Semaine du 7 au 13 Décembre 2005

Exportation

L'exemple chinois

Suicide

Une idée à promouvoir

Lutte contre le sida

A quand une politique nationale ?

 

 
 
 Actuelles

Accueil

 Exportation

L'exemple chinois

Les exportations chinoises de textiles pourraient atteindre 116 milliards de dollars en 2005, malgré des frictions commerciales, soit une hausse de 19,21% en glissement annuel, a annoncé l'Association de l'industrie textile de Chine.  La Chine a exporté pour 97,3 milliards de dollars de textiles en 2004, selon la même source.  L'accroissement de ces exportations est dû à l'augmentation de l'investissement et à la rénovation technique dans ce secteur, ce qui a permis de renforcer la compétitivité de cette industrie. Voilà une information qui fera, à n'en pas douter, pâlir d'envie nombre de pays. L'Algérie y compris. Et pour cause, comment ne pas ressentir un brin de jalousie lorsque les exportations chinoises pour le seul secteur des textiles sont de l'ordre 11.6 milliards de dollars et que l'Algérie ne réussit même pas à atteindre le montant d'un milliard de dollars pour l'ensemble de ses exportations hors hydrocarbures ?  Pourtant, du côté des pouvoirs publics, cela fait des années que l'on ressasse à longueur de séminaires et de rencontres officielles que l'objectif principal est juste d'atteindre cette barre d'un milliard de dollars. Mais qui, faut-il le souligner, n'a jamais été atteinte. En fait, là où le pays excelle, c'est dans l'autre sens. En effet, le montant de nos importations ne cesse de croître alors que depuis presque aussi longtemps on déclare officiellement que le défi de l'économie algérienne est de réduire la facture des importations.

N. K.

 

Haut

Suicide

Une idée à promouvoir 

Monter un observatoire de prévention contre le suicide, c'est l'idée lancée par l'Association des pratiques de proximité et de réseau de la wilaya de Tipasa. Mais c'est surtout une initiative à encourager et à promouvoir dans le but de la généraliser. Et pour cause, si les pouvoirs publics éprouvent quelques réticences à reconnaître que le phénomène a pris des proportions alarmantes, il en est autrement des associations qui, elles, ne cessent de tirer la sonnette d'alarme pour qu'enfin on réagisse et que l'on mette en place des structures à même d'aider les jeunes en difficulté psychologique et les faire renoncer à leur projet de suicide. D'autant que, soulignent ceux qui sont confrontés à cette question, les causes du suicide sont généralement identifiées. Mais pour que le travail des associations soit efficace, il faudrait surtout que des moyens soient mis à leur disposition. D'où l'indispensable implication des pouvoirs publics. Et pour cela, il faudrait que soit cassé le tabou dans lequel ils ont enfermé le sujet. Mais ont-ils la volonté de la faire ? Là est toute la question.

  N. K.

 

Haut

Lutte contre le sida

A quand une politique nationale ?

En Algérie, le nombre de sidéens et de séropositifs est en hausse continue. Officiellement, on recense 767 sidéens et 1 868 séropositifs ; mais d'autres sources affirment que ces chiffres sont loin de refléter la réalité, pour la simple raison, est-il affirmé, que le dépistage n'est pas un réflexe automatique chez les personnes susceptibles d'être porteuses du virus. D'où du reste le drame. Ces malades pourraient ainsi contaminer d'autres personnes à leur insu. C'est une réalité que l'on tend à minimiser. Pourtant, un tel danger est omniprésent. C'est pourquoi, suggèrent  les spécialistes, l'Etat se doit, à travers son ministère de la Santé publique et tous les autres relais qu'offre la société civile de mettre en place une politique nationale de lutte contre cette pandémie. Ce n'est qu'à ce prix que l'on pourra faire reculer la maladie et endiguer sa progression en Algérie. Continuer à mettre son avancée sur le dos de la prostitution et de l'immigration clandestine serait persister à nier une évidence. Car quand bien même ces deux fléaux sont les principaux vecteurs de la propagation du sida, il n'en demeure pas moins qu'ils ne sont pas les seuls. Pour s'en convaincre, il suffit de citer toutes ces femmes et tous ces enfants qui sont désormais recensés dans le registre des sidéens ou des séropositifs pour une faute qu'ils n'ont pas commise.

N. K. 

 

Haut

e-mail :contact@lesdebats.com

 

Copyright © 2001-2002 - MAHMOUDI INFO Sarl - Tous droits réservés.

Conception M.Merkouche