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Accidents
de la route
Il n’est jamais trop tard
Il
aura fallu du temps, mais on a fini par se décider. Ainsi, la
Gendarmerie nationale a invité les universitaires, psychologues et
sociologues, à se pencher sur les raisons qui font que les
conducteurs ont un comportement suicidaire lorsqu’ils sont au
volant. Car il n’y a pas d’autres mots pour qualifier le
comportement de ces milliers d’automobilistes qui font fi de toutes
règles prudentielles quand ils sont à bord de leur véhicule. Des
conducteurs qui s’exposent et exposent leurs vis-à-vis à une mort
certaine pour la simple raison qu’ils ne tiennent nullement compte
du code de conduite, pourtant amendé afin d’y ajouter des articles
plus répressifs dans le seul but de sauver les conducteurs de leur
folie suicidaire. A telle enseigne que les routes algériennes sont
devenues parmi les plus meurtrières au monde. Les statistiques
soulignent que même pendant les années sanglantes du terrorisme, les
routes tuaient plus. Une vraie hécatombe, n’ont eu de cesse
d’alerter les responsables. Les nombreuses campagnes de
sensibilisation n’ont pas eu l’effet escompté. Bien au contraire, le
constat est tout aussi dramatique. Et pourtant, aucun des organismes
en charge de cette question n’a pensé à associer les universitaires
à la réflexion. A croire que leur contribution à la question n’était
pas jugée utile. Une façon de voir les choses que la Gendarmerie
nationale vient de rectifier. Et c’est tout à son honneur.
N. K.
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Education
Plus de complexes
L’information relative à l’existence en Egypte d’un tiers d’élèves
âgés entre 9 et 13 ans ne maîtrisant ni la lecture ni l’écriture,
publiée par une agence de presse étrangère et reprise par un
quotidien national, contribuera sans nul doute à décomplexer notre
système éducatif. En effet, l’école algérienne, accusée d’être la
cause de tous les maux de notre société, voire même de la formation
d’une génération analphabète bilingue, et comparée à d’autres
systèmes, dont l’égyptien supposé très performant, n’aura plus à
l’avenir de raison particulière de cultiver ses complexes. L’école
algérienne n’est ni plus mauvaise ni plus performante que toute
autre école de ce monde. Elle a ses lacunes et ses défaillances,
reconnues par les pouvoirs publics et qu’ils s’évertuent de corriger
par l’introduction d’une réforme qui est appliquée à petits pas,
mais il ne faut toutefois pas la diaboliser comme ce fut le cas. Le
système éducatif algérien a eu le mérite de former plusieurs
milliers de cadres de grande valeur. Et si dans leur sillage, elle a
également perdu des milliers de jeunes – les déperditions scolaires
se comptent par milliers – il reste qu’il ne faut pas lui en
attribuer, seule, la responsabilité. Les parents en sont tout aussi
responsables. Une vérité que, parfois, il ne serait pas totalement
inutile de rappeler à qui de droit.
N. K.
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