Semaine du 12 au 18 Avril 2006

Bouteflika fête son septième anniversaire à la tête de l’Etat

Peut mieux  faire

 

 
 
 Les Quotidiens en débat

Accueil.

Bouteflika fête son septième anniversaire à la tête de l’Etat

Peut mieux  faire

Le 8 avril 2004, Bouteflika  était réélu pour un second mandat présidentiel. Le premier, il l’avait obtenu à l’issue de l’élection organisée en avril 1999.

Avril 2006. Abdelaziz Bouteflika est à la tête de l’Algérie depuis 7 ans.

Jeudi 6 avril, Le Soir d’Algérie est le premier quotidien à procéder à l’évaluation de son bilan. «Carrefour des incertitudes», estime ce quotidien. Pour cet exercice, Le Soir d’Algérie s’est penché sur six volets : la Charte, les indicateurs sociaux, le remboursement de la dette, la lutte contre la corruption, la maladie du Président et la présidentielle de 2009.

Samedi 8 avril, date anniversaire de l’accession de Bouteflika. L’an II du second mandat de Bouteflika aura été «l’année de la charte», estime Le Jour d’Algérie.  «La paix atteinte, le rêve est permis» souligne de son côté Le Jeune Indépendant, dont le nom du directeur de la publication et directeur général est bien mis en évidence dans l’«ours» du quotidien. La rédactrice de ce journal rappelle que «pour son investiture à son premier mandat, le président Bouteflika incarnait un programme et des idées visant à faire voler en éclats  ce qu’il aimait à qualifier de laisser-aller».

67,5 milliards de dollars en 7 ans

Il sera souligné par ailleurs que «durant ces sept ans d’exercice, le président de la République a consacré 67,5 milliards de dollars à la relance économique». Et de poursuivre : «Avec le retour de la paix et de la stabilité, les Algériens se remettent au travail. Maints indicateurs sont au vert. La croissance est de retour. Les équilibres macroéconomiques sont satisfaisants. Le service de la dette est supportable. L’investissement progresse. La confiance s’installe.»

La Nouvelle République  considère que le bilan est positif : « Les arguments chiffrés», annonce ce quotidien. «Cependant, cela n’empêche  pas que les regards critiques puissent se poser sur les autres question ; dont celles de l’économie et de la satisfaction des besoins sociaux des populations.»

La Nouvelle République rappelle dans un autre écrit que  «l’aisance financière de l’Algérie, encore vulnérable, ne se traduit pas suffisamment dans le volet social». Et d’ajouter que «les dirigeants algériens reconnaissent que les réponses  aux besoins sociaux demeurent encore insuffisantes». 

Pour Le Maghreb, ce sont «paix, état de droit et croissance» qui ont été concrétisés à l’aube de la troisième année du second mandat du président Bouteflika. Ainsi est-il rappelé,  «l’Algérie, sous la conduite du président Bouteflika, a progressé en menant le combat  sur plusieurs fronts.» Et au rédacteur de les énumérer : «Celui de l’extinction de la violence, celui du retour de la confiance populaire en les institutions et celui du développement.»

La Tribune considère pour sa part que deux ans après sa réélection, «Bouteflika tient ses promesses et accélère les réformes». Son éditorialiste estime que plusieurs de celles qu’il avait annoncées dans le cadre de la campagne électorale «ont été concrétisées».  Mais, est-il également rappelé, tout n’est pas pour autant parfait. C’est pourquoi est-il indiqué, «il reste encore trois années pour que le mandat s’achève. Trois ans pour tuer les hydres qui empêchent les Algériens de rejoindre l’universalité. Trois ans pour faire en sorte que les conservatismes de toute sorte, islamisme politique ou appareil bureaucratique, n’appartiennent plus qu’à un passé douloureux mais que la majorité du peuple algérien assume».

Trois ans pour achever le travail

Et de conclure : «Plus que trois ans pour que les Algériens puissent choisir autre chose qu’entre le  choléra et la peste.»

