Semaine du 15 au 21 décembre 2004

 

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Accidents de la route

Il n’est jamais trop tard

Il aura fallu du temps, mais on a fini par se décider. Ainsi, la Gendarmerie nationale a invité les universitaires, psychologues et sociologues, à se pencher sur les raisons qui font que les conducteurs ont un comportement suicidaire lorsqu’ils sont au volant. Car il n’y a pas d’autres mots pour qualifier le comportement de ces milliers d’automobilistes qui font fi de toutes règles prudentielles quand ils sont à bord de leur véhicule. Des conducteurs qui s’exposent et exposent leurs vis-à-vis à une mort certaine pour la simple raison qu’ils ne tiennent nullement compte du code de conduite, pourtant amendé afin d’y ajouter des articles plus répressifs dans le seul but de sauver les conducteurs de leur folie suicidaire. A telle enseigne que les routes algériennes sont devenues parmi les plus meurtrières au monde. Les statistiques soulignent que même pendant les années sanglantes du terrorisme, les routes tuaient plus. Une vraie hécatombe, n’ont eu de cesse d’alerter les responsables. Les nombreuses campagnes de sensibilisation n’ont pas eu l’effet escompté. Bien au contraire, le constat est tout aussi dramatique. Et pourtant, aucun des organismes en charge de cette question n’a pensé à associer les universitaires à la réflexion. A croire que leur contribution à la question n’était pas jugée utile. Une façon de voir les choses que la Gendarmerie nationale vient de rectifier. Et c’est tout à son honneur.

N. K.

 

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Plus de complexes

L’information relative  à l’existence en Egypte d’un tiers d’élèves âgés entre 9 et 13 ans ne maîtrisant ni la lecture ni l’écriture, publiée par une agence de presse étrangère et reprise par un quotidien national, contribuera sans nul doute à décomplexer notre système éducatif. En effet, l’école algérienne, accusée d’être la cause de tous les maux de notre société, voire même de la formation d’une génération analphabète bilingue, et comparée à d’autres systèmes, dont l’égyptien supposé très performant, n’aura plus à l’avenir de raison particulière de cultiver ses complexes. L’école algérienne n’est ni plus mauvaise ni plus performante que toute autre école de ce monde. Elle a ses lacunes et ses défaillances, reconnues par les pouvoirs publics et qu’ils s’évertuent de corriger par l’introduction d’une réforme qui est appliquée à petits pas, mais il ne faut toutefois pas la diaboliser comme ce fut le cas. Le système éducatif algérien a eu le mérite de former plusieurs milliers de cadres de grande valeur. Et si dans leur sillage, elle a également  perdu des milliers de jeunes – les déperditions scolaires se comptent par milliers – il reste qu’il ne faut pas lui en attribuer, seule, la responsabilité.  Les parents en sont tout aussi responsables. Une vérité que, parfois, il ne serait pas totalement inutile de  rappeler à qui de droit.          

N. K.

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