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Proche-Orient
Génocide à ciel
ouvert
Les mots ne
suffisent plus pour décrire la politique génocidaire pratiquée en
toute impunité par Israël contre les Palestiniens et les Libanais.
En utilisant toute son armada meurtrière, équipée d’armes prohibées,
contre le Liban et les territoires palestiniens, l’Etat sioniste a
fait la démonstration, s’il en faut, de son total mépris des
conventions et règles internationales régissant les guerres, voire
de la morale tout court. Rien n’arrête plus Tel Aviv dans sa
détermination à raser le pays du Cèdre et à annihiler le fait
national palestinien.
Aux symboles
politiques visés (la résistance) se conjuguent les carnages massifs
et l’anéantissement de l’ensemble des infrastructures libanaises
pour mieux frapper les esprits.
Tous les moyens
sont bons : bombardements dévastateurs, utilisation d’armes de
destruction massive livrées par l’allié américain, blocus sur tous
les plans, dans le but de rayer de la carte l’ensemble des
territoires palestiniens et de réoccuper le Liban pour pouvoir y
installer un état fantoche.
Face à une
situation confinant à l’holocauste, la plupart des régimes arabes
ont fait l’étalage de leur duplicité, naviguant toujours à
contre-courant de leur population et la communauté internationale
dans son ensemble s’est ralliée au nouvel ordre mondial régenté
exclusivement par les Etats-Unis.
Pis, alors que sur
le terrain, la résistance du Hezbollah ne faiblit pas au Liban et
livre des combats véritablement héroïques face à la machine de
guerre de l’état sioniste, le projet de résolution du Conseil de
sécurité mis au point après d’interminables tractations
diplomatiques va au-delà des espérance israéliennes. Une résolution
taillée sur mesure pour l’entité sioniste. L’armée israélienne,
l'une des plus modernes du monde, n'est pourtant pas venue à bout
des tirs de roquettes du Hezbollah, des engins pourtant
rudimentaires.
Ce que Tel Aviv
n’a pu obtenir par la guerre à outrance contre le pays du Cèdre,
notamment au plan des affrontements terrestres, le texte le lui
offre sur un plateau d’argent : un retour à la situation d’avant
2000 en sus du désarmement du Hezbollah. La mouture d’inspiration
franco-américaine ignore totalement le plan en sept points présenté
par le gouvernement de Beyrouth, appelant notamment à un
cessez-le-feu immédiat et au retrait de l’armée israélienne du
Sud-Liban. Elle ferme définitivement la porte à un règlement de
fond.
Une nouvelle fois,
l’ONU, théoriquement garante de la paix et de la sécurité, se
révèle totalement au service des Etats-Unis et des grandes
puissances.
Car le doute n’est
plus permis quant au dessein des Etats-Unis, à travers leur pion
israélien : remodeler entièrement la région. L’escalade actuelle au
Proche-Orient a une nouvelle fois mis à nu les visées hégémoniques
américaines.
Faisant preuve
d’un cynisme sans bornes, l’administration américaine parle de
«paix» et de «démocratisation» dans la région au moment où le déluge
de feu continue de s’abattre sur le Liban et les territoires
palestiniens. Quoi qu’il en soit, la furie israélienne se heurte à
la détermination des Palestiniens et des Libanais à résister.
L’extrême injustice ne peut que nourrir la résistance.
Haut
Cuba
Maintien du cap
révolutionnaire face à une Amérique aux aguets
Petite révolution
dans une île habituée depuis des décennies au règne d'un seul homme
fort : l'absence de Fidel Castro, qui se remet d'une opération après
une crise intestinale, a ouvert la voie à un exercice du pouvoir
plus collégial de Cuba, six fidèles du Lider Maximo étant chargés
des grands projets tandis que son frère Raul, 75 ans, assure son
intérim. Le noyau dirigeant de six personnes désignées par Fidel
Castro pour entourer son frère Raul est un subtil mélange entre la
"vieille garde" du castrisme et une génération plus jeune.
