Semaine du 8 au 14 Mars 2006

L'Algérie, un marché juteux

Américains et Russes, guerre en sourdine

La réconciliation nationale face aux défis sécuritaires

Un piège appelé GSPC

L’appel à la prière revient à la télévision

Adhan par ordonnance

 

 
 
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L'Algérie, un marché juteux

Américains et Russes, guerre en sourdine

Lors d'une récente visite d'une délégation du gazier russe Gaz Prom en Algérie, il a été décidé de développer une coopération tous azimuts entre les deux pays. Si l'on ajoute à cela la visite attendue du Président russe en Algérie et le partenariat stratégique conclu entre Alger et Moscou en 2001, il ressort que la Russie souhaite passer à la vitesse supérieure pour reconquérir un terrain qu'elle a perdu au fils des années, en face des Américains et des Européens qui se rapprochent de plus en plus de l'Algérie.

En effet, la Russie, qui a été pendant de longues années le protecteur du bloc socialiste, dont l'Algérie faisait alors partie, a été durement éprouvée par l'éclatement de l'empire soviétique, après que la politique de la perestroïka engagée par le président Mikhaïl Gorbatchev eut montré son incapacité à aller de l'avant et garder au pays la force qui était sienne. Rongée par les problèmes intérieurs, la Russie perd pied en Algérie et dans beaucoup d'autres pays.

L'Algérie, pour sa part, n'a pas été moins éprouvée par la décennie où l'instabilité et le terrorisme ont régné en maîtres. Donc démembrement et guerre tchétchène pour la Russie, instabilité politique en Algérie. Quelques années après, les deux pays recollent les morceaux et reconstruisent leur politique extérieure, avec pour mot d'ordre le pragmatisme.

Une fois leurs problèmes réglés, les deux pays tentent un rapprochement et signent, en avril 2001, un partenariat stratégique qui intègre surtout la lutte antiterroriste. En effet, même si l'Algérie a dû, entre 1994 et 2004, diversifier ses importations, il reste que l'apport de l'armement russe pour les armées algériennes est estimé à 85%, ce qui n'est pas rien.

En 2004, un contrat de 50 avions militaires de type Mig-29 a été conclu pour un montant de 1,5 milliard de dollars. Ce contrat, qui fait de l'Algérie, le premier importateur étranger de Mig, prend en compte le remboursement de la dette due par l'Algérie à la Russie.

L'Algérie a également fait la commande, en 2004, de 12 à 18 chasseurs bombardiers Sukhoi 30MK et aurait commandé le YAK-130, un autre appareil russe. Et si l'on croit le rapport Forecast international, l'Algérie dépensera plus de 2,3 milliards de dollars par an à l'horizon 2007, et ce, pour ses achats d'équipement militaire.

Mais il faut croire que mis à part les contrats d'armement qui sont importants, la Russie aspire à développer avec l'Algérie une coopération élargie à d'autres domaines. A commencer par les opportunités d'investissement dans le gaz algérien qui peuvent toucher à la prospection, l'extraction, le transport, le traitement et la commercialisation du gaz naturel, surtout quand on sait que les réserves prouvées de 4 550 milliards de mètres cubes font de l'Algérie le deuxième producteur de gaz naturel en Afrique après le Nigeria, sont le garant d'investissements importants.

La Russie veut aussi accroître les échanges commerciaux entre les deux pays. Ces échanges ont sérieusement diminué ces dernières années.

En effet, en 2004, les exportations russes vers l'Algérie avaient atteint 350 millions de dollars, ce qui est considéré comme minime en comparaison avec les 2,3 milliards d'échanges enregistrés durant les années 1970, du temps de l'URSS. Pour remédier à cet état de choses, il a été prévu que 14 contrats seraient signés lors de la visite du président Vladimir Poutine en Algérie. Des contrats dont la valeur correspond à au moins un milliard de dollars. Mieux encore, un effacement total de la dette russe, qui représente environ 25% du volume global de la dette extérieure de l'Algérie, pourrait être au programme. Donc il serait possible qu'un tiers des 4,5 milliards de dollars serait, selon les observateurs, reconverti en prises de participation dans les entreprises algériennes privatisables.

