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Electricité
Que faire ?
Selon le premier
responsable de Sonelgaz, le vol et la fraude dont est victime son
entreprise occasionnent des pertes atteignant 600 milliards de
centimes par an. Il va sans dire que ce phénomène ne risque pas
d’être éradiqué de sitôt. Et pour cause, le “génie”, si l’on peut le
qualifier ainsi, des fraudeurs a toujours une longueur d’avance sur
les agents de Sonelgaz qui auront beau sceller et resceller les
compteurs. D’autant que les augmentations successives du coût de
l’électricité sont une motivation supplémentaire pour toute personne
cherchant à frauder car pensant n’être plus en mesure de s’acquitter
de sa facture.
Dès lors, il faut
sérieusement songer à trouver une solution. Le manque à gagner est
loin d’être insignifiant et grève lourdement la trésorerie de
Sonelgaz. Cette solution pourrait être envisagée sous la formule
d’un paiement échelonné sur plusieurs mois. Proposition qui aurait,
d’une part, le mérite de ne pas priver les consommateurs
d’électricité en cas d’incapacité à payer dans les délais fixés
initialement et, d’autre part, découragerait les abonnés de Sonelgaz
dans leurs intentions de recourir au vol d’électricité.
N. K.
Logement
L’anarchie
Le problème du
logement en Algérie n’est pas près de trouver sa solution
définitive. En dépit des efforts consentis par l’Etat et de la
diversification des formules, il reste d’une grande acuité. L’auto-
construction est l’une des formules que les pouvoirs publics ont
encouragée ces dernières années. Pour ce faire, une panoplie d’aides
est octroyée. Même le lot de terrain est parfois cédé à un prix
social. Le but évident est de dissuader les intéressés de demeurer
sur la liste des demandeurs d’un logement social entièrement
construit par l’Etat.
Reste que la
concrétisation de cette formule n’est pas sans connaître quelques
couacs du fait que les constructeurs se trouvent en butte à
d’énormes difficultés d’approvisionnement en matériaux de
construction.
En fait, pour le
petit salarié, il est devenu quasiment impossible de procéder à la
construction de son propre logement tant les prix ont connu une
flambée sans pareille ces derniers temps. Car si la spéculation a de
tout temps existé, il n’en demeure pas moins vrai qu’aujourd’hui les
prix pratiqués sont hors de portée d’un grand nombre de salariés. Du
reste, c’est l’une des raisons qui, dit-on, pousse les propriétaires
à finir en premier les garages qui seront loués sous forme de locaux
commerciaux. L’argent de la location, affirment-ils, servira à finir
la construction. Une pratique qui n’est pas sans conséquence sur le
standing des nouveaux quartiers érigés qui, par la force des choses,
sont transformés en espaces commerciaux en lieu et place de cités
résidentielles. D’où la nécessité de réglementer l’urbanisme en
invitant les propriétaires à respecter le caractère résidentiel du
quartier et en préservant leur habitation de toute modification non
notifiée sur le plan architectural.
N. K.
Université
Faut-il y
croire ?
Comme chaque année
et à quelques semaines de la rentrée universitaire, les responsables
du secteur sont sur le sentier de guerre. Il faut dire que préparer
une rentrée universitaire en Algérie n’est pas une sinécure. Bien au
contraire. Et pour cause : les différentes universités du pays sont
saturées. Une situation qui, pourtant, ne peut rien changer au cours
des choses, puisqu’en dépit de ce constat dressé à maintes reprises,
les gestionnaires de ces lieux sensés dispensés le savoir sont tenus
d’accueillir, à chaque nouvelle rentrée, de nouveaux contingents de
bacheliers.
Pour leur part,
les responsables du ministère affirment, en vue de rassurer les
futurs étudiants, que toutes les conditions pédagogiques et
matérielles seront réunies en vue de leur fournir ce dont ils auront
besoin. Cette année n’a pas dérogé à la règle. Le ministre a
récemment annoncé, à titre d’exemple, que sur les 150 000 nouveaux
inscrits à l’université, 75 000 seront hébergés au niveau des cités
universitaires. Par cette déclaration, le premier responsable du
secteur de l’Enseignement supérieur tente de balayer d’un revers de
main les craintes et les appréhensions qui gagnent les étudiants
nouvellement inscrits. Car est-il utile de rappeler que plus d’un
étudiant s’est présenté à la cité universitaire muni de ses bagages
sans pour autant que la chambre promise ne soit disponible. Et là
commence un véritable parcours du combattant en vue de se faire
octroyer une autre chambre, qu’il aura bien souvent à partager avec
deux autres, voire trois autres colocataires. Dès lors, la question
qui revient est la suivante : faut-il vraiment croire aux promesses
du ministre ?
N. K.
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