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Retraités
Revalorisation
des pensions
Le ministre du
Travail et de la Sécurité sociale a annoncé dernièrement la
revalorisation des pensions de retraite. Pour les allocataires
d’avant 1992, la hausse sera de 8%, tandis que pour ceux d’après
cette date, elle sera de 4%. Est-ce beaucoup, est-ce peu ? Il sera,
à n’en pas douter, difficile de concilier les avis tant
l’argumentaire des uns et des autres ne peut qu’être en béton.
Pourtant, dans l’éventualité qu’on soit appelé à prendre partie pour
l’une des deux parties, on optera sans l’ombre d’une hésitation pour
les retraités. Et pour cause : ces travailleurs, qui ont cotisé tout
au long d’une longue vie de labeur, se retrouvent aujourd’hui dans
une situation de précarité dont la responsabilité ne leur incombe
nullement. Est-ce leur faute si la caisse se trouve en cessation de
paiement ? Est-ce de leur faute si les pouvoirs publics ont, de par
les dévaluations successives du dinar, érodé le pouvoir d’achat de
larges pans de la société ? Assurément non. Au moment où eux
cotisaient, la monnaie nationale se portait bien. Dès lors, ils sont
en droit de revendiquer des augmentations de leur pension. C’est la
moindre des revendications.
N. K.
Piscines
Go les
augmentations
Les habitués des
rares piscines qui sont en mesure d’accueillir les estivants ont
décidé, cette année, de revoir les droits d’accès à la hausse.
Malins comme ils sont, les gestionnaires de ces infrastructures de
loisirs ont juste augmenté le ticket d’entrée des adultes. De 500
dinars, il est passé à 600 dinars. Les enfants continueront à payer,
pour pouvoir barboter, 300 dinars par tête.
Les observateurs
au fait des mentalités des responsables de ce genre d’endroit
s’attendaient à pareille hausse. D’autant qu’à leur décharge, les
propriétaires des lieux peuvent avancer les récentes augmentations
annoncées pour l’eau et l’électricité. De ce fait, il était normal
que l’on répercute ces hausses sur les pauvres consommateurs. Mais
il est vrai que dans ces endroits, il arrive que l’on ne regarde pas
aux prix pratiqués. On se fait un plaisir à dépenser l’argent de
poche que papa donne. Mais malheureusement, il y a d’autres
personnes qui s’offraient une fois tous les mois cette distraction
et qui, aujourd’hui, réfléchiront à deux fois avant de se décider à
y aller. Les enfants pourront toujours se rafraîchir dans la
bassine, une fois que maman aura fini de laver le linge…
N. K.
Investissements
Contrôler
l’argent public
Cette anecdote
racontée par un fournisseur étranger de matériel agricole installé
en Algérie est assez révélatrice de la mentalité de prédateur qui
existe chez certains nouveaux investisseurs. Ainsi, l’un d’eux, qui
a réussi à obtenir, par on ne sait quel moyen, un crédit bancaire de
1,5 million d’euros, s’est présenté chez ce fournisseur étranger
pour lui demander de lui fournir une machine qui produit pas moins
d’un milliard de pièces de glaces par an. Devant l’étonnement du
fournisseur, qui lui demandait s’il réalisait l’objet de sa demande,
ce dernier ne trouva rien de mieux à lui dire sinon qu’il avait de
l’argent à investir et qu’il voulait le faire dans le créneau de la
glace. Sans aucune étude préalable du marché, s’entend. Une anecdote
qui, pourtant, n’a rien de risible pour la simple raison qu’elle
reflète la triste réalité de notre pays. Et pour cause : comment
peut-on envisager, dans un pays qui se respecte, de débloquer un tel
montant pour une demande d’investissement voué quasiment à l’échec
du fait qu’il n’a fait l’objet d’aucune étude de marché préalable ?
Cet argent sera dilapidé car, dans la réalité, et tous les
fabricants le reconnaissent, le marché est incapable d’absorber une
telle production. Dès lors n’aurait-il pas été mieux que l’on
consacre cet argent à un autre projet qui pourrait être créateur
d’emplois durables ? Et dire qu’on affirme que les banques ne
soutiennent que les projets viables!
N. K.
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