Semaine du  10 au 16 Août  2005

 

Santé

Des prises en charge sélectives

Eaux minérales

Et pourtant…

Agriculture

L’intervention de l’Etat

 

 
 
 Actuelles

Accueil

Santé

Des prises en charge sélectives

L’Algérie paie une ardoise de 3 milliards de dinars par an aux fins d’assurer à ses citoyens atteints de maladies des soins à l’étranger. Théoriquement, nul n’est en droit de commenter le montant déboursé pour sauver une vie humaine. Non pas seulement parce que dans le contexte actuel les autorités du pays ont l’argent pour, mais tout simplement parce que l’Etat est tenu d’assurer une prise en charge médicale à l’ensemble de la population et, lorsque elle ne peut être fournie par un établissement de santé en Algérie, il y a lieu d’envoyer le malade à l’étranger.

Mais là où on ne peut plus se taire, c’est qu’il y a beaucoup d’abus dans l’octroi de ces prises en charge médicales à l’étranger. En théorie, seules les pathologies qui ne peuvent pas être soignées en Algérie sont envoyées à l’étranger et ce, sur la base d’un dossier médical examiné par une commission nationale. Mais force est d’affirmer que dans de nombreux cas, des urgences sont reléguées au second plan au profit de tiers dont l’état de santé est loin de nécessiter une prise en charge à l’étranger. Le limogeage par le ministre de tutelle du président de la commission des soins à l’étranger est la confirmation de cette situation d’anarchie qui existait dans l’examen des dossiers. Doit-on pour autant penser que l’ère du piston est révolue et que ne seront envoyés à l’étranger que les cas extrêmes ? On voudrait le croire.     

N. K.

 

Haut

Eaux minérales

Et pourtant…

De nouveau, le ministre des Ressources en eau rebondit sur la question des eaux minérales. Sans vraiment en faire le cheval de bataille de son département, force est néanmoins de souligner que M. Sellal fait montre d’une volonté et d’une détermination maintes fois affichées de mettre de l’ordre dans l’anarchie qui règne dans ce secteur. Qu’on ait mis du temps avant de réagir est une autre question dont M. Sellal n’est pas comptable. Car il y a lieu de rappeler que l’arnaque ne date pas d’aujourd’hui et qu’elle a même été dévoilée par un confrère qui avait pris l’initiative de soumettre à l’analyse, il y a de cela quelque temps, des échantillons de toutes les eaux minérales commercialisées en Algérie. Les résultats de ce travail, effectué par un institut public, publiés dans le cadre d’une enquête journalistique, ont révélé l’ampleur de la tromperie sur la qualité des eaux mises en vente et dont les producteurs affirmaient sans honte aucune qu’elles étaient des eaux minérales ! C’est dire le retard avec lequel les pouvoirs publics ont réagi. Mais qu’à cela ne tienne, puisqu’ils semblent aujourd’hui décidés à protéger le consommateur, ou du moins à veiller à ce qu’il ne paie pas une eau de table au prix d’une minérale. Et pour ce faire, ils comptent obliger les producteurs à se conformer au cahier des charges que le ministère a élaboré.

N. K.

 

Haut

Agriculture

L’intervention de l’Etat

On veut bien croire que le Plan national de développement de l’agriculture, plus connu sous le nom de PNDA, tellement cher au ministre Berkat, est le moteur qui a permis le redynamisation du secteur agricole au point où la production de certains produits a connu un boom, bien que sur un autre registre la facture alimentaire n’a pas baissé. Mais passons. Ainsi, pour en revenir au PNDA, ses initiateurs sont en droit de penser que c’est lui qui a permis la surproduction de tomates et de pommes de terre, constatée à titre d’exemple dans les wilayas de Aïn Defla et de Chlef. Une surproduction qui pose aujourd’hui problème puisque les producteurs se voient proposer par les intermédiaires des prix qui, à coup sûr, ne compensent pas les investissements consentis. Et pour cause : 3 DA sont offerts pour un kilo de tomates et 8 pour un kilo de pommes de terre. De quoi, à n’en pas douter, décourager les producteurs et les pousser à laisser leur production pourrir plutôt que de la brader à une tierce personne qui, elle, réalisera des profits sur leur dos. Et c’est là que l’Etat devrait intervenir. En effet, il serait plus juste que cela soit l’Etat qui reprenne la production de façon à dédommager les producteurs. Cela se fait dans d’autres pays où l’on tend à encourager certaines filières agricoles. Pourquoi donc cette option ne serait-elle pas de mise en Algérie ?         

N. K.

Haut

e-mail :contact@lesdebats.com

 

Copyright © 2001-2002 - MAHMOUDI INFO Sarl - Tous droits réservés.

Conception M.Merkouche