|
Accueil
Ils reviennent cette semaine
Les aârouch se
placent sur l’échiquier politique
Les aârouch
refusent toujours le retour de la gendarmerie en Kabylie malgré
l’inquiétante détérioration de la situation sécuritaire dans la
région depuis le départ, en 2002, de ce corps des services de
sécurité, ce qui a permis l’installation de poches terroristes et le
développement du banditisme.
Le «mouvement
citoyen» de Kabylie a entamé, mercredi dernier, sa rentrée politique
à partir de la Maison de la presse Tahar-Djaout par une conférence
de presse de son porte-parole, Belaïd Abrika, accompagné de Bezza
Benmansour, pour affirmer son attachement à la révision
constitutionnelle, réaffirmer son refus du retour de la Gendarmerie
nationale en Kabylie et réclamer la satisfaction entière de la
plate-forme d’El-Kseur.
L’aile dialoguiste
des aârouch (l’autre tendance, celle de Ali Gharbi, exige quant à
elle l’application de la plate-forme avant tout dialogue) se dit
déterminée à faire aboutir l’ensemble de ses revendications,
d’ailleurs officiellement acceptées par l’Etat lors de différents
rounds de dialogue étalés sur plus d’une année.
Selon Abrika, à
peine 20% seulement des revendications ont été concrétisées, à
savoir l’indemnisation des familles de victimes du Printemps noir et
l’arrêt des poursuites judicaires contre les délégués du mouvement
citoyen. A part cela, tout reste à concrétiser, affirme l’aile
dialoguiste des aârouch. Et plus particulièrement, la question de la
traduction devant la justice civile des gendarmes auteurs des
dépassements lors des événements de Kabylie, mais également
l’institutionnalisation de tamazight en tant que langue officielle,
la mise en place de mesures économiques d’urgence pour la région, la
création d’une chaîne de télévision en tamazight, la consécration de
Yennayar comme journée chômée et payée, ainsi, enfin, la mise sous
l’autorité des élus des forces de sécurité.
Ayant participé à
toutes les phases du dialogue avec les représentants de l’Etat, dont
le chef du gouvernement, Abrika n’est quand même pas en mesure de
dire à quel niveau bloque l’accomplissement des accords.
Cependant, le plus
intriguant dans la position des aârouch reste leur ferme opposition
au retour des éléments de la Gendarmerie nationale en Kabylie, et
ce, en dépit d’une situation sécuritaire qui ne cesse de se
détériorer aussi bien dans son volet terroriste que dans la
prolifération à grande échelle du banditisme.
Ce qui n’a pas
empêché Abrika de s’en prendre, lors de sa conférence de presse de
mercredi dernier, à ceux qui pétitionnent pour le retour de la
gendarmerie dans cette région. Le porte-parole des aârouch
dialoguistes qualifie les initiateurs de la pétition de «cercles
occultes» qui «veulent à tout prix que ce corps, qui était à
l’origine de la crise vécue par la Kabylie, revienne dans la région,
alors que pour nous, il est complètement hors de question que cela
se fasse avant que la lumière ne soit faite sur ces événements»,
lançait-il aux journalistes comme s’il était le porte-parole attitré
de toute cette région. «Pour ceux qui utilisent des subterfuges pour
imposer ce corps, il faut qu’ils sachent que la réponse a eu lieu le
14 juillet 2001. Nous ne sommes pas près d’oublier les exactions
commises par ce corps dans la région», a-t-il ajouté.
Drôle de logique
qui fait des habitants de la région des «citoyens» uniquement
lorsqu’ils réclament le départ de la gendarmerie et des «manipulés»
quand ils demandent des mesures de sécurité à travers le retour des
gendarmes.
L’argument d’Abrika
est que «l’insécurité n’est pas propre à la Kabylie». «C’est,
dit-il, un problème national auquel il faut une solution politique.»
Abrika oublie-t-il, peut être, le danger qu’encours cette région
devant le pullulement des bandes (souvent armées) qui kidnappent
pour demander des rançons, braquent des citoyens, des banques et des
bureaux de poste ?
