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Surenchères politiciennes
Madani Mezrag
veut son FIS
Habitué à être un
« chef », Madani Mezrag s’agite ces derniers jours en appelant au «
retour du FIS » comme condition sine qua non au « retour de la paix
et de la stabilité » et comme « accomplissement de la réconciliation
nationale ». L’ex-« émir » de l’AIS fait de la surenchère alors que
même les chefs historiques du parti dissous, en l’occurrence Abassi
Madani et Ali Benhadj, ne réclament pas ce retour à la scène
politique.
La démarche de
Mezrag cache mal son désir de redevenir un « chef » dix ans après
avoir déposé les armes. Pour avoir soutenu la démarche
présidentielle de la « Charte pour la paix et la réconciliation »,
Mezrag a peut être tous les droits d’émettre des observations et des
recommandations concernant l’application sur le terrain des textes
de la Charte. Il peut juger que les conditions d’application des
textes de la réconciliation nationale n’étaient pas favorables pour
permettre la reddition à un plus grand nombre de terroristes. Il
peut disserter sur les entraves ayant, selon lui, empêché d’obtenir
de meilleurs résultats. Il peut proposer et, même, souhaiter le
prolongement du délai de reddition. Il n’est, d’ailleurs, pas le
seul puisque même l’ex-chef du gouvernement et SG du RND, Ahmed
Ouyahia, estime qu’« on ne peut rejeter la repentance d’un
terroriste qui rend ses armes au mois d’octobre ou même en décembre
sous prétexte que le délai de six mois à expiré ».
Le problème réside
dans le fait que Madani Mezrag profite de l’occasion qui lui est
donnée dans le cadre du débat sur le bilan de la politique de
réconciliation national, pour revendiquer le retour du FIS dissous
s’apparente beaucoup plus à du « marchandage politicien ».
Selon lui, « la
Charte n’est qu’une partie du processus de réconciliation qui a
démarré par une trêve et qui devra, impérativement (remarquez
l’assurance ! ndlr), aboutir à une amnistie générale et le
recouvrement par les frères de tous leurs droits civiques et
politiques », a déclaré Madani Mezrag à la presse reprochant à la
Charte d’avoir « incriminé l’ex-FIS et évacué la responsabilité de
l’Etat dans la crise des années 90 ».
Pourtant,
l’ex-chef de l’AIS a soutenu et a même fait campagne en faveur du «
Oui » lors du référendum lancé par le président de la république. Il
sait donc pertinemment que le retour du FIS n’est pas à l’ordre du
jour de la réconciliation.
Habitué aux
tractations secrètes, Mezrag peut-il espérer obtenir ce qu’on lui
aurait promis (selon lui), c’est-à-dire le retour du parti dissous ?
Il sait parfaitement que cela est impossible, et que les
hypothétiques « promesses » qu’il dit avoir arraché à ses
interlocuteurs lors des « négociations » précédant la trêve ne sont
pas applicables. Il n’a qu’à bien lire le texte de la Charte qui
interdit explicitement à tous les responsables du parti dissous de
retourner sur la scène politique.
Alors pourquoi
remettre en scène une telle revendication (dont même les
ex-militants du FIS ne semblent plus intéressés). En fait, la sortie
médiatique de Madani Mezrag s’apparente plutôt à une campagne pour
convaincre ses « partisans » au sein de la mouvance (ses anciens
acolytes) qu’il reste bien un « chef » et qu’il « fait tout » pour
leur permettre de revenir sur la scène politique, sous s a houlette
bien évidemment.
Et puis, pourquoi
se lancer dans une telle surenchère alors que même les dirigeants
historiques de l’ex-FIS (hormis, peut être, Anouar Haddam) ne
semblent pas favorables à une reprise du service ? Abassi Madani, de
son exil volontaire à Qatar, et Ali Benhadj n’ont, en effet, pas
exprimé un tel vœu. Cette remarque vaut autant pour les ex-militants
du parti dissous qui, eux aussi, n’ont pas montré, y compris durant
cette crise, aucun emballement pour cette revendication. Beaucoup,
en tout cas, parmi ces ex-militants n’accepteraient pas de rouler
sous la bannière de Mezrag. En particulier ceux parmi eux concernés
par la question des disparus et qui se rappellent que l’ex-chef de
l’AIS n’a fait aucun effort pour les aider sur ce dossier. Mezrag
est même soupçonné d’avoir juste « sauvé sa peau » en acceptant de
déposer les armes. D’ailleurs, des sources affirment que parmi les
termes de l’accord conclu en 1997, il a été demandé au chef de l’AIS
de passer outre la direction politique du parti dissous et de ne pas
évoquer le dossier des disparus en échange d’une amnistie de fait
qui prend effet depuis 1999 même sans avoir été concrétisée par un
décret.
