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Transports
urbains
La loi des
chauffeurs
Le nouveau plan de
circulation pour Alger sera opérationnel à partir du mois de juin
prochain. C’est-à-dire très prochainement. C’est du moins ce qu’a
affirmé le ministre du secteur. Un nouveau plan qui, à coup sûr,
viendra soulager les milliers d’automobilistes et mettre un tant
soin peu d’ordre dans l’anarchie qui prévaut au niveau de la
circulation dans la capitale qui, faut-il le souligner, est devenue
infernale. Mais l’anarchie ne règne pas uniquement, malheureusement,
au niveau de la circulation. Elle est omniprésente dans la
corporation des transporteurs, qui font, en l’absence de sanctions,
ce que bon leur semble. Le manque de respect pour les personnes
qu’ils transportent atteint son comble. Ainsi, peu d’entre les
chauffeurs de minibus se soucient de leur sécurité, alors que,
n’hésitant pas à faire de la vitesse, d’autres poussent le bouchon
jusqu’à ne pas respecter le trajet initial sous prétexte qu’il sont
trop chargés et qu’il faut qu’ils évitent les barrages de police où
une sanction ne manquerait pas de tomber. Ainsi, pour éviter le
retrait de permis, ils déposent les usagers bien avant l’arrêt fixe,
à quelques encablures de ces barrages qui sont de la sorte évités.
Les voyageurs, eux, pourront toujours protester contre cette marche
forcée, le conducteur n’en tiendra pas compte. N’est-ce pas,
monsieur le chauffeur d’un des bus reliant Hydra à Ben Aknoun ?
N. K.
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Production
nationale
Il n’y a pas
lieu de s’inquiéter !
La ratification
par l’Algérie de l’Accord d’association avec l’Union européenne et
sa prochaine adhésion à l’OMC suscitent l’appréhension des
producteurs nationaux qui craignent – et c’est légitime – pour leur
devenir, puisque ces accords donneront lieu à une déferlante de
produits étrangers à des prix abordables. Reste que ce qui nous
avons constaté dans une supérette permet d’appréhender l’avenir sous
de meilleurs auspices et d’atténuer un tant soit peu ces craintes.
Ainsi, dans cette supérette où vient s’approvisionner le personnel
d’une ambassade occidentale d’un pays qui nous sert de référence ou
de modèle pour pratiquement tout, ce ne sont pas les produits made
in Europe qui sont achetés. Pourtant, la gamme présentée est des
plus larges. Non. C’est sur les produits nationaux que se porte le
choix de ces employés. Tous les détergents et articles d’hygiène,
les produits laitiers et même le chocolat qui atterrissent au fond
du chariot sont des produits made in Algéria. C’est là la preuve que
la production nationale est à même de rivaliser avec ce qui est
produit ailleurs. Il lui reste peut-être, pour gagner les faveurs
des Algériens, à faire un effort en matière d’apparence et
d’esthétique en soignant son emballage...
N. K.
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Mines
antipersonnel
8 millions
d’unités détruites
Le combat mené
dans le monde contre les mines antipersonnel avait pris, un temps,
le visage de la défunte princesse de Galles lady Diana. Les
paparazzi au service des magazines people ont ainsi immortalisé le
combat livré par la princesse. Des photos la montrant en compagnie
de personnes victimes de ces bombes subsisteront longtemps après sa
disparition tragique. Pourtant, ce combat n’était pas l’apanage de
lady Diana ; il est livré par d’autres pays, à l’image de l’Algérie,
qui a hérité 11 millions de mines posées par la France durant la
Guerre de Libération.
Dès lors faut-il
s’étonner lorsque les chiffres officiels font état de
l’enregistrement de 15 000 à 20 000 victimes annuellement ?
Assurément non. Mieux encore, faut-il s’étonner que l’Algérie soit
l’un des premiers signataires de la convention d’Ottawa qui interdit
l’emploi, le stockage, la production et le transfert des mines
antipersonnel ?
C’est dans ce
contexte qu’il y a lieu de situer tous les efforts déployés par le
gouvernement algérien en vue de détruire l’arsenal existant. Plus de
8 millions de mines ont été ainsi détruites depuis la ratification
de cette convention, en septembre 1997. Et pour éviter que de
nouvelles victimes viennent s’ajouter à la longue liste, les
autorités algériennes sont décidées à poursuivre l’élimination des
mines restantes.
N. K.
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