Sur un autre plan, la Russie a prévu de mettre sur orbite des satellites algériens de télécommunication, de navigation et de sondage de la terre à distance, et ce, en application de l'accord de compréhension mutuelle et de coopération dans le domaine des technologies spatiales. Cet accord prévoit aussi des activités conjointes en matière de sondage de la terre à distance et de création de systèmes de télécommunication et de navigation.

Il faut savoir que la coopération spatiale entre les deux pays a commencé en novembre 2002 par la mise en orbite du satellite algérien Alsat-1 par le lanceur russe Kosmos-3M.

Pour leur part, les Etats-Unis marquent un rapprochement chaque jour plus visible avec l'Algérie à travers plusieurs actions comme par exemple la mise en œuvre d'une norme, dénommée ISPS, et qui vise à contrôler le commerce qui transite par le port d'Alger, et ce, disent-ils, pour lutter efficacement contre le terrorisme international. Mais aussi à travers des accords énergétiques, comme celui signé en novembre 2005, qui consiste à vendre à la compagnie américaine Valero 90 millions de barils de pétrole brut sur une période de cinq ans, ce qui correspond à 4 à 5 millions de barils par trimestre à partir de 2007. Ce deuxième contrat, après celui signé en 2002 (un million de barils par mois sur une période de sept ans à la même compagnie américaine) coûte quelque 5 milliards de dollars.

Dans un autre domaine, celui du gaz, la compagnie Sonatrach a prévu de réserver une capacité de regazéification de gaz naturel sur un terminal de réception aux Etats-Unis suite à un protocole d'accord "non engageant", conclu avec la compagnie américaine Sempra LNG, qui permettra, selon les termes de l'accord, d'approvisionner le marché américain avec un volume qui varie entre 250 et 500 millions de pieds cubes par jour de GNL sur une durée de vingt ans.

En juillet 2001, l'Algérie et les Etats-Unis ont signé l'accord-cadre pour le commerce et l'investissement (TIFA), qui devait être le même que celui conclu avec le Maroc, la Jordanie ou le Bahrein, c'est-à-dire un accord de libre-échange.  Mais il faut savoir que les Américains posent comme préalable à l'Algérie la conclusion d'un accord d'accès avec l'OMC.

Ce chassé-croisé des Américains et, plus récemment, des Russes ne s'apparente-t-il pas à une "occupation de terrain" pour les premiers et une "reconquista" pour les seconds ? Ce qui signifie dans les deux cas que l'Algérie reste, malgré tout, un marché des plus importants.

Khadidja Mohamed Bouziane

 

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La réconciliation nationale face aux défis sécuritaires

Un piège appelé GSPC

La mise en application des dispositions légales de la charte de la réconciliation nationale auront-elles les moyens de taire les armes ? Selon les dispositions de ces textes réglementaires, les éléments armés ont encore six mois pour se rendre.

Il s’agit là d’une offre de paix extraordinaire de l’Etat au profit notamment de ce qui est appelé le GSPC. Dans le même temps les dernières informations publiques et vérifiables indiquent que la lutte continue dans la mesure où apparemment ce groupe est loin de considérer cette possibilité de paix et les avantages à tirer pour ses éléments armés.

Derniers événement en date l’élimination de Ahmed Zarabib, présenté comme l'un des fondateurs du Groupe salafiste pour la prédication et le combat. Il a été abattu dans une opération de ratissage dans la région de Béjaïa en janvier.  Une autre opération militaires est signalée aussi du coté de Boumerdes. Récemment aussi on a fait état  de la tentative d’assassinat de l’ancien général de corps d’armée Mohamed Lamari de l’aveu d’un élément du GSPC rendu aux autorités.

