Semaine du 2 au 8 février 2005

Distinction

Le meilleur manager de l’année est une femme !

Contrefaçon

Les faux-vrais !

Education

Pourquoi seuls les meilleurs ?

 

 
 
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Distinction

Le meilleur manager de l’année est une femme !

Le 8 mars prochain, la femme algérienne, à l’instar de toutes celles du monde, fêtera sa Journée internationale. Et comme à l’accoutumée, l’occasion sera saisie pour rendre hommage au sexe faible qui, un jour durant, sera à l’honneur et bénéficiera de tous les égards. Les hommes ne manqueront pas de vanter les qualités de celles qui, aujourd’hui, constituent plus de la moitié de la société. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que cet hommage qui leur sera rendu ne sera pas du tout usurpé.

Il y a des années déjà que la femme algérienne a arraché sa place et s’est imposée comme un élément incontournable dans le processus de développement de la société. Mieux encore, la femme est devenu un acteur économique qui, par sa détermination, est en voie de casser les derniers tabous érigés comme obstacle à son émancipation. Reste que nombre d’entre elles ont déjà franchi le pas. Du moins professionnellement. On en voudra pour preuve la directrice générale d’Algérie Poste qui vient de recevoir le trophée France Maghreb après son élection comme meilleure manager de l’année. Une distinction qui vient rappeler que la femme algérienne, pour peu qu’elle soit mise dans des conditions idoines, peut rivaliser avec les meilleurs des hommes.

N. K.

 

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Contrefaçon

Les faux-vrais !

Dernièrement, un représentant pour l’Afrique du Nord d’une société allemande de fabrication de lampe a pris conscience de l’ampleur du phénomène de la contrefaçon en Algérie. Ce représentant dit s’être rendu dans une droguerie pour acheter une lampe produite par sa firme ; la lampe que lui proposa le vendeur était contrefaite. Signalant ce fait, le vendeur lui présenta une autre lampe qui, dit-il, est une vraie, donc forcément plus chère. Toutefois, cette duperie n’a pas réussi à tromper l’acheteur qui, lui, était un connaisseur ; même cette deuxième lampe était contrefaite. Cette anecdote est révélatrice de l’ampleur du fléau.

Le pire, dans ce constat, est que la contrefaçon n’épargne aucun article disponible sur le marché. Et si pour certains produits le danger est moindre – acheter un vêtement contrefait ne porte nullement préjudice à la santé puisque seul le porte-monnaie en ressent les effets – il reste que pour de nombreux produits, le risque encouru est souvent mortel. C’est dire que lorsque on vous apprend que 90% des pièces automobiles vendues localement sont contrefaites, le moins que l’on puisse penser est que, peut-être, ce fléau n’est pas sans lien avec l’augmentation considérable du nombre d’accidents de la route. D’autant que dans la majorité des cas, la faute est imputée au facteur humain. Mais que peut faire le conducteur au cas où les freins ou les amortisseurs sont de mauvaise qualité ?

N. K.

 

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Education

Pourquoi seuls les meilleurs ?

C’est presque devenu une tradition  tous les établissements scolaires organisent des sorties, au seul profit des meilleurs élèves. Les autres, pas forcément les cancres des différentes classes, sont exclus de ces sorties récréatives et pédagogiques à la fois. S’il est vrai que les responsables d’établissements peuvent arguer du fait que pour ces sorties – à titre d’exemple la visite dans des rédactions de journaux ou encore la visite d’institutions étatiques – ils sont dans l’impossibilité d’emmener l’ensemble des élèves car, souvent, une telle initiative pose de nombreux problèmes logistiques. Donc ces sorties sont organisées pour récompenser les élèves les plus studieux. Il reste qu’une telle démarche n’est assurément pas la plus pédagogique qui soit. Car si l’on peut comprendre que les responsables d’un établissement aient réellement le désir de récompenser les plus brillants d’entre les élèves, il n’en demeure pas moins que l’exclusion de la majorité des enfants risque d’avoir un effet démotivant. De plus, pourquoi seuls les meilleurs des élèves auraient le droit de visiter une rédaction et de s’enquérir du fonctionnement d’une journal ? Associer l’ensemble des élèves, quitte à organiser plusieurs sorties, qui, de toutes les façons, sont généralement financées par les parents d’élèves, serait assurément plus payant. Et puis, n’ont-ils pas le droit de participer à des sorties à but pédagogique juste parce qu’ils sont moyens en classe ?

N. K.

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