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Au sommaire cette
semaine |
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Fonction publique
Peut-on réformer la
bureaucratie ?
«Le débat sur la
Fonction publique ignore superbement la question de la bureaucratie.
Ce mal algérien dont tout le monde parle sans que personne n’ose le
désigner explicitement. Comment évoquer la réforme de la Fonction
publique sans parler de la lutte contre la bureaucratie et son
corollaire, la corruption ? S’agit-il uniquement de salaires, de
statut et de (dé)permanisation ? N’est-il pas nécessaire aussi de
«déminer» cette administration qui continue de freiner tout effort
de développement du pays qu’elle veut confiner en situation de
dépendance de la rente pétrolière ?» Abdelkader Djalil, qui
intervient dans notre dossier sur la Fonction publique, évoque,
quant à lui, la question du poids de la bureaucratie dans
l’administration algérienne.
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Les pouvoirs publics
usent d’un langage pour masquer le malaise
Quel avenir pour le
mouvement social ?
«Des expressions
verbales comme
"tag ala man tag"
et "taghenant" laissent entrevoir un conflit frontal où tous les
coups sont permis pour abattre l’autre, ne serait-ce que
symboliquement : il faut donc employer la force pour se faire
entendre. L’approche actuelle de l’Etat est à l’opposé du travail
d’apprentissage démocratique et de la trêve sociale.»
Tandis que Z’hor Chérief appréhende la montée de la violence et le
recul du débat politique dans le règlement des conflits sociaux.
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Cheikha Rimitti
Une artiste
intemporelle et intouchable
«Mais quelle
mouche avait donc piqué la grande diva du gallal pour faire de
l’indifférence des commis de l’idéologie dominante une excuse
valable pour repartir comme elle était venue, tournant le dos à ses
nombreux fans ainsi qu’aux fondements idéologiques du genre qu’elle
propageait, contre vents et marées, depuis plusieurs décennies
déjà ? La question avait été posée, on s’en doute, au moment où elle
avait été invitée à se produire en Algérie, donc bien avant qu’elle
ne nous quitte, presque subrepticement, au zénith de son éclatante
carrière.» Notre ami Hakim Meziani rend hommage cette semaine à la
grande dame du raï en n’omettant pas cependant de relever ses
grandes qualités et ses petits travers, pour éviter de sombrer dans
un apologétisme de mauvais aloi.
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Crime contre notre mémoire
«Guelma, avec
Sétif et Kherrata, resteront dans l’inconscient collectif l'une des
pages les plus sanglantes de l’indicible barbarie coloniale. Nous
nous y sommes rendus, en marge des festivités officielles, pour les
besoins d’une chronique. La loi négationniste de Douste-Blazy du
23 février 2005 exige de nous une vigoureuse réaction en signe de
soutien aux historiens et humanistes français qui se sont mobilisés
en vue d’obtenir l’abrogation de l’ensemble des articles après avoir
imposé à Chirac l’annulation de l’article quatre de cette loi
impensable.» De Constantine, Hocine Mahdi, notre nouvel ancien
collaborateur, jette un regard cru sur les massacres du 8 mai 1945 à
la lumière (noire) de la loi du 23 février 2005.
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