Sur ce dossier au
moins, Madani Mezrag ne peut pas prétendre défendre les intérêts des
militants de l’ex-FIS. D’ailleurs, certaines familles des disparus
lui reprochent d’avoir cautionné la Charte pour la paix et la
réconciliation qui met fin à ce dossier sans toutefois le résoudre.
Pour d’autres
ex-responsables de l’AIS les positions dans ce débat portant sur le
bilan de la réconciliation nationale semblent être plus logiques et
touchent à des problèmes précis et sans surenchères politiciennes.
Parmi les problèmes posés par des ex-acolytes de Madani Mezrag (dont
ceux de l’Ouest), il y a la question de la situation sociale des
repentis qui pour la plupart, selon les dires de Aoued Bouabdallah,
« vivent dans des conditions difficiles ». Cet ex-numéro deux de l’AIS
évoque la nécessité réinsertion des repentis à leurs anciens postes
de travail, tout en posant le problème des garanties à donner aux
futurs repentis pour les encourager à déposer les armes.
Devant ces
véritables problèmes et des drames humains qu’a engendré la crise
des années 90, poser la question du retour de l’ex-FIS comme une
solution parait pour le moins indécent. D’autant plus que l’état de
l’activité politique dans ce pays et la léthargie ambiante
n’encourage pas à créer des partis ni même à faire de la politique.
Nous le constaterons tous certainement à travers les thèmes des
prochaines campagnes électorales (locales et nationales) prévues
pour 2007. Lorsque le principal de l’actualité algérienne sociale et
économique est créé par les syndicats et les mouvements sociaux, la
politique on peut s’en passer, et du FIS aussi !
Abdelkader
Djalil
Haut
Le FLN risque d'être le grand absent des prochaines
échéances politiques
La voie est elle libre ?
Le
FLN n'aura pas obtenu ce sur quoi il s'est engagé corps et biens. La
prolongation de délais pour la reddition des derniers irréductibles
afin qu'ils bénéficient des dispositions de la réconciliation
nationale, n'aura pas lieu et si on peut s'interroger sur le sort
des derniers terroristes ou des chefs politiques fondamentalistes à
l'étranger, on doit se poser la question urgemment du sort du FLN
qui vient de subir un revers de taille alors qu'il considérait, à
juste titre d'ailleurs, avoir le vent en poupe.
Le
dépit de Abdelaziz Belkhadem, qui a convoqué en urgence une
conférence de presse lundi 28 août au soir quelques heures avant la
fin du délai octroyé par la charte sur la réconciliation nationale,
était visible. Interrogé sur une éventuelle prolongation de délai
pour l'application des dispositions de la charte pour la
réconciliation nationale, il renvoyait la balle dans le camps du
président pour trancher la question confirmant que ce qui n'était
qu'une rumeur est restée en l'état.
Est-ce la première grande défaite politique du FLN en attendant les
autres ? Cela est probable car sans cet échec, le vieux parti
pouvait se targuer d'être effectivement la première force politique
du pays et surtout d'être un parti qui a les moyens d'influer sur le
cours des événements. En fait, l'image du parti omniprésent et à
qui tout réussissait aura duré.
Aujourd'hui le FLN risque d'imploser alors que son secrétaire
général peine à faire aboutir sa vision des choses et sa démarche.
La situation s'est compliquée un peu plus alors que les
tiraillements internes se font jours après les sorties publiques de
Boualem Ben Hamouda et de Mouloud Hamrouche (1) qui doutent de la
nécessité du second grand chantier entamé par le FLN la révision de
la constitution. Si cette nouvelle constitution ne voit pas le jour
et même si elle était présentée sans les accommodement présentée
jusque là par le seul FLN la débâcle sera totale à l'approche des
élection législatives et locales et avant elles, les sénatoriale à
la fin de l'année. Le parti aujourd'hui majoritaire à l'assemblée et
dans les collectivités locales aura du mal à se replacer en aussi
bonne position sauf miracle.
