|
Accueil
Sport scolaire
Une discipline dénigrée
Quelque mille cent athlètes représentant les sélections de six
régions du pays et la communauté algérienne établie à l'étranger
participeront au tournoi national scolaire multidisciplinaire prévu
à Ghardaïa du 27 mars au 1er avril prochain est-il rapporté.
Initiée par les Ministères de la Jeunesse et des Sports (MJS) et de
l'Education nationale, cette manifestation a pour objectif, selon
les organisateurs, "la relance du sport scolaire, la prospection de
jeunes talents dans le milieu scolaire et l'évaluation des capacités
locales d'organisation de grands évènements sportifs". Vu sous cet
angle, on ne peut donc que se féliciter de la tenue de ce tournoi.
Mais pour donner plus de crédibilité à la démarche de ces deux
ministères, il aurait fallu, en parallèle, qu'ils manifestent un
intérêt pour la discipline qui est censée être enseignée dans tous
les établissements scolaires. Or il n'est un secret pour personne
que la pratique du sport dans les écoles, CEM et lycées est presque
facultative puisque les moyens ne sont pas mis à la disposition des
enseignants qui tentent, malgré toutes les contraintes qu'ils
rencontrent, d'assurer leurs cours. Pourtant, lorsque vous n'avez
pas les ballons pour telle ou telle discipline, que vous n'avez pas
les tapis, que les cours ne sont pas régulièrement tracées et que
vous devez attendre que les élèves aient rejoint leurs classes pour
dispenser le cours de l'éducation sportive, il faut, est-il
nécessaire de le souligner, une sacrée dose de courage pour
continuer à enseigner.
N.
K.
Haut
Formation
On
connaissait les universités d'été que les partis politiques ont
adoptées depuis quelques années en faveur de leurs militants. Mais
voilà que la Confédération des cadres des finances et de la
comptabilité annonce la tenue de son université d'hiver, qui aura
lieu les 14 et 15 mars au siège du ministère des Finances. Le thème
retenu porte sur l'intégration économique maghrébine.
Un
choix qui, pourtant, ne semble plus d'actualité puisque, de l'avis
de tous les observateurs, le projet d'Union maghrébine est renvoyé
aux calendes grecques. C'est dire que les participants, quant bien
même ils arriveraient à la conclusion que cette intégration
indispensable pour la survie de la région dans un monde qui de plus
en plus se répartit en blocs régionaux, ne pourront pas changer la
triste réalité qui est celle de cette région du monde. En fait, ils
ne feront que parler dans le vide…
N.
K.
Haut
Tourisme
Aberration
Un
hôtel érigé sur un site classé monument historique culturel. Plus
précisément dans le périmètre du palais du Bey d'Oran. Voilà une
anomalie qui mérite de présenter celui qui en est l'auteur à la
justice. Mais si telle éventualité peut être envisagée dans un autre
pays, il en est autrement dans le nôtre. Chez nous, réalisant
l'énormité de la chose, on procéda à l'arrêt des travaux, mais après
que le promoteur ait réalisé la construction d'une carcasse de 19
étages. A l'arrêt depuis une décennie, on imagine la frustration du
propriétaire et le dilemme dans lequel se trouvent les autorités
locales. Des propositions viennent d'être émises en vue de
solutionner cette situation.
N.
K.
Haut
Justice
Exemple à méditer
On ne
peut pas prétendre que les USA soient un modèle parfait pour le
reste du monde. Loin de là. Mais lorsqu'on nous apprend qu'une peine
de huit ans et quatre mois de prison ferme a été infligée à un
ancien élu républicain de Californie pour une affaire de trafic
d'influence, on ne peut que rester admiratif devant le
fonctionnement de cet Etat et de son appareil judiciaire. Il est
vrai aussi que l'intéressé a avoué avoir empoché 2,4 millions de
dollars, en numéraire ou en nature, de la part d'industriels de
l'armement et qu'en échange, il intervenait en faveur de leurs
produits au Pentagone. Mais il n'en demeure pas moins que c'est une
condamnation qui devrait servir d'exemple aux juges dans d'autre
pays. L'ancien élu a en outre été condamné à une amende de 1,8
million de dollars. Une information qui mérite d'être méditée, au
lendemain de l'ouverture de la session parlementaire, en Algérie, où
députés et sénateurs se sont distingués, la session passée, par le
rejet du plus important article de la loi anticorruption.
N.
K.
Haut
e-mail :contact@lesdebats.com |