Semaine du 13 au 19 septembre 2006

Banque

Innovation 

Ramadan

Comme toujours…

Investissement

Les affaires avant tout

 

 
 
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Innovation 

La  frilosité et le manque d’audace des banques algériennes publiques ont été souvent dénoncés  par les Algériens. A titre d’exemple, contracter un prêt bancaire pour l’achat d’un logement ou d’un véhicule est un véritable parcours du combattant tant la paperasse exigée pour établir le dossier à soumettre à la commission d’octroi des crédits est des plus bureaucratique. Et lorsque la personne intéressée ose souligner cet excès de zèle qui est, de l’avis de tous, une véritable aberration, les banquiers répondent que ces procédures sont motivées par la prudence qui doit  être de mise au niveau de leurs établissements. Pourtant, l’on ne peut s’empêcher de comparer avec les autres pays où une panoplie de produits bancaires est mise à la disposition des clients sans pour autant que l’on fasse preuve de la même «prudence». Bien au contraire, sous d’autres cieux, les banques rivalisent de créativité pour accorder le plus de facilitations aux clients désirant contracter un prêt. Mieux, elles les encouragent à recourir à ces formes d’aides pour réaliser n’importe quel projet qui leur tient à cœur. Les banques étrangères installées en Algérie tentent d’introduire ces modes de fonctionnement en usage dans leurs pays.  La souplesse qui  caractérise les relations banque-client est tant bien que mal mise en application. Il en est de même pour les produits bancaires proposés pour les différentes cibles.

C’est dans cette optique que la  Société Générale, banque française installée en Algérie, a décidé de lancer le prêt étudiant. Cette formule permettra aux étudiants désirant s’inscrire dans une école privée de financer leurs études. Souhaitons simplement que cette innovation fera des émules dans les milieux bancaires afin de faire de la réforme du secteur un peu plus qu’un simple projet du gouvernement.

N. K.

 

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Ramadan

Comme toujours…

A la veille du ramadan annoncé pour ce mois de septembre courant, comme à l’accoutumée, le patron de la Centrale syndicale a annoncé le versement de leurs salaires aux 30 000 travailleurs ne les ayant pas perçus depuis plusieurs mois. L’effet recherché par cette annonce est des plus clairs : gagner la sympathie du monde du travail qui ne peut être que sensible à ce genre d’attention et reconnaissant pour la personne ayant réussi à sortir de l’impasse des salaires impayés. La vie est devenue des plus difficiles et l’approche du ramadan la rend encore plus délicate au regard des dépenses inhérentes à ce mois particulier, les pauvres travailleurs ne pourront qu’apprécier le versement de ces milliers de dinars. Pourtant, force est d’indiquer que toutes ces personnes, car il ne fait pas l’ombre d’un doute que d’autres responsables vont prendre cette décision en indiquant qu’elle émane de telle partie dans le gouvernement, auraient gagné à faire en sorte que la situation des travailleurs n’atteigne pas ce stade où privés de leurs salaires, ils sont obligés, souvent, de vivre d’aides et de contracter des prêts auprès d’amis et de proches pour subvenir à leur besoins.

N. K.

 

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Investissement

Les affaires avant tout

Selon une étude  britannique, l’Algérie est le troisième pays arabe en matière d’attractivité pour les investissements étrangers. Bonne nouvelle, n’est-ce pas ? Elle signifie en fait que les investisseurs ont finalement compris tout l’intérêt de venir investir quelques capitaux en Algérie. Les bénéfices d’une telle démarche seront, à coup, sûr, bien plus importants que ce qu’ils pourraient glaner ailleurs. D’autant que chacun sait l’attractivité des lois algériennes en matière d’investissement et tous les avantages qu’elles accordent aux étrangers. Pourtant, pareille information passera inaperçu parmi la majorité des Algériens qui doivent se dire que le fait que leur pays soit classé à la troisième place ne change en rien leur situation quotidienne. En effet, force est d’admettre que si dans le domaine de la téléphonie, l’arrivée d’étrangers a permis de démocratiser l’accès au mobile, il en est autrement des secteurs où les citoyens ne ressentent pas trop cet apport venu d’ailleurs.

Les étrangers sont ici pour se faire de l’argent : cela est admis. Il n’y a qu’à les voir se bousculer pour le pétrole.  Mais de grâce, que l’on ne trompe pas les Algériens en leur faisant croire que l’intérêt de la collectivité est leur motivation.

N. K.      

 

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