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Iran
Maintient du
cap sur le dossier nucléaire
L'Iran a une
nouvelle fois affirmé sa détermination à poursuivre ses activités
nucléaires, maintenant ainsi inchangée sa ligne dure face aux
exigences de l'Europe et des Etats-Unis et s'exposant à de possibles
sanctions de l'ONU. Ce nouveau refus a été exprimé au lendemain de
discussions sans accord à Berlin entre le négociateur en chef du
nucléaire iranien, Ali Larijani, et le représentant de la diplomatie
de l'Union européenne, Javier Solana, qui cherche à convaincre
Téhéran de suspendre l'enrichissement d'uranium.
"L'Iran ne voit
aucune raison pour suspendre ses activités nucléaires", a déclaré le
ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki. Avant
lui, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait donné le ton en
affirmant que son pays "ne cèderait pas d'un pouce face à la
pression".
Les Occidentaux, à
leur tête les Etats-Unis, font de l’Iran un abcès de fixation. Ils
affirment craindre que l'Iran puisse utiliser son programme
nucléaire civil à des fins militaires. Téhéran souligne que le
Traité de non-prolifération nucléaire l'autorise à enrichir son
uranium à des fins civiles. Larijani et Solana ont conclu, le 28
septembre, leur troisième série d'entretiens sur un simple constat
de "progrès" et ont convenu d'un nouveau "contact" la semaine
prochaine. Selon des diplomates européens, le but de la rencontre
était de savoir si Téhéran était prêt à suspendre son enrichissement
d'uranium en échange de mesures économiques et diplomatiques et de
l'engagement du groupe 5+1 – les membres permanents du Conseil de
sécurité (Chine, France, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Russie) et
l'Allemagne – à ne pas faire adopter des sanctions à l'ONU. Mais
selon le département d'Etat américain, l'Iran n'a pas accepté une
telle suspension à Berlin.
L'Iran a jusque-là
refusé de suspendre l'enrichissement d'uranium, malgré une
résolution du Conseil de sécurité des Nations unies le sommant de le
faire au 31 août. Pour Manouchehr Mottaki, les pays occidentaux "ont
compris que le langage de la menace et un recours au Conseil de
sécurité de l'ONU ne sont pas efficaces et qu'il ne leur reste pour
le moment que le choix de la négociation". Les Etats-Unis ont
néanmoins averti que le temps était compté pour les négociateurs
européens pour conclure un accord avec l'Iran afin qu'il renonce à
l'enrichissement. Selon le porte-parole du département d'Etat, une
nouvelle date limite sera fixée pour que l'Iran renonce à ces
activités, le principe de cette date butoir ayant été accepté la
semaine dernière par les 5+1. Au-delà de cette date, les six pays
pourraient décider d'imposer des sanctions à Téhéran. "Personne ne
veut s'engager dans la voie de sanctions, ce n'est pas notre premier
choix. Mais nous sommes prêts, avec les 5+1, à aller sur cette voie
si c'est celle-là que le régime iranien veut choisir", a-t-il dit.
La date limite n'a jamais été officiellement annoncée mais selon des
diplomates européens, elle est prévue pour le courant de la semaine
prochaine.
Cependant, des
divergences subsistent sur la façon de procéder entre les pays
occidentaux d'un côté, et la Russie et la Chine de l'autre, ces deux
dernières s'opposant à "des ultimatums". Il y a quelques jours, en
marge de l'Assemblée générale de l'ONU, les grandes puissances ont
indiqué souhaiter une réponse d'ici début octobre au plus tard de
l'Iran sur une reprise des négociations sur son programme nucléaire
et une suspension de ses activités sensibles. Dans ce contexte, le
chef de la diplomatie iranienne a aussi réaffirmé que son pays
"n'utilisera pas le pétrole comme une arme politique", au moment où
les prix du pétrole ont continué de rebondir. Des analystes
pétroliers étrangers évoquent l'hypothèse d'une possible
interruption par l'Iran de ses exportations.
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Georgie - Russie
Rien ne va plus
La Russie a évacué
une partie de son personnel diplomatique en Géorgie en réaction à la
mise en détention, à Tbilissi, d'officiers russes accusés
d'espionnage, les deux pays s'enfonçant dans une crise grave. Depuis
la chute de l'URSS, le seul précédent d'évacuation d'une
représentation diplomatique russe remonte à 1999 à Belgrade, lors
des frappes de l'Otan en Yougoslavie. L'ordre de rappeler pour
consultations l'ambassadeur et d'évacuer l'ambassade de Russie à
Tbilissi, qui ne délivre plus depuis le 28 septembre de visas russes
aux ressortissants géorgiens, est la première conséquence directe de
la crise grave qui oppose ce pays du Caucase du sud à son puissant
voisin russe. L'escalade verbale entre les deux pays a commencé la
semaine dernière après l'annonce par les autorités géorgiennes de
l'interpellation de quatre officiers russes soupçonnés d'espionnage
militaire et de liens avec les organisateurs d'un attentat en
février 2005. Dans la foulée, Moscou a répondu avec virulence,
qualifiant de "débiles et inventées" les accusations d'espionnage,
et exigé la libération des militaires. Mais la détention provisoire
des quatre officiers russes, des agents "des services de
renseignements militaires" selon Tbilissi, a été prolongée pour deux
mois.