Cela
étant sommes nous réellement dans l'impasse, comme le pense Florence
Beaugé spécialiste de l'Algérie au quotidien français Le monde ? (2)
Cette impasse si elle existe, est surtout celle du régime actuel et
du parti FLN. Le système politique en entier se doit de fonctionner
et aller de l'avant. Au-delà de toutes les hésitations et des
horizons bouchés il y'a les prochaines échéances électorales qui
auront tôt fait de débloquer la situation. Un parti en lambeau aura
du mal à réaffirmer sa suprématie sur le système politique. Un FLN
affaibli, voire absent, n'est pas forcément la plus mauvaise chose
qui puisse arriver dans le contexte actuel au pays. La politique,
comme la nature, ayant horreur du vide, il y'aura urgence à combler
le vide, reste à chercher qui sont ceux à même de le faire ?
Quelles forces politiques ?
La
difficulté est bien entendue de combler l'espace politique
actuellement désert. Une classe politique laminée dont les derniers
faits d'armes, tiennent de frasques, qui remontent à avril 2004.
Depuis l'opposition telle qu'elle a été configurée depuis 1989 n'est
plus que l'ombre d'elle-même et le jeu s'est fait entre la seule
composante de ce qui a été appelé l'alliance présidentielle avec
quelques entremises d'islamistes de l'ex Fis qui ont animé de temps
à autre la scène. Le MRN de Abdallah Djballah a eu aussi les
honneurs de unes à l'occasion aussi de conflits interne qui
apparemment ont mis la machine politique de Djaballah KO.
Aujourd'hui le RCD, ébaubi après la débâcle de 2004 se terre dans un
mutisme quasi total. Au FFS la base a bougé pour des questions
d'ordre interne, mais sans plus. Reste le RND qui semble très bien
se porter mais qui est trop proche du pouvoir pour faire réellement
la différence et signaler le changement attendu.
Par
ailleurs, des partis politiques et des leaders qui ne s'animent qu'à
l'occasion des élection ont-ils encore grâce aux yeux d'un électorat
un peu trop souvent convoqué depuis quelques temps et qui depuis
longtemps se démène seul pour résoudre ses problèmes vivant
quasiment en marge de sa classe politique.
Apparemment, l'erreur serait de chercher le renouveau dans la
vieille classe politique. Certes il est difficile de mettre en
lumière des organisations qui n'existent pas encore mais il y a
« les vestiges » d'un mouvement associatif toujours dynamique, des
associations de défense des droits des femmes, des coordinations
plus ou moins légales qui ont failli bloquer le pays en entier,
l'exemple des arouchs est significatif par sa capacité à
cristalliser des énergies et des capacités de mobilisation qui
existent dans la société et qui peuvent se manifester à tout
moment.
L'exemple du milieu syndical (3) est également là pour rappeler que
les forces dans le monde du travail se retrouvent au moment
opportun. Les intersyndicales ont démontré une aptitude à mobiliser
dans un contexte plus efficace que les organisations
traditionnelles.
L'apparente stérilité de la société en matière d'idées et de
capacité de rassemblement n'est pas si vraie et en quête de
renouveau il n'y a pas lieu d'aller puiser toujours dans les mêmes
bassins de l'action militante, les leaders ou les figures
rassembleuses autour de projets politiques sérieux. Reste à trouver
le moment idoine pour que ces figures, ces idées se révèlent. De
toute évidence alors, l'absence du FLN aux prochains rendez vous
politiques si elle se confirme, tiendra lieu de convocation pour
les intellectuels désabusés, les militants déçus pour occuper, dans
une configuration totalement nouvelle, la scène politique.
