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Badr
Communication,
dites-vous ?
Dans l’une de ses
récentes éditions, le quotidien arabophone El Khabar a
annoncé la visite que lui a rendu le nouveau P-DG de la banque
agricole de développement rural (BADR). L’hôte était accompagné
d’un de ses proches collaborateurs en charge du crédit pour les
PME-PMI. Au cours de cette entrevue, les visiteurs ont évoqué avec
le directeur du quotidien la situation de la banque et ses
perspectives. Ces précisions, rendues publiques, donnent ainsi à
penser que ce n’était pas une simple visite de courtoisie, mais que
le but visé était de soigner l’image de marque d’une banque qui a
été éclaboussée par de nombreux scandales financiers. L’initiative
est à l’honneur de son auteur, qui espère ainsi redorer le blason de
son établissement. Mais il reste qu’en terme d’impact, elle est loin
d’être moins bénéfique. En effet, il aurait été plus payant en terme
d’impact médiatique que le premier responsable de la BADR organise
une rencontre avec la presse pour lui faire part de ses objectifs. A
moins que le P-DG, craignant d’avoir à s’expliquer sur la gestion
antérieure de cette banque ou encore de répondre à des questions
sensibles, ait préféré limiter son contact à un seul quotidien en se
faisant recevoir par son directeur. Mais force est d’indiquer qu’il
a été mal conseillé.
N. K.
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Sonelgaz
Hausses encore
et… toujours ?
Presque une année
jour pour jour après l’augmentation de juin dernier, les abonnés de
la Sonelgaz sont informés qu’ils vont devoir faire face à une
nouvelle hausse des tarifs. L’augmentation a été annoncée par le
P-DG de cette entreprise, lors d’une conférence de presse animée en
présence de son ministre de tutelle. Ces hausses, a-t-il annoncé,
sont rendues nécessaires par la mise en place du nouveau plan
d’investissement retenu par Sonelgaz sur la période 2005-2009, de
l’ordre de 9 milliards de dollars. L’entreprise prévoit entre outre
de le financer par ses propres moyens à hauteur de 30%. Or, pour
parvenir à cet autofinancement, Sonelgaz est obligé, a-t-il
expliqué, de recourir au réajustement de la tarification en vigueur.
Reste que du côté de cette entreprise citoyenne, l’on prend le soin
de nous rappeler que ces augmentations des tarifs, inévitables,
répondent à la réalité des coûts. D’où du reste la préférence
donnée au mot «réajustement» au détriment d’augmentation. C’est dire
aussi que les citoyens n’y échapperont pas. Le seul répit qui leur
est accordé porte sur le différé de l’application de la nouvelle
tarification à quelques semaines. Piètre consolation…
N. K.
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Santé
Ce n’est pas
une fatalité
Selon des
spécialistes, 30% des infections nosocomiales – enregistrées dans
les hôpitaux – peuvent être évitées si les mesures d’hygiène de base
sont scrupuleusement respectées par le personnel paramédical et les
visiteurs, qui sont considérés comme vecteurs de transmission.
Ainsi, les infections nosocomiales pourraient ne pas exister si l’on
tenait compte des règles d’hygiène censées être en vigueur dans les
établissements hospitaliers. Pourtant, c’est loin d’être le cas ;
dans la quasi-majorité des hôpitaux, on continue de fouler au pied
ces mesures. Pourquoi ? La présence d’un personnel paramédical peu
motivé explique en grande partie la situation constatée. Le reste
revient aux visiteurs. Pourtant, il suffirait d’être intransigeant.
A titre d’exemple, interdire l’accès aux visiteurs en dehors des
heures de visite, leur interdire l’accès à certaines ailes des
hôpitaux... Mais pour ce faire, il faudrait aussi faire preuve de
fermeté, car souvent on ferme les yeux pour certains et on se montre
intransigeant pour d’autres. Mais si l’on veut réellement réduire ce
taux de 30%, il ne faudrait pas badiner avec les règles. D’autant
que c’est de l’intérêt de tout le monde qu’il s’agit.
N. K.
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