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Tous les moyens sont bons
Il ne fait plus aucun doute que
l'exercice de la chose politique diffère d'un pays à un autre. Pour
preuve, nous prendrons deux pays : l'Algérie et la Grande-Bretagne.
La différence entre ces deux contrées, bien évidente pour le
commun des mortels, vient d'être renforcée par un nouvel exemple;
ainsi, alors que dans notre pays, on marginalise les cadres et toute
personne susceptible d'apporter par son expérience un plus dans la
gestion de tous les secteurs d'activité, dans cet autre pays qu'est
la Grande-Bretagne, le nouveau chef du parti conservateur
britannique David Cameron a fait tout simplement appel à un
chanteur de rock d'origine irlandaise, Bob Geldof, pour le
conseiller sur les questions de la pauvreté, l'artiste étant connu
dans le monde pour son engagement dans la lutte contre ce fléau. Il
sera à ce titre consultant pour le compte du nouveau "Groupe sur la
globalisation et la pauvreté globale" créé par David Cameron. Ce
dernier justifie le recrutement du chanteur par sa conviction qu'il
va aider à prendre la direction que le Groupe entend suivre pour
venir en aide à toute cette population démunie et par conséquent
fragilisée et nécessitant une aide. A n'en pas douter, dans l'esprit
du politique, toute confusion est d'emblée écartée car chacun sait
le rôle qui est le sien. Et les deux comptent mettre à profit leur
association pour en faire bénéficier des citoyens qui, le jour venu,
sauront faire la part des choses. Un exemple que nos hommes
politiques devraient méditer.
N. K.
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Jeunesse
Oui, mais…
Qu'un ministre du gouvernement chargé
de la gestion du secteur de la Jeunesse et des Sports lance un appel
aux jeunes leur demandant de s'impliquer davantage dans la gestion
de leur quotidien et propose des solutions aux problèmes qu'ils
rencontrent n'est pas, en soi, nouveau. Les jeunes de ce pays ont
toujours, officiellement du moins, bénéficié d'une attention
particulière de la part des pouvoirs publics. Et pour cause, ils
sont considérés, à juste titre, comme l'une des principales
richesses du pays. Ils sont l'Algérie de demain, cette Algérie qui
se construit avec eux et pour eux. Une déclaration qui ressemble
pourtant à un slogan sans suite. Ou presque. Car si effectivement,
des efforts et des sommes colossales sont dépensés pour leur
bien-être, il faut souligner que souvent, les jeunes ont surtout
l'impression que cette débauche d'énergie et cette dépense d'argent
ne répondent pas à des besoins ciblés. D'où peut-être l'utilité,
comme le souhaite l'actuel ministre, de les impliquer dans la
gestion des affaires qui les concernent. Mais pour que cette
politique soit payante, il faudrait aussi éviter de tomber dans ses
travers. A savoir associer à cette démarche des jeunes qui ne sont
pas représentatifs de cette large frange de la société qui, en
attendant, continue de noyer ses angoisses en sombrant dans tous les
fléaux imaginables.
N. K.
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AADL
Livraison imminente
La fin de l'attente, pour de nombreux
Algériens ayant souscrit à la formule AADL pour accéder à un
logement, serait-elle arrivée? Oui, est-il permis de dire. Un quota
de 14.336 logements de type location-vente sera livré aux
bénéficiaires a annoncé une source de l'Agence de l'amélioration et
du développement du logement (AADL). Ces logements concernent les
postulants de la wilaya d'Alger ayant souscrit au programme 2001.
Comme quoi il ne faut jamais désespérer de voir son rêve réalisé.
Sauf que dans ce cas précis, les citoyens auront toujours du ml à
comprendre pourquoi tous ces retards ont été enregistrés dans la
livraison de programmes datant de 2001 alors que les délais de
réalisation annoncés en grande pompe ne devaient pas dépasser les 18
mois. Il est vrai que pour leur défense, les responsables de l'AADL
n'ont pas manqué de brandir toute une série d'aléas les justifiant.
Mais il faut aussi rappeler que sous d'autres cieux, il ne viendrait
jamais à l'esprit de responsables d'invoquer le manque de matériaux
de construction ou de main-d'œuvre ou encore de mauvaises conditions
météorologiques pour expliquer la chose. En réalité, sous ces autres
cieux, les délais de livraison sont toujours respectés.
N. K.
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Santé
Cherche sages-femmes désespérément
L'APS nous apprend que la maternité de
la commune de Ziama Mansouriah, à l'ouest. De Jijel, n'a pas ouvert
ses portes en raison de l'indisponibilité de sages-femmes. Difficile
de concevoir la chose n'est ce pas. D'autant nous apprend-on encore
que cette structure relevant du secteur sanitaire de Jijel est dotée
de tout le matériel médical nécessaire et n'attend que l'affectation
d'au moins quatre sages-femmes pour être opérationnelle. On imagine
mal qu'une wilaya comme celle de Jijel ne dispose pas de quatre
sages-femmes en surplus dans une autre structure sanitaire et qui
pourraient faire l'objet d'une affectation dans cette nouvelle
maternité, ce qui soulagerait plus d'une future maman. Pour l'heure,
elles sont conduites à la clinique de Melbou (Béjaïa), la localité
la plus proche, faussant ainsi les statistiques des naissances de
cette localité mitoyenne. Ce problème, croit-on savoir, sera
probablement réglé l'année prochaine en fonction des postes
accordés par le ministère de tutelle. Mais force est de souligner
que cette maternité n'est pas la seule à subir ce manque de
personnel spécialisé puisque des maternités rurales situées dans
deux autres communes sont confrontées au même problème de
disponibilité de sages-femmes. Il aurait peut-être mieux valu que
l'on procède bien avant, comme cela est retenu pour 2006, à la
réouverture de l'école paramédicale de Jijel.
N. K.
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