Amine Esseghir
1-
Mouloud Hamrouche, très discrète figure du FLN réformé, est sorti de
son silence pour dire qu'il préférait attendre avant de se
prononcer sur le contenu de la constitution, devenu l'arlésienne
depuis que tout le monde en parle, notamment au FLN, sans l'avoir
vu. Pour cet ancien chef du gouvernement si cette constitution «vise
à perpétuer le règne d'une personne, d'un clan » il la rejette
mettant en évidence ce qui a été le plus dit sur ce texte,
c'est-à-dire qu'il ne faisait que un troisième et éventuellement
d'un quatrième mandat au président Bouteflika. Pour Mouloud
Hamrouche il faut changer le système puisque « la politique que mène
le régime actuellement n'arrive pas à se concevoir en dehors de la
sphère de l'échec ». La critique à l'adresse du pouvoir concerne
aussi le parti, son parti, le FLN qui échouera avec le système dont
il est l'essence.
L'autre critique fut celle de Boualem Benhamouda, ancien secrétaire
général du FLN, qui considère que « cette révision n'est pas une
urgence et ce n'est pas une revendication des militants et des
travailleurs, qui ont d'autres préoccupations. » Plus que tout
Benhamouda met en évidence que ce texte n'est en rien l'émanation du
parti ou des militants du FLN.
2-
Edition datée du mercredi 30 août 2006.
3 –
Les intersyndicales qui se sont multipliées au printemps ont
confirmé que les syndicalistes pouvaient trouver des issues pour
leurs organisation en dehors des cadres préétablis donnant un sacré
coup de jeune à l'action syndicale dans un contexte marqué par
l'omniprésence de l'UGTA et le marasme dans lequel se débat le monde
du travail. Ce sont les menaces de grèves menées par les syndicats
des ports, des douanes, de la santé ou des enseignants qui ont fait
l'évènement quand l'UGTA a tenté de négocier des augmentations de
salaires qui n'ont pas encore vu le jour.
Haut
Drogue et chômage
Les deux font
la paire
Ne dit-on pas
depuis toujours que l’oisiveté est mère de tous les vices ? En
effet, quand on passe son temps à se rouler le pouces, il va de soi
que l’on se retrouve enchaîné, parfois dangereusement, à des
activités nocives aussi bien pour sa propre santé que pour la
société. Une enquête réalisée par la FOREM, dont les résultats ont
été publiés cet été, prouve que cette citation est toujours
d’actualité et montre que 64% des chômeurs se droguent. Pis encore,
31,1% parmi eux ne regrettent pas cette voie et se disent prêts à
passer aux drogues dures. L’enquête révèle aussi que les femmes ne
sont pas en reste, puisque 25,70% ont déclaré avoir consommé au
moins une fois de la drogue.
L’enquête,
réalisée entre mai et juin 2006 à travers les wilayas d’Alger, Tizi
Ouzou, Béjaïa et Laghouat, est révélatrice de la tendance générale
qui est en train de s’imprimer de plus en plus fort dans notre
société par rapport à un fléau que l’on croyait limité à une
certaine tranche de la société. Celle des marginaux et des SDF.
Pendant des années, on croyait dur comme fer que la toxicomanie ne
constituait pas un grand danger tant qu’elle était le fait d’une
poignée de gens. Voilà que ces croyances volent en éclats et que la
sonnette d’alarme est tirée, un peu partout, pour signifier que la
réalité est plus grave qu’on ne le pensait. Et que même des enfants
sont touchés par ce fléau.
En fait,
l’Algérie, qui a été pendant longtemps un pays de transit, est
devenu consommateur, et c’est à partir de ce moment que le danger
s’est fait menaçant. Selon la Gendarmerie nationale, plus de 10.000
affaires de trafic de stupéfiants ont été enregistrées et traitées
durant les dix dernières années. Cela démontre, si besoin est, que
le marché est des plus rentables. Le chanvre indien transformé en
cannabis, qui est la drogue la plus utilisée en Algérie, nous vient
du Maroc, premier pays producteur au monde avec 134 000 hectares
cultivés et qui donnent 4 000 tonnes de kif traité par an. Cette
production génère pour les trafiquants la faramineuse somme de 12
millions de dollars. Selon des experts algériens, sur 100 tonnes de
cannabis qui proviennent du Maroc et transitent par l’Algérie pour
être expédiés en Europe, seuls 12 tonnes sont saisies par les
différents services de lutte contre les stupéfiants. La même
quantité est saisie, au moins une fois par mois, par les services
marocains. Le reste est distribué à travers des réseaux tellement
bien organisés que la vente des stupéfiants continue à la même
cadence, même quand des saisies importantes sont enregistrées.
