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Bouteflika fête son
septième anniversaire à la tête de l’Etat
Peut mieux faire
Le 8 avril 2004,
Bouteflika était réélu pour un second mandat présidentiel. Le
premier, il l’avait obtenu à l’issue de l’élection organisée en
avril 1999.
Avril 2006. Abdelaziz
Bouteflika est à la tête de l’Algérie depuis 7 ans.
Jeudi 6 avril, Le Soir
d’Algérie est le premier quotidien à procéder à l’évaluation de son
bilan. «Carrefour des incertitudes», estime ce quotidien. Pour cet
exercice, Le Soir d’Algérie s’est penché sur six volets : la Charte,
les indicateurs sociaux, le remboursement de la dette, la lutte
contre la corruption, la maladie du Président et la présidentielle
de 2009.
Samedi 8 avril, date
anniversaire de l’accession de Bouteflika. L’an II du second mandat
de Bouteflika aura été «l’année de la charte», estime Le Jour
d’Algérie. «La paix atteinte, le rêve est permis» souligne de son
côté Le Jeune Indépendant, dont le nom du directeur de la
publication et directeur général est bien mis en évidence dans
l’«ours» du quotidien. La rédactrice de ce journal rappelle que
«pour son investiture à son premier mandat, le président Bouteflika
incarnait un programme et des idées visant à faire voler en éclats
ce qu’il aimait à qualifier de laisser-aller».
67,5 milliards de
dollars en 7 ans
Il sera souligné par
ailleurs que «durant ces sept ans d’exercice, le président de la
République a consacré 67,5 milliards de dollars à la relance
économique». Et de poursuivre : «Avec le retour de la paix et de la
stabilité, les Algériens se remettent au travail. Maints indicateurs
sont au vert. La croissance est de retour. Les équilibres
macroéconomiques sont satisfaisants. Le service de la dette est
supportable. L’investissement progresse. La confiance s’installe.»
La Nouvelle République
considère que le bilan est positif : « Les arguments chiffrés»,
annonce ce quotidien. «Cependant, cela n’empêche pas que les
regards critiques puissent se poser sur les autres question ; dont
celles de l’économie et de la satisfaction des besoins sociaux des
populations.»
La Nouvelle République
rappelle dans un autre écrit que «l’aisance financière de
l’Algérie, encore vulnérable, ne se traduit pas suffisamment dans le
volet social». Et d’ajouter que «les dirigeants algériens
reconnaissent que les réponses aux besoins sociaux demeurent encore
insuffisantes».
Pour Le Maghreb, ce sont
«paix, état de droit et croissance» qui ont été concrétisés à l’aube
de la troisième année du second mandat du président Bouteflika.
Ainsi est-il rappelé, «l’Algérie, sous la conduite du président
Bouteflika, a progressé en menant le combat sur plusieurs fronts.»
Et au rédacteur de les énumérer : «Celui de l’extinction de la
violence, celui du retour de la confiance populaire en les
institutions et celui du développement.»
La Tribune considère
pour sa part que deux ans après sa réélection, «Bouteflika tient ses
promesses et accélère les réformes». Son éditorialiste estime que
plusieurs de celles qu’il avait annoncées dans le cadre de la
campagne électorale «ont été concrétisées». Mais, est-il également
rappelé, tout n’est pas pour autant parfait. C’est pourquoi est-il
indiqué, «il reste encore trois années pour que le mandat s’achève.
Trois ans pour tuer les hydres qui empêchent les Algériens de
rejoindre l’universalité. Trois ans pour faire en sorte que les
conservatismes de toute sorte, islamisme politique ou appareil
bureaucratique, n’appartiennent plus qu’à un passé douloureux mais
que la majorité du peuple algérien assume».
Trois ans pour
achever le travail
Et de conclure : «Plus
que trois ans pour que les Algériens puissent choisir autre chose
qu’entre le choléra et la peste.»
