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Emploi
Recyclés, quel
sens ?
4 000 employés sur
les 86 000 encore en poste dans le secteur public bénéficieront
d'un programme de formation et de recyclage dans le cadre du
programme européen Meda II. Voilà une information qui, à coup
sûr, rassurera ce personnel tant il paraît peu probable que l'on
investisse dans la ressource humaine, d'un côté, et que d'un autre,
on envisage de les mettre à la porte pour cause de compression ou de
fermeture. Reste qu'il y a lieu de faire remarquer que cette
initiative intervient tardivement. Car on imagine aisément tous les
avantages dont les entreprises publiques auraient pu bénéficier en
mettant en place un tel programme de soutien à la formation et au
recyclage de leur personnel depuis des années. Mais il faut croire
qu'elles n'avaient pas les moyens financiers pour lancer de telles
opérations. Il est cependant à souhaiter que le personnel qui sera
envoyé en formation pourra tirer profit de ce programme et surtout
en fera profiter son entreprise, car la rentabilité et la
productivité dépendent en grande partie de la maîtrise
professionnelle.
N. K.
Création des petites
entreprises
Prudence
justifiée
Selon les
statistiques élaborées par la Caisse national d'assurance chômage (CNAC),
le dispositif lancé en 2004 est loin d'avoir atteint sa vitesse de
croisière. Sur 11 094 dossiers déposés auprès des banques, seules
3 382 notifications d'accord bancaire ont été effectuées tandis que
3 036 dossiers ont été rejetés. Une nouvelle fois, l'excès de
prudence des banques est mis en exergue pour justifier ces chiffres.
Pourtant, d'un certain point de vue, on ne peut reprocher aux
gestionnaires des banques cette prudence, quand bien même elle
semblerait excessive. Mieux encore, elle pourrait être considérée
comme salvatrice pour ces jeunes et moins jeunes, puisque le
dispositif concerne les 35-50 ans, du moment qu'elle leur évite de
s'embarquer dans une aventure qui risquerait d'être hasardeuse. En
effet, il est du côté des banques reproché aux conseillers de ces
caisses et autres agences de soutien à l'emploi de ne pas accorder
assez d'importance à l'examen des dossiers des postulants à la
création de micro-entreprises. Il semblerait que, pour ces
conseillers, on ne soit pas assez vigilant sur la probabilité de
réussite du projet soumis à l'examen. Or il se trouve que souvent,
tenues par l'impératif politique, ces caisses et agences optent
pour la facilitation au détriment de l'efficacité des projets.
N. K.
Sûreté urbaine
L'insécurité
persiste
Selon le chef de
la police judiciaire de la wilaya d'Alger, la capitale n'a
enregistré, tout au long de l'année écoulée, aucun acte terroriste.
Une déclaration sous forme de confirmation de ce que tout un chacun
n'aura pas manqué de vivre. Pourtant, si les Algérois ont toutes les
raisons, aujourd'hui, de se réjouir de ce constat, il n'en reste
pas moins que cela ne signifie nullement qu'ils se sentent pour
autant en sécurité. En effet, la criminalité qui prend de l'ampleur
ne peut que tempérer ce sentiment de quiétude qu'ils sont en droit
de revendiquer. Et pour cause, le simple et paisible citoyen est
agressé pour son portable, son porte-monnaie, ses baskets, sa
montre, sa voiture… Pis encore, même chez lui, il n'est plus en
sécurité puisque des agressions sont commises à l'intérieur même des
domiciles. Une situation nouvelle qui tend malheureusement à prendre
de l'ampleur. La police, le citoyen en est conscient, ne peut pas
prendre en charge cette hausse de la criminalité. Les opérations
menées par tous les corps de sécurité et la multiplication des
contrôles auront, espérons-le à moyen terme un effet. En attendant,
force est de conseiller aux citoyens de ne pas trop s'aventurer dans
les endroits isolés et surtout de ne pas ouvrir leur porte au
premier venu.
N. K.
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