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droite avant le jour J
Une semaine
décisive
La campagne
référendaire a été clôturée. Le 29 septembre est enfin arrivé.
"L'administration se mobilise", annonce El Watan du dimanche 25
septembre. Selon les chiffres avancés par ce quotidien, "400 000
fonctionnaires ont été mobilisés pour encadrer le référendum, 18 313
594 électeurs sont attendus aux urnes jeudi et 40 424 bureaux de
vote seront ouverts à travers le territoire national".
Début du vote
Les nationaux
résidents en Algérie pourront s'exprimer sur le projet de charte
pour la paix et la réconciliation nationale. Mais avant eux, ceux
qui résident à l'étranger ont entamé le scrutin le samedi 24
septembre. Les quotidiens du dimanche 25 ont traité de l'évènement.
"Un début prometteur" note Le Jour d'Algérie, se fiant aux dépêches
envoyées par les correspondants de l'APS. El Watan souligne que
"Paris (a) voté un peu, mais bien". De son côté, Le Soir d'Algérie
relève, toujours au sujet du vote dans la capitale française, que
"ce n'est pas le rush". Selon la correspondante de ce quotidien,
"le démarrage du vote a été laborieux, très laborieux même".
Des constats qui
sont loin de ce que rapporte La Tribune, en Une de son édition du
jour, qui affirme qu'"une affluence record des Algériens sur les
urnes en France" a été enregistrée au premier jour du vote de la
communauté à l'étranger. Selon l'envoyé spécial à Marseille, "le
quartier Sainte-Marguerite se souviendra longtemps de cette matinée
du 24 septembre". Et pour cause est-il ajouté, "la foire
internationale de Marseille revient à la même période dans le coin,
mais l'historique référendum pour la paix et la réconciliation lui
a volé la belle cette année". A le croire, "l'engouement des
Algériens de Marseille a été tel que les agents de sécurité, des
bénévoles pour la plupart, ont dû fermer momentanément les portes de
la salle pour contenir la déferlante". Cet engouement, circonscrit
aux électeurs de Marseille, est également rapporté par L'Authentique
qui titre, en Une de son édition du jour, "Marseille ouvre la voie à
la paix et la réconciliation". Le correspondant de ce quotidien
souligne que "très tôt, en ce matin du 24 septembre, le centre de
vote du Palais des sports a été pris d'assaut par une foule
grandissante venant des quatre coins de la circonscription de
Marseille (Bouches du Rhône et Vaucluse). Autant dire donc que les
lecteurs ne sauront qui croire.
Les
confirmations
Mais ce qui est
sûr, selon El Djazair News du dimanche 25 c'est qu'Abdelahek Ayada,
l'ancien émir du GIA, qui se trouve en prison, ira voter. "Je
serais parmi les premiers votants par oui" aurait-il déclaré. Une
déclaration qui a fait la Une de ce quotidien.
Abrika, lui, ne
s'est pas encore prononcé sur son intention. Il est vrai aussi que
pour l'heure, il est confronté à un autre souci, engendré par le
refus catégorique de Bouteflika de procéder à l'officialisation de
tamazight. La Nouvelle République, qui rapporte la réponse des
aârouch au président de la République, reprend en Une de son édition
du jour cette déclaration : "Nous ne céderons pas sur tamazight."
Selon le commentateur de ce quotidien, "la déclaration faite par le
président de la République (…) vraisemblablement en réaction à ceux
qui lui reprochaient, la veille, de ne pas avoir évoqué la crise de
Kabylie lors de son passage à Tizi Ouzou, est de nature à
relancer, voire détourner le débat entamé dans l'opacité la plus
totale entre le chef du gouvernement et les délégués du mouvement
citoyen de Kabylie". Le rédacteur poursuit en estimant que "s'il est
vrai que la question linguistique dans notre pays mérite une prise
en charge plus soutenue e surtout dépassionnée, à l'ère des grandes
manipulations d'opinions, rien n'indique, pour l'heure, que la
consécration de la langue amazighe constitue une priorité vitale,
même pour cette Kabylie meurtrie où les préoccupations sont aussi
diverses que diffuses". C'est pourquoi, conclura le commentateur,
qu'"aux militants culturels et aux chercheurs de réclamer plus de
moyens pour sa promotion à tous les niveaux de la vie pédagogique,
scientifique et culturelle, et aux politiques d'éviter d'en faire un
abcès de fixation ou un instrument d'encanaillement". Car, comme a
tenu à le souligner Le jeune Indépendant dans son édition du mardi
20 septembre, donc au lendemain du meeting de Tizi Ouzou,
"Bouteflika ne s'est pas renié". Ainsi, rappelle ce quotidien, "ceux
qui espéraient un revirement de la part du Président ont déchanté".
Et puis, affirme La Dépêche de Kabylie qui rapporte en Une de son
édition du mercredi 21 septembre des déclarations de Bouteflika lors
de son meeting de Batna, "la Kabylie se porte bien".
L'éditorialiste, qui revient sur ces propos, écrit que "c'est de
Batna que Bouteflika a donné les bonnes nouvelles de la Kabylie".
Bouteflika en
phase avec la charte
Il poursuit en
s'interrogeant : "Pouvait-il en être autrement et le Président
pouvait-il repartir avec des sentiments autres que ceux du
réconfort ?" Il y répondra en affirmant que "sa visite l'aura édifié
sur la levée de tous les malentendus qui ont nourri durant trois
années la tristement célèbre crise de Kabylie".
En réalité, le
discours de Batna n'aura pas été rassurant que pour la Kabylie. Et
pour cause, de l'avis de l'éditorialiste du Jour d'Algérie (édition
du jeudi 21), ce discours "a si nettement changé de ton et de
contenu qu'il était difficile de ne pas en être (agréablement)
surpris". Pour le rédacteur, il n'y a aucun doute à avoir : ce
discours est " une intervention franche qui tranche grandement avec
celles qui l'ont précédée jusque-là et notamment avec celles de
Béchar, Oran et Tizi Ouzou ". Il poursuit en affirmant que
l'impression qu'il a donné est comme si "un peu le chef de l'Etat
venait enfin de rentrer un peu mieux dans le texte du projet de la
charte pour la paix et la réconciliation nationale et qu'il
acceptait un peu plus la réalité, tant politique que philosophique,
qui l'a imposé". Plus loin le rédacteur ajoute que Bouteflika "aura
très certainement compris, ce faisant, que personne ni aucune partie
ne cherchent à lui forcer la main dans un processus qui s'impose à
toutes et à tous".
Pourtant, il y a
encore des personnes qui mettent en garde contre le projet. La
déclaration de Abdelahamid Mehri a fait la Une d'El Khabar de ce
même jeudi. Selon le quotidien, l'ancien SG du FLN "met en garde
contre le fait de faire de la charte la seule référence pour le
règlement de la crise". La veille, El Youm, reprenant les
affirmations de Bouteflika, annonçait en Une "le FIS ne reviendra
pas".
Al Fadjr
rapportait dimanche cette même affirmation réitérée lors du discours
prononcé à Laghouat : "Aux dirigeants du FIS d'abandonner la
politique. "
La veille, El
Khabar rapportait que "le terrorisme a frappé à Jijel, Skikda et
Biskra".
Nadia Kerraz
Haut
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