Semaine du 13 au 19  septembre 2006

Ils reviennent cette semaine

Les aârouch se placent sur l’échiquier politique

Modèle féminin et enfance

Fulla contre Barbie

Environnement

L’homme, cet ennemi de la nature

 

 
 
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Ils reviennent cette semaine

Les aârouch se placent sur l’échiquier politique

Les aârouch refusent toujours le retour de la gendarmerie en Kabylie malgré l’inquiétante détérioration de la situation sécuritaire dans la région depuis le départ, en 2002, de ce corps des services de sécurité, ce qui a permis l’installation de poches terroristes et le développement du banditisme.

Le «mouvement citoyen» de Kabylie a entamé, mercredi dernier, sa rentrée politique à partir de la Maison de la presse Tahar-Djaout par une conférence de presse de son porte-parole, Belaïd Abrika, accompagné de Bezza Benmansour, pour affirmer son attachement à la révision constitutionnelle, réaffirmer son refus du retour de la Gendarmerie nationale en Kabylie et réclamer la satisfaction entière de la plate-forme d’El-Kseur.

L’aile dialoguiste des aârouch (l’autre tendance, celle de Ali Gharbi, exige quant à elle l’application de la plate-forme avant tout dialogue) se dit déterminée à faire aboutir l’ensemble de ses revendications, d’ailleurs officiellement acceptées par l’Etat lors de différents rounds de dialogue étalés sur plus d’une année.

Selon Abrika, à peine 20% seulement des revendications ont été concrétisées, à savoir l’indemnisation des familles de victimes du Printemps noir et l’arrêt des poursuites judicaires contre les délégués du mouvement citoyen. A part cela, tout reste à concrétiser, affirme l’aile dialoguiste des aârouch. Et plus particulièrement, la question de la traduction devant la justice civile des gendarmes auteurs des dépassements lors des événements de Kabylie, mais également l’institutionnalisation de tamazight en tant que langue officielle, la mise en place de mesures économiques d’urgence pour la région, la création d’une chaîne de télévision en tamazight, la consécration de Yennayar comme journée chômée et payée, ainsi, enfin, la mise sous l’autorité des élus des forces de sécurité.

Ayant participé à toutes les phases du dialogue avec les représentants de l’Etat, dont le chef du gouvernement, Abrika n’est quand même pas en mesure de dire à quel niveau bloque l’accomplissement des accords.

Cependant, le plus intriguant dans la position des aârouch reste leur ferme opposition au retour des éléments de la Gendarmerie nationale en Kabylie, et ce, en dépit d’une situation sécuritaire qui ne cesse de se détériorer aussi bien dans son volet terroriste que dans la prolifération à grande échelle du banditisme.

Ce qui n’a pas empêché Abrika de s’en prendre, lors de sa conférence de presse de mercredi dernier, à ceux qui pétitionnent pour le retour de la gendarmerie dans cette région. Le porte-parole des aârouch dialoguistes qualifie les initiateurs de la pétition de «cercles occultes» qui «veulent à tout prix que ce corps, qui était à l’origine de la crise vécue par la Kabylie, revienne dans la région, alors que pour nous, il est complètement hors de question que cela se fasse avant que la lumière ne soit faite sur ces événements», lançait-il aux journalistes comme s’il était le porte-parole attitré de toute cette région. «Pour ceux qui utilisent des subterfuges pour imposer ce corps, il faut qu’ils sachent que la réponse a eu lieu le 14 juillet 2001. Nous ne sommes pas près d’oublier les exactions commises par ce corps dans la région», a-t-il ajouté.

Drôle de logique qui fait des habitants de la région des «citoyens» uniquement lorsqu’ils réclament le départ de la gendarmerie et des «manipulés» quand ils demandent des mesures de sécurité à travers le retour des gendarmes.

L’argument d’Abrika est que «l’insécurité n’est pas propre à la Kabylie». «C’est, dit-il, un problème national auquel il faut une solution politique.» Abrika oublie-t-il, peut être, le danger qu’encours cette région devant le pullulement des bandes (souvent armées) qui kidnappent pour demander des rançons, braquent des citoyens, des banques et des bureaux de poste ?

