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Les
entreprises étrangères sont privilégiées
Meilleures, dites-vous ?
L’on aura remarqué que depuis un
certain temps, les pouvoirs publics privilégient les firmes
étrangères en faisant le choix de limiter les appels d’offres
relatifs à des projets d’envergure aux seules entreprises de
réalisation étrangères ; le dernier en date est le projet de
réalisation de l’autoroute Est-Ouest. Cette option est expliquée
par le fait que les entreprises algériennes ne peuvent pas mener à
terme un projet d’une telle ampleur, comme celui portant sur la
réalisation de l’infrastructure routière auquel une enveloppe de 7
milliards de dollars a été réservée. Cet argument est, cependant,
contesté par les entreprises nationales relevant du secteur privé ou
public. Leur exclusion, font-ils remarquer, est motivée par
d’autres considérations. Car, soutiennent ces industriels, si
effectivement les entreprises nationales ne maîtrisent pas la
nouvelle technologie et autres procédés nouveaux entrant dans la
réalisation de quelques projets, il reste que leurs compétences ne
sont pas aussi limitées que les pouvoirs publics veulent le faire
croire en optant pour les entreprises étrangères. Preuve en est, ces
firmes étrangères auxquelles il est fait appel sous-traitent nombre
de marchés qu’elles ont décrochés dans le cadre d’appels d’offres
qui leur étaient exclusivement réservés. C’est tout dire.
N. K.
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Production
pharmaceutique
Secteur en danger
Les opérateurs en pharmacie tirent la
sonnette d’alarme. Le nouveau cahier des charges fixant les
modalités d’importation des médicaments risque, à moyen terme, de
conduire tous ces industriels, qui ont fait de lourds
investissements, à la faillite. Au moins, mettent-ils en garde, 50%
des unités de production fermeront leurs portes à l’horizon 2010.
Selon eux, ce cahier des charges représente une véritable rupture du
contrat de développement sur la base duquel ils se sont engagés
dans la perspective de la mise en place d’une véritable industrie
pharmaceutique algérienne. D’autant que les pouvoirs publics ont
toujours affirmé leur volonté de vouloir réduire la facture
d’importation. Mais à croire que c’était un simple discours auquel
ils n’avaient aucune envie de donner suite. Preuve en est la
facture, qui est aujourd’hui de l’ordre d’un milliard de dollars
alors qu’elle tournait, les années précédentes, aux alentours de 600
millions de dollars. Reste que, estiment les professionnels, sans la
prise de mesures qui viendront corriger dans l’urgence la situation
née de l’élaboration de ce cahier des charges, l’industrie
pharmaceutique nationale naissante mettra la clé sous le paillasson.
Mais cette perspective ne semble pas déranger outre mesure.
N. K.
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Eau
L’augmentation confirmée
De nouveau, l’augmentation du prix de
l’eau est évoquée. Selon le premier responsable du secteur, «elle
n’est pas à écarter». Un discours qui, faut-il le rappeler, n’est
pas nouveau. En effet, cela fait quelques années déjà que les
pouvoirs publics préparent l’opinion nationale à cette augmentation
sans toutefois passer à l’action. Contrairement à la Sonelgaz qui,
elle, n’hésite plus à passer à l’acte en mettant tout simplement les
consommateurs devant le fait accompli. Pour ce qui de l’eau, la
nouvelle tarification dépendra de l’augmentation des prix de
l’énergie et des charges de production de cette denrée. Reste que,
rappelle-t-on de manière récurrente, aujourd’hui le consommateur est
loin de payer le prix réel de l’eau qui est de 50 DA le mètre cube
puisqu’il ne paie qu’entre 9 et 28 DA le m3.
N.
K.
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Manuels scolaires
Le livre
sera-t-il disponible ?
L’année scolaire n’est pas encore
achevée que déjà, la prochaine fait l’objet de préparatifs. Du moins
dans son volet manuels scolaires. Ainsi, contrairement à l’année
actuelle où 42 millions de livres ont été imprimés par l’Office
national des publications scolaires, il est annoncé pour l’année
2006-2007 l’impression de 50 millions de livres. On ne sait pas à
quoi obéit cette décision de revoir à la hausse le nombre de livres
scolaires, d’autant qu’il a été confirmé que les problèmes
rencontrés au début de cette année n’étaient nullement liés à la
disponibilité du manuel mais à sa mauvaise distribution. Pour
preuve, on précise par ailleurs que le taux d’invendus avait atteint
les 40%.
C’est pourquoi il est souhaité que
cette prochaine année scolaire connaisse des réaménagements en
procédant, à titre d’exemple, à l’impression de ces 50 millions de
manuels avant le début de l’été et qu’ils soient mis à la
disposition des centres régionaux de distribution avant le 30 juin
et qu’ils soient livrés aux établissements scolaires dès le 15
juillet. Ces mesures seront-elles suffisantes pour éviter que la
situation enregistrée l’année dernière ne se reproduise pas ?
N.
K.
Haut
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