Un avant-goût de
l'après-Castro ? Fidel Castro a fait savoir, le 31 juillet, qu'il
déléguait "temporairement" ses pouvoirs à son frère Raul, ministre
de la Défense, désormais à la tête du gouvernement, du Parti
communiste et de l'armée. Le charismatique Président cubain a
également confié la gestion de ses projets favoris à six hommes,
dont le vice-président Carlos Lage, le ministre des Affaires
étrangères Felipe Perez Roque et le président de la Banque centrale
Francisco Soberon. Son frère Raul a récemment déclaré que le parti,
et non un individu, serait le véritable successeur du Lider Maximo,
ce qui semble indiquer qu'une direction plus collective du pays
aurait ses faveurs dans un Cuba post-Fidel Castro.
Granma, le
quotidien du parti, a abondé dernièrement dans ce sens : "La
confiance spéciale que le peuple accorde au dirigeant fondateur
d'une révolution ne peut être transmise comme un héritage à ceux qui
occuperont les plus hautes fonctions dans le pays à l'avenir."
Après son frère,
c'est à Carlos Lage que Fidel Castro a confié les responsabilités
les plus lourdes en le chargeant du dossier de la "révolution de
l'énergie", un vaste projet de rénovation du réseau électrique
vétuste de l'île. On crédite Lage, 54 ans, d'avoir contribué au
sauvetage de l'économie cubaine après l'éclatement de l'Union
soviétique, avec des réformes économiques modestes qui ont été par
la suite abandonnées lorsque la situation s'est améliorée.
Appartenant à une
génération encore plus jeune, Felipe Perez Roque avait seulement
34 ans lorsqu'il a été nommé ministre des Affaires étrangères en
1999. Il avait fait preuve de sang-froid en prenant le micro pour
calmer la foule, en 2001, lorsque Fidel Castro avait été pris d'un
malaise durant un discours lors d'une réunion publique.
Quant à Francisco
Soberon, 62 ans, président de la Banque centrale, il a manifestement
été désigné par Castro pour son rôle dans le financement des
projets.
Le Lider Maximo a
également confié des responsabilités à trois vétérans du régime
relativement peu connus à l'étranger : le ministre de la Santé José
Ramon Balaguer, le vice-président José Ramon Machado Ventura et le
vice-président Esteban Lazo Hernandez. Leur implication est le signe
de la volonté de Castro de maintenir l'enracinement du pouvoir dans
le communisme pendant son absence. Comme Lage, tous les trois sont
membres du Politburo. Castro a chargé Balaguer de superviser les
programmes de santé, et Machado et Lazo de ceux d'enseignement.
Surnommés les "historiques" pour leur rôle dans la révolution de
1959, Balaguer, 74 ans, et Machado, 76 ans, médecins de formation,
ont combattu avec les barbudos de Castro à la fin des années
cinquante.
Bien qu'il n'ait
pas été mentionné dans la lettre de Castro annonçant son absence
provisoire pour raisons de santé, on estime dans les milieux
politiques cubains que le président du Parlement Ricardo Alarcon, 69
ans, devrait aussi jouer un rôle-clé dans tout futur gouvernement.
Ce diplomate expérimenté, qui parle l'anglais couramment, est un
spécialiste des relations américano-cubaines. Il faut savoir que
depuis janvier 1959, date de l'arrivée au pouvoir de Fidel Castro,
les Etats-Unis n’ont eu cesse de chercher à renverser leur ennemi
juré, le Lider Maximo. Tous les moyens vont être engagés par
Washington pour tenter de déstabiliser la Havane. Reste que le
maintien du cap révolutionnaire a été réaffirmé par les autorités
cubaines conduites provisoirement par Raul Castro, et une fin de
non-recevoir a été opposée aux appels à un «un changement
démocratique» venus des Etats-Unis. «Changement démocratique» qui
signifie pour les Américains un régime aux ordres.
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