Le GSPC, entre 700 et 1000 hommes dont on explique mal l’organisation ou le mode de commandement semble en tout les cas être une organisation structurée. On en veut pour preuve les indications liées notamment aux décès des chefs de ce groupe relayées par un site Internet. Au-delà des groupes armés un noyau « politique » qui alimente la propagande et le soutien les actions armés par la communication active.  Et c’est à cette organisation que s’adresse finalement el délai de six mois.

Si au plan militaire, il est clair que la victoire est impossible (groupes réduits, isolés peu de moyens apparemment),  qu’en sera-t-il au plan politique ?

Dans le même temps on peut se demander comment aller vers la concrétisation des objectifs fondamentaux de la charte si un tel groupe continue d’exister. La paix et la réconciliation sont caducs sans l’arrêt des actions armées sporadiques du GSPC.

Irréductibles et tenaces ils sont l’illustration même de l’entêtement inutile soulevé par le président Bouteflika lors de la campagne pour la concorde civile en 1999. Il indiquait en substance que si on s’engage dans une logique révolutionnaire il faut absolument vaincre sinon on est laminé.

N’oublions pas il s’agit d’un des derniers relents de l’islamisme politique violent issu de la nébuleuse du FIS. On exclu le retour à la politique des dirigeants du FIS par les dispositions de l’ordonnance 06-01.

Nouvelle couverture politique

Son article 26 stipule que « l’exercice de l’activité politique est interdit, sous quelque forme que ce soit, pour toute personne responsable de l’instrumentalisation de la religion ayant conduit à la tragédie nationale.
L’exercice de l’activité politique est interdit également à quiconque, ayant participé à des actions terroristes refuse, malgré les dégâts commis par le terrorisme et l’instrumentalisation de la religion à des fins criminelles, de reconnaître sa responsabilité dans la conception et la mise en œuvre d’une politique prônant la violence contre la Nation et les institutions de l’Etat. » ceux qui justement reconnaîtront leur responsabilité seront admis dans les cercles politique et les partis. Abdelaziz Belkhadem secrétaire général du FLN reconnaissant implicitement que les islamistes du FIS et des groupes armés « blanchis » sont admissibles à l’action politique dans les partis politiques existants. Question est ce qu’on ne risqe pas d’aller trop vite en besogne alors que le GSPC active encore. En l’absence d’une couverture politique il pourrait la retrouver chez ceux qui voudront bien lui venir en aide pour rallier ses hommes à leur cause ou leurs ambitions politiques.

Après des années marquées par les violences et les injustices les anciens terroristes emprisonnés ou les personnes liées aux cercles de soutiens sont libérés et les familles des personnes engagés dans des groupes armés sont réhabilités. Ce sont là les mesures immédiates et les plus importantes attendues. Elles sont destinées à taire les armes et apaiser une situation en prônant le principe de ni vainqueur ni vaincu. Pourtant il s’agit d’une réhabilitation judiciaire qui présuppose une réhabilitation politique. En filigrane se profil le retour du des islamistes du FIS qui enregistreront à terme forcément une victoire politique pour peu que leurs sympathisants perçoivent les mesures de la réconciliation nationale comme tel. Dans ces termes, au plan interne, la donne GSPC se pose en véritable piège pour la réconciliation nationale. Les derniers irréductibles qui ont fait fi des offres de paix (concorde civile et maintenant réconciliation nationale) s’inviterait au débat politique s’ils se rendent dans les six mois en principe. Une donne qu’on n’ignore pas à tous les niveaux de décision  dans la mesure où tous les effets des mesures de clémences ont été certainement longuement étudiées. Au plan international on n’oubliera pas de rappeler que le GSPC fait partie des 28 organisations terroristes répertoriées dans la liste américaine post 11 septembre 2001. Ses liens supposés ou réels avec Al Qaïda ne plaident pas non plus pour la réhabilitation de ses éléments. Pourtant les six mois de délais ne concernent finalement que les éléments du GSPC.

