Semaine du 5 au 11 Avril 2006

Les entreprises étrangères sont privilégiées

Meilleures, dites-vous ?

Production pharmaceutique

Secteur en danger

Eau

L’augmentation confirmée

Manuels scolaires

Le livre sera-t-il disponible ?

 

 
 
 Actuelles

Accueil

 Les entreprises étrangères sont privilégiées

Meilleures, dites-vous ?

L’on aura remarqué que depuis un certain temps, les pouvoirs publics privilégient les firmes étrangères en faisant le choix de limiter les appels d’offres relatifs à des projets d’envergure aux seules entreprises de réalisation étrangères ; le dernier en date est le projet de réalisation de l’autoroute Est-Ouest. Cette option est  expliquée par le fait que les entreprises algériennes ne peuvent pas mener à terme un projet d’une telle ampleur, comme celui portant sur la réalisation de l’infrastructure routière auquel une enveloppe de 7 milliards de dollars a été réservée. Cet argument est, cependant, contesté par les entreprises nationales relevant du secteur privé ou public. Leur  exclusion, font-ils remarquer, est motivée par d’autres considérations. Car, soutiennent ces industriels, si effectivement les entreprises nationales ne maîtrisent pas la nouvelle technologie et autres procédés nouveaux entrant dans la réalisation de quelques projets, il reste que leurs compétences  ne sont pas aussi limitées que les pouvoirs publics veulent le faire croire en optant pour les entreprises étrangères. Preuve en est, ces firmes étrangères auxquelles il est fait appel sous-traitent nombre de marchés qu’elles ont décrochés dans le cadre d’appels d’offres qui leur étaient exclusivement réservés. C’est tout dire.    

N. K.

 

Haut

Production pharmaceutique

Secteur en danger

Les opérateurs en pharmacie tirent la sonnette d’alarme. Le nouveau cahier des charges fixant les modalités d’importation des médicaments risque, à moyen terme, de conduire tous ces industriels, qui ont fait de lourds investissements, à la faillite.  Au moins, mettent-ils en garde, 50% des unités de production fermeront leurs portes à l’horizon 2010. Selon eux, ce cahier des charges représente une véritable rupture du contrat de développement sur la base duquel ils se sont  engagés  dans la perspective de la mise en place d’une véritable industrie pharmaceutique algérienne. D’autant que les pouvoirs publics ont toujours affirmé leur volonté de vouloir réduire la facture d’importation. Mais à croire que c’était un simple  discours auquel ils n’avaient aucune envie de donner suite. Preuve en est la facture, qui est aujourd’hui de l’ordre d’un milliard de dollars alors qu’elle tournait, les années précédentes, aux alentours de 600 millions de dollars. Reste que, estiment les professionnels, sans la prise de mesures qui viendront corriger dans l’urgence la situation née de l’élaboration de ce cahier des charges, l’industrie pharmaceutique nationale naissante mettra la clé sous le paillasson. Mais cette perspective ne semble pas déranger outre mesure.

N. K. 

 

Haut

Eau

L’augmentation confirmée

De nouveau, l’augmentation du prix de l’eau est évoquée. Selon le premier responsable du secteur, «elle n’est pas à écarter». Un discours  qui, faut-il le rappeler, n’est pas nouveau. En effet, cela fait quelques années déjà que les pouvoirs publics préparent l’opinion nationale à cette augmentation sans toutefois passer à l’action. Contrairement à la Sonelgaz qui, elle, n’hésite plus à passer à l’acte en mettant tout simplement les consommateurs devant le fait accompli. Pour ce qui de l’eau, la nouvelle tarification dépendra de l’augmentation des prix de l’énergie et des charges de production de cette denrée. Reste que, rappelle-t-on de manière récurrente, aujourd’hui le consommateur est loin de payer le  prix réel de l’eau qui est de 50 DA le mètre cube puisqu’il  ne paie qu’entre 9 et 28 DA le m3.

 N. K.

Haut

 

Manuels scolaires

Le livre sera-t-il disponible ?

L’année scolaire n’est pas encore achevée que déjà, la prochaine fait l’objet de préparatifs. Du moins dans son volet manuels scolaires. Ainsi, contrairement à l’année actuelle où 42 millions de livres ont été imprimés par l’Office national des publications scolaires, il est annoncé pour l’année 2006-2007 l’impression de 50 millions de livres. On ne sait pas à quoi obéit cette décision de revoir à la hausse le nombre de livres scolaires, d’autant qu’il a été confirmé que les problèmes rencontrés au début de cette année n’étaient nullement liés à la disponibilité du manuel mais à sa mauvaise distribution. Pour preuve, on précise par ailleurs que le taux d’invendus avait atteint les 40%.

C’est pourquoi il est souhaité que cette prochaine année scolaire connaisse des réaménagements en procédant, à titre d’exemple, à l’impression de ces 50 millions de manuels  avant le début de l’été et qu’ils soient mis à la disposition des centres régionaux de distribution avant le 30 juin et qu’ils soient livrés aux établissements scolaires dès le  15 juillet. Ces mesures seront-elles suffisantes pour éviter que la situation enregistrée l’année dernière ne se reproduise pas ?

N. K.

Haut

e-mail :contact@lesdebats.com

 

Copyright © 2001-2002 - MAHMOUDI INFO Sarl - Tous droits réservés.

Conception M.Merkouche