Semaine du 22

au 28 juin 2005

L’Algérie offre depuis quelques semaines au monde, aux chercheurs et aux analystes, une plate-forme d’observation des rapports de force politiques tout à fait originale. C’est en effet l’un des rares pays où le pouvoir tarde encore à se réunifier durablement autour d’une seule force politique dominante et où les luttes entre plusieurs factions distinctes prennent des formes souvent inattendues. Quelquefois, trop souvent d’ailleurs, ces factions tentent de faire bouger la rue pour tenter d’améliorer leurs positions dans un échiquier politique où rien n’est jamais acquis et où personne n’a encore la légitimité qui fonde tout Etat démocratique véritable.L’Algérie offre depuis quelques semaines au monde, aux chercheurs et aux analystes, une plate-forme d’observation des rapports de force politiques tout à fait originale. C’est en effet l’un des rares pays où le pouvoir tarde encore à se réunifier durablement autour d’une seule force politique dominante et où les luttes entre plusieurs factions distinctes prennent des formes souvent inattendues. Quelquefois, trop souvent d’ailleurs, ces factions tentent de faire bouger la rue pour tenter d’améliorer leurs positions dans un échiquier politique où rien n’est jamais acquis et où personne n’a encore la légitimité qui fonde tout Etat démocratique véritable.

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France-Algérie-Maroc

Le “une-deux”

franco-marocain

La grave polémique qui agite depuis quelques semaines le landernau politique algéro-français n’a pas fini d’enfler que déjà une autre s’installe entre Alger et Rabat.

Si la première est complètement inattendue dans la mesure où elle intervient dans l’année au cours de laquelle doit être signé un important traité d’amitié entre les deux pays, la seconde est par contre tout à fait compréhensible dans un contexte marqué par une animosité marocaine qui tend à prendre des proportions tout à fait inédites vis-à-vis de l’Algérie.

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Au sommaire cette semaine

Comprendre la problématique du Sahara occidental

Repères historiques

“Peut-on comprendre la problématique du Sahara occidental sans un détour par l’histoire ? Certainement pas, mais la difficulté réside dans le fait que cette région a peu intéressé les historiens d’autant qu’elle n’a connu qu’une très faible évolution civilisationnelle, si on devait cantonner l’histoire à cette seule contrée séparée de son environnement politique et historique direct, notamment à partir de l’ère médiévale qui a marqué considérablement l’histoire du Maghreb.” Pour rendre moins opaque une question dont tout le monde parle, mais que peu connaissent, Amine Esseghir fait un historique utile à plus d’un titre.

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Intifadha au Sahara occidental

L’appel du président de la RASD aux Marocains

“Nous sommes face à un révisionnisme propice à toutes les remises en cause, dont celle qui pose le plus de problèmes entre le Maroc et l’Algérie. Tant il faut s’attendre, à ce rythme-là, que la France vienne au secours des thèses du palais royal en revenant sur le principe de l’intangibilité des frontières héritées de l’ère coloniale et en mettant l’Algérie en demeure de se conformer à une cartographie qui arrange totalement son turbulent voisin.”  Le dossier que consacre cette semaine notre hebdomadaire aux relations algéro-marocaines est étendu à la France par Abderrahmane Mahmoudi, qui la soupçonne de jouer un jeu trouble.

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ETUDE
Les limites du statu quo

“Le refus du Maroc de recevoir la visite du chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia, est un geste inamical que beaucoup en Algérie auraient tendance à minimiser. Telle est précisément l’attitude adoptée par Abdelaziz Belkhadem, antérieurement ministre des Affaires étrangères, lequel ne s’explique pas un revirement pour lui d’autant plus inattendu qu’il n’est pas conforme aux usages diplomatiques. Il est vrai que les autorités marocaines auraient pu faire un accueil, disons correct, au chef du gouvernement algérien, sans rien lui épargner cependant de leur  mécontentement à l’égard de la politique suivie par son pays sur la question du Sahara occidental, et subsidiairement sur celle de la réouverture des frontières, qu’elles veulent régler au plus vite, à l’inverse des Algériens, qui la lient à des considérations connexes.” Mohamed Habili, pour sa part, va au cœur de la provocation marocaine et nous livre tous ses secrets.

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Irak

Bush part en campagne de relations publiques

“Le Président américain compte mettre le paquet pour reprendre l’initiative sur l’Irak. George W. Bush planifie une campagne de relations publiques pour les prochaines semaines, l’objectif étant de convaincre une opinion publique américaine déboussolée que les Etats-Unis ne sont pas en train de s’enliser dans le pays envahi il y a un peu plus de deux années.” Leïla Heraoua, quant à elle, s’éloigne de la région pour s’intéresser encore et toujours à… l’Amérique.

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L'édito

Le grain de sable

Le danger est dans la somme des frustrations que nos dirigeants laissent s’accumuler dans la conscience de nos concitoyens en croyant les berner par de belles phrases et des promesses qui ne seront jamais tenues.

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Société

Lutte contre la pauvreté

Solidarité et dignité

 

Actuelles

Transport urbain

Quel sort pour les taxis collectifs ?

 

Compéten-ces

Ils sont si nombreux…

 

Risques majeurs

Péril en la demeure

 

38e FIA

Un record d’affluence et c’est tout

 

Monde

Irak

Bush part en campagne de relations publiques

 

G8

L’annulation de la dette ne règle pas le problème des pays pauvres

 

Le vent des réformes gagne Bahreïn

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