|
Accueil
Environnement
Un
observatoire, un prix et une journée nationale pour la ville
La bonne
nouvelle : un prix de la République, une journée nationale et un
observatoire spécialement dédiés à la promotion de la ville en
Algérie seront officiellement institués par le gouvernement. Par ces
mesures incitatives, il est espéré inculquer cet esprit qui fait
défaut aux Algériens. Celui qui consiste à donner de l’importance à
la prise en charge de toutes les questions liées à la ville.
En fait, à travers
cette initiative il est, semble-t-il, recherché les voies, en
offrant les moyens, d’inciter les habitants des villes – où sont
concentrés les quatre cinquièmes de la population – à s’impliquer
dans la gestion de leurs cités. Ces mesures, qui constitueront
le parachèvement de la loi directrice entrée en vigueur en 2006 pour
réglementer le fonctionnement des villes, mettront-ils pour autant
fin aux dysfonctionnements relevés ? Il s’agit de l’extension
incontrôlée et incohérente des tissus urbains, de la déchéance des
espaces citadins, de la mauvaise distribution des équipements
publics et de services et de l’absence totale de la dimension
culturelle et identitaire. Tout un programme…
N. K.
Haut
Electricité
L’augmentation
des tarifs en suspens
Le dossier relatif
à la demande de Sonelgaz d'augmenter les tarifs de l'électricité est
toujours au niveau du gouvernement, qui voudrait l'examiner "plus en
détail", a affirmé le président de la Commission de régulation de
l'électricité et du gaz (CREG). Faut-il pour autant crier sur les
toits que la Sonelgaz – qui avait, en mars dernier, introduit auprès
de la CREG une demande d'augmentation des tarifs d'électricité pour
pouvoir financer son ambitieux programme d'investissement dont la
valeur dépasse les 450 milliards de dinars sur cinq années – est
déboutée ? Il serait présomptueux de croire que le gouvernement ne
soit pas enclin à prendre en compte les arguments présentés par
l’entreprise publique. D’où le dilemme qui se présente au
gouvernement qui ne peut ignorer que les citoyens sont, aujourd’hui,
dans l’incapacité de répondre à une nouvelle augmentation de leur
facture d’électricité sous peine d’exposer le pays au risque d’une
nouvelle émeute.
En fait, il serait
utile que les pouvoirs publics pensent à trouver des solutions
alternatives qui ne lèsent pas les entreprises qui pourront ainsi
trouver les financements nécessaires à leurs investissements et
soulagent les plus démunis des citoyens en leur proposant une forme
d’aide qui puisse compenser les dépenses supplémentaires engendrées
par la série de hausses.
N. K.
Haut
Salaires impayés
Paroles de
syndicalistes
Quelque 25 000
travailleurs, parmi les 35 000 concernés par la question des
salaires impayés ont déjà perçu leur dû, affirme l’UGTA. C’est
assurément la joie dans ces familles si l’on prend pour certaine
l’information rapportée. Mais l’on ne peut s’empêcher de penser aux
10 000 autres qui n'ont encore rien perçu et qui se trouvent dans
les secteurs du textile et du bâtiment. 10 000 travailleurs, ce
n’est pas rien. Pourtant, les SGP censées procéder au versement de
ces salaires invoquent le manque d’argent pour s’acquitter d’une
mission qui, par les temps qui courent, ressemble plus à de
l’humanitaire qu’à autre chose.
N. K.
Haut
Environnement
Incitation à
protéger l'Ahaggar
Il est tout de
même aberrant que pour protéger un patrimoine culturel de l’ampleur
du Parc national de l'Ahaggar, les responsables de l’Office de ce
Parc (OPNA) soient obligés de lancer un appel aux partenaires afin
de les inciter à mieux coordonner leurs efforts. Une telle
initiative ne devrait même pas être prise tant, dans tout autre
pays, elle émanerait de la population locale en premier et de
l’ensemble des responsables ensuite. En effet, lorsqu’une population
a la chance d’avoir un patrimoine créateur de richesse car lieu
touristique de première importance, il semblerait normal qu’elle
veille à le préserver sous peine de porter un coup dur à son
économie locale en cas de détérioration. Une région comme l'Ahaggar,
destination préférée des touristes étrangers, devrait être
précieusement préservée et non pas pillée et endommagée, comme le
donne à penser cet appel lancé lors de la visite de certains sites
touristiques disséminés à travers le parc de l'Ahaggar, durant la
manifestation scientifique et culturelle organisée par l'OPNA, des
cadres et responsables de l'exécutif de la wilaya de Tamanrasset.
N. K.
Haut
e-mail :contact@lesdebats.com |