Semaine du 20

au 26 avril 2005

Une amnistie, qu’elle soit partielle ou générale, ne ferait que rendre la situation encore plus opaque en laissant planer l’idée que les forces de sécurité, habilitées par l’Etat et par la Nation à combattre des criminels, sont elles-mêmes à blâmer. Lire L'édito...

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Le FLN : une constante nationale

“Le FLN serait-il donc un parti indétrônable, irréductible, indépassable ? Comme si, à force de s'identifier aux fameuses constantes nationales, dont la définition reste à ce jour empreinte d’un mystère impénétrable pour toute personne appartenant à un autre horizon politique, il en était devenu une, à son tour. Pourtant, la voie où s’est engagé le pays voilà maintenant seize ans, est censée déboucher sur une reconfiguration politique où il ne devrait figurer, tout au plus, qu'à titre de survivance en voie de résorption, de dernier témoin d'un passé qui n'est plus.” Mohamed Habili revient dans son analyse sur une carte politique dans laquelle le FLN est “une constante nationale”.

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Déclarations contradictoires et polémiques

Les tiraillements minent le gouvernement

“Belkhadem prend la liberté d'annoncer un remaniement dans la composante du gouvernement et ce, à quelques semaines du passage du chef du gouvernement devant l'Assemblée pour la présentation de son bilan d'une année d'exercice. L'effet d'annonce passé, reste par contre intacte l'intention d'une telle déclaration qui se mesure à la revendication à peine voilée du FLN d'en faire «un gouvernement de l'alliance présidentielle». Le rapport de force ainsi engagé par Belkhadem ajoute à la confusion qui régit les relations entre les membres du gouvernement qui, depuis son installation, est soumis à la rude épreuve des tiraillements internes.” Samira Mana se pose, quant à elle, la question de la cohésion du gouvernement.

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Groupes armés

La stratégie de la survie

“En l'espace de quelques jours, deux attentats, n'ayant rien de commun en apparence, ont été commis, l'un par le GSPC contre des militaires, l'autre par un groupe se revendiquant du GIA, contre des civils. Le tout dans un contexte ou le débat sur l'amnistie générale bat son plein. Et s'il est une évidence que le terrorisme n'est plus une menace pour l'Etat, dans le sens où son échec à atteindre son objectif de prise de pouvoir par les armes correspond déjà à une phase éprouvée et admise, sa persistance continue de poser problème.” Nabil Benali établit une autopsie des groupes armés qui existent encore.

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Qu’a fait le pays pour éradiquer les viviers du terrorisme ?

Le cycle infernal

“Si la victoire militaire sur le terrorisme ne fait aucun doute, comme il ne fait aucun doute que des résultats palpables sont à mettre à l'actif de la loi sur la concorde civile pour recouvrer la paix, il n y a aucune incertitude également lorsqu'on avance que sans l'éradication des viviers de l'exclusion on ne fera que reproduire les mêmes schémas qui ont prévalu à la naissance de l'intégrisme puis du terrorisme. Petit inventaire des cercles de la marginalisation…” Amine Esseghir, avec sérénité, aborde le problème par un tout autre versant.

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Etude

L’importance du premier cercle

“La récente démission de Abdelatif Benachenhou, si elle venait à être confirmée, indique avec éclat que le président de la République vient de prendre conscience, pendant qu'il est encore temps, d'un phénomène qui a mis en péril un grand nombre de ses prédécesseurs à son poste. Si nous exceptons en effet la présidence de Houari Boumediene qui attachait un soin extrême à s'entourer de collaborateurs efficaces et honnêtes, les autres Présidents n'auront malheureusement pas toujours eu la main heureuse dans le choix de leurs conseillers et de leurs principaux auxiliaires.” Dans son étude, Abderrahmane Mahmoudi fait la lumière sur l’importance du choix des proches collaborateurs du chef de l’Etat en passant en revue l’expérience des différents Présidents.

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L'édito

Il faut se dire les choses en face

Une amnistie, qu’elle soit partielle ou générale, ne ferait que rendre la situation encore plus opaque en laissant planer l’idée que les forces de sécurité, habilitées par l’Etat et par la Nation à combattre des criminels, sont elles-mêmes à blâmer. Sans compter que cette amnistie servirait de moyen de réhabilitation à un courant politique dont le président de la République vient d’affirmer  “qu’il a dévasté nos maisons et que Dieu dévaste la sienne”. On ne saurait être plus clair.

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Les trémies, un phénomène de mode ?

 

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