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Ces sujets qui font l’actualité…
Du marché à
Khartoum
«Le ministère du
Commerce ouvre une enquête sur le rond à béton de mauvaise qualité »
et «la cimenterie de la Pointe sera bientôt fermée». Ce sont là les
deux premières ouvertures de l’édition d’El Khabar du mardi 28 mars.
Mercredi 29 mars,
El-Khardaoui fait la une de quelques titres de la presse nationale.
Et pour cause, ce théologien lance, à partir de l’hôtel El-Aurassi
où s’est tenu un séminaire sur l’éthique et les finances, un appel
en direction des terroristes afin qu’ils quittent les maquis. El
Fadjr, El Djazair News et El Khabar sont parmi les quotidiens qui
rapportent cette information.
Le même jour, la
Dépêche de Kabylie rapporte pour sa part qu’à Ighil-Ali, «des
citoyens s’opposent à la démolition de l’école des sœurs blanches».
Le quotidien indique que «sitôt annoncée, la démolition de
l’ancienne école des sœurs blanches, appelée Tamassourin, d’Ighil-Ali,
a provoqué le courroux des citoyens de la commune (…). Cette
démolition est programmée dans le cadre du projet de construction
d’un commissariat de police sur le site même de Tamassourin». Il
est rappelé par ailleurs que « dans les années 1970, l’école de
Tamassourin est transformée en école islamique dont le but était de
repêcher les élèves recalés. Quelques années plus tard, elle a servi
de siège pour la Gendarmerie nationale. Enfi,n suite au départ de ce
corps de sécurité d’Ighil-Ali, comme exigé par le mouvement citoyen
des ârchs, cet édifice est laissé à l’abandon. Il est présentement
dans un lamentable état de délabrement».
Anarchie
Le Maghreb
s’intéresse, dans son édition du mercredi 29 mars, à la confusion
qui règne dans le secteur des eaux minérales et de table en Algérie.
Il indique, se fiant aux déclarations du premier responsable du
département en charge de ce volet, que «les arrêtés ministériel
(seront) publiés la semaine prochaine». Une information que le
lecteur aurait souhaité savoir si elle a été effectivement
concrétisée. Mais ce quotidien, comme cela est souvent le cas de la
presse nationale, a omis de suivre le dossier et de vérifier si
l’engagement pris a été concrétisé.
Le Jour d’Algérie,
quant à lui, rapporte que s’agissant de l’augmentation annoncée
depuis des années des tarifs de l’eau de robinet, que «c’est l’Etat
qui fixera le prix».
Le même jour, Le
Jeune Indépendant souligne que, dans le but de favoriser la
promotion du médicament générique pour alléger le fardeau de la CNAS,
le ministre du Travail a annoncé l’entrée en vigueur, dès ce mois
d’avril, du tarif de référence. Le quotidien indique que «le nouveau
système de remboursement des médicaments par la sécurité sociale
est basé sur le principe du tarif de référence du générique».Il
ajoute que «concrètement, l’assuré ne sera plus remboursé sur la
base du prix réel du médicament, mais sur la valeur de son
équivalent générique». Selon Le Jeune Indépendant, «il est attendu
de ce nouveau système des économies substantielles permettant à la
CNAS l’amélioration de la prise en charge des autres soins de
santé».
El Watan du jeudi
30 mars rapporte que malgré un constat faisant état d’une grande
disponibilité sur le marché, «les prix des fruits et légumes
s’envolent». Selon le rédacteur, «les détaillants et les grossistes
se rejettent la responsabilité quant à l’augmentation des prix».
Impuissant devant le phénomène de la spéculation, le ministère du
Commerce se contente de fournir des explications. Oui, il y a
augmentation. Pourtant est-il rappelé, le marché donnait
l’impression de s’être installé «dans une stabilité relative».
Le Soir d’Algérie
revient, dans son édition du mercredi 29 mars, sur l’ouverture des
plis des offres financières pour le projet d’autoroute Est-Ouest. Il
relève ce qui est devenu une évidence : l’intérêt manifesté par les
Chinois pour les opportunités d’investissement offertes par
l’Algérie. C’est donc sans surprise pour ceux qui sont au fait de
l’engouement chinois pour le marché algérien. « Les Chinois
offensifs, les Français timides», est-il rapporté. Jjustement, des
Français et de la France, il en a été question dans La Tribune du
samedi 1er avril. Profitant du fait que cette date
coïncide avec l’inauguration de la ligne aérienne entre Sétif et
Lyon et la venue, dans ce cadre, du ministre français des
Transports, le quotidien se demande si dans ce sillage, on ne
tentera pas de relancer le traité d’amitié entre les deux pays. « Le
pilote Perben pour le redécollage ?» se demande le quotidien.
Khartoum ou
l’échec confirmé
Le Sommet arabe de
Khartoum ne pouvait pas ne pas être au centre des préoccupations
médiatiques nationales. «L’échec consommé», affirme La Nouvelle
République qui précise que le Sommet s’est achevé «en queue de
poisson». «Grande déception à Khartoum», fait remarquer ce titre,
dont le commentateur estime que «devant la défection inattendue et
parfois injustifiée de presque la moitié des dirigeants qui n’ont
pas jugé bon de faire le déplacement, on ne pouvait s’attendre à une
autre issue». Il ajoute que «cet échec patent est avant tout celui
de la Ligue arabe». Mieux, estime La Nouvelle République, cet échec
est celui du secrétaire général Amr Moussa. C’est pourquoi sa
démission est demandée. «Cela pourrait enfin ouvrir la voie à
l’alternance à la tête de cette Ligue frappée de sclérose depuis
longtemps.» Pis encore, est-il souligné, «ces nouvelles divisions
dans le monde arabe ne feront qu’aggraver sa vulnérabilité et sa
perméabilité à toutes sortes d’ingérences étrangères dans les
affaires internes de ces pays, et stimuler notamment les Etats-Unis
dans leur action interventionniste néfaste, à un moment où la
région est traversée par une escalade de la violence portée ou
revendiquée par les mouvements fondamentalistes les plus radicaux,
et qui peut à tout moment se retourner contre les régimes locaux».
Pour sa part,
l’éditorialiste du Jour d’Algérie rappelle que «de mémoire de Ligue
arabe, il n’y a jamais eu qu’à Alger où les sommets ont servi à
quelque chose d’utile et il n’y a toujours eu que l’Algérie à avoir
une vision nette de ce que devait être cette organisation et à lui
fixer des objectifs politiques de grande envergure». D’où la
question suivante, posée à juste titre par l’éditorialiste : faut-il
«continuer ainsi à tenir sous respiration artificielle un corps qui
ne reprend vie que lorsqu’il se trouve du côté du Club des Pins et
s’il ne vaut pas mieux réduire de beaucoup nos ambitions pour nous
tourner plus sérieusement vers des formes de coopération bilatérales
ou multilatérales selon les besoins et selon les conjonctures ?» En
parallèle, il est suggéré «d’allonger la périodicité de sommets
auxquels, fera-t-il rappeler, n’assistent le plus souvent que des
ministres des Affaires étrangères». Précisant davantage son idée, il
ajoute qu’«une rencontre tous les trois ou même quatre ans serait en
ce sens largement suffisante pour continuer à faire illusion, pour
certains chefs d’Etat arabes qui se connaissent depuis plus de
vingt ans et qui n’ont visiblement plus de surprises à se faire les
uns les autres».
Nadia Kerraz
Haut
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