ETUDE

Le FLN dans ses œuvres (1ere partie)

Depuis le 19 juin, le vieux parti sait ce qu’il lui en coûte en effet de ne pas tenir compte des fameux ”équilibres nationaux” et de vouloir imposer ses vues en solitaire. Un sentiment qui ne le neutralise pas pour autant. Car loin d’avoir les mains liées face à d’autres centres de pouvoir plus puissants que lui, il a su au contraire développer une ingénieuse stratégie de contrôle des appareils par des moyens détournés et qui repose essentiellement sur la technique du tapis roulant. Une technique qui donne l’impression d’avancer tout en faisant du surplace. Après une précédente série sur le FLN, Abderrahmane Mahmoudi revient avec pertinence sur ce thème central de la scène politique algérienne.

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L'édito

Une belle partie

Les propos du Président de la République indiquant que des  opposants à sa démarche existent au sein même du pouvoir, n’ont de toute évidence pas été du goût de beaucoup de hauts responsables de l’appareil d’Etat.

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Le Fatah sur la corde raide

 

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Les choses se compliquent

 

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