Semaine du 11 au 17 mai 2005

 

Transports urbains

La loi des chauffeurs

Production nationale

Il n’y a pas lieu de s’inquiéter !

Mines antipersonnel

8 millions d’unités détruites

 

 
 
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Transports urbains

La loi des chauffeurs

Le nouveau plan de circulation pour Alger sera opérationnel à partir du mois de juin prochain. C’est-à-dire très prochainement. C’est du moins ce qu’a affirmé le ministre du secteur. Un nouveau plan qui, à coup sûr, viendra soulager les milliers d’automobilistes et mettre un tant soin peu d’ordre dans l’anarchie qui prévaut au niveau de la circulation dans la capitale qui, faut-il le souligner, est devenue infernale. Mais l’anarchie ne règne pas uniquement, malheureusement, au niveau de la circulation. Elle est omniprésente dans la corporation des transporteurs, qui font, en l’absence de sanctions, ce que bon leur semble. Le manque de respect pour les personnes qu’ils transportent atteint son comble. Ainsi, peu d’entre les chauffeurs de minibus se soucient de leur sécurité, alors que, n’hésitant pas à faire de la vitesse, d’autres poussent le bouchon jusqu’à ne pas respecter le trajet initial sous prétexte qu’il sont trop chargés et qu’il faut qu’ils évitent les barrages de police où une sanction ne manquerait pas de tomber. Ainsi, pour éviter le retrait de permis, ils déposent les usagers bien avant l’arrêt fixe, à quelques encablures de ces barrages qui sont de la sorte évités. Les voyageurs, eux, pourront toujours protester contre cette marche forcée, le conducteur n’en tiendra pas compte. N’est-ce pas, monsieur le chauffeur d’un des bus reliant Hydra à Ben Aknoun ?

N. K.

 

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Production nationale

Il n’y a pas lieu de s’inquiéter !

La ratification par l’Algérie de l’Accord d’association avec l’Union européenne et sa prochaine adhésion à l’OMC  suscitent l’appréhension des producteurs nationaux qui craignent – et c’est légitime – pour leur devenir, puisque ces accords donneront lieu à une déferlante de produits étrangers à des prix abordables. Reste que ce qui nous avons constaté dans une supérette permet d’appréhender l’avenir sous de meilleurs auspices et d’atténuer un tant soit peu ces craintes. Ainsi, dans cette supérette où vient s’approvisionner le personnel d’une ambassade occidentale d’un pays qui nous sert de référence ou de modèle pour pratiquement tout, ce ne sont pas les produits made in Europe qui sont achetés. Pourtant, la gamme présentée est des plus larges. Non. C’est sur les produits nationaux que se porte le choix de ces employés. Tous les détergents et articles d’hygiène, les produits laitiers et même le chocolat qui atterrissent au fond du chariot sont des produits made in Algéria. C’est là la preuve que la production nationale est à même de rivaliser avec ce qui est produit ailleurs. Il lui reste peut-être, pour gagner les faveurs des Algériens, à faire un effort en matière d’apparence et d’esthétique en soignant son emballage...

N. K.

 

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Mines antipersonnel

8 millions d’unités détruites

Le combat mené dans le monde contre les mines antipersonnel avait pris, un temps, le visage de la défunte princesse de Galles lady Diana. Les paparazzi au service des magazines people ont ainsi immortalisé le combat livré par la princesse. Des photos la montrant en compagnie de personnes victimes de ces bombes subsisteront longtemps après sa disparition tragique. Pourtant, ce combat n’était pas l’apanage de lady Diana ; il est livré par d’autres pays, à l’image de l’Algérie, qui a hérité 11 millions de mines posées par la France durant la Guerre de Libération.

Dès lors faut-il s’étonner lorsque les chiffres officiels font état de l’enregistrement de 15 000 à 20 000 victimes annuellement ? Assurément non. Mieux encore, faut-il s’étonner que l’Algérie soit l’un des premiers signataires de la convention d’Ottawa qui interdit l’emploi, le stockage, la production et le transfert des mines antipersonnel ?

C’est dans ce contexte qu’il y a lieu de situer tous les efforts déployés par le gouvernement algérien en vue de détruire l’arsenal existant. Plus de 8 millions de mines ont été ainsi détruites depuis la ratification de cette convention, en septembre 1997. Et pour éviter que de nouvelles victimes viennent s’ajouter à la longue liste, les autorités algériennes sont décidées à poursuivre l’élimination des mines restantes.

N. K.

 

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