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Université
Le déficit a
ses raisons !
Pour la rentrée
universitaire 2004-2005, l’Université des sciences et de la
technologie Houari-Boumediène (USTHB) compte en ses rangs 168
professeurs, 186 maîtres de conférences, 569 chargés de cours, 454
maîtres assistants, 72 assistants et 12 professeurs ingénieurs. De
prime abord, cet effectif peut sembler suffisant pour encadrer les
milliers d’étudiants inscrits au niveau de cette université ;
pourtant, c’est loin d’être le cas. Selon le recteur de l’USTHB, il
est enregistré un déficit de 300 enseignants. Les filières qui
souffrent de ce déficit sont les mathématiques et l’informatique.
Les postulants à ces postes manquent-ils ? Les conditions de
recrutement proposées par l’université découragent-elles les
éventuels candidats ? Assurément les deux à la fois, d’autant que ce
qui est recherché, ce sont des vacataires. Dès lors, on peut
effectivement penser que la proposition peut paraître peu
intéressante.
Sur un autre
registre, il est aujourd’hui admis que les personnes susceptibles
d’enseigner à l’université dans les filières des mathématiques et de
l’informatique ont depuis longtemps postulé pour un emploi similaire
dans une université étrangère et ce, dans le cadre d’un départ via
l’émigration. Mais logiquement, peut-on leur reprocher d’aller
chercher, parfois dans de lointaines contrées, un avenir qui leur
permettrait épanouissement intellectuel et meilleurs revenus ?
N. K.
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Recherche
scientifique
Un forum le 12
avril
Le ministère
délégué chargé de la Recherche scientifique organise, à compter du
12 avril prochain, le Forum national des chercheurs. Selon le
ministère, le premier objectif de cette rencontre – à laquelle
devrait prendre part l’ensemble des laboratoires de recherche ainsi
que des entreprises publiques et privées – est de valoriser les
résultats des recherches et de les exposer au monde économique qui
aurait tout à gagner à s’inspirer du travail des chercheurs. A
condition toutefois que l’objet de la recherche en question ne soit
pas théorique. Car c’est là, en général, le problème rencontré : les
chercheurs travaillent dans un sens, sans tenir compte des besoins
spécifiques du monde économique. D’où, en définitive, l’utilité des
résultats de la recherche pour laquelle on aura dépensé et de
l’énergie et quelques sous, qui auraient été plus utiles ailleurs.
En fait, c’est là le drame de la recherche scientifique algérienne
qui, souvent, se trouve coupée de la réalité économique du pays.
Mais il ne faut pas pour autant incriminer les chercheurs qui,
eux-mêmes, auraient besoin d’être orientés quant aux thèmes sur
lesquels travailler. Une recherche à la carte en fonction des
besoins du monde économique, telle est la voie qui devrait être
montrée aux chercheurs. Cela aurait le double avantage de motiver le
chercheur qui aurait à travailler sur un sujet intéressant, d’une
part, et de voir le fruit des ses recherches exploité, d’autre part.
N. K.
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Démission du ministre français de
l’Economie
Un exemple à
méditer
Au cœur d’une
polémique sur son appartement de fonction, le ministre français de
l’Economie a décidé (ou le lui a-t-on conseillé ?), de démissionner
de ses fonctions ministérielles. Le concerné reconnaît avoir commis
“des maladresses” et déclare être prêt à assumer “les conséquences
financières” de cette situation. Mieux que cela, le ministre
démissionnaire a affirmé que sa décision était surtout motivée par
le fait qu’il ne voulait laisser “en aucun cas atteindre (…) les
fonctions que la République” lui a confiées ainsi que “l’action du
gouvernement”.
Voilà une belle
déclaration qui ne peut que faire honneur à son auteur, qui refuse
que ses “maladresses” personnelles portent préjudice à la notion de
République et au travail du gouvernement. Une leçon que d’aucuns, de
ce côté de la Méditerranée, devraient méditer. Car si une telle
mentalité venait à s’incruster dans l’esprit de bien des commis de
l’Etat, qui ont mal assumer les charges dont ils été investies,
assurément c’est la majorité du personnel en poste qui serait
appelée à démissionner de ses fonctions. Mais chez nous, c’est une
toute autre mentalité qui prévaut : celle justement qui fait qu’on
couvre les maladresses commises en procédant, dans le pire des cas,
à la mutation de la personne citée dans un scandale.
N. K.
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