Semaine du 26 janvier au 1er février 2005

Beaucoup voient en la volonté exprimée par Abdelaziz Bouteflika de changer l'actuelle Constitution un simple caprice de star destiné à lui apporter plus de confort dans l'exercice de son pouvoir ou, pis encore, un subterfuge à peine maquillé pour briser l'obstacle de son article 74 interdisant au Président en exercice de briguer un troisième mandat.

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Réformes institutionnelles

Pourquoi il faut changer

la Constitution

Beaucoup voient en la volonté exprimée par Abdelaziz Bouteflika de changer l'actuelle Constitution un simple caprice de star destiné à lui apporter plus de confort dans l'exercice de son pouvoir ou, pis encore, un subterfuge à peine maquillé pour briser l'obstacle de son article 74 interdisant au Président en exercice de briguer un troisième mandat.

Cela pourrait être cela et peut-être même que ces considérations ne sont pas tout à fait étrangères  à la démarche globale du Président ; seulement, il faut également se résoudre à voir la réalité en face, la Constitution algérienne est mal conçue, sans ligne directrice claire et  truffée de vides juridiques qui ont déjà mis le pays, à plusieurs reprises, dans des situation de précarité institutionnelle alarmante.

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Au sommaire cette semaine

Après les déclarations du patron de la DGSN

A quand l’ouverture de la boîte de Pandore ?

“Les aveux de Ali Tounsi, directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), sont passés presque inaperçus. En effet, hormis les articles de couverture publiés dans la presse quotidienne au lendemain de la rencontre portant sur “les fondements juridiques et les modalités d’exécution des enquêtes administratives” organisée le 16 janvier 2005 à l’Institut national de police criminelle, les déclarations du patron de la police nationale n’ont pas suscité beaucoup de commentaires, y compris de la part de la classe politique, qui est restée bizarrement muette à ce sujet.” Abdelkader Djalil revient sur un événement qui est passé presque inaperçu alors qu’il marque un pas qualitatif extraordinaire vers une démocratie véritable.

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Grandes échéances

FLN, le facteur bloquant

“Vu de près, c’est encore le FLN qui mène le bateau de la réconciliation nationale et fait campagne pour l’amnistie générale. Avec un Ben Bella comme président d’honneur, c’est un retour sans raccourcis de l’histoire d’un FLN qui se donne tous les droits sur les grandes questions du pays. Les crises semblent lui convenir pour mieux se redéployer.” Samira Mana, quant à elle, analyse la place et le rôle du FLN dans le redéploiement démocratique qui se prépare.

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Clivages socioculturels d’hier et d’aujourd’hui

Sur quoi fonder la revendication politique ?

“Au lendemain de la Première Guerre mondiale, trois courants politiques s’expriment en Algérie sans qu’ils ne soient initialement portés par la population algérienne. La population agissante est représentée essentiellement par les colons français, mais aussi espagnols, italiens et maltais ; les juifs indigènes sont en phase d’assimilation totale. Les Algériens indigènes, les musulmans comme on aime à les qualifier, sont gérés par le code de l’indigénat. Cette population est définie sous des vocables d’assimilables, non assimilables ou associés.” Amine Esseghir nous ramène aux origines du pluripartisme en Algérie colonisée.

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Alliance présidentielle

Un roc plus dur que prévu

“Les trois partis de l’alliance présidentielle focalisent l’attention des observateurs, jugés qu’ils doivent être sur leur degré d’adhésion et de renforcement ou non des actions du président Bouteflika. Profitant d’un champ politique tétanisé par la présidentielle, l’ensemble s’impose cependant sur la scène politique à tel point qu’on lui prête même l’ambition de partager quelques espaces de pouvoir avec le chef de l’Etat.” Nabil Benali nous dira coment ce “roc plus dur que prévu” arrive à tenir entre ses mains l’APN et le gouvernement

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 Les Titres

Proche-Orient

Abbas à un pas de la trêve

Les factions radicales palestiniennes, qui négocient un accord de cessez-le-feu avec le président Mahmoud Abbas, ont accepté de suspendre leurs attaques anti-israéliennes et attendent désormais la réponse des autorités israéliennes à leur initiative, a annoncé le 24 janvier un responsable palestinien.

L’engagement conditionnel pris par les groupes armés – Hamas et Djihad islamique en tête – intervient alors que de hauts responsables israéliens, à commencer par le Premier ministre Ariel Sharon, ont tenu la veille des propos conciliants, assurant que l’Etat hébreu cesserait ses opérations militaires si le calme prévalait.

 

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