|
Accueil
Distinction
Le meilleur
manager de l’année est une femme !
Le 8 mars
prochain, la femme algérienne, à l’instar de toutes celles du monde,
fêtera sa Journée internationale. Et comme à l’accoutumée,
l’occasion sera saisie pour rendre hommage au sexe faible qui, un
jour durant, sera à l’honneur et bénéficiera de tous les égards. Les
hommes ne manqueront pas de vanter les qualités de celles qui,
aujourd’hui, constituent plus de la moitié de la société. Et le
moins qu’on puisse dire, c’est que cet hommage qui leur sera rendu
ne sera pas du tout usurpé.
Il y a des années
déjà que la femme algérienne a arraché sa place et s’est imposée
comme un élément incontournable dans le processus de développement
de la société. Mieux encore, la femme est devenu un acteur
économique qui, par sa détermination, est en voie de casser les
derniers tabous érigés comme obstacle à son émancipation. Reste que
nombre d’entre elles ont déjà franchi le pas. Du moins
professionnellement. On en voudra pour preuve la directrice générale
d’Algérie Poste qui vient de recevoir le trophée France Maghreb
après son élection comme meilleure manager de l’année. Une
distinction qui vient rappeler que la femme algérienne, pour peu
qu’elle soit mise dans des conditions idoines, peut rivaliser avec
les meilleurs des hommes.
N. K.
Haut
Contrefaçon
Les faux-vrais
!
Dernièrement, un
représentant pour l’Afrique du Nord d’une société allemande de
fabrication de lampe a pris conscience de l’ampleur du phénomène de
la contrefaçon en Algérie. Ce représentant dit s’être rendu dans une
droguerie pour acheter une lampe produite par sa firme ; la lampe
que lui proposa le vendeur était contrefaite. Signalant ce fait, le
vendeur lui présenta une autre lampe qui, dit-il, est une vraie,
donc forcément plus chère. Toutefois, cette duperie n’a pas réussi à
tromper l’acheteur qui, lui, était un connaisseur ; même cette
deuxième lampe était contrefaite. Cette anecdote est révélatrice de
l’ampleur du fléau.
Le pire, dans ce
constat, est que la contrefaçon n’épargne aucun article disponible
sur le marché. Et si pour certains produits le danger est moindre –
acheter un vêtement contrefait ne porte nullement préjudice à la
santé puisque seul le porte-monnaie en ressent les effets – il reste
que pour de nombreux produits, le risque encouru est souvent mortel.
C’est dire que lorsque on vous apprend que 90% des pièces
automobiles vendues localement sont contrefaites, le moins que l’on
puisse penser est que, peut-être, ce fléau n’est pas sans lien avec
l’augmentation considérable du nombre d’accidents de la route.
D’autant que dans la majorité des cas, la faute est imputée au
facteur humain. Mais que peut faire le conducteur au cas où les
freins ou les amortisseurs sont de mauvaise qualité ?
N. K.
Haut
Education
Pourquoi seuls
les meilleurs ?
C’est presque
devenu une tradition tous les établissements scolaires organisent
des sorties, au seul profit des meilleurs élèves. Les autres, pas
forcément les cancres des différentes classes, sont exclus de ces
sorties récréatives et pédagogiques à la fois. S’il est vrai que les
responsables d’établissements peuvent arguer du fait que pour ces
sorties – à titre d’exemple la visite dans des rédactions de
journaux ou encore la visite d’institutions étatiques – ils sont
dans l’impossibilité d’emmener l’ensemble des élèves car, souvent,
une telle initiative pose de nombreux problèmes logistiques. Donc
ces sorties sont organisées pour récompenser les élèves les plus
studieux. Il reste qu’une telle démarche n’est assurément pas la
plus pédagogique qui soit. Car si l’on peut comprendre que les
responsables d’un établissement aient réellement le désir de
récompenser les plus brillants d’entre les élèves, il n’en demeure
pas moins que l’exclusion de la majorité des enfants risque d’avoir
un effet démotivant. De plus, pourquoi seuls les meilleurs des
élèves auraient le droit de visiter une rédaction et de s’enquérir
du fonctionnement d’une journal ? Associer l’ensemble des élèves,
quitte à organiser plusieurs sorties, qui, de toutes les façons,
sont généralement financées par les parents d’élèves, serait
assurément plus payant. Et puis, n’ont-ils pas le droit de
participer à des sorties à but pédagogique juste parce qu’ils sont
moyens en classe ?
N. K.
Haut
e-mail :contact@lesdebats.com |