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Banque
Innovation
La frilosité et
le manque d’audace des banques algériennes publiques ont été souvent
dénoncés par les Algériens. A titre d’exemple, contracter un prêt
bancaire pour l’achat d’un logement ou d’un véhicule est un
véritable parcours du combattant tant la paperasse exigée pour
établir le dossier à soumettre à la commission d’octroi des crédits
est des plus bureaucratique. Et lorsque la personne intéressée ose
souligner cet excès de zèle qui est, de l’avis de tous, une
véritable aberration, les banquiers répondent que ces procédures
sont motivées par la prudence qui doit être de mise au niveau de
leurs établissements. Pourtant, l’on ne peut s’empêcher de comparer
avec les autres pays où une panoplie de produits bancaires est mise
à la disposition des clients sans pour autant que l’on fasse preuve
de la même «prudence». Bien au contraire, sous d’autres cieux, les
banques rivalisent de créativité pour accorder le plus de
facilitations aux clients désirant contracter un prêt. Mieux, elles
les encouragent à recourir à ces formes d’aides pour réaliser
n’importe quel projet qui leur tient à cœur. Les banques étrangères
installées en Algérie tentent d’introduire ces modes de
fonctionnement en usage dans leurs pays. La souplesse qui
caractérise les relations banque-client est tant bien que mal mise
en application. Il en est de même pour les produits bancaires
proposés pour les différentes cibles.
C’est dans cette
optique que la Société Générale, banque française installée en
Algérie, a décidé de lancer le prêt étudiant. Cette formule
permettra aux étudiants désirant s’inscrire dans une école privée de
financer leurs études. Souhaitons simplement que cette innovation
fera des émules dans les milieux bancaires afin de faire de la
réforme du secteur un peu plus qu’un simple projet du gouvernement.
N. K.
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Ramadan
Comme toujours…
A la veille du
ramadan annoncé pour ce mois de septembre courant, comme à
l’accoutumée, le patron de la Centrale syndicale a annoncé le
versement de leurs salaires aux 30 000 travailleurs ne les ayant pas
perçus depuis plusieurs mois. L’effet recherché par cette annonce
est des plus clairs : gagner la sympathie du monde du travail qui ne
peut être que sensible à ce genre d’attention et reconnaissant pour
la personne ayant réussi à sortir de l’impasse des salaires impayés.
La vie est devenue des plus difficiles et l’approche du ramadan la
rend encore plus délicate au regard des dépenses inhérentes à ce
mois particulier, les pauvres travailleurs ne pourront qu’apprécier
le versement de ces milliers de dinars. Pourtant, force est
d’indiquer que toutes ces personnes, car il ne fait pas l’ombre d’un
doute que d’autres responsables vont prendre cette décision en
indiquant qu’elle émane de telle partie dans le gouvernement,
auraient gagné à faire en sorte que la situation des travailleurs
n’atteigne pas ce stade où privés de leurs salaires, ils sont
obligés, souvent, de vivre d’aides et de contracter des prêts auprès
d’amis et de proches pour subvenir à leur besoins.
N. K.
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Investissement
Les affaires
avant tout
Selon une étude
britannique, l’Algérie est le troisième pays arabe en matière
d’attractivité pour les investissements étrangers. Bonne nouvelle,
n’est-ce pas ? Elle signifie en fait que les investisseurs ont
finalement compris tout l’intérêt de venir investir quelques
capitaux en Algérie. Les bénéfices d’une telle démarche seront, à
coup, sûr, bien plus importants que ce qu’ils pourraient glaner
ailleurs. D’autant que chacun sait l’attractivité des lois
algériennes en matière d’investissement et tous les avantages
qu’elles accordent aux étrangers. Pourtant, pareille information
passera inaperçu parmi la majorité des Algériens qui doivent se dire
que le fait que leur pays soit classé à la troisième place ne change
en rien leur situation quotidienne. En effet, force est d’admettre
que si dans le domaine de la téléphonie, l’arrivée d’étrangers a
permis de démocratiser l’accès au mobile, il en est autrement des
secteurs où les citoyens ne ressentent pas trop cet apport venu
d’ailleurs.
Les étrangers sont
ici pour se faire de l’argent : cela est admis. Il n’y a qu’à les
voir se bousculer pour le pétrole. Mais de grâce, que l’on ne
trompe pas les Algériens en leur faisant croire que l’intérêt de la
collectivité est leur motivation.
N. K.
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