Semaine du 1er au 7 novembre 2006

Santé

Un scanner, et après ?

Privatisation (1)

Y’a pas photo !

Privatisation (2)

L’exemple anglais

Lutte contre le racisme

Méditons

 

 
 
 Actuelles

Accueil

Santé

Un scanner, et après ?

L'hôpital de Bordj Bou-Arréridj sera doté d'un matériel médical de pointe, notamment un scanner et des équipements modernes pour le suivi des différents cancers, indique la direction de la santé. Une nouvelle qui, sans nul doute, soulagera tous les patients atteints de ce mal. Mais la crainte est qu’une fois l’effet d’annonce passé, les malades ne retombent dans les mêmes problèmes qu’auparavant. A savoir se présenter à l’hôpital et se voir renvoyer vers les centres d’imagerie privés afin de procéder aux examens médicaux. En effet, il faut se rappeler que dans les hôpitaux déjà dotés de scanners, les malades ne sont pas mieux lotis. Il est rarissime que le scanner soit fonctionnel pour la majorité des patients alors que pour certains, il n’est jamais en panne. Une pratique dénoncée mais jamais éradiquée car bien ancrée dans les milieux hospitaliers. C’est pourquoi les citoyens en arrivent à se demander si la dotation des hôpitaux en matériel et équipements modernes ne se fait pas juste pour satisfaire les besoins des proches et amis des responsables de ces établissements publics.

N. K.

  Haut

 

Privatisation (1)

Y’a pas photo !

 Cela ne se passe pas en Algérie, bien que l’on aurait aimé que nos responsables politiques aient le même sens de la responsabilité lorsqu’il s’agit de l’intérêt du pays. En fait, c’est en Allemagne que cela s’est produit. En effet, le Président allemand a décidé de bloquer le plan gouvernemental de privatisation de la société étatique de contrôle aérien en refusant de promulguer la loi rendant possible l'opération. Une procédure rarement employée dans ce pays. La présidence justifie cette mesure, dans un communiqué, par l'inconstitutionnalité de la loi. Le syndicat allemand des aiguilleurs du ciel, qui s'était inquiété des risques pour la sécurité aérienne, s'est félicité de cette décision, tout en mettant en garde contre la tentation de maintenant modifier la loi fondamentale "pour remplir seulement les caisses" de l'Etat. C’est dire que dans ce pays, la finalité recherchée à travers une opération de privatisation n’est pas uniquement d’engranger des recettes supplémentaires pour le Trésor public, mais doit répondre à un objectif bien défini qui prend en considération tous les paramètres, quitte pour cela à ce que le Président désavoue un gouvernement élu.      

N. K.

 

  Haut

Privatisation (2)

L’exemple anglais

Le gouvernement britannique a décidé de vendre par appartements son organisme chargé du démantèlement des vieilles centrales nucléaires proposé à la privatisation afin d'en tirer un meilleur prix. Le ministre du Commerce et de l'Industrie indique avoir pris cette décision après avoir rencontré les entreprises, les syndicats et les spécialistes concernés. Voilà qui est loin des reprises au dinar symbolique proposées par les responsables algériens aux repreneurs éventuels d’entreprises privatisables.

La décision du ministre britannique dénote d’un réel souci de faire bénéficier l’Etat de cette procédure de privatisation en tirant le maximum de la vente de son patrimoine. Mais il est vrai que dans ce pays, l’on n’achète pas dans le but de réaliser une belle affaire puisque le bien acheté ne sera pas revendu après spéculation sur le foncier. 

 

  Haut

Lutte contre le racisme

Méditons

Le ministre français délégué à la Promotion de l'égalité des chances a estimé  que le renforcement de la diversité au sein des forces françaises de l’ordre serait une réponse aux actuelles tensions entre police et jeunes, notamment dans les banlieues. On ne peut pas reprocher aux autorités françaises de ne pas chercher à trouver les voies menant à l’harmonie au sein du pays et à mettre un terme aux pratiques discriminatoires qui gangrènent la société.  «Plus il y aura de diversité dans la police nationale et la gendarmerie (...) et plus les fonctionnaires seront légitimés», est-il indiqué. 

Les Français, conscients de cette réalité, estiment dans une large majorité  (84%)  qu'il faut encourager les actions en faveur de la diversité sociale au sein des entreprises. C’est dire que le mal est connu de tous. Il explique toutefois en partie l’échec du modèle d’intégration adopté. En effet, il est certain que d’autres raisons sont derrière cet échec. Mais  si ce pays devait être cité en référence, il faudrait surtout que son exemple serve de leçon et alimente le débat sur toutes les politiques d’intégration et de réinsertion suivies de par le monde. En effet, parce que tous les pays sont confrontés à la grogne de leur jeunesse et ce, pour différentes raisons, il serait utile que l’on se penche sur la malvie de ces jeunes dont certains, pour tenter de changer leur situation, prennent des risques inimaginables ou sombrent dans la drogue.

N. K.

   

  Haut

e-mail :contact@lesdebats.com

 

Copyright © 2001-2002 - MAHMOUDI INFO Sarl - Tous droits réservés.

Conception M.Merkouche