Mais de là à considérer que le départ de la gendarmerie reste toujours «une revendication des citoyens» malgré l’évolution de la situation sécuritaire (dans le sens de son aggravation), c’est aller trop vite en besogne. Abrika n’ignore certainement pas que ce sont les citoyens, en particulier ceux qui habitent loin des régions peuplées, qui réclament le retour des gendarmes. Les habitants de cette région constatent que des bandes terroristes ont profité de l’absence de ce corps de sécurité pour s’installer dans les environs immédiats de plusieurs localités de Kabylie.

Cela étant dit, la gendarmerie n’est pas totalement absente de la région. Certes, si la plupart des commandements ont été vidés après la décision de l’Etat de retirer ce corps de la Kabylie, les gendarmes sont quand même présents et la population continue, dans certaines localités de cette région, de compter sur eux pour assurer la sécurité des villages contre les terroristes et le banditisme. La cohabitation se passe normalement et sans opposition des citoyens.

Quel avenir pour les aârouch ?

Toutes tendances confondues, le mouvement citoyen n’attire plus les foules. C’est le constat qu’on peut faire après l’accalmie de la situation dans la région. Lasse d’une situation de conflit dont elle ne voit ni l’issue ni l’intérêt, la population, et les jeunes en particulier, ne s’intéressent presque plus à ce qu’il advient des aârouch. D’où l’intérêt, pour les dialoguistes et les non-dialoguistes de chercher une issue à leur mouvement : un avenir politique. Si les derniers ne cachent pas leur sympathie ni leurs affinités pour un parti politique de la région, la tendance Abrika se cherche encore des mentors.

C’est pour cela, d’ailleurs, qu’on prête aux aârouch dialoguistes l’intention (des rumeurs que vient confirmer la sortie médiatique des aârouch des Aurès) de s’engager pleinement dans la politique à travers la création d’un parti ou, du moins, en soutenant un parti existant.

Si, lors de sa conférence de mercredi dernier, Bélaïd Abrika s’est empressé de démentir – «Les aârouch ne se transformeront pas en parti politique» – les doutes persistent toujours tant la volonté existe de «peser de tout leur poids lors des prochaines échéances électorales».

L’étape intermédiaire serait, selon certains connaisseurs du mouvement, un «soutien actif» aux listes électorales du RND en Kabylie contre des postes électoraux (à des positions éligibles) aussi bien lors des élections locales que des législatives prévues pour 2007. Le parcours «militant» des animateurs des aârouch arrive à un stade où il a besoin d’une concrétisation à travers des postes élus.

Ce placement politique des aârouch dialoguistes se confirme aussi par leur positionnement favorable à la révision constitutionnelle, comme l’a soutenu Bélaïd Abrika qui a déclaré que cette révision «a toujours été l’une de nos revendications». «Nous avons plaidé, depuis la création de notre mouvement, pour une révision constitutionnelle à même de conforter les libertés individuelles et la démocratie dans notre pays», a-t-il ajouté à ce propos. Abrika oublie probablement que la révision proposée pour bientôt n’a pas pour but de faire de tamazight une langue officielle. Peu importe la contradiction, car le but du jeu n’est pas de faire correspondre les actes avec les principes, mais de se placer sur l’échiquier politique.

Abdelkader Djalil

 

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Modèle féminin et enfance

Fulla contre Barbie

La rentrée des classes n’aura pas manqué d’illustrer la guerre des civilisations à une échelle moins importante que ce qu’a imaginé Samuel Huttington, mais avec une vigueur certaine, notamment sur un marché particulièrement captif. Les produits déclinés pour les enfants se livrent une guerre âpre. Ce n’est pas seulement la guerre des parts de marché, c’est aussi celle des modèles dominants. Le crêpage de chignon entre Fulla et Barbie est certainement un des plus illustratifs.  

