Semaine du 16 au 22 mars 2005

 

Education

Des lycées pour l’élite

Code de la route

Fallait-il juste la matraque ?

Logement

Vive le social !

 

 
 
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Des lycées pour l’élite

Six établissements scolaires, des lycées d’excellence, seront opérationnels dès septembre prochain. Ils devront accueillir 720 élèves issus d’un concours de sélection qui aura lieu début de septembre. Pour prétendre à ce concours, il faut déjà prouver faire partie des meilleurs au niveau de l’établissement précédent, c’est-à-dire le CEM, puisqu’une moyenne de 16/20 est exigée des candidats postulant pour ces places pédagogiques. Va-t-on se bousculer au portillon ? Difficile à dire dans la mesure où, déjà, la création de seulement six établissements à travers tout le territoire national peut pénaliser les filles dont les parents risquent de voir d’un mauvais œil leur envoi en internat. Sur un autre plan, rien ne dit qu’un élève qui avait des résultats plus que satisfaisants au niveau de son CEM, puisque sanctionné par un 16/20 de moyenne générale, puisse obtenir les mêmes résultats au niveau du lycée. Nonobstant le fait qu’on ne sait pas sur quels critères pédagogiques seront élaborés les questions du concours. Car qualifier le niveau d’excellence, c’est bien, mais il faut savoir à quel niveau cette excellence se rapporte. Pour preuve, il arrive qu’il suffit à un élève, considéré sur la base de ses résultats scolaires comme excellent, de changer d’établissement pour se rendre compte de l’existence de grandes disparités entre les niveaux des établissements. De plus, il ne faudrait pas, au regard des places limitées proposées aux candidats, que des “pistonnés” viennent subtiliser la place d’élèves plus méritants.

N. K.

 

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Code de la route

Fallait-il juste la matraque ?

On ne sait pas encore si, statistiquement parlant, l’entrée en vigueur depuis le 1er mars courant, du nouveau code de la route, a été payant, et si, partant, le nombre d’accidents enregistrés durant cette période est en baisse comparativement avec cette même période de l’année écoulée, mais force est cependant de constater qu’au niveau des routes, les conducteurs s’évertuent à respecter les nouvelles dispositions, coercitives faut-il le rappeler, contenues dans le nouveau code. Pour preuve, peu de conducteurs s’aventurent désormais à emprunter la bande d’arrêt d’urgence, une infraction sanctionnée par le retrait immédiat du permis de conduire. Pourtant, cette voie réservée aux secours aux fins de leur faciliter le transport des malades ou blessés, en attendant que le transfert par hélicoptère devienne un procédé usité, était constamment occupée par des automobilistes décidés à gagner un peu de temps et de place par rapport des voitures coincées par les embouteillages.

Ainsi l’application des dispositions, sans état d’âme, par les agents de la circulation a eu l’effet escompté, en attendant que les mentalités évoluent et qu’on prenne conscience que le respect du code de la route est avant tout une planche de salut pour soi-même. Mais il faudrait que les agents de la circulation, sur instruction des pouvoirs publics, ne baissent pas les bras. Quitte à faire jouer indéfiniment l’effet de la matraque.

N. K.

 

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Logement

Vive le social !

Le non-respect, pour diverses raisons, des engagements contractés par l’AADL envers ses souscripteurs a remis sur le tapis la lancinante question du comment faire pour acquérir un logement. Et pour cause, les nombreuses formules proposées par les pouvoirs publics se sont toutes avérées défaillantes. Ainsi, même avec son propre argent, le citoyen est trompé sur la marchandise puisque de grosses lacunes sont constatées au niveau des finitions des logements livrés. Dès lors, faut-il s’étonner que les Algériens s’accrochent comme à la prunelle de leurs yeux à la formule du logement social ? D’autant que c’est celle qui ne présente que des avantages pour ses bénéficiaires. Pour preuve, un logement d’une valeur vénale de moins de deux cents millions de centimes, est acquis au plus à dix millions, et qui peut être revendu dès que cela chante à son propriétaire, en dépit de son incessibilité telle que le stipule la loi. De plus au cas où il déciderait de le garder, les frais qu’il engagerait pour le rendre confortable seraient inférieurs à ce qu’il aurait à débourser pour acheter un logement dans le cadre d’une autre formule. C’est dire que c’est la formule du logement social n’aura que des partisans, même dans cent ans !           

N. K.

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