Mais de là à
considérer que le départ de la gendarmerie reste toujours «une
revendication des citoyens» malgré l’évolution de la situation
sécuritaire (dans le sens de son aggravation), c’est aller trop vite
en besogne. Abrika n’ignore certainement pas que ce sont les
citoyens, en particulier ceux qui habitent loin des régions
peuplées, qui réclament le retour des gendarmes. Les habitants de
cette région constatent que des bandes terroristes ont profité de
l’absence de ce corps de sécurité pour s’installer dans les environs
immédiats de plusieurs localités de Kabylie.
Cela étant dit, la
gendarmerie n’est pas totalement absente de la région. Certes, si la
plupart des commandements ont été vidés après la décision de l’Etat
de retirer ce corps de la Kabylie, les gendarmes sont quand même
présents et la population continue, dans certaines localités de
cette région, de compter sur eux pour assurer la sécurité des
villages contre les terroristes et le banditisme. La cohabitation se
passe normalement et sans opposition des citoyens.
Quel avenir
pour les aârouch ?
Toutes tendances
confondues, le mouvement citoyen n’attire plus les foules. C’est le
constat qu’on peut faire après l’accalmie de la situation dans la
région. Lasse d’une situation de conflit dont elle ne voit ni
l’issue ni l’intérêt, la population, et les jeunes en particulier,
ne s’intéressent presque plus à ce qu’il advient des aârouch. D’où
l’intérêt, pour les dialoguistes et les non-dialoguistes de chercher
une issue à leur mouvement : un avenir politique. Si les derniers ne
cachent pas leur sympathie ni leurs affinités pour un parti
politique de la région, la tendance Abrika se cherche encore des
mentors.
C’est pour cela,
d’ailleurs, qu’on prête aux aârouch dialoguistes l’intention (des
rumeurs que vient confirmer la sortie médiatique des aârouch des
Aurès) de s’engager pleinement dans la politique à travers la
création d’un parti ou, du moins, en soutenant un parti existant.
Si, lors de sa
conférence de mercredi dernier, Bélaïd Abrika s’est empressé de
démentir – «Les aârouch ne se transformeront pas en parti politique»
– les doutes persistent toujours tant la volonté existe de «peser de
tout leur poids lors des prochaines échéances électorales».
L’étape
intermédiaire serait, selon certains connaisseurs du mouvement, un
«soutien actif» aux listes électorales du RND en Kabylie contre des
postes électoraux (à des positions éligibles) aussi bien lors des
élections locales que des législatives prévues pour 2007. Le
parcours «militant» des animateurs des aârouch arrive à un stade où
il a besoin d’une concrétisation à travers des postes élus.
Ce placement
politique des aârouch dialoguistes se confirme aussi par leur
positionnement favorable à la révision constitutionnelle, comme l’a
soutenu Bélaïd Abrika qui a déclaré que cette révision «a toujours
été l’une de nos revendications». «Nous avons plaidé, depuis la
création de notre mouvement, pour une révision constitutionnelle à
même de conforter les libertés individuelles et la démocratie dans
notre pays», a-t-il ajouté à ce propos. Abrika oublie probablement
que la révision proposée pour bientôt n’a pas pour but de faire de
tamazight une langue officielle. Peu importe la contradiction, car
le but du jeu n’est pas de faire correspondre les actes avec les
principes, mais de se placer sur l’échiquier politique.
Abdelkader
Djalil
Haut
Modèle féminin et enfance
Fulla contre
Barbie
La rentrée des
classes n’aura pas manqué d’illustrer la guerre des civilisations à
une échelle moins importante que ce qu’a imaginé Samuel Huttington,
mais avec une vigueur certaine, notamment sur un marché
particulièrement captif. Les produits déclinés pour les enfants se
livrent une guerre âpre. Ce n’est pas seulement la guerre des parts
de marché, c’est aussi celle des modèles dominants. Le crêpage de
chignon entre Fulla et Barbie est certainement un des plus
illustratifs.