Ni militant islamiste, ni docte savant, ni prêcheuse, Fulla avec son hidjab a envahi les marchés et constitue le rêve de nombreuses petites filles d’Algérie. Elle est l’alter ego de Barbie qui, comme elle, est déclinée en un tas de produits commercialisés traditionnellement à la rentrée des classes. Poupées, mais aussi cartables ou trousses à son effigie, Fulla, avec ses formes très féminines et ses beaux yeux, porte un hidjab qui cache, conformément aux préceptes stricts de l’islam, toutes ses formes et ses cheveux. Dans sa déclinaison initiale en poupée, Fulla n’a de tenue moderne occidentale – petite jupe et débardeur – qu’à la maison, avec les cheveux tressés, des postiches rouges, un maquillage bien apparent. Fulla est une poupée «musulmane» mais moderne, qu’on ne s’y trompe pas. Modéré ou pas, l’objet n’est pas porteur de ce genre de nuances. 

Au-delà des messages et des modèles, Fulla est, elle aussi, une alternative. Pour les petites filles, le plus important est le jouet et lorsque les parents ont du mal à acheter Barbie ou ses déclinaisons, ils optent sans ciller pour Fulla, plus en phase avec… leurs moyens financiers. Mais dans ce choix économique, il y a aussi une option politique et culturelle évidente. Doit-on dire que Barbie c’est mieux pour la modernité que Fulla ? Certainement pas. La poupée occidentale, qui non seulement n’est pas  conforme aux normes généralement admises dans les pays musulmans, est porteuse d’un message pour les fillettes qui n’est pas plus libérateur et qui donne pleine conscience de son individualité que ne le fait Fulla.

Les associations de libération des femmes ont exprimé souvent des critiques à l’encontre de Barbie.

Lancée en 2003, fabriquée en Chine comme Barbie, Fulla a été vendue apparemment à plus de deux millions d’exemplaires en deux ans. Il reste qu’elle demeure l’apanage des pays musulmans et essentiellement arabes.

Fulla ne porte jamais de maillot de bain, n’a pas de petit ami (pas de Ken Laden à l’horizon !), a des amies et bientôt deux frères. Son créateur et directeur de la marque, le Syrien Fawaz Abidin, a souligné, lors de différentes rencontres avec les médias, qu’elle reste célibataire, pieuse, modeste et porteuse des valeurs musulmanes. Mais c’est aussi une porteuse de valeurs marketing sûres. Fulla est déclinée en plus de 200 produits.

Un produit marketing, dans un contexte particulièrement complexe qui voit les idées contradictoires se disputer le terrain des consciences, soulève forcément des questions. Quelles attitudes doivent avoir les parents devant une incursion dans la vie quotidienne de la publicité et de la consommation à outrance lorsqu’en plus du prix, ce sont des messages politiques et sociaux qui sont proposés ? Le dilemme est immense et les poupées n’ont pas la capacité de s’exprimer pour pouvoir participer à un débat auquel elles sont mêlées sans qu’on  leur ait demandé leur avis.

De plus, quel débat peut-il y avoir quand, en l’absence d’idée politique claire et de discours précis, il faille chercher la lutte pour un modèle de société sur les étals des marchands de jouets, à travers de très innocentes poupées ? Ou bien faut-il, en l’absence de débat, ne plus faire de choix mais prendre les deux modèles (la poupée Barbie et la poupée «barbue»)  pour satisfaire l’enfant qui pleure.

 

La poupée Barbie, toute une histoire

La poupée Barbie est apparue en 1959, substituant une poupée femme à une poupée enfant. Elle devient le symbole d'une société de consommation qui sait récupérer toutes les modes, même celles qui paraissent les plus avancées. 

Pour les psychologues et sociologues, la poupée est un jeu d'enfant qui a un double sens : il permet aux enfants de jouer mais c'est aussi un jeu d'adulte car l'enfant se projette dans l'avenir et, traditionnellement, dans le rôle de mère. Avec Barbie,  la fonction de parent disparaît. C’est l’identification  qui prend place.

