Semaine du 11 au 17 janvier 2006

 

Sharon et loi anti corruption en vedette

Indignation

 

 
 
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Sharon et loi anti corruption en vedette

Indignation

Alors que Le Jeune Indépendant du samedi7 janvier consacre sa première ouverture au décès de sept   Algériens dans l'effondrement d'un hôtel à la Mecque El Watan du même jour a préféré réserver sa première ouverture à  Ariel  Sharon.  "Victime d'une hémorragie cérébrale depuis mercredi soir, Sharon (est) entre la vie et la mort" annonce ce quotidien. Dans un commentaire publié en page 32,  intitulé "la paix compromise" le rédacteur qui rappelle  que "l'homme,certes, est connu pour ne pas avoir été tendre à l'égard des palestiniens (…) " estime toutefois  que "Sharon, faucon intransigeant, a fini par admettre la nécessité de la création d'un Etat palestinien. Non pas qu'il soit devenu brusquement une colombe." Non juste qu'il " a fini par comprendre qu'Israël  n'arrivera jamais à bout de la résistance palestinienne".

Menace sur la paix

Il conclura que "les chances pour la paix, que Sharon est seul à pouvoir imposer, seront compromises. A moins que le nouveau leader du parti travailliste- et ce serait un miracle- n'accède au pouvoir". L'éditorialiste d'El Djazair News écrira de son côté  que "la voie menant à la paix est encore loin". De même, rappellera-t-il, que la disparition de Sharon ne nous fera jamais oublier toutes les atrocités qu'il a commises à l'encontre des Palestiniens. Pour La Nouvelle République "l'après Sharon commence". Selon ce quotidien "la succession à Sharon ne changera pas grand-chose dans la région; sauf dans le cadre d'un déclin annoncé de la puissance américaine". "Ce qui ne sera pas pour demain" avertit La Nouvelle République.  Pour ce qui des sept algériens décédés à la Mecque, Le jeune Indépendant,  nous apprend que" ces Algériens en pèlerinage aux lieux saints de l'islam faisaient partie des délégations  parties de France dans des circuits organisés ou par leurs propres moyens".

Et si la disparition de Sharon de la scène proche orientale ne manquera pas de susciter de nombreux autres commentaires et analyses sur les conséquences qu'elle aura sur le processus de paix, il reste que l'actualité nationale a été focalisée cette semaine sur le rejet par les députés de l'article 7 de la loi anticorruption.

Dérive  parlementaire,

"Dérive de l'action parlementaire?" s'interroge en constatant la chose Le Maghreb (édition du 7 janvier).  Pour ce quotidien en rejetant  cet article 7, relatif à la déclaration du patrimoine des agents publics et des élus sous peine, pour les premiers;de se voir révoquer de leurs fonctions et la déchéance du mandat pour les seconds, " les parlementaires de la majorité n'ont pas fait honneur à leur contrat d'engagement à soutenir l'application du programme présidentiel et par cette mesure de rejet ils ont fait de l'action parlementaire une fonction vétuste et obsolète et qui ne répond nullement aux normes de modernité de l'Etat et de sa législation" . Le rédacteur poursuivra en affirmant que " les députés du FLN et du MSP, dans le souci de défendre des élus aux privilèges immenses, ont fait dans un clientélisme servant leurs intérêts partisans au détriment d'un Etat de droit". En fait c'et "b'la hechma" comme le souligne le Jour d'Algérie de ce samedi 7 janvier que le FLN et le MSP ont rejet cet article.  Pour son éditorialiste "il  aura suffi d'un vote, un seul, pour que soit définitivement mise à nu la nature perverse et profondément malhonnête du FLN et du MSP et pour qu'apparaisse, dans toute sa nudité, l'inconséquence du Parti des travailleurs sui, à force de vouloir racheter son passé d'internationaliste que le plus chauvin des partis d'extrême droite". Pour Le jour d'Algérie" en votant contre l'article 7 de la loi anticorruption proposée par un gouvernement auquel ils appartiennent pourtant; les deux parties islamo nationalistes viennent ainsi de déclarer publiquement leur attachement à une impunité qui est la seule qui soit capable de prolonger la durée de vie du système rentier dont ils sont les piliers après que le FLN en ait été le fondateur".  Reste se désolera encore l'éditorialiste que " le plus déplorable dans tout cela, étant l'attitude dogmatique du PT qui, par son rejet de la loi dans son entier sous des prétextes infantiles, se met du côté des partis de la rente et de la prédation contre le RND qui opère enfin sa vraie rupture avec le système FLN".  Et pourtant rappelle ce même quotidien qui soulignera dans son édition du jeudi 5 janvier que le FLN et le MSP ont trahi le RND, du côté de la formation de Ouyahia on reste "étonné de l'attitude pour le moins étrange observée par les élus des autres partis de l'Alliance".  El Watan qui estimera que par cette attitude "le FLN et le MSP cautionnent la corruption" se demande en  définitive si les députés n'auraient pas "quelque chose à se reprocher?".

Élus du peuple, dites-vous?

 Le rédacteur estimera qu'"en vidant le projet de loi (…) les députés ont agi soit par ignorance, soit par calcul politique". Pour le quotidien "les parlementaires de la chambre basse donnent l'impression de vouloir se défendre comme s'ils avaient quelque chose à se reprocher, car quel est le fondement des craintes exprimées dans les coulisses de l'APN?". Sur quoi enchaînera-t-il "là on arrive à la deuxième hypothèse. Celle du calcul politique ".Selon sa grille de lecture "le FLN entend mener la vie difficile au RND, le parti du chef du gouvernement."  Mais tout ceci ne sont que des hypothèses. Du reste finira-t-il par se demander " à moins que toute cette théâtralité prépare des changements dans l'instable cartographie politique actuelle". Cela, de son avis, permettra, probablement, à rendre 2006 une année moins ennuyeuse…"  La Tribune du 5 janvier s'interroge pour sa part : "comment s'attaquer au fléau de la corruption lorsque sont épargnés de la lutte ceux qui ne veulent pas déclarer leur patrimoine, ceux qui excluent toute sanction dans la sphère où est huilée  la machine de la corruption et de l'enrichissement illicite". Le commentateur  poursuivra  il ne faut pas se voiler la face car pour entamer une action résolue de lutte contre la corruption, il faut lorgner du côté de ceux qui par leur influence se livrent à de véritables actes de prédation". "L'article qui dérange" c'est la conclusion à laquelle est parvenue La Nouvelle République du mercredi 4 janvier.   "Les élus refusent de déclarer leur fortune" rapporte  Le Jeune Indépendant  du même jour qui soulignera ainsi que "les représentants du peuple se placent au-dessus de tout soupçon, au dessus du chef de l'Etat lui-même" Car soulignera de son côté le quotidien arabophone El Youm  " les députés du peuple rejettent d'importantes sanctions contre la corruption".   Ce même quotidien qui annoncera dans son édition du samedi 7 janvier que l'on s'achemine " vers le gel de la loi anticorruption au niveau du sénat".

Nadia  kerraz

 

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