Amine Esseghir

L’inacceptable violence 

Verra t on des violeurs ou des auteurs de massacres libérés ? Probablement, dans la mesure ou ceux dont les éléments de preuves indiscutables n’ont pas été recueillis par les autorités se faufileront entre les mailles du filet. L’article 10 de l’ordonnance 06-01 constitue certes un barrage légale mais pose la question de son application. Il stipule : «les mesures prévues aux articles 5, 6, 8 et 9 ci-dessus, ne s’appliquent pas aux personnes qui ont commis ou ont été les complices ou les instigatrices des faits de massacres collectifs, de viols ou d’utilisation d’explosifs dans les lieux publics. »

Depuis la loi sur la Rahma et avec l’épisode des redditions massives de la concorde civile on  a rarement entendu un ancien terroriste avouer ses crimes publiquement. Le plus souvent les déclarations publiques indiquaient qu’ils travaillaient dans les maquis, faisant la vaisselle ou la cuisine. Leurs seuls faits d’armes les tours de gardes. Il est effectivement difficile de reconnaître avoir contribué à une telle tragédie.

Pourtant les vertus même de cette réconciliation passe par cette  reconnaissance implicite de ceux qui ont plongé le pays dans « la tragédie nationale » qui certes bénéficient de la clémence de l’Etat mais dans le même temps reconnaissent implicitement leur erreur.

A.E.

 

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L’appel à la prière revient à la télévision

Adhan par ordonnance

La grosse surprise du dernier Conseil des Ministres est, sans doute, le retour de l’appel à la prière (Adhan) par voie d’ordonnance. Supprimé de la télévision en 1993, alors que la crise nationale était à son paroxysme, le Adhan revient treize ans plus tard avec la force de la « loi ». Etait-il si nécessaire de le rétablir de cette manière ? Quels liens avec la promulgation des textes de mise en œuvre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale ? Une décision qui montre bien que « l’utilisation de la religion à des fins politiques » n’est pas l’apanage des seuls partis islamistes. Cela ressemble fort à une prise en main de la dimension religieuse (du moins dans certains de ces aspects) par les pouvoirs publics.

« Le Conseil des Ministres a décidé que la Radio Nationale à travers toutes ses chaînes ainsi que la Télévision Nationale sont désormais tenues de diffuser l’Adhan à la prière, à ses heures quotidiennement, à l’instar des autres pays musulmans à travers le Monde », lit-on dans le communiqué   du Conseil des Ministres du lundi 27 février dernier. On n’en sait pas plus. On ne sait pas si la proposition émane du ministre des Affaires Religieuses, du président de la république ou du chef du gouvernement. Théoriquement, même si rien n’a été officiellement dit sur la partie ayant fait cette proposition, tout porte à croire qu’elle émane du chef de l’Etat.

A noter que la décision de rediffuser le Adhan à la radio et à la télévision a été prise au même moment de l’adoption des textes relatifs à la « réconciliation nationale », et d’un projet d’ordonnance « fixant les conditions et règles d’exercice des cultes autres que musulman ». C’est à croire que le contexte politique actuel plaide pour une « islamisation par le haut ».

En effet, l’appel à la prière aurait pu être rétabli sans le recours à une décision émanant d’une réunion d’un Conseil des Ministres. Faut-il rappeler que certaines radios algériennes, comme El Bahdja, diffusent depuis des années l’appel à la prière, pour Alger et ses environs, sans que cela ne soit dicté (ni interdit) par les pouvoirs publics. Dans un esprit d’ouverture envers l’ensemble des auditeurs de cette chaîne, l’Adhan a été instauré sans que cela ne soit choquant.

Pour le cas de la télévision, une simple décision de la direction des programmes aurait donc réglé le problème, si problème il y avait ! D’autant plus que c’est la direction de la chaîne qui avait pris, au début des années 90, la décision de le supprimer, dans un contexte politique particulier où la diffusion de l’appel à la prière était considérée comme une « concession à l’islamisme politique », c’est ce qui explique sa suppression à cette époque.

