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Aucune
limite à la barbarie israélienne
Existe-t-il encore
une humanité au vrai sens (moral) du terme ? A-t-on basculé en ce
XXIe siècle vers un monde régi par la seule loi de la jungle ? Des
questions qui se posent aujourd’hui avec force lorsque l’on voit
s’abattre la folie meurtrière israélienne sur des innocents au Liban
et en Palestine, multipliant les massacres et les crimes barbares en
toute impunité, comme celui de Kana le 30 juillet. La situation
actuelle au Proche-Orient reflète l’état dans lequel se trouve la
planète, soit un monde dominé par les Etats-Unis. La furie
destructrice israélienne est partagée, suscitée sinon entretenue par
l’allié américain qui a, depuis la guerre menée contre l’Irak,
dévoilé ses véritables desseins au Moyen-Orient sous couvert de
démocratisation. Quand Washington parle de démocratiser la région,
il entend, en utilisant ce vocable, installer ou pérenniser des
régimes qui servent ses intérêts, confondus avec ceux de l’Etat
hébreu. Un espace débarrassé de toute velléité de résistance au seul
profit de son bras armé israélien. La cabale américaine menée
contre l’Irak en 2003, montée sur des motifs mensongers – la
présence d’armes de destruction massive – a abouti à l’implosion du
pays et aux luttes fratricides.
En Palestine et au
Liban, prétextant le «rapt» de trois de ses soldats, Israël instaure
un blocus total, massacre et rase tout sur son passage. Le même
acharnement est déployé contre les civils et les infrastructures
dans des guerres confinant à l’épuration ethnique. A La résistance
déployée au Sud-Liban par les combattants du Hezbollah qui défendent
chaque pouce du territoire libanais, Israël privilégie le massacre
en règle au mépris de toutes les conventions internationales ou
autres résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU. Idem dans les
territoires palestiniens…
Comment dès lors
qualifier un Etat qui fait fi des conventions et des multiples
résolutions onusiennes, y compris la charte des Nations unies qui
régule les relations internationales et qui interdit aussi bien la
menace que l’usage de la force ? Que vaut, par ailleurs une
Organisation des Nation unies théoriquement garante de la paix et de
la sécurité internationale qui se montre incapable d’approuver une
résolution condamnant l’assassinat prémédité de ses propres agents
au Sud-Liban ? Une organisation qui n’a jamais autant été
instrumentalisée par l’hyperpuissante Amérique, laquelle bloque, au
mépris de toute morale, tout ce qui peut contrevenir aux intérêts
de Tel Aviv.
Face à
l’impérialisme américano-sioniste, il n’existe plus aucun
contrepoids et l’on en vient à regretter l’époque où le monde était
divisé en deux blocs. Aujourd’hui, la Russie et la Chine, plus
préoccupées par leurs propres intérêts, se montrent timorées et
n’ont plus la politique étrangère d’antan. Quant à L’Union
européenne, impuissante à parler d’une seule voix, elle avalise la
plupart du temps les décisions américaines. Mais le plus grave vient
de la position du monde arabe qui a abandonné les peuples libanais
et palestinien à leur sort. Déchirés par leurs dissensions,
confrontés à des populations meurtries par la situation au
Proche-Orient, les pays arabes se sont tournés, pour se donner bonne
conscience, vers l’ONU. Mais faut-il s’étonner de cette attitude des
pays arabes lorsque l’on sait que leurs dirigeants ne sont
préoccupés que par la pérennité de leur pouvoir et la sauvegarde de
leurs intérêts ? La non- assistance à peuple en danger de génocide
confine dans ce cas à la complicité. Face à l’engrenage actuel, de
quelle marge de manœuvre disposent les pays arabes sachant qu’un
bon nombre d’entre eux sont des alliés inconditionnels des
Etats-Unis?