Des mouvements féministes ont critiqué ce genre de poupées. Certaines déclinaisons de ce jouet, qui était doté de poitrine gonflable aux Etats-Unis, ont été interdites à la vente dans les années 1970 suite à la protestation de mouvements féministes.  Cependant, les féministes sont revenus sur leur façon de voir, considérant que Barbie a eu un rôle positif dans la prise de conscience du corps par les femmes.

Mais la capacité d’adaptation du jouet est telle que, finalement, la poupée s’est imposée à tous, même aux musulmans, dans son acception consumériste, à travers Fulla.

 

 

Un foisonnement  de littérature scientifique

Le phénomène Barbie a donné lieu à une floraison de livres et d’articles d’anthropologues et de spécialistes de l’enfance. On peut en citer :

L. Banner : American Beauty (University of Chicago Press 1983).

N. Batte : La Poupée Barbie et le jeu des enfants, mémoire de maîtrise (Département d'anthropologie, université de Paris X, 1987).

B. Boy : Barbie, Her Life and Times (New York, Crown Publishing, 1987).

K. Harrisson, L. Ebersole et R. Peabody : Mondo Barbie (New York, St Martin's Press).

M. G. Lord  : Forever Barbie. The Unauthorized Life of a Real Doll (New York, William Morrow).

E. Rand : Barbie's Queer Accessories (Durham, Duke UP 1995).

F. Theimer : Barbie, une poupée de collection (Paris, éditions Polichinelle, 1985).

 

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Environnement

L’homme, cet ennemi de la nature

Il est vraiment triste de constater que l’environnement, de par le monde, se dégrade chaque jour un  peu plus. Mais il est encore plus triste de savoir que les enfants sont, comme toujours, les premières victimes de cette dégradation. En effet, l’Organisation mondiale de la santé affirme, à travers un rapport publié durant l’été, qui s’intitule "Prévenir les maladies par des environnements salubres", que 33 % des maladies qui touchent les enfants âgés de moins de cinq ans sont causées à l’origine par un environnement malsain. Autrement dit, ce sont les adultes qui en sont indirectement responsables. Cela signifie aussi que la plupart de ces maladies peuvent être évitées par une meilleure gestion de l’environnement.

Il n’y a aucun doute que l’être humain n’a jamais été l’ami de l’environnement et de la nature. Déjà depuis le début des temps, l’homme a mené une lutte acharnée pour apprivoiser l’environnement et y vivre aisément. Cette lutte, si elle a permis à l’homme d’avoir, au bout du compte, une vie plus facile, a indubitablement agi sur l’environnement qui n’a cessé de se dégrader depuis. Cette dégradation n’est pas sans conséquences sur la santé de l’homme. Et si les maladies réputées graves ont disparu au fil du temps, d’autres affections ont vu le jour de par le monde. Maladies cardiovasculaires, cancers, maladies pulmonaires, infections des voies respiratoires inférieures, accidents de la route… sont le plus souvent le résultat d’une vie moderne, de la concentration des populations dans les grandes villes, de l’avancée technologique, d’une nourriture plus aseptisée et de plus en plus améliorée qui ne ressemble en rien à ce que l’on mangeait avant.

Les chiffres de l’OMS sont là pour prouver que 24 % des maladies dans le monde, y compris dans les pays développés, sont causées par des expositions environnementales qui peuvent pourtant être évitées. Pis encore, 13 millions de décès sont, chaque année, provoqués par des maladies qu’il est très facile d’éviter : diarrhées, infections des voies respiratoires inférieures, différentes formes de lésions involontaires et paludisme sont les principales maladies provoquées par un environnement de mauvaise qualité. Autrement dit, ces maladies sont provoquées par l’homme qui n’arrête pas d’agresser l’environnement dans lequel il vit, sans se dire que ces agressions répétées peuvent lui être nocives, à lui d’abord.

