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Exportation
L'exemple
chinois
Les exportations
chinoises de textiles pourraient atteindre 116 milliards de dollars
en 2005, malgré des frictions commerciales, soit une hausse de
19,21% en glissement annuel, a annoncé l'Association de l'industrie
textile de Chine. La Chine a exporté pour 97,3 milliards de dollars
de textiles en 2004, selon la même source. L'accroissement de ces
exportations est dû à l'augmentation de l'investissement et à la
rénovation technique dans ce secteur, ce qui a permis de renforcer
la compétitivité de cette industrie. Voilà une information qui fera,
à n'en pas douter, pâlir d'envie nombre de pays. L'Algérie y
compris. Et pour cause, comment ne pas ressentir un brin de jalousie
lorsque les exportations chinoises pour le seul secteur des textiles
sont de l'ordre 11.6 milliards de dollars et que l'Algérie ne
réussit même pas à atteindre le montant d'un milliard de dollars
pour l'ensemble de ses exportations hors hydrocarbures ? Pourtant,
du côté des pouvoirs publics, cela fait des années que l'on ressasse
à longueur de séminaires et de rencontres officielles que l'objectif
principal est juste d'atteindre cette barre d'un milliard de
dollars. Mais qui, faut-il le souligner, n'a jamais été atteinte. En
fait, là où le pays excelle, c'est dans l'autre sens. En effet, le
montant de nos importations ne cesse de croître alors que depuis
presque aussi longtemps on déclare officiellement que le défi de
l'économie algérienne est de réduire la facture des importations.
N. K.
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Suicide
Une idée à
promouvoir
Monter un
observatoire de prévention contre le suicide, c'est l'idée lancée
par l'Association des pratiques de proximité et de réseau de la
wilaya de Tipasa. Mais c'est surtout une initiative à encourager et
à promouvoir dans le but de la généraliser. Et pour cause, si les
pouvoirs publics éprouvent quelques réticences à reconnaître que le
phénomène a pris des proportions alarmantes, il en est autrement des
associations qui, elles, ne cessent de tirer la sonnette d'alarme
pour qu'enfin on réagisse et que l'on mette en place des structures
à même d'aider les jeunes en difficulté psychologique et les faire
renoncer à leur projet de suicide. D'autant que, soulignent ceux qui
sont confrontés à cette question, les causes du suicide sont
généralement identifiées. Mais pour que le travail des associations
soit efficace, il faudrait surtout que des moyens soient mis à leur
disposition. D'où l'indispensable implication des pouvoirs publics.
Et pour cela, il faudrait que soit cassé le tabou dans lequel ils
ont enfermé le sujet. Mais ont-ils la volonté de la faire ? Là est
toute la question.
N. K.
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Lutte contre le sida
A quand une
politique nationale ?
En Algérie, le
nombre de sidéens et de séropositifs est en hausse continue.
Officiellement, on recense 767 sidéens et 1 868 séropositifs ; mais
d'autres sources affirment que ces chiffres sont loin de refléter la
réalité, pour la simple raison, est-il affirmé, que le dépistage
n'est pas un réflexe automatique chez les personnes susceptibles
d'être porteuses du virus. D'où du reste le drame. Ces malades
pourraient ainsi contaminer d'autres personnes à leur insu. C'est
une réalité que l'on tend à minimiser. Pourtant, un tel danger est
omniprésent. C'est pourquoi, suggèrent les spécialistes, l'Etat se
doit, à travers son ministère de la Santé publique et tous les
autres relais qu'offre la société civile de mettre en place une
politique nationale de lutte contre cette pandémie. Ce n'est qu'à ce
prix que l'on pourra faire reculer la maladie et endiguer sa
progression en Algérie. Continuer à mettre son avancée sur le dos de
la prostitution et de l'immigration clandestine serait persister à
nier une évidence. Car quand bien même ces deux fléaux sont les
principaux vecteurs de la propagation du sida, il n'en demeure pas
moins qu'ils ne sont pas les seuls. Pour s'en convaincre, il suffit
de citer toutes ces femmes et tous ces enfants qui sont désormais
recensés dans le registre des sidéens ou des séropositifs pour une
faute qu'ils n'ont pas commise.
N. K.
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