Ni militant
islamiste, ni docte savant, ni prêcheuse, Fulla avec son hidjab a
envahi les marchés et constitue le rêve de nombreuses petites filles
d’Algérie. Elle est l’alter ego de Barbie qui, comme elle, est
déclinée en un tas de produits commercialisés traditionnellement à
la rentrée des classes. Poupées, mais aussi cartables ou trousses à
son effigie, Fulla, avec ses formes très féminines et ses beaux
yeux, porte un hidjab qui cache, conformément aux préceptes stricts
de l’islam, toutes ses formes et ses cheveux. Dans sa déclinaison
initiale en poupée, Fulla n’a de tenue moderne occidentale – petite
jupe et débardeur – qu’à la maison, avec les cheveux tressés, des
postiches rouges, un maquillage bien apparent. Fulla est une poupée
«musulmane» mais moderne, qu’on ne s’y trompe pas. Modéré ou pas,
l’objet n’est pas porteur de ce genre de nuances.
Au-delà des
messages et des modèles, Fulla est, elle aussi, une alternative.
Pour les petites filles, le plus important est le jouet et lorsque
les parents ont du mal à acheter Barbie ou ses déclinaisons, ils
optent sans ciller pour Fulla, plus en phase avec… leurs moyens
financiers. Mais dans ce choix économique, il y a aussi une option
politique et culturelle évidente. Doit-on dire que Barbie c’est
mieux pour la modernité que Fulla ? Certainement pas. La poupée
occidentale, qui non seulement n’est pas conforme aux normes
généralement admises dans les pays musulmans, est porteuse d’un
message pour les fillettes qui n’est pas plus libérateur et qui
donne pleine conscience de son individualité que ne le fait Fulla.
Les associations
de libération des femmes ont exprimé souvent des critiques à
l’encontre de Barbie.
Lancée en 2003,
fabriquée en Chine comme Barbie, Fulla a été vendue apparemment à
plus de deux millions d’exemplaires en deux ans. Il reste qu’elle
demeure l’apanage des pays musulmans et essentiellement arabes.
Fulla ne porte
jamais de maillot de bain, n’a pas de petit ami (pas de Ken Laden à
l’horizon !), a des amies et bientôt deux frères. Son créateur et
directeur de la marque, le Syrien Fawaz Abidin, a souligné, lors de
différentes rencontres avec les médias, qu’elle reste célibataire,
pieuse, modeste et porteuse des valeurs musulmanes. Mais c’est aussi
une porteuse de valeurs marketing sûres. Fulla est déclinée en plus
de 200 produits.
Un produit
marketing, dans un contexte particulièrement complexe qui voit les
idées contradictoires se disputer le terrain des consciences,
soulève forcément des questions. Quelles attitudes doivent avoir les
parents devant une incursion dans la vie quotidienne de la publicité
et de la consommation à outrance lorsqu’en plus du prix, ce sont des
messages politiques et sociaux qui sont proposés ? Le dilemme est
immense et les poupées n’ont pas la capacité de s’exprimer pour
pouvoir participer à un débat auquel elles sont mêlées sans qu’on
leur ait demandé leur avis.
De plus, quel
débat peut-il y avoir quand, en l’absence d’idée politique claire et
de discours précis, il faille chercher la lutte pour un modèle de
société sur les étals des marchands de jouets, à travers de très
innocentes poupées ? Ou bien faut-il, en l’absence de débat, ne plus
faire de choix mais prendre les deux modèles (la poupée Barbie et la
poupée «barbue») pour satisfaire l’enfant qui pleure.
La poupée Barbie, toute une histoire
La
poupée Barbie est apparue en 1959, substituant une poupée femme à
une poupée enfant. Elle devient le symbole d'une société de
consommation qui sait récupérer toutes les modes, même celles qui
paraissent les plus avancées.
Pour les psychologues et sociologues, la poupée est un jeu d'enfant
qui a un double sens : il permet aux enfants de jouer mais c'est
aussi un jeu d'adulte car l'enfant se projette dans l'avenir et,
traditionnellement, dans le rôle de mère. Avec Barbie, la fonction
de parent disparaît. C’est l’identification qui prend place.
Des mouvements féministes ont critiqué ce genre de poupées.