Pourtant, les mises en garde des spécialistes sont réitérées pour rappeler à ceux qui ont tendance à l’oublier que l’environnement est sans cesse mis en danger par la faute de l’homme et que pour préserver la santé, il faut avant tout préserver son environnement.

La situation dans les régions les moins développées du monde est encore plus grave que dans les pays développés. Pour preuve, 94 % des décès sont provoqués par des maladies diarrhéiques et 40 % par le paludisme. Dans les deux cas, ces maladies peuvent être le résultat d’une eau de qualité douteuse.

Plus de 100 experts de par le monde ont abouti à la conclusion suivante : 1,7 million de femmes et d’hommes décèdent chaque année pour avoir bu une eau insalubre, tandis que 1,3 million seraient décimés par la pollution dans l’air. A travers ces résultats, les experts tentent de prouver qu’il y a un lien très étroit entre l’environnement et la santé.

C’est ce qui fera dire au docteur Anders Nordström, directeur général de l’OMS par intérim : «Nous avons toujours su que l’environnement avait une profonde influence sur la santé, mais ces estimations sont les meilleures qui aient été réalisées jusqu’à présent. Elles nous aideront à démontrer qu’investir de manière avisée dans la création d’un environnement favorable peut constituer une stratégie efficace pour améliorer la santé et parvenir à un développement durable.»

Une fois le lien établi entre la mauvaise gestion de l’environnement et entre ces affections de plus en plus répandues, la solution s’impose d’elle-même : essayer de maintenir un environnement sain. Pour les spécialistes de l’OMS, il est tout à fait possible d’avoir des chiffres beaucoup plus bas que ceux enregistrés. Car si la situation n’est pas des plus réjouissantes, elle peut tout de même être maîtrisée.

Pour cela, ces spécialistes prônent un certain nombre de mesures à suivre, à savoir : arriver à stocker de l’eau sans danger dans les logements, avoir une meilleure hygiène, utiliser des combustibles plus propres et moins dangereux, améliorer la sécurité du milieu bâti, gérer de manière plus judicieuse les substances toxiques à domicile et sur les lieux de travail, mais aussi et surtout une meilleure gestion des ressources en eau. Car cette denrée, rare dans certains pays, reste à la fois celle qui véhicule encore des maladies, mais est aussi l’élément principal pour assurer une bonne hygiène.

Donc il est tout à fait possible d’éviter chaque année des millions de morts inutiles. Pour cela, la collaboration de plusieurs secteurs est nécessaire pour arriver à de bons résultats. Energie, transports, agriculture et industrie doivent opérer e étroite collaboration pour éradiquer les causes qui provoquent toutes ces maladies. Ces actions doivent aussi intéresser directement le ministère de la Santé publique, qui doit orienter sa politique vers des mesures plutôt préventives afin d’éviter les situations extrêmes.

Doit-on conclure que la vie moderne et l’avancée de plus en plus marquée de la technologie n’ont pas apporté que des bienfaits à l’homme ? Certes, il y a du vrai dans tout cela, mais il y a aussi que c’est l’homme qui est responsable de cette percée technologique pour se rendre la vie de plus en plus facile, donc c’est lui qui agresse l’environnement par des inventions, chaque fois plus élaborées, dont l’action multiforme n’est pas toujours sans danger sur l’environnement. C’est aussi l’homme qui déverse les déchets de son industrie, de plus en plus performante, dans les cours d’eau. C’est lui qui a urbanisé le plus grand nombre de terres, même agricoles. C’est lui qui a créé les grandes villes où il est plus facile de vivre et s’est éloigné de la campagne où la vie est plus saine. C’est toujours l’homme qui contribue à la dégradation de son environnement en jetant les ordures au petit bonheur la chance, en détruisant les plantes qu’il croise sur son chemin, en réduisant telle une peau de chagrin les espaces verts, véritable poumon des grandes villes. C’est donc l’homme qui, en cherchant à mieux vivre, s’est rendu coupable d’agressions contre la nature et l’environnement. Des agressions qui lui coûtent cher puisqu’elles coûtent la vie.

Khadidja Mohamed Bouziane

 

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