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Au sommaire cette
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Israël et le monde
arabe
Normalisation contre
démocratisation
“La proposition jordanienne pour une ‘paix globale et juste au
Moyen-Orient’, impliquant l’annonce à Alger de la normalisation
collective des relations avec Israël, a soulevé les réactions de
vierge effarouchée dont les dirigeants arabes sont coutumiers quand
il s’agit de sauter le dernier pas consacrant la fin des tensions
israélo-arabes. Le fait que la délégation jordanienne ait assorti sa
proposition des conditions habituelles, qui constituent d’ailleurs
le véritable nœud du problème, n’y a rien changé.” Fidèle à sa
démarche d’intellectuel sans état d’âme, Mohamed Habili met à nu le
marché qu‘exécutent un à un les dirigeants arabes.
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La valse des pantins
“Le Sommet de la Ligue arabe d’Alger ne va certainement pas se
prononcer, d’une manière franche, en faveur de l’établissement de
relations diplomatiques avec Israël. Le président du Fatah, Farouk
Kaddoumi, estime qu’il ne sert à rien d’offrir aux Israéliens une
“démarche de paix” avant qu’ils ne quittent les territoires
palestiniens et ne reconnaissent aux réfugiés le droit au retour.
“Ce serait, dit-il, purement gratuit comme démarche.” Mais ce ne
sera que partie remise, car les rois et les chefs d’Etat arabes
iront un jour ou l’autre vers la normalisation sans qu’Israël ne se
retire des territoires qu’elle a occupés en juin 1967 après la
Guerre des Six jours. Il faut dire que beaucoup parmi les “leaders”
arabes ne voient leur avenir qu’à travers une telle action.”
Abdelkader Djalil liquide en quelques lignes un orgueil arabe que
plus rien ne conforte.
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Un lien commercial
entre l’Europe,
la Méditerranée et
l’Asie
L’intégration passe
aussi par Israël
“Il aura fallu négocier les accords avec l’Europe ou encore ceux
avec l’OMC pour que nos négociateurs puissent prendre place autour
de la même table où siègent comme membres permanents des
représentants de l’Etat hébreu. Le père des tabous tombe sous
l’effet de la mondialisation. L’Algérie encaisse le coup de l’échec
d’avoir misé un jour sur la pertinence de la diplomatie qui, face à
la nouvelle donne économique et aux rapports de force qui s’exercent
sur le marché mondial, cèdent sans résistance devant l’impérative
intégration dont dépend dorénavant l’économie mondiale.” Samira Mana
met le doigt sur la plaie et met en demeure les Arabes de se
s’accorder avec rationalité.
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La clé du problème
israélo-arabe ?
“Dans Le Crime occidental, son dernier livre paru au cours de
l’année 2004, Viviane Forester expose, documents à l’appui, une
thèse qui laisse pantois, non pas par une quelconque complexité mais
au contraire par son extrême évidence. Le problème
israélo-palestinien n’a pas été une création juive ni même une
création pro-juive, mais bien au contraire le fruit immonde de la
haine accumulée par le monde occidental à l’encontre des deux
branches sémites de l’humanité. Les référents historiques produits
par Viviane Forester sont d’une telle clarté et les propos
recueillis d’une telle crudité qu’ils se passent amplement de tout
commentaire.” Tandis que Abderrahmane Mahmoudi nous livre une note
de lecture et des extraits forts édifiants sur l’essence du conflit
israélo-arabe.
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Les
pacifistes au pays de Sharon sont aussi très influents
Shalom Achrav,
l’autre Israël
“Le conflit au Proche-Orient, les guerres israélo-arabes ont été
menées par les hommes – et les femmes, souvenons nous de Golda Meïr
– politiques issus du mouvement sioniste. Leur démarche est
largement imprégnée par les effets et leçons de ce conflit et une
idéologie qui ne conçoit la survie d’Israël que dans l’agressivité
qui guide leur politique. Il reste que le paysage politique
israélien possède des ressorts autres que les partis politiques
traditionnels et l’exemple le plus édifiant à ce propos est
certainement le mouvement Shalom Archav.” Alors que Amine Esseghir
nous rappelle qu’Israël n’est pas fait que de sionistes et de
soldats, mais qu’y existent aussi d’ardents amoureux de la paix.
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