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Des lycées pour
l’élite
Six établissements
scolaires, des lycées d’excellence, seront opérationnels dès
septembre prochain. Ils devront accueillir 720 élèves issus d’un
concours de sélection qui aura lieu début de septembre. Pour
prétendre à ce concours, il faut déjà prouver faire partie des
meilleurs au niveau de l’établissement précédent, c’est-à-dire le
CEM, puisqu’une moyenne de 16/20 est exigée des candidats postulant
pour ces places pédagogiques. Va-t-on se bousculer au portillon ?
Difficile à dire dans la mesure où, déjà, la création de seulement
six établissements à travers tout le territoire national peut
pénaliser les filles dont les parents risquent de voir d’un mauvais
œil leur envoi en internat. Sur un autre plan, rien ne dit qu’un
élève qui avait des résultats plus que satisfaisants au niveau de
son CEM, puisque sanctionné par un 16/20 de moyenne générale, puisse
obtenir les mêmes résultats au niveau du lycée. Nonobstant le fait
qu’on ne sait pas sur quels critères pédagogiques seront élaborés
les questions du concours. Car qualifier le niveau d’excellence,
c’est bien, mais il faut savoir à quel niveau cette excellence se
rapporte. Pour preuve, il arrive qu’il suffit à un élève, considéré
sur la base de ses résultats scolaires comme excellent, de changer
d’établissement pour se rendre compte de l’existence de grandes
disparités entre les niveaux des établissements. De plus, il ne
faudrait pas, au regard des places limitées proposées aux candidats,
que des “pistonnés” viennent subtiliser la place d’élèves plus
méritants.
N. K.
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Code de la
route
Fallait-il
juste la matraque ?
On ne sait pas
encore si, statistiquement parlant, l’entrée en vigueur depuis le
1er mars courant, du nouveau code de la route, a été payant, et si,
partant, le nombre d’accidents enregistrés durant cette période est
en baisse comparativement avec cette même période de l’année
écoulée, mais force est cependant de constater qu’au niveau des
routes, les conducteurs s’évertuent à respecter les nouvelles
dispositions, coercitives faut-il le rappeler, contenues dans le
nouveau code. Pour preuve, peu de conducteurs s’aventurent désormais
à emprunter la bande d’arrêt d’urgence, une infraction sanctionnée
par le retrait immédiat du permis de conduire. Pourtant, cette voie
réservée aux secours aux fins de leur faciliter le transport des
malades ou blessés, en attendant que le transfert par hélicoptère
devienne un procédé usité, était constamment occupée par des
automobilistes décidés à gagner un peu de temps et de place par
rapport des voitures coincées par les embouteillages.
Ainsi
l’application des dispositions, sans état d’âme, par les agents de
la circulation a eu l’effet escompté, en attendant que les
mentalités évoluent et qu’on prenne conscience que le respect du
code de la route est avant tout une planche de salut pour soi-même.
Mais il faudrait que les agents de la circulation, sur instruction
des pouvoirs publics, ne baissent pas les bras. Quitte à faire jouer
indéfiniment l’effet de la matraque.
N. K.
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Logement
Vive le social
!
Le non-respect,
pour diverses raisons, des engagements contractés par l’AADL envers
ses souscripteurs a remis sur le tapis la lancinante question du
comment faire pour acquérir un logement. Et pour cause, les
nombreuses formules proposées par les pouvoirs publics se sont
toutes avérées défaillantes. Ainsi, même avec son propre argent, le
citoyen est trompé sur la marchandise puisque de grosses lacunes
sont constatées au niveau des finitions des logements livrés. Dès
lors, faut-il s’étonner que les Algériens s’accrochent comme à la
prunelle de leurs yeux à la formule du logement social ? D’autant
que c’est celle qui ne présente que des avantages pour ses
bénéficiaires. Pour preuve, un logement d’une valeur vénale de moins
de deux cents millions de centimes, est acquis au plus à dix
millions, et qui peut être revendu dès que cela chante à son
propriétaire, en dépit de son incessibilité telle que le stipule la
loi. De plus au cas où il déciderait de le garder, les frais qu’il
engagerait pour le rendre confortable seraient inférieurs à ce qu’il
aurait à débourser pour acheter un logement dans le cadre d’une
autre formule. C’est dire que c’est la formule du logement social
n’aura que des partisans, même dans cent ans !
N. K.
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