Certaines déclinaisons de ce jouet, qui était doté de poitrine
gonflable aux Etats-Unis, ont été interdites à la vente dans les
années 1970 suite à la protestation de mouvements féministes.
Cependant, les féministes sont revenus sur leur façon de voir,
considérant que Barbie a eu un rôle positif dans la prise de
conscience du corps par les femmes.
Mais la capacité d’adaptation du jouet est telle que, finalement, la
poupée s’est imposée à tous, même aux musulmans, dans son acception
consumériste, à travers Fulla.
Un foisonnement de littérature
scientifique
Le
phénomène Barbie a donné lieu à une floraison de livres et
d’articles d’anthropologues et de spécialistes de l’enfance.
On peut en citer :
L. Banner : American
Beauty (University of Chicago Press 1983).
N.
Batte : La Poupée Barbie et le jeu des enfants, mémoire de
maîtrise (Département d'anthropologie, université de Paris X, 1987).
B. Boy : Barbie, Her
Life and Times (New York, Crown Publishing, 1987).
K. Harrisson, L. Ebersole
et R. Peabody : Mondo Barbie (New York, St Martin's Press).
M. G. Lord : Forever
Barbie. The Unauthorized Life of a Real Doll (New York, William
Morrow).
E. Rand : Barbie's
Queer Accessories (Durham, Duke UP 1995).
F.
Theimer : Barbie, une poupée de collection (Paris, éditions
Polichinelle, 1985).
Haut
Environnement
L’homme, cet
ennemi de la nature
Il est vraiment
triste de constater que l’environnement, de par le monde, se dégrade
chaque jour un peu plus. Mais il est encore plus triste de savoir
que les enfants sont, comme toujours, les premières victimes de
cette dégradation. En effet, l’Organisation mondiale de la santé
affirme, à travers un rapport publié durant l’été, qui s’intitule
"Prévenir les maladies par des environnements salubres", que 33 %
des maladies qui touchent les enfants âgés de moins de cinq ans sont
causées à l’origine par un environnement malsain. Autrement dit, ce
sont les adultes qui en sont indirectement responsables. Cela
signifie aussi que la plupart de ces maladies peuvent être évitées
par une meilleure gestion de l’environnement.
Il n’y a aucun
doute que l’être humain n’a jamais été l’ami de l’environnement et
de la nature. Déjà depuis le début des temps, l’homme a mené une
lutte acharnée pour apprivoiser l’environnement et y vivre aisément.
Cette lutte, si elle a permis à l’homme d’avoir, au bout du compte,
une vie plus facile, a indubitablement agi sur l’environnement qui
n’a cessé de se dégrader depuis. Cette dégradation n’est pas sans
conséquences sur la santé de l’homme. Et si les maladies réputées
graves ont disparu au fil du temps, d’autres affections ont vu le
jour de par le monde. Maladies cardiovasculaires, cancers, maladies
pulmonaires, infections des voies respiratoires inférieures,
accidents de la route… sont le plus souvent le résultat d’une vie
moderne, de la concentration des populations dans les grandes
villes, de l’avancée technologique, d’une nourriture plus aseptisée
et de plus en plus améliorée qui ne ressemble en rien à ce que l’on
mangeait avant.
Les chiffres de
l’OMS sont là pour prouver que 24 % des maladies dans le monde, y
compris dans les pays développés, sont causées par des expositions
environnementales qui peuvent pourtant être évitées. Pis encore, 13
millions de décès sont, chaque année, provoqués par des maladies
qu’il est très facile d’éviter : diarrhées, infections des voies
respiratoires inférieures, différentes formes de lésions
involontaires et paludisme sont les principales maladies provoquées
par un environnement de mauvaise qualité. Autrement dit, ces
maladies sont provoquées par l’homme qui n’arrête pas d’agresser
l’environnement dans lequel il vit, sans se dire que ces agressions
répétées peuvent lui être nocives, à lui d’abord.
Pourtant, les
mises en garde des spécialistes sont réitérées pour rappeler à ceux
qui ont tendance à l’oublier que l’environnement est sans cesse mis
en danger par la faute de l’homme et que pour préserver la santé, il
faut avant tout préserver son environnement.
