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Santé
Un scanner, et
après ?
L'hôpital de Bordj
Bou-Arréridj sera doté d'un matériel médical de pointe, notamment un
scanner et des équipements modernes pour le suivi des différents
cancers, indique la direction de la santé. Une nouvelle qui, sans
nul doute, soulagera tous les patients atteints de ce mal. Mais la
crainte est qu’une fois l’effet d’annonce passé, les malades ne
retombent dans les mêmes problèmes qu’auparavant. A savoir se
présenter à l’hôpital et se voir renvoyer vers les centres
d’imagerie privés afin de procéder aux examens médicaux. En effet,
il faut se rappeler que dans les hôpitaux déjà dotés de scanners,
les malades ne sont pas mieux lotis. Il est rarissime que le scanner
soit fonctionnel pour la majorité des patients alors que pour
certains, il n’est jamais en panne. Une pratique dénoncée mais
jamais éradiquée car bien ancrée dans les milieux hospitaliers.
C’est pourquoi les citoyens en arrivent à se demander si la dotation
des hôpitaux en matériel et équipements modernes ne se fait pas
juste pour satisfaire les besoins des proches et amis des
responsables de ces établissements publics.
N. K.
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Privatisation (1)
Y’a pas photo !
Cela ne se passe
pas en Algérie, bien que l’on aurait aimé que nos responsables
politiques aient le même sens de la responsabilité lorsqu’il s’agit
de l’intérêt du pays. En fait, c’est en Allemagne que cela s’est
produit. En effet, le Président allemand a décidé de bloquer le plan
gouvernemental de privatisation de la société étatique de contrôle
aérien en refusant de promulguer la loi rendant possible
l'opération. Une procédure rarement employée dans ce pays. La
présidence justifie cette mesure, dans un communiqué, par
l'inconstitutionnalité de la loi. Le syndicat allemand des
aiguilleurs du ciel, qui s'était inquiété des risques pour la
sécurité aérienne, s'est félicité de cette décision, tout en mettant
en garde contre la tentation de maintenant modifier la loi
fondamentale "pour remplir seulement les caisses" de l'Etat. C’est
dire que dans ce pays, la finalité recherchée à travers une
opération de privatisation n’est pas uniquement d’engranger des
recettes supplémentaires pour le Trésor public, mais doit répondre à
un objectif bien défini qui prend en considération tous les
paramètres, quitte pour cela à ce que le Président désavoue un
gouvernement élu.
N. K.
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Privatisation (2)
L’exemple
anglais
Le gouvernement
britannique a décidé de vendre par appartements son organisme chargé
du démantèlement des vieilles centrales nucléaires proposé à la
privatisation afin d'en tirer un meilleur prix. Le ministre du
Commerce et de l'Industrie indique avoir pris cette décision après
avoir rencontré les entreprises, les syndicats et les spécialistes
concernés. Voilà qui est loin des reprises au dinar symbolique
proposées par les responsables algériens aux repreneurs éventuels
d’entreprises privatisables.
La décision du
ministre britannique dénote d’un réel souci de faire bénéficier
l’Etat de cette procédure de privatisation en tirant le maximum de
la vente de son patrimoine. Mais il est vrai que dans ce pays, l’on
n’achète pas dans le but de réaliser une belle affaire puisque le
bien acheté ne sera pas revendu après spéculation sur le foncier.
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Lutte contre le racisme
Méditons
Le ministre
français délégué à la Promotion de l'égalité des chances a estimé
que le renforcement de la diversité au sein des forces françaises de
l’ordre serait une réponse aux actuelles tensions entre police et
jeunes, notamment dans les banlieues. On ne peut pas reprocher aux
autorités françaises de ne pas chercher à trouver les voies menant à
l’harmonie au sein du pays et à mettre un terme aux pratiques
discriminatoires qui gangrènent la société. «Plus il y aura de
diversité dans la police nationale et la gendarmerie (...) et plus
les fonctionnaires seront légitimés», est-il indiqué.
Les Français,
conscients de cette réalité, estiment dans une large majorité
(84%) qu'il faut encourager les actions en faveur de la diversité
sociale au sein des entreprises. C’est dire que le mal est connu de
tous. Il explique toutefois en partie l’échec du modèle
d’intégration adopté. En effet, il est certain que d’autres raisons
sont derrière cet échec. Mais si ce pays devait être cité en
référence, il faudrait surtout que son exemple serve de leçon et
alimente le débat sur toutes les politiques d’intégration et de
réinsertion suivies de par le monde. En effet, parce que tous les
pays sont confrontés à la grogne de leur jeunesse et ce, pour
différentes raisons, il serait utile que l’on se penche sur la
malvie de ces jeunes dont certains, pour tenter de changer leur
situation, prennent des risques inimaginables ou sombrent dans la
drogue.
N. K.
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