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Sharon et loi anti corruption en vedette
Indignation
Alors que Le Jeune
Indépendant du samedi7 janvier consacre sa première ouverture au
décès de sept Algériens dans l'effondrement d'un hôtel à la Mecque
El Watan du même jour a préféré réserver sa première ouverture à
Ariel Sharon. "Victime d'une hémorragie cérébrale depuis mercredi
soir, Sharon (est) entre la vie et la mort" annonce ce quotidien.
Dans un commentaire publié en page 32, intitulé "la paix
compromise" le rédacteur qui rappelle que "l'homme,certes, est
connu pour ne pas avoir été tendre à l'égard des palestiniens (…) "
estime toutefois que "Sharon, faucon intransigeant, a fini par
admettre la nécessité de la création d'un Etat palestinien. Non pas
qu'il soit devenu brusquement une colombe." Non juste qu'il " a fini
par comprendre qu'Israël n'arrivera jamais à bout de la résistance
palestinienne".
Menace sur la
paix
Il conclura que
"les chances pour la paix, que Sharon est seul à pouvoir imposer,
seront compromises. A moins que le nouveau leader du parti
travailliste- et ce serait un miracle- n'accède au pouvoir".
L'éditorialiste d'El Djazair News écrira de son côté que "la voie
menant à la paix est encore loin". De même, rappellera-t-il, que la
disparition de Sharon ne nous fera jamais oublier toutes les
atrocités qu'il a commises à l'encontre des Palestiniens. Pour La
Nouvelle République "l'après Sharon commence". Selon ce quotidien
"la succession à Sharon ne changera pas grand-chose dans la région;
sauf dans le cadre d'un déclin annoncé de la puissance américaine".
"Ce qui ne sera pas pour demain" avertit La Nouvelle République.
Pour ce qui des sept algériens décédés à la Mecque, Le jeune
Indépendant, nous apprend que" ces Algériens en pèlerinage aux
lieux saints de l'islam faisaient partie des délégations parties de
France dans des circuits organisés ou par leurs propres moyens".
Et si la
disparition de Sharon de la scène proche orientale ne manquera pas
de susciter de nombreux autres commentaires et analyses sur les
conséquences qu'elle aura sur le processus de paix, il reste que
l'actualité nationale a été focalisée cette semaine sur le rejet par
les députés de l'article 7 de la loi anticorruption.
Dérive
parlementaire,
"Dérive de
l'action parlementaire?" s'interroge en constatant la chose Le
Maghreb (édition du 7 janvier). Pour ce quotidien en rejetant cet
article 7, relatif à la déclaration du patrimoine des agents publics
et des élus sous peine, pour les premiers;de se voir révoquer de
leurs fonctions et la déchéance du mandat pour les seconds, " les
parlementaires de la majorité n'ont pas fait honneur à leur contrat
d'engagement à soutenir l'application du programme présidentiel et
par cette mesure de rejet ils ont fait de l'action parlementaire une
fonction vétuste et obsolète et qui ne répond nullement aux normes
de modernité de l'Etat et de sa législation" . Le rédacteur
poursuivra en affirmant que " les députés du FLN et du MSP, dans le
souci de défendre des élus aux privilèges immenses, ont fait dans un
clientélisme servant leurs intérêts partisans au détriment d'un Etat
de droit". En fait c'et "b'la hechma" comme le souligne le Jour
d'Algérie de ce samedi 7 janvier que le FLN et le MSP ont rejet cet
article. Pour son éditorialiste "il aura suffi d'un vote, un seul,
pour que soit définitivement mise à nu la nature perverse et
profondément malhonnête du FLN et du MSP et pour qu'apparaisse, dans
toute sa nudité, l'inconséquence du Parti des travailleurs sui, à
force de vouloir racheter son passé d'internationaliste que le plus
chauvin des partis d'extrême droite". Pour Le jour d'Algérie" en
votant contre l'article 7 de la loi anticorruption proposée par un
gouvernement auquel ils appartiennent pourtant; les deux parties
islamo nationalistes viennent ainsi de déclarer publiquement leur
attachement à une impunité qui est la seule qui soit capable de
prolonger la durée de vie du système rentier dont ils sont les
piliers après que le FLN en ait été le fondateur". Reste se
désolera encore l'éditorialiste que " le plus déplorable dans tout
cela, étant l'attitude dogmatique du PT qui, par son rejet de la loi
dans son entier sous des prétextes infantiles, se met du côté des
partis de la rente et de la prédation contre le RND qui opère enfin
sa vraie rupture avec le système FLN". Et pourtant rappelle ce même
quotidien qui soulignera dans son édition du jeudi 5 janvier que le
FLN et le MSP ont trahi le RND, du côté de la formation de Ouyahia
on reste "étonné de l'attitude pour le moins étrange observée par
les élus des autres partis de l'Alliance". El Watan qui estimera
que par cette attitude "le FLN et le MSP cautionnent la corruption"
se demande en définitive si les députés n'auraient pas "quelque
chose à se reprocher?".
Élus du peuple,
dites-vous?
Le rédacteur
estimera qu'"en vidant le projet de loi (…) les députés ont agi soit
par ignorance, soit par calcul politique". Pour le quotidien "les
parlementaires de la chambre basse donnent l'impression de vouloir
se défendre comme s'ils avaient quelque chose à se reprocher, car
quel est le fondement des craintes exprimées dans les coulisses de
l'APN?". Sur quoi enchaînera-t-il "là on arrive à la deuxième
hypothèse. Celle du calcul politique ".Selon sa grille de lecture
"le FLN entend mener la vie difficile au RND, le parti du chef du
gouvernement." Mais tout ceci ne sont que des hypothèses. Du reste
finira-t-il par se demander " à moins que toute cette théâtralité
prépare des changements dans l'instable cartographie politique
actuelle". Cela, de son avis, permettra, probablement, à rendre 2006
une année moins ennuyeuse…" La Tribune du 5 janvier s'interroge
pour sa part : "comment s'attaquer au fléau de la corruption lorsque
sont épargnés de la lutte ceux qui ne veulent pas déclarer leur
patrimoine, ceux qui excluent toute sanction dans la sphère où est
huilée la machine de la corruption et de l'enrichissement
illicite". Le commentateur poursuivra il ne faut pas se voiler la
face car pour entamer une action résolue de lutte contre la
corruption, il faut lorgner du côté de ceux qui par leur influence
se livrent à de véritables actes de prédation". "L'article qui
dérange" c'est la conclusion à laquelle est parvenue La Nouvelle
République du mercredi 4 janvier. "Les élus refusent de déclarer
leur fortune" rapporte Le Jeune Indépendant du même jour qui
soulignera ainsi que "les représentants du peuple se placent
au-dessus de tout soupçon, au dessus du chef de l'Etat lui-même" Car
soulignera de son côté le quotidien arabophone El Youm " les
députés du peuple rejettent d'importantes sanctions contre la
corruption". Ce même quotidien qui annoncera dans son édition du
samedi 7 janvier que l'on s'achemine " vers le gel de la loi
anticorruption au niveau du sénat".
Nadia kerraz
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