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Fabrication de pain
traditionnel
Le bon goût de
jadis
La fabrication de
pain traditionnel enregistre, depuis quelques années, un regain
d’engouement. Des centaines de boulangeries traditionnelles ont vu
le jour à travers le pays. Il est vrai que le temps où faire de la
galette était considéré comme une pratique domestique réservée
exclusivement aux femmes est révolu. En fait, cette activité est
devenu un créneau qui attire de plus en plus de jeunes désirant
investir dans un domaine où la demande des consommateurs est en
constante évolution. Que de familles sont nostalgiques du bon pain
traditionnel mais ne peuvent satisfaire cette envie du fait qu’elles
n’ont plus le temps de le préparer… L’apparition de nouvelles
tendances culinaires, la restauration rapide entre autres, fait que
l’on a innové au niveau des menus. Lorsque vous allez déguster un
sandwich dans un fast-food, on vous offre désormais le choix entre
le pain «français» et le «traditionnel». C’est dire que la demande
est bien là. Pour ce qui de l’offre, la prolifération des petits
ateliers est en mesure de la satisfaire. En ce mois de ramadan où
les gens sont friands de pain, les fabricants ne risquent pas de
chômer, d’autant que de nouvelles variétés de pain traditionnel et
de nouvelles préparations de pain à base d’épices ont vu le jour.
N.
K.
Animation
Ramadan ya ness
En ce mois de
jeûne où les gens veillent plus tard qu’en temps normal, il est de
coutume que l’on organise, tout au long des trente jours, une série
d’activités culturelles en vue de divertir les jeûneurs. Cette
initiative est généralement prise partout à travers le pays. Des
conférences débats, des expositions, des galas, des récitals sont
proposés aux gens. En fait, tout est fait pour que la culture
reprenne droit de cité. A chaque ramadan, nous assistons ainsi au
même rituel. Au début, les spectateurs ne suivent pas car habitués à
la léthargie, ils ont du mal à se remettre à sortir. Ce n’est en
général qu’au bout de la deuxième semaine que «la machine décolle» ;
le rythme de croisière est atteint à la fin de la troisième semaine.
A la fin du mois sacré, les organisateurs replongent dans leur
léthargie. Les spectateurs, eux, reprennent leurs habitudes. Ils
attendront l’été pour de nouveau bénéficier de programmes culturels
et artistiques à même de donner un semblant de vie à un pays qui, en
dehors de ces deux périodes, vit dans l’inculture. Et le pire c’est
qu’il a fini par s’y accommoder.
N. K.
Justice
Et le monde du
sport ?
Un tribunal
correctionnel a condamné un agent de joueurs de football à 14 mois
de prison pour fraude fiscale. Cela s’est passé en Belgique. Un pays
où, comme partout ailleurs, le football est le sport roi. Mais un
pays où, comme dans certains autres, on ne veut pas que ceux qui
sont en relation avec cette discipline sportive soient au-dessus de
la loi. Et pour cela, on ne manque pas de sévir. En Italie
également, après le scandale du Calcio et des matches arrangés, la
justice a tenté de mettre de l’ordre. A défaut d’assainir un monde
où l’argent règne en maître, on essaie d’endiguer les dépassements
qui s’y produisent.
En Algérie, la
justice se tient en retrait du dossier. Que la chkara soit maîtresse
incontestée et régisse les relations footballistiques ne semble
choquer personne. Mieux encore, que le ministre cite des noms et des
faits liés à des affaires de corruption ne semble pas être un motif
suffisant pour que la justice se saisisse de l’affaire. C’est à
croire que dans notre pays, les choses ne tournent pas rond.
N. K.
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