Sur le front
diplomatique, la Russie a saisi le Conseil de sécurité de l'ONU,
alors que des responsables politiques russes évoquent la perspective
d'une rupture des relations diplomatiques entre les deux pays voire
le spectre de la "guerre".
De son côté,
Mikhaïl Saakachvili, qui a imprimé une politique atlantiste à son
pays en arrivant au pouvoir en janvier 2004, a défendu sa politique
en affirmant que son pays n'était pas un "champ" où les Russes
pouvaient faire ce qu'ils voulaient.
"Tous doivent
comprendre que la Géorgie n'est pas un champ où celui qui veut se
servir, se sert", a déclaré M. Saakachvili.
La presse russe
affirme que la Géorgie a "tendu un piège" à Moscou pour l'impliquer
dans un bras de fer avec les Etats-Unis et la communauté
internationale autour des républiques séparatistes géorgiennes
d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, dont la Russie est accusée de
soutenir les velléités séparatistes.
Le quotidien
Kommersant rappelle aussi que l'affaire d'espionnage intervient une
semaine après le début d'un "dialogue intensifié" entre la Géorgie
et l'Otan, qui aurait été considéré par Tbilissi "comme une carte
blanche pour des agissements anti-russes".
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Etats-Unis
George Bush
accusé de dissimuler l'ampleur des violences en Irak
Le journaliste
américain Bob Woodward affirme, dans un nouveau livre-enquête, que
l'administration Bush dissimule le degré de violence auquel sont
exposées les forces américaines en Irak. Dans un entretien accordé à
la chaîne CBS, il souligne qu'en moyenne, les soldats américains
essuient une attaque toutes les 15 minutes. "On arrive au point où
800 à 900 attaques sont recensées chaque semaine. Cela fait plus de
cent par jour", insiste-t-il dans cette interview. "Les experts du
renseignement estiment que l'année prochaine sera pire mais, en
public, notre président et le Pentagone disent que non, non, les
choses vont s'améliorer", poursuit-il. Toujours d'après le
journaliste – dont les révélations sur le Watergate avec Carl
Bernstein ont contribué à la démission de Richard Nixon – le
président Bush serait absolument convaincu de la justesse de sa
politique en Irak.
Dans son livre,
State of Denial (Etat de Déni), Woodward rapporte ainsi une phrase
que Bush aurait prononcée devant des élus républicains invités à la
Maison-Blanche pour discuter de la situation. "Je ne me retirerai
pas (d'Irak) même si Laura et Barney sont les derniers à me
soutenir", aurait-il dit, en faisant allusion à son épouse et à leur
chien.
La situation en
Irak est au centre de la campagne pour les élections de mi-mandat,
le 7 novembre, dont les démocrates espèrent qu'elles leur
permettront de redevenir majoritaires au Congrès.
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Selon l’ONU
Israël a fait
obstruction dans l'enquête sur la mort de quatre observateurs au
Liban
Israël n'a pas
autorisé des enquêteurs désignés par l'ONU à interroger les
commandants qui pourraient avoir été responsables du bombardement
qui a coûté la vie à quatre observateurs onusiens, en juillet au
Liban, lors de la guerre dévastatrice menée par Israël contre ce
pays. Israël a déclaré que le bombardement du poste d'observation le
long de la frontière libano-israélienne était "une erreur survenue
au niveau opérationnel". Mais l'équipe enquêtant sur la mort des
observateurs n'a pas été autorisée à interroger les commandants à
cet échelon pour déterminer ce qui s'était produit, a déclaré
Stéphane Dujarric, porte-parole de l'ONU.
Les quatre
observateurs ont été tués dans l'explosion d'une bombe israélienne
qui a détruit le bunker où ils avaient trouvé refuge après que leur
poste d'observation à Khiam eut essuyé de violents tirs. En raison
du refus d'Israël, les enquêteurs ont "été dans l'impossibilité de
déterminer pourquoi les attaques sur la position de l'ONU n'ont pas
été arrêtées en dépit des démarches répétées du personnel de l'ONU
auprès des autorités israéliennes", a précisé Stéphane Dujarric. Les
enquêteurs, qui ont mené des investigations sur l'attaque, ont
soumis un rapport confidentiel contenant leurs conclusions aux
Nations unies et aux quatre pays dont étaient originaires les
observateurs : l'Autriche, le Canada, la Chine et la Finlande.
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