La situation dans
les régions les moins développées du monde est encore plus grave que
dans les pays développés. Pour preuve, 94 % des décès sont provoqués
par des maladies diarrhéiques et 40 % par le paludisme. Dans les
deux cas, ces maladies peuvent être le résultat d’une eau de qualité
douteuse.
Plus de 100
experts de par le monde ont abouti à la conclusion suivante : 1,7
million de femmes et d’hommes décèdent chaque année pour avoir bu
une eau insalubre, tandis que 1,3 million seraient décimés par la
pollution dans l’air. A travers ces résultats, les experts tentent
de prouver qu’il y a un lien très étroit entre l’environnement et la
santé.
C’est ce qui fera
dire au docteur Anders Nordström, directeur général de l’OMS par
intérim : «Nous avons toujours su que l’environnement avait une
profonde influence sur la santé, mais ces estimations sont les
meilleures qui aient été réalisées jusqu’à présent. Elles nous
aideront à démontrer qu’investir de manière avisée dans la création
d’un environnement favorable peut constituer une stratégie efficace
pour améliorer la santé et parvenir à un développement durable.»
Une fois le lien
établi entre la mauvaise gestion de l’environnement et entre ces
affections de plus en plus répandues, la solution s’impose
d’elle-même : essayer de maintenir un environnement sain. Pour les
spécialistes de l’OMS, il est tout à fait possible d’avoir des
chiffres beaucoup plus bas que ceux enregistrés. Car si la situation
n’est pas des plus réjouissantes, elle peut tout de même être
maîtrisée.
Pour cela, ces
spécialistes prônent un certain nombre de mesures à suivre, à
savoir : arriver à stocker de l’eau sans danger dans les logements,
avoir une meilleure hygiène, utiliser des combustibles plus propres
et moins dangereux, améliorer la sécurité du milieu bâti, gérer de
manière plus judicieuse les substances toxiques à domicile et sur
les lieux de travail, mais aussi et surtout une meilleure gestion
des ressources en eau. Car cette denrée, rare dans certains pays,
reste à la fois celle qui véhicule encore des maladies, mais est
aussi l’élément principal pour assurer une bonne hygiène.
Donc il est tout à
fait possible d’éviter chaque année des millions de morts inutiles.
Pour cela, la collaboration de plusieurs secteurs est nécessaire
pour arriver à de bons résultats. Energie, transports, agriculture
et industrie doivent opérer e étroite collaboration pour éradiquer
les causes qui provoquent toutes ces maladies. Ces actions doivent
aussi intéresser directement le ministère de la Santé publique, qui
doit orienter sa politique vers des mesures plutôt préventives afin
d’éviter les situations extrêmes.
Doit-on conclure
que la vie moderne et l’avancée de plus en plus marquée de la
technologie n’ont pas apporté que des bienfaits à l’homme ? Certes,
il y a du vrai dans tout cela, mais il y a aussi que c’est l’homme
qui est responsable de cette percée technologique pour se rendre la
vie de plus en plus facile, donc c’est lui qui agresse
l’environnement par des inventions, chaque fois plus élaborées, dont
l’action multiforme n’est pas toujours sans danger sur
l’environnement. C’est aussi l’homme qui déverse les déchets de son
industrie, de plus en plus performante, dans les cours d’eau. C’est
lui qui a urbanisé le plus grand nombre de terres, même agricoles.
C’est lui qui a créé les grandes villes où il est plus facile de
vivre et s’est éloigné de la campagne où la vie est plus saine.
C’est toujours l’homme qui contribue à la dégradation de son
environnement en jetant les ordures au petit bonheur la chance, en
détruisant les plantes qu’il croise sur son chemin, en réduisant
telle une peau de chagrin les espaces verts, véritable poumon des
grandes villes. C’est donc l’homme qui, en cherchant à mieux vivre,
s’est rendu coupable d’agressions contre la nature et
l’environnement. Des agressions qui lui coûtent cher puisqu’elles
coûtent la vie.
Khadidja
Mohamed Bouziane
Haut
E-mail :contact@lesdebats.com |