Rien d’étonnant à
ce que les gens soient de plus en plus touchés par ce mal incurable.
En effet, selon les résultats de l’enquête réalisée par la FoREM,
sur un échantillon de 4 080 personnes interrogées, il ressort que
37% ont reconnu avoir eu l’occasion de consommer de la drogue sans
devenir dépendantes. Mais cela signifie que le mal est plus ancré
qu’on ne le croyait. Mais ce que l’enquête a fait ressortir de façon
évidente et en même temps inquiétante, c’est que 64% des chômeurs se
droguent fréquemment, pour oublier leur triste réalité. Ces jeunes
chômeurs se retrouvent dans un cercle vicieux, car il va de soi que
la drogue coûte cher et que le besoin d’en consommer souvent est
impérieux. Autrement dit, il faut toujours avoir sur soi une dose au
cas où le besoin se ferait sentir. Cela veut dire aussi qu’il faut
avoir les moyens financiers pour pouvoir s’acheter sa dose. Mais
quand on est chômeur, comment faire pour ne pas être à court de
stupéfiants ? Le problème réside là, car ces drogués recourent
toujours à des moyens pour se procurer de l’argent et se retrouvent
inévitablement dans des situations illégales. 29% d’entre eux
avouent recourir au vol pour s’acheter la drogue. Ces vols peuvent
aller du petit larcin jusqu’à l’affaire en or qui fait la Une des
journaux et propulse ces petits voleurs en professionnels. Pour 17%
des personnes interrogées, leur source de financement est la revente
de la drogue. Ainsi, le consommateur devient fournisseur afin de
pouvoir lui-même acheter la drogue qu’il lui faut. Ainsi, la boucle
est bouclée et jamais ce drogué ne pourra se sortir de cette
situation, car il lui faut sa dose régulièrement. Mais il faut
croire que ce commerce est des plus rentables, même s’il comporte le
risque d’être arrêté et jeté en prison, car tout le monde le sait, y
compris le concerné, que l’usage et le trafic de stupéfiants est
interdit par la loi et est passible de peines de prison.
Mais quand on est
pris dans ce tourbillon, on ne pense à rien d’autre qu’aux plaisirs
que procure l’usage de la drogue, même s’ils sont de courte durée,
et aussi aux gains importants que génère le commerce des
stupéfiants.
Donc la triste
réalité est là et personne ne peut l’occulter. Le chômage est lui
aussi un fléau difficile à combattre, car malgré les formules
trouvées par les pouvoirs publics pour intégrer les jeunes dans le
monde du travail, le mal est fait. Les chômeurs sont toujours plus
nombreux, même si les chiffres officiels annoncent chaque année une
régression de leur nombre.
La réalité reste
celle que nous voyons au quotidien. Les vendeurs à la sauvette
envahissent toujours les trottoirs et obligent les piétons à
utiliser la voie qui est normalement à l’usage des voitures. Les
voleurs de portables et de bijoux prolifèrent à tel point que les
femmes enlèvent leurs bijoux quand elles sortent de chez elles, ou
alors elles se rabattent sur les articles de fantaisie qui tentent
un peu moins ces voleurs. Quant à utiliser son portable dans une rue
très fréquentée ou un quartier populaire, cela relève du défi, car
nombreux sont ceux et celles à qui l’on a tout bonnement subtilisé
ce moyen de communication indispensable.
Il est donc tout à
fait vrai que l’oisiveté est mère de tous les vices, mais il faut
croire que l’appât du gain est aussi pour beaucoup dans cette
situation. Y a-t-il des chances pour que ces jeunes retrouvent un
jour une vie saine, loin de ce poison qui ne fait que les détruire à
petit feu ? L’espoir est permis, même si l’enquête révèle que 34%
des chômeurs interrogés affirment n’avoir jamais eu accès à des
informations sur les dangers de la drogue. Ou peut-être
préfèrent-ils ignorer ces dangers et vivre l’euphorie que leur
procurent les psychotropes et autres, plutôt que d’affronter la
routine quotidienne, l’oisiveté et le manque de perspectives.
Maintenant que l’on sait que dans ce cas précis, ces deux phénomènes
sont intimement liés, par où faut-il commencer pour les éliminer ?
Khadidja
Mohamed Bouziane
Haut
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