«La dernière   guerre»  estime El Djazaïr News, que livrera Bouteflika,  a trait au troisième mandat. Une éventualité que l’éditorialiste du Jour d’Algérie n’exclut pas. Selon lui, «si Dieu lui prête vie et santé, il finira probablement en Franklin Roosevelt obligé d’aligner les mandats pour répondre aux demandes pressantes de ses électeurs». Mais pour le moment, nous ne sommes pas là.  Ainsi est-il rappelé, «sept années durant, Abdelaziz Bouteflika  aura livré un combat de tous les instants pour recoller les morceaux épars d’un pays en miettes, sachant sur qui s’appuyer de façon stratégique pour mener sa tâche à bien, à qui donner les garanties nécessaires d’une paix sans revanche et qui disqualifier d’un processus qui ne supporte ni la surenchère criminelle ni la faiblesse coupable». Une tâche qui aurait mérité récompense.

Ainsi, est-il rappelé, «pour beaucoup moins que cela, des Beghin et des Kissinger ont reçu des prix Nobel de la paix, alors qu’ils ont été que d’infimes parties à des processus de paix bien moins complexe». Mais de l’avis du Jour d’Algérie,  «concernant le Président algérien, il semble presque inconvenant de suggérer l’idée d’une telle consécration. Peut-être parce que notre paix à nous n’a été parrainée par aucune partie étrangère et ne dépend du bon vouloir d’aucune puissance ni d’aucune coalition. Cela ne l’empêche pas, en tout cas, de s’attaquer à présent à l’autre grand axe de son programme qu’est le retour au développement et pour lequel il va avoir à déployer la même virtuosité qu’il a mise au service du retour de la paix».

Preuve à l’appui…

Dimanche 9 avril, les Unes des titres sont consacrées à la visite d’inspection et de travail effectuée à Alger par le Président la veille. D’autant que cette visite a donné lieu  à quelques déclarations faites par les ministres l’ayant accompagné. C’est ainsi que La Dépêche de Kabylie mettra en évidence celle du ministre de l’Intérieur qui a affirmé, à propos de l’application de la Charte, que «les Patriotes ne seront pas abandonnés», et celle du ministre de l’Education qui, s’agissant du «feuilleton des  établissements privés» a déclaré que «les écoles saoudienne et égyptienne seront fermées».

El Khabar, de son côté, a mis en exergue la déclaration de Tayeb Belaïz à propos de la réincarcération de quatre terroristes libérés dans le cadre des mesures contenues dans les textes d’application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale : «La libération de ces quatre individus était une erreur et leur (re)mise en prison vise à corriger cette erreur.» Cette même déclaration a fait la Une du quotidien arabophone Al Fadjr, lequel a ajouté, se référant toujours aux déclarations du ministre de la Justice, que «80 terroristes armés se sont rendus depuis la mise en application de la Charte».

Al Djazaïr News rapporte que «2 025  prisonniers ont bénéficié des mesures d’amnistie», alors qu’El Watan souligne que «pour célébrer le deuxième anniversaire de sa réélection (…) le Président a programmé une tournée sur le terrain». Ce quotidien ajoute que «contrairement à l’année précédente, alors qu’il s’est contenté d’un discours-bilan, cette année le chef de l’Etat voulait, semble-t-il, donner la réponse à ses détracteurs par du concret en inaugurant des projets».

Dans son édition de ce dimanche 9 avril, l’éditorialiste du Jour d’Algérie fait remarquer que «pour pertinente qu’elle soit, la  visite du président Bouteflika à travers la capitale ne s’arrête pas à la seule dimension symbolique, celle qui restaure définitivement l’image d’un chef d’Etat à l’écoute des préoccupations des citoyens et à une  exigence toute simple qui consiste à ce qu’un pays, quel qu’il soit, doit avoir une capitale qui soit digne de son importance».

Nadia Kerraz  

Haut

e-mail :contact@lesdebats.com

 

Copyright © 2001-2002 - MAHMOUDI INFO Sarl - Tous droits réservés.

Conception M.Merkouche