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Santé publique
Recul avéré
299 cas de paludisme ont été
enregistrés en 2005. C’est un chiffre officiel. Mais il faut savoir
que cette maladie, avant sa réapparition, avait été éradiquée en
1978. C’est dire que, contrairement à tout ce qui est avancé tout
aussi officiellement, le recul de la pauvreté dans notre pays est
entaché de doute. En effet, dans un pays où l’on a dépensé des
millions de dollars pour la population et son bien-être, il est tout
de même important de relever que ces sommes d’argent n’auront pas,
en définitive, permis de sortir le pays de la sphère du
sous-développement. Bien au contraire.
Ainsi, si en 1978, quelques années à
peine après le recouvrement de l’Indépendance, les autorités ont
relevé le pari de donner à l’Algérie une couverture sanitaire digne
de ce nom puisque de nombreuses maladies ont été éradiquées, il est
dramatique pour les pouvoirs publics de reconnaître que 44 ans
après, le pays enregistre des cas d’une maladie éliminée depuis plus
de 20 ans. A qui la faute ? Certainement pas à la population qui, en
raison d’une paupérisation avérée, éprouve toutes les difficultés du
monde à se nourrir. De là à lui demander de bien se soigner, il y a
un pas que l’on ne peut franchir sous peine d’être indécent.
Le pire est que ce retour de maladies
éradiquées ne concerne pas uniquement le paludisme. D’où assurément
la nécessité, pour le gouvernement, de revoir sa copie.
N. K.
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Sécurité routière
L’inefficacité
d’un dispositif
68 morts et 940 blessés dans des
accidents de la route en une semaine, 1 627 retraits de permis de
conduire durant ce même laps de temps. Ce sont là les statistiques
avancées par les services de la Gendarmerie nationale, qui
établissent régulièrement des bilans communiqués à la presse dans le
but d’être médiatisés. Pourtant, au bout d’un certain temps, on en
arrive à se demander à quoi sert tout ce travail, puisque
contrairement à ce qui est recherché, les accidents avec leurs lots
de morts et de blessés, ne diminuent pas au fil des semaines. A
telle enseigne que l’on arrive à se demander si les Algériens ne
sont pas devenus suicidaires. Car il faut bien une explication à cet
état d’esprit qui domine chez les conducteurs.
Il faudrait toutefois effectuer des
études psychologiques et comportementales ; ce n’est qu’ainsi que,
peut-être, on pourra identifier les réels problèmes et, partant,
trouver, ou à défaut suggérer une voie pour leur prise en charge.
Car il est certain que l’on ne peut
rester les bras croisés devant l’ampleur que prend ce drame qui,
faut-il le souligner, endeuille chaque jour plusieurs familles.
S’il y a une leçon à retenir de ces
statistiques, c’est que le dispositif en vigueur a tout simplement
échoué.
N. K.
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De plus en plus
d’étrangers s’installent en Algérie
Enrichissement
Nul n’est prophète
en son pays, affirme l’adage. Il est brandi à chaque fois qu’une
personne réussit en terre étrangère et arrive à faire fortune sous
d’autres cieux, alors que dans son pays, toutes les portes
auxquelles il a frappé sont restées fermées. L’Algérie est devenue,
depuis quelques années, un pays de réussite pour les étrangers, de
plus en plus nombreux qui y viennent dans le but évident de faire
fortune. 105 nationalités y sont répertoriées, selon Liberté, qui
précise que 10 338 484 étrangers ont séjourné en Algérie en 2005. En
fait, cette réalité est très visible, tout un chacun l’aura
remarqué. Mais la question qui se pose concerne le degré
d’adaptation de ces étrangers. Il est certain que si pour le moment,
ils sont discrets, il reste tout aussi évident que si ces étrangers
qui s’installent chez nous vont créer, à la longue, leur propre
communauté avec ce que cela implique comme conséquences.
Mais faut-il pour
autant avoir peur de cet apport ? Assurément non, pour peu qu’il
soit positif et contribue à l’enrichissement de la culture locale.
En effet, imaginons dans une vingtaine d’années ce que sera Alger
avec la présence de Chinois, d’Egyptiens, de Pakistanais ou
d’Africains, pour ne citer que ceux-là. La capitale n’aura alors
plus rien à envier à ces mégapoles où les étrangers ont contribué à
la dynamisation sur tous les plans.
N. K.
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