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Les quotidiens au jour le jour
Une semaine riche en actualité
Dimanche 12 juin 2005. En Une de son édition, La
Tribune rapporte que des stèles et des monuments sont érigés à la gloire de
l’OAS en France. Un fait qui l’autorise à se demander si “le passé colonial
(est) insoluble dans le traité d’amitié”. Un sujet qui ne manque pas d’intérêt.
Et pour cause, presque une semaine auparavant, Liberté (édition du lundi 6 juin)
avait évoqué la question : “Le FLN met en garde le Parlement français.” Le plus
vieux parti du pays réagissait, rappelle-t-on, à une loi sur les rapatriés.
Montée au créneau autorisée ou non ?
Le quotidien rapporte que “dans un communiqué signé
par Belkhadem, le parti impute au Parlement français la responsabilité d’une
éventuelle remise en cause du traité d’amitié entre les deux pays après
l’adoption d’une loi qui fait l’apologie du fait colonial”. C’est pourquoi tout
comme celui de La Tribune, le rédacteur de Liberté en arrive à se poser la
question de savoir si “le processus de refondation des relations entre l’Algérie
et la France, entamé en mars 2003 et appelé à être couronné par la signature
d’un traité d’amitié avant la fin de l’année en cours, est compromis”. Bien que
refusant de “tirer des conclusions hâtives”, le rédacteur estime néanmoins que
“les pesanteurs historiques, même si l’on s’évertue de part et d’autre de la
Méditerranée à les transcender, peuvent en retarder l’échéance”.
Une autre question soulevée a trait au timing.
C’est pourquoi Liberté souligne qu’il “reste cependant à se demander si cette
sortie du FLN, venue sur le tard, n’est pas plutôt destinée à une consommation
interne”. Sur le sujet, La Tribune a un tout autre point de vue. Selon le
rédacteur, “s’il s’est officiellement exprimé au nom du FLN (…) il est difficile
de ne pas rappeler que le secrétaire général Belkhadem était, il y a peu de
temps encore, ministre des Affaires étrangères et qu’il occupe, présentement,
une position privilégiée dans le système de pouvoir en qualité de ministre
d’Etat, représentant personnel du chef de l’Etat”. Un rappel qui lui permet de
tirer au moins une déduction : “C’est bien un homme de première proximité qui a
donc condamné avec la plus grande fermeté cette volonté de justification de la
barbarie.” Le moins qu’on puisse relever, est-il ajouté, est que tant dans la
forme – chacun sait la réserve de Belkhadem pour imaginer qu’il ait pu monter
ainsi à un créneau aussi sensible et relevant du quasi-monopole du chef d’Etat
sans autorisation – que dans le fond, il s’agit bel et bien d’une réponse
algérienne, sans doute tardive, mais qui ne concède rien y compris au traité
d’amitié”.
Et si Liberté avait ouvert son édition de ce lundi
6 juin sur la mise en garde du FLN adressée au Parlement français, son confère
Le Soir d’Algérie optait pour la proposition de résolution déposée par des élus
d’El Islah et du FNA sur le bureau de l’APN et jugée recevable. “28 députés
défient Ouyahia” annonce ce titre. “Ce groupe de parlementaires, souligne le
rédacteur, a finalement réussi le pari de faire passer cette première
proposition de résolution, qui s’apparente à une défiance au gouvernement.”
Mardi 7 juin. Le Jour d’Algérie livre une enquête
qui confirme une nouvelle tendance alimentaire des consommateurs: “les Algériens
se mettent au congelé”, est-il rapporté. La rédactrice souligne que “les gens
ont acquis la culture de la viande congelée”. De leur côté, les importateurs
affirment que “le commerce de la viande importée est très rentable”.
Le jour même, La Dépêche de Kabylie souligne “les
limites d’une alliance”. L’éditorialiste affirme que “les trois partis qui
forment l’Alliance présidentielle donnent l’impression de se forcer à rester
ensemble, à s’asseoir à la même table, et ce, pour faire bonne figure”. Un brin
de jalousie serait-il venu compliquer les relations entre les trois hommes ? Le
rédacteur le pense. Ainsi, soutiendra-t-il, “la confiance et l’entente qui
régissent les relations entre le président de la République et le chef du
gouvernement semblent irriter au plus haut point Belkhadem et Soltani”.
Puissance sous-régionale, dites-vous ?
Mercredi 8 juin. Le Jeune Indépendant s’inquiète du
devenir du groupe Giplait. “L’aggravation de son découvert bancaire” est
annoncée en Une de l’édition. “La hausse du prix de la tonne de poudre de lait
sur le marché mondial aggrave la situation du groupe” est-il souligné. “Pour
chaque litre produit, Giplait perd 1,35 DA pour que le consommateur puisse
l’acquérir à 25 DA le litre” est-il ajouté.
Ceci pendant que Temmar déclare, dans les colonnes
de La Tribune, que “nous aspirons à devenir une puissance sous-régionale”. Le
ministre des Participations et de la Promotion des investissements estime par
ailleurs que “nous avons les moyens” d’atteindre cet objectif. Selon lui, “la
clé réside dans les réformes économiques”.
Jeudi 9 juin. Le Maghreb revient sur la déclaration
de politique générale du chef du gouvernement présentée devant les membres du
Sénat. “ La chasse aux fonctionnaires corrompus est ouverte”, est-il annoncé en
Une de son édition. “L’opération mains propres ira crescendo” est-il encore
rapporté. Ce même 9 juin, El Watan annonce en Une un nouvel attentat terroriste.
“13 gardes communaux assassinés près de
M’sila” est le titre de la première ouverture de ce
quotidien, selon lequel “une embuscade leur a été tendue par un groupe
terroriste”. Le rédacteur soutiendra qu’”à la faveur d’une certaine politique
dont personne ne connaît les contours, les éléments du GSPC continuent à semer
la mort dans l’arrière-pays parmi les populations des Aïn Rich, Ganira et Redjal
Ziane, où les populations n’ont cessé de réclamer les armes pour réinvestir les
lieux en s’installant de nouveau sur leurs terres”.
Samedi 11 juin. El Khabar ouvre son édition sur le
colloque qu’il a organisé à Alger. De l’avis des experts qui y ont pris part, il
ressort que “la mondialisation équitable est tributaire de l’existence d’une
réelle démocratie”. De son côté, El Djazaïr News tire la sonnette d’alarme :
“L’Algérie est en danger.” Il explique : “Des Africains forment un Etat à
l’intérieur de l’Etat à Maghnia en nommant gouvernements et ministres !”
La Nouvelle République met en garde contre une
autre menace. “Le Maroc pompe notre carburant, est-il rappelé à ceux qui
l’ignoraient encore.
Dimanche 12 juin. C’est le deuxième jour des
épreuves du baccalauréat. Selon Al Fadjr, “les candidats se sont plaints de
difficultés à traiter le sujet d’anglais”.
El Youm pour sa part revient sur les déclarations
du Président sahraoui. “30 ans de torture sont suffisants, M. Chirac !”, est-il
rapporté. Selon le Président Sahraoui la responsabilité dans le retard de la
tenue du référendum est imputée à la France.
Nadia Kerraz
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