Semaine du 5 au 11 Avril 2006

Ces sujets qui font l’actualité…

Du marché à Khartoum

 

 
 
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Ces sujets qui font l’actualité…

Du marché à Khartoum

«Le ministère du Commerce ouvre une enquête sur le rond à béton de mauvaise qualité » et «la cimenterie de la Pointe sera bientôt fermée». Ce sont là les deux premières ouvertures de l’édition d’El Khabar du mardi 28 mars.

Mercredi 29 mars, El-Khardaoui fait la une de quelques titres de la presse nationale. Et pour cause, ce théologien lance, à partir de l’hôtel El-Aurassi où s’est tenu un séminaire sur l’éthique et les finances, un appel en direction des  terroristes afin qu’ils quittent les maquis.  El Fadjr, El Djazair News et El Khabar sont parmi les quotidiens  qui rapportent cette information.

 Le même jour, la Dépêche de Kabylie rapporte pour sa part qu’à Ighil-Ali, «des citoyens s’opposent à la démolition de l’école des sœurs blanches». Le quotidien   indique que «sitôt annoncée, la démolition de l’ancienne école des sœurs blanches, appelée  Tamassourin, d’Ighil-Ali, a provoqué le courroux  des  citoyens de  la commune (…). Cette démolition est programmée dans le cadre du projet de construction d’un commissariat de police sur le site même de Tamassourin».  Il est rappelé par ailleurs que « dans les années 1970, l’école de Tamassourin est transformée en école islamique dont le but était de repêcher les élèves recalés. Quelques années plus tard, elle a servi de siège pour la Gendarmerie nationale. Enfi,n suite au départ de ce corps de sécurité d’Ighil-Ali, comme exigé par le mouvement citoyen des ârchs, cet édifice est laissé à l’abandon. Il est présentement dans un lamentable état de délabrement».

Anarchie

Le Maghreb s’intéresse, dans son  édition  du mercredi 29 mars, à la confusion qui règne dans le secteur des eaux minérales et de table en Algérie. Il indique, se fiant aux déclarations du premier responsable du département en charge de ce volet, que «les arrêtés ministériel (seront) publiés la semaine prochaine». Une information que le lecteur aurait souhaité savoir si elle a été effectivement concrétisée. Mais ce quotidien, comme cela est souvent le cas de la presse nationale, a omis de suivre le dossier et de vérifier si l’engagement pris a été concrétisé.

Le Jour d’Algérie, quant à lui, rapporte que s’agissant de l’augmentation annoncée depuis des années des tarifs de l’eau de robinet, que «c’est l’Etat qui fixera le prix».

Le même jour, Le Jeune Indépendant  souligne que, dans le but de favoriser la promotion du médicament générique pour alléger le fardeau de la CNAS, le ministre du Travail a annoncé l’entrée en vigueur, dès ce mois d’avril, du tarif de référence. Le quotidien indique que «le nouveau système de remboursement des médicaments par la sécurité sociale est  basé sur le principe du tarif de référence du générique».Il ajoute que «concrètement, l’assuré ne sera plus remboursé sur la base du prix réel du médicament, mais sur la valeur de son équivalent générique». Selon Le Jeune Indépendant, «il est attendu de ce nouveau système des économies substantielles permettant à la CNAS l’amélioration de la prise en charge des autres soins de santé».   

El Watan du jeudi 30 mars rapporte que malgré  un constat faisant état d’une grande disponibilité sur le marché, «les prix des fruits et légumes s’envolent». Selon le  rédacteur, «les détaillants et les grossistes se rejettent la responsabilité quant à l’augmentation des prix». Impuissant devant le phénomène de la spéculation, le ministère du Commerce se contente de fournir des explications. Oui, il y a augmentation. Pourtant est-il rappelé,  le  marché donnait l’impression de s’être installé «dans une stabilité relative».

Le Soir d’Algérie revient, dans son édition du mercredi 29 mars, sur l’ouverture des plis des offres financières pour le projet d’autoroute Est-Ouest. Il relève ce qui est devenu une évidence : l’intérêt manifesté par les Chinois pour les opportunités d’investissement offertes par l’Algérie. C’est donc sans surprise pour ceux qui sont au fait de l’engouement chinois pour le marché algérien. « Les Chinois offensifs, les Français timides», est-il rapporté. Jjustement, des Français et de la France, il en a été question dans La Tribune du samedi 1er avril. Profitant du fait que cette date coïncide avec l’inauguration de la ligne aérienne entre Sétif et Lyon et la venue, dans ce cadre, du ministre français des Transports, le quotidien se demande si dans ce sillage, on ne tentera pas de relancer le traité d’amitié entre les deux pays. « Le pilote Perben pour le redécollage ?» se demande le quotidien.

Khartoum ou l’échec confirmé    

Le Sommet arabe de Khartoum  ne pouvait pas ne pas  être  au centre des préoccupations médiatiques nationales. «L’échec consommé», affirme La Nouvelle République qui précise que le Sommet s’est achevé «en queue de poisson». «Grande déception à Khartoum», fait remarquer ce titre, dont le commentateur estime que «devant la défection inattendue et parfois injustifiée de presque la moitié des dirigeants qui n’ont pas jugé bon de faire le déplacement, on ne pouvait s’attendre à une autre issue». Il ajoute que «cet échec patent est avant tout celui de la Ligue arabe». Mieux, estime La Nouvelle République, cet échec est celui du secrétaire général Amr Moussa. C’est pourquoi sa démission est demandée. «Cela pourrait enfin ouvrir la voie à l’alternance à la tête de cette Ligue frappée de sclérose depuis longtemps.» Pis encore, est-il souligné, «ces nouvelles divisions dans le monde arabe ne feront qu’aggraver sa vulnérabilité et sa perméabilité à toutes sortes d’ingérences étrangères dans les affaires internes de ces pays, et stimuler notamment les Etats-Unis dans leur action  interventionniste néfaste, à un moment où la région est traversée par une escalade de la violence portée ou revendiquée par les mouvements fondamentalistes les plus radicaux, et qui peut à tout moment se retourner contre les régimes locaux».

Pour sa part, l’éditorialiste du Jour d’Algérie rappelle que «de mémoire de Ligue arabe, il n’y a jamais eu qu’à Alger où les sommets ont servi à quelque chose d’utile et il n’y a toujours eu que l’Algérie à avoir une vision nette de ce que devait être cette organisation et à lui fixer des objectifs politiques de grande envergure». D’où la question suivante, posée à juste titre par l’éditorialiste : faut-il «continuer ainsi à tenir sous respiration artificielle un corps qui ne reprend vie que lorsqu’il se trouve du côté du Club des Pins et s’il ne vaut pas mieux réduire de beaucoup nos ambitions pour nous tourner plus sérieusement vers des formes de coopération bilatérales ou multilatérales selon les besoins et selon les conjonctures ?» En parallèle, il est suggéré «d’allonger  la périodicité de sommets auxquels, fera-t-il rappeler, n’assistent le plus souvent que des ministres des Affaires étrangères». Précisant davantage son idée, il ajoute qu’«une rencontre tous les trois ou même quatre ans serait en ce sens largement suffisante pour continuer à faire illusion, pour certains  chefs d’Etat arabes qui se connaissent depuis plus de vingt ans et qui n’ont visiblement  plus de surprises à se faire les uns les autres».

Nadia Kerraz     

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