Semaine du  3 au 9 Août  2005

 

Electricité

Que faire ?

Logement

L’anarchie

Université

Faut-il y croire ?

 

 
 
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Electricité

Que faire ?

Selon le premier responsable de Sonelgaz, le vol et la fraude dont est victime son entreprise occasionnent des pertes atteignant 600 milliards de centimes par an. Il va sans dire que ce phénomène ne risque pas d’être éradiqué de sitôt. Et pour cause, le “génie”, si l’on peut le qualifier ainsi, des fraudeurs a toujours une longueur d’avance sur les agents de Sonelgaz qui auront beau sceller et resceller les compteurs. D’autant que les augmentations successives du coût de l’électricité sont une motivation supplémentaire pour toute personne cherchant à frauder car pensant n’être plus en mesure de s’acquitter de sa facture.

Dès lors, il faut sérieusement songer à trouver une solution. Le manque à gagner est loin d’être insignifiant et grève lourdement la trésorerie de Sonelgaz. Cette solution pourrait être envisagée sous la formule d’un paiement échelonné sur plusieurs mois. Proposition qui aurait, d’une part, le mérite de ne pas priver les consommateurs d’électricité en cas d’incapacité à payer dans les délais fixés initialement et, d’autre part, découragerait les abonnés de Sonelgaz dans leurs intentions de recourir au vol d’électricité.

N. K.

 

Logement

L’anarchie

Le problème du logement en Algérie n’est pas près de trouver sa solution définitive. En dépit des efforts consentis par l’Etat et de la diversification des formules, il reste d’une grande acuité. L’auto- construction est l’une des formules que les pouvoirs publics ont encouragée ces dernières années. Pour ce faire, une panoplie d’aides est octroyée. Même le lot de terrain est parfois cédé à un prix social. Le but évident est de dissuader les intéressés de demeurer sur la liste des demandeurs d’un logement social entièrement construit par l’Etat.

Reste que la concrétisation de cette formule n’est pas sans connaître quelques couacs du fait que les constructeurs se trouvent en butte à d’énormes difficultés d’approvisionnement en matériaux de construction.

En fait, pour le petit salarié, il est devenu quasiment impossible de procéder à la construction de son propre logement tant les prix ont connu une flambée sans pareille ces derniers temps. Car si la spéculation a de tout temps existé, il n’en demeure pas moins vrai qu’aujourd’hui les prix pratiqués sont hors de portée d’un grand nombre de salariés. Du reste, c’est l’une des raisons qui, dit-on, pousse les propriétaires à finir en premier les garages qui seront loués sous forme de locaux commerciaux. L’argent de la location, affirment-ils, servira à finir la construction. Une pratique qui n’est pas sans conséquence sur le standing des nouveaux quartiers érigés qui, par la force des choses, sont transformés en espaces commerciaux en lieu et place de cités résidentielles. D’où la nécessité de réglementer l’urbanisme en invitant les propriétaires à respecter le caractère résidentiel du quartier et en préservant leur habitation de toute modification non notifiée sur le plan architectural.

N. K.

 

Université

Faut-il y croire ?

Comme chaque année et à quelques semaines de la rentrée universitaire, les responsables du secteur sont sur le sentier de guerre. Il faut dire que préparer une rentrée universitaire en Algérie n’est pas une sinécure. Bien au contraire. Et pour cause : les différentes universités du pays sont saturées. Une situation qui, pourtant, ne peut rien changer au cours des choses, puisqu’en dépit de ce constat dressé à maintes reprises, les gestionnaires de ces lieux sensés dispensés le savoir sont tenus d’accueillir, à chaque nouvelle rentrée, de nouveaux contingents de bacheliers.

Pour leur part, les responsables du ministère affirment, en vue de rassurer les futurs étudiants, que toutes les conditions pédagogiques et matérielles seront réunies en vue de leur fournir ce dont ils auront besoin. Cette année n’a pas dérogé à la règle. Le ministre a récemment annoncé, à titre d’exemple, que sur les 150 000 nouveaux inscrits à l’université, 75 000 seront hébergés au niveau des cités universitaires. Par cette déclaration, le premier responsable du secteur de l’Enseignement supérieur tente de balayer d’un revers de main les craintes et les appréhensions qui gagnent les étudiants nouvellement inscrits. Car est-il utile de rappeler que plus d’un étudiant s’est présenté à la cité universitaire muni de ses bagages sans pour autant que la chambre promise ne soit disponible. Et là commence un véritable parcours du combattant en vue de se faire octroyer une autre chambre, qu’il aura bien souvent à partager avec deux autres, voire trois autres colocataires. Dès lors, la question qui revient est la suivante : faut-il vraiment croire aux promesses du ministre ?

N. K.

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