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Côte d’Ivoire
Le processus de
normalisation enrayé
Le désarmement des
milices et des combattants, prévu par l’accord de paix de Pretoria
entre les protagonistes de la crise ivoirienne, connaît ses
premières difficultés, menaçant de retard le calendrier fixé pour
cette opération cruciale dans le processus de paix en Côte d’Ivoire.
L’accord signé le
6 avril sous la houlette du médiateur de l’Union africaine (UA), le
président sud-africain Thabo Mbeki, prévoit le démantèlement
immédiat des milices et la restitution de leur armement. Les
combattants de la rébellion des Forces nouvelles (FN), qui contrôle
le nord du pays depuis le coup d’Etat raté du 19 septembre 2002
contre le président Laurent Gbagbo, doivent être désarmés à compter
du 27 juin, ainsi que les militaires loyalistes du Sud enrôlés après
cette tentative. Les premières difficultés viennent d’être
enregistrées sur le terrain avec le quasi-échec du démantèlement des
milices favorables au président Gbagbo dans l’ouest du pays où elles
concentrent 10 000 hommes. Serait-ce un retour à la case départ ?
Après une
cérémonie très médiatisée, le 25 mai, au cours de laquelle des chefs
de milices ont rendu “symboliquement” leurs kalachnikovs au chef
d’état-major de l’armée loyaliste, le gros de la troupe n’a pas
suivi. L’opération de désarmement telle que prévue n’a pas eu lieu
et il n’y a pas eu dépôt effectif des armes, sources de tensions
dans le pays.
Les miliciens
craignent, selon la presse ivoirienne, que les combattants de la
rébellion, estimés à 42 500 par la Commission nationale de
désarmement (CNDDR), ne soient pas désarmés, d’où leur refus de
rendre les armes. Ces miliciens réclameraient également une prime de
démobilisation comme celle prévue pour les combattants de la
rébellion loyaliste (celle qui a signé les accords de paix). Du côté
des 5 500 combattants, la grogne et la méfiance se sont aussi
installées, alors que la CNDDR a commencé sa campagne de
“sensibilisation”.
La plupart de ces
combattants, qui voudraient intégrer l’armée ou la police pour avoir
un emploi sûr – rare actuellement en Côte d’Ivoire où la situation
économique est peu reluisante – ne pourront pas l’être. Ces
combattants seraient d’autant plus aigris et peu enclins à restituer
leurs armes qu’ils estiment s’être portés au secours de la
République quand elle était en danger, en 2002.
Dans la zone
rebelle, les opérations ont pris également du retard. Le
porte-parole des FN affirme que les opérations de “sensibilisation”
n’ont pas commencé dans le nord du pays. Il précise néanmoins que
l’accord de Pretoria stipule que le démantèlement des milices doit
être réalisé avant le désarmement.
Ces difficultés ne
sont pas de bon augure. Elles présagent de blocages qui pourraient
avoir des conséquences sur le calendrier fixant au 30 octobre
l’élection présidentielle.
La circulation
des armées aggrave l’insécurité dans le pays
La prolifération
d’armes légères en Côte d’Ivoire aggrave l’insécurité dans le pays.
Leur circulation a été favorisée par la proximité de pays qui ont
connu, récemment, des guerres civiles ou des rébellions, tels le
Liberia et la Sierra Leone, alors que la Côte d’Ivoire, où sont
stationnés 6 000 casques bleus des Nations unies et 4 000 soldats
français de l’opération Licorne, est théoriquement soumise à embargo
pat l’ONU depuis novembre.
Les armées ont
commencé à circuler massivement dans le pays après le coup d’Etat
raté contre le régime du président Laurent Gbagbo, il y a deux ans.
La Côte d’Ivoire est alors “devenue un foyer important de trafics”
en raison de cette situation instable qui perdure. Ces armées ont
permis d’équiper des milliers de miliciens et de combattants
“enrôlés à la va-vite” dans les deux camps loyaliste et rebelle,
notent les experts. Parallèlement, les coupeurs de route jouent les
bandits de grands chemins, en particulier dans l’Ouest, détroussant
régulièrement, sans vergogne, des transporteurs, tandis que la
presse évoque de façon récurrente des affaires entre particuliers
qui se règlent dans le sang avec ces armes.
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Washington va revoir sa stratégie de “lutte contre le
terrorisme”
Le gouvernement
américain va réviser sa stratégie de lutte contre le terrorisme,
remplaçant l’arrestation prioritaire de dirigeants du réseau
Al-Qaîda par une approche plus globale visant à combattre
“l’extrémisme violent”, c’est ce que révèle le Washington Post.
La première
révision majeure de sa politique de “guerre contre le terrorisme”,
conçue après les attentats anti-américains du 11 septembre 2001,
pourrait mener à un nouveau projet de politique nationale en matière
de sécurité, croit encore savoir le quotidien. Il remplacerait le
document signé par le président américain George W. Bush en octobre
2001, qui promettait notamment “l’élimination de la menace
terroriste à notre mode de vie”.
Ce changement est
rendu nécessaire par le fait, dit-on, qu’Al-Qaîda se soit
transformée en “une organisation plus informe, diffuse et difficile
à cibler”.
“L’ennemi s’est
adapté”, explique l’une des principales conseillère du locataire de
la Maison Blanche en matière de terrorisme qui dirige le projet de
révision.
L’étude examinera
également “les moyens de lutter contre une nouvelle génération de
terroristes en Irak au cours des dernières années”. Mais ce que les
Américains passent sous silence, c’est que la violence en Irak est
générée par leur occupation…
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La Chine fait peur aux Etats-Unis
La Chine fait peur
aux Etats-Unis, qui tentent de diaboliser aujourd’hui la puissance
asiatique.
Le secrétaire
américain à la Défense a fait une sortie remarquée en déclarant que
Pékin dépensait beaucoup plus pour sa défense qu’elle ne le
reconnaissait officiellement et mettait en danger l’équilibre des
forces en Asie-Pacifique.
Une étude du
Pentagone, qui doit être publiée prochainement, conclut que le
budget chinois de la défense est le premier de la région et le
troisième du monde selon les déclarations du faucon Donald Rumsfeld.
“étant donné qu’aucun pays ne menace la Chine, on se demande
pourquoi l’augmentation de ses dépenses ? Pourquoi la poursuite de
ces achats d’armées considérables ?”, s’est-il interrogé.
Un responsable
chinois du ministère des Affaires étrangères, a répliqué en
demandant au ministère américain de la Défense s’il pensait vraiment
que personne ne menaçait la Chine et si les Etats-Unis se sentaient
menacés par la montée en puissance de la Chine.
La Chine a annoncé
que son prochain budget de la défense serait en augmentation de
12,6%.
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