Il est donc difficile de ne pas voir dans le rétablissement de l’appel à la prière à la télévision et sur les ondes des chaînes de la radio nationale, une volonté d’instrumentalisation du facteur religieux, au moment où tout le monde est prié de laisser ses convictions religieuses aux vestiaires. Difficile de ne pas associer cette décision à une sorte d’expression de la volonté du « Prince des Croyants » (Amir El Mouminin) qui lui seul a le droit de décider pour le bien de l’ensemble de la communauté.

Cette mesure pourrait aussi être interprétée comme une volonté d’extraire des mains des islamistes des arguments « religieux » pouvant discréditer l’Etat qu’on accuse de ne pas respecter les préceptes de l’Islam.

Quelles réactions ?

Contre toute attente, cette décision ne semble pas avoir ému outre mesure le camp islamiste. En effet, hormis les prêches du vendredi, probablement sur instruction du ministère des Affaires Religieuses, et la réaction très favorable à cette mesure de la part de cheikh Abderrahmane Chibane, président de l’Association des Oulémas Algériens, qui a salué le retour de l’Adhan à la télévision et la radio, aucune autre expression de satisfaction n’a été enregistrée au sein de la mouvance islamiste. Ni le MSP, pourtant membre de la coalition gouvernementale, ni El Islah n’ont réagit suite à cette décision. Même constat au sein de la population. La réintroduction de l’appel à la prière dans l’audiovisuel n’a ni enchanté ni gêné les algériens. Il n’existait aucune demande sociale (largement exprimée) pour le retour du Adhan à la télévision. Les gens s’étaient fait une raison. Ils se sont habitués à ce que parmi toutes les chaînes télévisions du monde arabe, seule l’ENTV ne le diffusait pas. D’ailleurs, cette question est loin de figurer parmi les principaux reproches que l’on puisse faire à notre télévision. D’un autre côté, notons aussi que parmi les plus fervents défenseur de la suppression du Adhan à la télévision dans les années 90 n’ont exprimé aucun refus après l’adoption de cette mesure.

Le clin d’œil aux islamistes ne s’arrête pas là. Immédiatement après le petit paragraphe annonçant le rétablissement de l’appel à la prière sur les médias audiovisuels algériens, le communiqué du Conseil des Ministres ajoute que ce dernier a examiné et adopté un projet d’ordonnance fixant « les conditions et règles d’exercice des cultes autres que musulman ». Un « vide juridique » vient d’être comblé pour réglementer « le cadre d’exercice des activités ou manifestations religieuses autres que musulmane ».

Se basant sur des dispositions constitutionnelles algériennes proclamant l’Islam religion de l’Etat, le projet d’ordonnance n’autorise la pratique des cultes autres que musulman que « dans le cadre d’associations à caractère religieux constituées conformément aux lois et aux règlements régissant ce domaine ». Tout en assurant « la protection et le soutien de l’Etat à l’activité religieuse autre que musulmane », le texte comporte des dispositions visant à mettre un terme aux « activités anarchiques d’associations et de personnes dans ce domaine ainsi qu’aux entreprises de prosélytisme menées à l’endroit de musulmans en Algérie ».

Après avoir pendant longtemps affirmé l’inexistence de missions de prosélytisme en Algérie, le ministre des Affaires Religieuses est quasiment désavoué par le président de la république qui explique, selon le communiqué du Conseil des Ministres, le recours à la promulgation de la législation est dû à l’existence de pratiques « anarchiques et parfois même mercantilistes », « étrangères aux traditions de l’Eglise chrétienne en Algérie », qui « agressent ses citoyens musulmans dans leur Foi ». Souhaitons toutefois que ces mesures ne soient pas interprétées dans le sens d’interdire ou de limiter aux « Gens du Livre » de pratiquer, sereinement et dans le respect total, leur religion.

Abdelkader Djalil

 

 

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