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Au sommaire cette
semaine |
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Entre
polémique et confusion
Le dossier menace
“D’abord, elles se font multiples, les associations des familles de
disparus. Leur nombre risque, au vu de l’évolution des choses,
d’atteindre sans difficulté celui des disparus eux-mêmes. Mais à
quelles statistiques se fier puisque le nombre est à lui seul objet
de polémique et de spéculation auxquelles s’adonnent sans gêne
aucune toutes les parties intéressées par le problème. Gonflée par
la confusion totale née depuis l’émergence de l’idée d’amnistie
générale, le dossier prend de la consistance, menaçant de faire
exploser l’offre de paix.” Samira Mana, quant à elle, s’essaye à
l’ironie pour percer les intentions des parties intéressées au
dossier.
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Quelle
source chiffrée ?
La valse des zéros
“Quel est le nombre des disparus ? C’est à cette question
essentielle que devra répondre la commission ad hoc sur les
disparus. Il reste qu’au vu des polémiques nées alors que le dossier
n’était pas finalisé, il faudra absolument que ces chiffres soient
non seulement étayés, voire indiscutables dans une très large
proportion. Sinon, le travail de 18 mois se verra remis à zéro et la
polémique continuera à empoisonner tout débat sur la réconciliation
éventuelle entre les Algériens.” Amine Esseghir inaugure ce dossier,
que nous consacrons cette semaine aux disparus, par une question de
base : d’où les uns et les autres tiennent-ils leurs chiffres ?
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Procès
instruit par un bord juge et partie
“La Ligue algérienne des droits de l’homme vient de relever à juste
titre (avec, certes, sa tonalité particulière, dont la marque est le
parti pris avant tout examen sur le fond) le lien de dépendance qui
rattache ce dossier au projet d’amnistie générale que veut initier
le président Bouteflika. Comme il semble que ce dernier s’est résolu
à reporter à plus tard la mise en œuvre de son projet, le dossier
des disparus s’en trouve par la même occasion remisé jusqu’à nouvel
ordre.” Mohamed Habili, pour sa part, met, comme à son habitude, le
doigt là où ça fait mal en liant le dossier des disparus à celui de
l’amnistie générale.
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ETUDE
La carte des
disparus
“Le dossier des disparus est devenu, par la force des choses, l’un
des dossiers phares de l’actualité comme si quelque part on avait
programmé une prolongation du climat de guerre installé par le
terrorisme, longtemps après que le terrorisme ait cessé d’être un
véritable danger pour le pays. Et de fait, la question des disparus
continue d’empoisonner le climat politique et de constituer un point
de discorde important au sein d’une classe politique qui sort avec
beaucoup de difficulté d’une phase de turbulences graves.” Tandis
que Abderrahmane Mahmoudi situe le débat dans son contexte
sécuritaire, mais aussi comme carte politique particulièrement
vicieuse.
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Projet
de réforme de l’ONU
Les deux sièges pour
l’Afrique suscitent déjà des divergences
“Le projet de réforme des Nations unies, qui prévoit deux sièges
pour l’Afrique au sein du Conseil de sécurité élargi, est accueilli
favorablement sur le continent. Mais au-delà de la volonté
d’afficher un front commun, les frictions entre candidats
apparaissent déjà et vont probablement s’intensifier.” Notre consœur
Leïla Heraoua, quant à elle, nous rapporte les lointains échos de la
bataille qui fait rage autour des deux nouveaux sièges permanents à
l’ONU.
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