Semaine du 23

au 29 mars 2005

a proposition jordanienne pour “une paix globale et juste au Moyen-Orient”, impliquant l’annonce à Alger de la normalisation collective des relations avec Israël, a soulevé les réactions de vierge effarouchée, dont les dirigeants arabes sont coutumiers quand il s’agit de sauter le dernier pas consacrant la fin des tensions israélo-arabes.

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Israël et le monde arabe

Normalisation contre démocratisation

“La proposition jordanienne pour une ‘paix globale et juste au Moyen-Orient’, impliquant l’annonce à Alger de la normalisation collective des relations avec Israël, a soulevé les réactions de vierge effarouchée dont les dirigeants arabes sont coutumiers quand il s’agit de sauter le dernier pas consacrant la fin des tensions israélo-arabes. Le fait que la délégation jordanienne ait assorti sa proposition des conditions habituelles, qui constituent d’ailleurs le véritable nœud du problème, n’y a rien changé.” Fidèle à sa démarche d’intellectuel sans état d’âme, Mohamed Habili met à nu le marché qu‘exécutent un à un les dirigeants arabes.

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La valse des pantins

“Le Sommet de la Ligue arabe d’Alger ne va certainement pas se prononcer, d’une manière franche, en faveur de l’établissement de relations diplomatiques avec Israël. Le président du Fatah, Farouk Kaddoumi, estime qu’il ne sert à rien d’offrir aux Israéliens une “démarche de paix” avant qu’ils ne quittent les territoires palestiniens et ne reconnaissent aux réfugiés le droit au retour. “Ce serait, dit-il, purement gratuit comme démarche.” Mais ce ne sera que partie remise, car les rois et les chefs d’Etat arabes iront un jour ou l’autre vers la normalisation sans qu’Israël ne se retire des territoires qu’elle a occupés en juin 1967 après la Guerre des Six jours. Il faut dire que beaucoup parmi les “leaders” arabes ne voient leur avenir qu’à travers une telle action.” Abdelkader Djalil liquide en quelques lignes un orgueil arabe que plus rien ne conforte.

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Un lien commercial entre l’Europe,

la Méditerranée et l’Asie

L’intégration passe aussi par Israël

“Il aura fallu négocier les accords avec l’Europe ou encore ceux avec l’OMC pour que nos négociateurs puissent prendre place autour de la même table où siègent comme membres permanents des représentants de l’Etat hébreu. Le père des tabous tombe sous l’effet de la mondialisation. L’Algérie encaisse le coup de l’échec d’avoir misé un jour sur la pertinence de la diplomatie qui, face à la nouvelle donne économique et aux rapports de force qui s’exercent sur le marché mondial, cèdent sans résistance devant l’impérative intégration dont dépend dorénavant l’économie mondiale.” Samira Mana met le doigt sur la plaie et met en demeure les Arabes de se s’accorder avec rationalité.

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La clé du problème israélo-arabe ?

“Dans Le Crime occidental, son dernier livre paru au cours de l’année 2004, Viviane Forester expose, documents à l’appui, une thèse qui laisse pantois, non pas par une quelconque complexité mais au contraire par son extrême évidence. Le problème israélo-palestinien n’a pas été une création juive ni même une création pro-juive, mais bien au contraire le fruit immonde de la haine accumulée par le monde occidental à l’encontre des deux branches sémites de l’humanité. Les référents historiques produits par Viviane Forester sont d’une telle clarté et les propos recueillis d’une telle crudité qu’ils se passent amplement de tout commentaire.” Tandis que Abderrahmane Mahmoudi nous livre une note de lecture et des extraits forts édifiants sur l’essence du conflit israélo-arabe.

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Les pacifistes au pays de Sharon sont aussi très influents

Shalom Achrav, l’autre Israël

“Le conflit au Proche-Orient, les guerres israélo-arabes ont été menées par les hommes – et les femmes, souvenons nous de Golda Meïr – politiques issus du mouvement sioniste. Leur démarche est largement imprégnée par les effets et leçons de ce conflit et une idéologie qui ne conçoit la survie d’Israël que dans l’agressivité qui guide leur politique. Il reste que le paysage politique israélien possède des ressorts autres que les partis politiques traditionnels et l’exemple le plus édifiant à ce propos est certainement le mouvement Shalom Archav.” Alors que Amine Esseghir nous rappelle qu’Israël n’est pas fait que de sionistes et de soldats, mais qu’y existent aussi d’ardents amoureux de la paix.

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Interview

Les pacifistes au pays de Sharon sont aussi très influents

Trois questions à Lee Wilson, porte-parole de Shalom Achrav Tel-Aviv

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Même les USA ont une pénurie de médecins !

 

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