«La dernière guerre»
estime El Djazaïr News, que livrera Bouteflika, a trait au
troisième mandat. Une éventualité que l’éditorialiste du Jour
d’Algérie n’exclut pas. Selon lui, «si Dieu lui prête vie et santé,
il finira probablement en Franklin Roosevelt obligé d’aligner les
mandats pour répondre aux demandes pressantes de ses électeurs».
Mais pour le moment, nous ne sommes pas là. Ainsi est-il rappelé,
«sept années durant, Abdelaziz Bouteflika aura livré un combat de
tous les instants pour recoller les morceaux épars d’un pays en
miettes, sachant sur qui s’appuyer de façon stratégique pour mener
sa tâche à bien, à qui donner les garanties nécessaires d’une paix
sans revanche et qui disqualifier d’un processus qui ne supporte ni
la surenchère criminelle ni la faiblesse coupable». Une tâche qui
aurait mérité récompense.
Ainsi, est-il rappelé,
«pour beaucoup moins que cela, des Beghin et des Kissinger ont reçu
des prix Nobel de la paix, alors qu’ils ont été que d’infimes
parties à des processus de paix bien moins complexe». Mais de l’avis
du Jour d’Algérie, «concernant le Président algérien, il semble
presque inconvenant de suggérer l’idée d’une telle consécration.
Peut-être parce que notre paix à nous n’a été parrainée par aucune
partie étrangère et ne dépend du bon vouloir d’aucune puissance ni
d’aucune coalition. Cela ne l’empêche pas, en tout cas, de
s’attaquer à présent à l’autre grand axe de son programme qu’est le
retour au développement et pour lequel il va avoir à déployer la
même virtuosité qu’il a mise au service du retour de la paix».
Preuve à l’appui…
Dimanche 9 avril, les
Unes des titres sont consacrées à la visite d’inspection et de
travail effectuée à Alger par le Président la veille. D’autant que
cette visite a donné lieu à quelques déclarations faites par les
ministres l’ayant accompagné. C’est ainsi que La Dépêche de Kabylie
mettra en évidence celle du ministre de l’Intérieur qui a affirmé, à
propos de l’application de la Charte, que «les Patriotes ne seront
pas abandonnés», et celle du ministre de l’Education qui, s’agissant
du «feuilleton des établissements privés» a déclaré que «les écoles
saoudienne et égyptienne seront fermées».
El Khabar, de son côté,
a mis en exergue la déclaration de Tayeb Belaïz à propos de la
réincarcération de quatre terroristes libérés dans le cadre des
mesures contenues dans les textes d’application de la Charte pour la
paix et la réconciliation nationale : «La libération de ces quatre
individus était une erreur et leur (re)mise en prison vise à
corriger cette erreur.» Cette même déclaration a fait la Une du
quotidien arabophone Al Fadjr, lequel a ajouté, se référant toujours
aux déclarations du ministre de la Justice, que «80 terroristes
armés se sont rendus depuis la mise en application de la Charte».
Al Djazaïr News rapporte
que «2 025 prisonniers ont bénéficié des mesures d’amnistie», alors
qu’El Watan souligne que «pour célébrer le deuxième anniversaire de
sa réélection (…) le Président a programmé une tournée sur le
terrain». Ce quotidien ajoute que «contrairement à l’année
précédente, alors qu’il s’est contenté d’un discours-bilan, cette
année le chef de l’Etat voulait, semble-t-il, donner la réponse à
ses détracteurs par du concret en inaugurant des projets».
Dans son édition de ce
dimanche 9 avril, l’éditorialiste du Jour d’Algérie fait remarquer
que «pour pertinente qu’elle soit, la visite du président
Bouteflika à travers la capitale ne s’arrête pas à la seule
dimension symbolique, celle qui restaure définitivement l’image d’un
chef d’Etat à l’écoute des préoccupations des citoyens et à une
exigence toute simple qui consiste à ce qu’un pays, quel qu’il soit,
doit avoir une capitale qui soit digne de son importance».
Nadia Kerraz
Haut
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