Semaine du 16 au 22 août 2006

 

Santé publique

Recul avéré

Sécurité routière

L’inefficacité d’un dispositif

De plus en plus d’étrangers s’installent en Algérie

Enrichissement 

 

 
 
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Santé publique

Recul avéré

299 cas de paludisme ont été enregistrés en 2005. C’est un chiffre officiel. Mais il faut savoir que cette maladie, avant sa réapparition, avait été éradiquée en 1978.  C’est dire que, contrairement à tout ce qui est avancé tout aussi officiellement, le recul de la pauvreté dans notre pays est entaché de doute. En effet, dans un pays où l’on a dépensé des millions de dollars pour la population et son bien-être, il est tout de même important de relever que ces sommes d’argent n’auront pas, en définitive, permis de sortir le pays de la sphère du sous-développement. Bien au contraire.

Ainsi, si en 1978, quelques années à peine après le recouvrement de l’Indépendance, les autorités ont relevé le pari de donner à l’Algérie une couverture sanitaire digne de ce nom puisque de nombreuses maladies ont été éradiquées, il est dramatique pour les pouvoirs publics de reconnaître que 44 ans après, le pays enregistre des cas d’une maladie éliminée depuis plus de 20 ans. A qui la faute ? Certainement pas à la population qui, en raison d’une paupérisation avérée, éprouve toutes les difficultés du monde à se nourrir. De là à lui demander de bien se soigner, il y a un pas que l’on ne peut franchir sous peine  d’être indécent.

Le pire est que ce retour de maladies éradiquées ne concerne pas uniquement le paludisme. D’où assurément la nécessité, pour le gouvernement, de revoir sa copie.

N. K.       

 

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Sécurité routière

L’inefficacité d’un dispositif

68 morts et 940 blessés dans des accidents de la route en une semaine, 1 627 retraits de permis de conduire durant ce même laps de temps. Ce sont là les statistiques avancées par les services de la Gendarmerie nationale, qui établissent régulièrement des bilans communiqués à la presse dans le but d’être médiatisés. Pourtant, au bout d’un certain temps, on en arrive à se demander à quoi sert tout ce travail, puisque contrairement à ce qui est recherché, les accidents avec leurs lots de morts et de blessés, ne diminuent pas au fil des semaines. A telle enseigne que l’on arrive à se demander si les Algériens ne sont pas devenus suicidaires. Car il faut bien une explication à cet état d’esprit qui domine chez les conducteurs.

Il faudrait toutefois effectuer des études psychologiques et comportementales ; ce n’est qu’ainsi que, peut-être, on pourra identifier les réels problèmes et, partant, trouver, ou à défaut suggérer une voie pour leur prise en charge.

Car il est certain que l’on ne peut rester les bras croisés devant l’ampleur que prend ce drame qui, faut-il le souligner, endeuille chaque jour plusieurs familles.

S’il y a une leçon à retenir de ces statistiques, c’est que le dispositif en vigueur a tout simplement échoué.

 N. K.

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De plus en plus d’étrangers s’installent en Algérie

Enrichissement 

Nul n’est prophète en son pays, affirme l’adage.  Il est brandi à chaque fois qu’une personne réussit en terre étrangère et arrive à faire fortune sous d’autres cieux, alors que dans son pays, toutes les portes auxquelles il a frappé sont restées fermées.  L’Algérie est devenue, depuis quelques années, un pays de réussite pour les étrangers, de plus en plus nombreux qui y viennent dans le but évident de faire fortune. 105 nationalités y sont répertoriées, selon Liberté, qui précise que 10 338 484 étrangers ont séjourné en Algérie en 2005. En fait, cette réalité est très visible, tout un chacun l’aura remarqué. Mais la question qui se pose concerne le degré d’adaptation de ces étrangers. Il est certain que si pour le moment, ils sont discrets, il reste tout aussi évident que si ces étrangers qui s’installent  chez nous vont créer, à la longue, leur propre communauté avec ce que cela implique comme conséquences.

Mais faut-il pour autant avoir peur de cet apport ? Assurément non, pour peu qu’il soit positif et contribue à l’enrichissement de la culture locale. En effet, imaginons dans une vingtaine d’années ce que sera Alger avec la présence de Chinois, d’Egyptiens, de Pakistanais ou d’Africains, pour ne citer que ceux-là. La capitale n’aura alors plus rien à envier à ces mégapoles où les étrangers ont contribué à la dynamisation sur tous les plans.

N. K.        

 

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