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Eaux
minérales
Mettre un terme
à l’anarchie
Selon le numéro
deux du ministère des Ressources en eau, aucune mise en demeure n’a
été envoyée aux producteurs d’eau en bouteille et aucun agrément n’a
été retiré. C'est-à-dire que l’opération de mise en conformité
pilotée par ce ministère se déroule au mieux et qu’aucun
contrevenant n’a été démasqué. Partant, l’on vient à se demander
pourquoi le ministère qui gère ce dossier a jugé utile de lancer une
telle opération. D’autant qu’il n’est un secret pour personne que si
l’on estime nécessaire de mettre en œuvre une opération de contrôle,
c’est qu’une erreur a été obligatoirement trouvée. Pis, c’est que le
problème décelé risque de poser un problème de santé publique. Or
à en croire ce responsable, rien de tel n’a été trouvé puisqu’il
semblerait que tous les producteurs satisfont aux conditions et aux
normes en vigueur pour exercer dans ce créneau. Il est vrai,
estime-t-on, que l’objectif avoué de cette opération n’est pas de
procéder à la fermeture d’unités de production, mais tout simplement
d’assainir un secteur d’activité dont les retombées risquent d’être
néfastes sur la santé publique.
N. K.
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Communication institutionnelle
Les aléas de
l’incommunicabilité
Le ministre des
Transports affirmait récemment, lors d’un séminaire organisé par son
département, que les ports ne seront pas privatisés mais que seule
la gestion de ces infrastructures le sera. Ces propos dénotent à
n’en pas douter d’un manque flagrant de communication entre les
différents acteurs du champ public. En effet, ce rappel du ministre
vient en guise d’assurance donnée en vue de rassurer les
syndicalistes qui ont eu, par le passé, à affirmer leur point de
vue sur la question. Le refus de toute privatisation est adopté
comme une position de principe. Mais feignant ne pas comprendre
cette exigence, le ministre affirme de son côté que ce ne sont pas
les ports qui seront privatisés, mais leur gestion. Or les
syndicalistes rejettent également cette option. Selon eux, il n’y a
aucune raison à même d’accepter une telle démarche puisque, de leur
avis, les gestionnaires algériens sont en mesure de gérer et que
même si leurs compétences sont inférieures à celles des étrangers,
il suffit d’assurer une formation qui permette la mise à niveau de
leurs connaissances.
Du côté du
ministère, naturellement, on ne l’entend pas de cette oreille. C’est
pourquoi il est à craindre que le fossé entre les deux parties ne
perdure.
N. K.
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ADE
Aberration
Sans la
compréhension dont a fait preuve le directeur d’une agence de l’ADE
de la wilaya d’Alger, les nouveaux propriétaires d’un logement
acheté auprès d’un promoteur public auraient été obligés de payer
une facture de consommation d’eau de plus de 2 000 DA alors qu’ils
n’ont pas encore occupé les lieux. Pis, alors que le compteur n’est
pas encore installé et que le contrat de client n’a pas encore été
établi à leur nom. La facture que l’agent de l’Algérienne a glissée
sous la porte de la maison était établie au nom de X. C’est dire
qu’il y a forcément une aberration qu’heureusement, le directeur de
l’agence a pris soin de corriger en demandant à ce que ce montant
soit considéré comme les frais d’installation que tout nouveau
locataire se doit de payer. Il semblerait, de l’avis de l’ADE que la
responsabilité d’une telle situation incombe au promoteur qui doit
notifier à l’agence les logements non encore attribués.
N. K
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Salaires
Insatisfaction
La hausse des
salaires annoncée dernièrement est appréciée différemment. Si du
côté de l’UGTA on a applaudi à l’initiative prise par le président
de la République, estimant que c’est une bonne chose, il reste que
du côté des syndicats autonomes, on est loin de partager l’euphorie
de Sidi Saïd. Selon eux, cette augmentation reste dérisoire et ne
répond pas à leur revendication initiale. Celle de voir les salaires
augmenter d’au moins 50%. Cette différence dans l’appréciation de
la hausse risque ainsi de conduire au maintien de la protestation
des syndicats. Ce qui ne manquera pas d’envenimer le climat social à
la rentrée…
N. K.
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