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Santé
Des prises en
charge sélectives
L’Algérie paie une
ardoise de 3 milliards de dinars par an aux fins d’assurer à ses
citoyens atteints de maladies des soins à l’étranger. Théoriquement,
nul n’est en droit de commenter le montant déboursé pour sauver une
vie humaine. Non pas seulement parce que dans le contexte actuel les
autorités du pays ont l’argent pour, mais tout simplement parce que
l’Etat est tenu d’assurer une prise en charge médicale à l’ensemble
de la population et, lorsque elle ne peut être fournie par un
établissement de santé en Algérie, il y a lieu d’envoyer le malade à
l’étranger.
Mais là où on ne
peut plus se taire, c’est qu’il y a beaucoup d’abus dans l’octroi de
ces prises en charge médicales à l’étranger. En théorie, seules les
pathologies qui ne peuvent pas être soignées en Algérie sont
envoyées à l’étranger et ce, sur la base d’un dossier médical
examiné par une commission nationale. Mais force est d’affirmer que
dans de nombreux cas, des urgences sont reléguées au second plan au
profit de tiers dont l’état de santé est loin de nécessiter une
prise en charge à l’étranger. Le limogeage par le ministre de
tutelle du président de la commission des soins à l’étranger est la
confirmation de cette situation d’anarchie qui existait dans
l’examen des dossiers. Doit-on pour autant penser que l’ère du
piston est révolue et que ne seront envoyés à l’étranger que les cas
extrêmes ? On voudrait le croire.
N. K.
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Eaux minérales
Et pourtant…
De nouveau, le
ministre des Ressources en eau rebondit sur la question des eaux
minérales. Sans vraiment en faire le cheval de bataille de son
département, force est néanmoins de souligner que M. Sellal fait
montre d’une volonté et d’une détermination maintes fois affichées
de mettre de l’ordre dans l’anarchie qui règne dans ce secteur.
Qu’on ait mis du temps avant de réagir est une autre question dont
M. Sellal n’est pas comptable. Car il y a lieu de rappeler que
l’arnaque ne date pas d’aujourd’hui et qu’elle a même été dévoilée
par un confrère qui avait pris l’initiative de soumettre à
l’analyse, il y a de cela quelque temps, des échantillons de toutes
les eaux minérales commercialisées en Algérie. Les résultats de ce
travail, effectué par un institut public, publiés dans le cadre
d’une enquête journalistique, ont révélé l’ampleur de la tromperie
sur la qualité des eaux mises en vente et dont les producteurs
affirmaient sans honte aucune qu’elles étaient des eaux minérales !
C’est dire le retard avec lequel les pouvoirs publics ont réagi.
Mais qu’à cela ne tienne, puisqu’ils semblent aujourd’hui décidés à
protéger le consommateur, ou du moins à veiller à ce qu’il ne paie
pas une eau de table au prix d’une minérale. Et pour ce faire, ils
comptent obliger les producteurs à se conformer au cahier des
charges que le ministère a élaboré.
N. K.
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Agriculture
L’intervention
de l’Etat
On veut bien
croire que le Plan national de développement de l’agriculture, plus
connu sous le nom de PNDA, tellement cher au ministre Berkat, est le
moteur qui a permis le redynamisation du secteur agricole au point
où la production de certains produits a connu un boom, bien que sur
un autre registre la facture alimentaire n’a pas baissé. Mais
passons. Ainsi, pour en revenir au PNDA, ses initiateurs sont en
droit de penser que c’est lui qui a permis la surproduction de
tomates et de pommes de terre, constatée à titre d’exemple dans les
wilayas de Aïn Defla et de Chlef. Une surproduction qui pose
aujourd’hui problème puisque les producteurs se voient proposer par
les intermédiaires des prix qui, à coup sûr, ne compensent pas les
investissements consentis. Et pour cause : 3 DA sont offerts pour un
kilo de tomates et 8 pour un kilo de pommes de terre. De quoi, à
n’en pas douter, décourager les producteurs et les pousser à laisser
leur production pourrir plutôt que de la brader à une tierce
personne qui, elle, réalisera des profits sur leur dos. Et c’est là
que l’Etat devrait intervenir. En effet, il serait plus juste que
cela soit l’Etat qui reprenne la production de façon à dédommager
les producteurs. Cela se fait dans d’autres pays où l’on tend à
encourager certaines filières agricoles. Pourquoi donc cette option
ne serait-elle pas de mise en Algérie ?
N. K.
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