L’Egypte, l’Arabie
Saoudite et la Jordanie ont condamné le Hezbollah qui mène une
guerre de résistance contre l’agresseur israélien. Confronté à des
difficultés économiques le Caire a besoin du soutien financier
américain, alors que Riyad et Amman se sont toujours évertués à ne
pas fâcher Washington. Quant aux autres, au-delà des déclarations de
principe, il n’y a rien….
L. H.
Israël emploie des armes interdites
Plusieurs médecins
libanais accusent Israël d'utiliser des armes interdites par les
conventions internationales, notamment des armes chimiques. Ils ont
relevé des types de traumatismes et de blessures jamais répertoriés
auparavant. "Ces armes contiennent des produits toxiques que l'on a
retrouvé sur de nombreux corps reçus dans cette morgue" explique un
médecin. "Ces dépouilles viennent de la ville de Rmeileh. Il y a
huit victimes d'un raid aérien. Les corps sont noirs, mais ils ne
sont pas brûlés. Les cheveux et la peau sont intacts. S’il
s'agissait de phospore, ou d'un produit du même type, les cheveux
auraient pris feu." Beyrouth a ouvert une enquête.
L’alignement de Blair à Bush soulève des tempêtes en
Grande-Bretagne
L'alignement
persistant de Tony Blair sur la position américaine au Liban écœure
l’opinion publique et soulève un vent de révolte chez ses partisans,
qui lui reprochent de se comporter comme "le toutou" de George W.
Bush et envisagent ouvertement son départ anticipé de Downing Street.
Après les derniers entretiens Bush-Blair à Washington, plusieurs
quotidiens britanniques font état du malaise croissant au sein du
gouvernement et du Parti travailliste, créé par le refus du Premier
Ministre de prendre ses distances avec Bush en demandant un
cessez-le-feu immédiat entre l’armée israélienne et le Hezbollah.
Les caricaturistes londoniens se déchaînent depuis le début du
conflit contre "Blair le toutou", un surnom qui lui colle à la peau
depuis qu'il s'est rangé inconditionnellement derrière Bush dans le
dossier irakien et maintenant dans la guerre destructrice menée par
Israël au Liban.
"Dans les rangs du
Labour, le sentiment s'installe que Blair s'est beaucoup trop aligné
sur la position agressive des Etats-Unis et d'Israël et même ses
plus proches alliés au sein du cabinet ne cachent plus en privé que
cela accélère l'heure de son départ de Downing Street", écrit le
Times (conservateur). "La pression va continuer de monter pour qu'il
annonce un calendrier pour son départ", renchérit le Financial
Times. "Nous sommes parvenus au point où tout peut basculer", ajoute
le quotidien des milieux d'affaires, citant un membre du
gouvernement.
Tony Blair s'est
engagé à céder son fauteuil de Premier Ministre avant les prochaines
élections, d'ici 2010, mais sans fixer de date précise, même s'il a
laissé entendre qu'il souhaitait participer au prochain G8 à l'été
2007. Son rival, le chancelier de l'Echiquier Gordon Brown, apparaît
comme son successeur naturel pour préparer les futures élections
générales.
"Tout cela est
terriblement destructeur pour Tony", confie au Times un député
blairiste soucieux de préserver son anonymat. "Il n'y a pas grand
monde qui pense que Tony a raison et il s'aliène les bonnes volontés
à un rythme effarant." Greg Pope, un autre député blairiste, a
déclaré quant à lui au Guardian que "Tony avait mal analysé" le
dossier libanais "au point de s'isoler de l’opinion intérieure".
Pour ce quotidien de gauche, "les critiques sont de moins en moins
feutrées au sein du groupe parlementaire où l'on estime que la
position britannique reflète un sentiment d'indifférence à l'égard
des souffrances du peuple libanais".
A Whitehall, on
redoute déjà les protestations qui s'exprimeront dans deux mois à
Manchester lors de la conférence annuelle du Labour, qui marque
comme chaque année la rentrée politique. La relation "privilégiée"
entre Londres et Washington souffre de la domination trop pesante du
partenaire américain, relevait dernièrement un sondage de l'institut
ICM publié par le Guardian.
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