Semaine du 2 au 8 mars 2005

Université

Le déficit a ses raisons !

Recherche scientifique

Un forum le 12 avril

Démission du ministre français de l’Economie

Un exemple à méditer

 

 
 
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Le déficit a ses raisons !

Pour la rentrée universitaire 2004-2005, l’Université des sciences et de la technologie  Houari-Boumediène (USTHB) compte en ses rangs 168 professeurs, 186 maîtres de conférences, 569 chargés de cours, 454 maîtres assistants, 72 assistants et 12 professeurs ingénieurs. De prime abord, cet effectif peut sembler suffisant pour encadrer les milliers d’étudiants inscrits au niveau de cette université ; pourtant, c’est loin d’être le cas. Selon le recteur de l’USTHB, il est enregistré un déficit de 300 enseignants. Les filières qui souffrent de ce déficit sont les mathématiques et l’informatique. Les postulants à ces postes manquent-ils ? Les conditions de recrutement proposées par l’université découragent-elles les éventuels candidats ? Assurément les deux à la fois, d’autant que ce qui est recherché, ce sont des vacataires. Dès lors, on peut effectivement penser que la proposition peut paraître peu intéressante.

Sur un autre registre, il est aujourd’hui admis que les personnes susceptibles d’enseigner à l’université dans les filières des mathématiques et de l’informatique ont depuis longtemps postulé pour un emploi similaire dans une université étrangère et ce, dans le cadre d’un départ via l’émigration. Mais logiquement, peut-on leur reprocher d’aller chercher, parfois dans de lointaines contrées, un avenir qui leur permettrait épanouissement intellectuel et meilleurs revenus ?

N. K.

 

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Recherche scientifique

Un forum le 12 avril

Le ministère délégué chargé de la Recherche scientifique organise, à compter du 12 avril prochain, le Forum national des chercheurs. Selon le ministère, le premier objectif de cette rencontre – à laquelle devrait prendre part l’ensemble des laboratoires de recherche ainsi que des entreprises publiques et privées – est de valoriser les résultats des recherches et de les exposer au monde économique qui aurait tout à gagner à s’inspirer du travail des chercheurs. A condition toutefois que l’objet de la recherche en question ne soit pas théorique. Car c’est là, en général, le problème rencontré : les chercheurs travaillent dans un sens, sans tenir compte des besoins spécifiques du monde économique. D’où, en définitive, l’utilité des résultats de la recherche pour laquelle on aura dépensé et de l’énergie et quelques sous, qui auraient été plus utiles ailleurs. En fait, c’est là le drame de la recherche scientifique algérienne qui, souvent, se trouve coupée de la réalité économique du pays. Mais il ne faut pas pour autant incriminer les chercheurs qui, eux-mêmes, auraient besoin d’être orientés quant aux thèmes sur lesquels travailler. Une recherche à la carte en fonction des besoins du monde économique, telle est la voie qui devrait être montrée aux chercheurs. Cela aurait le double avantage de motiver le chercheur qui aurait à travailler sur un sujet intéressant, d’une part, et de voir le fruit des ses recherches exploité, d’autre part.

N. K.

 

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Démission du ministre français de l’Economie

Un exemple à méditer

Au cœur d’une polémique sur son appartement de fonction, le ministre français de l’Economie a décidé (ou le lui a-t-on conseillé ?), de démissionner de ses fonctions ministérielles. Le concerné reconnaît avoir commis “des maladresses” et déclare être prêt à assumer “les conséquences financières” de cette situation. Mieux que cela, le ministre démissionnaire a affirmé que sa décision était surtout motivée par le fait qu’il ne voulait laisser “en aucun cas atteindre (…) les fonctions que la République” lui a confiées ainsi que “l’action du gouvernement”.

Voilà une belle déclaration qui ne peut que faire honneur à son auteur, qui refuse que ses “maladresses” personnelles portent préjudice à la notion de République et au travail du gouvernement. Une leçon que d’aucuns, de ce côté de la Méditerranée, devraient méditer. Car si une telle mentalité venait à s’incruster dans l’esprit de bien des commis de l’Etat, qui ont mal assumer les charges dont ils été investies, assurément c’est la majorité du personnel en poste qui serait appelée à démissionner de ses fonctions. Mais chez nous, c’est une toute autre mentalité qui prévaut : celle justement qui fait qu’on couvre les maladresses commises en procédant, dans le pire des cas, à la mutation de la personne citée dans un scandale.

N. K.

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