Semaine du 16 au 22 Novembre 2005

 

Médias

Ah si l'ENTV…

Détenus

La réinsertion en question

Éducation 

La justice pour les parents défaillants

 

 
 
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Ah si l'ENTV…

La vague de violences urbaines enregistré en France a suscité un vif intérêt des médias algériens. Même l'ENTV s'est penchée sur le phénomène en lui consacrant des tables rondes auxquels ont été conviés des invités à même d'apporter un éclairage sur les raisons de cette flambée de violences. Un réflexe professionnel, en somme. Reste que nous aurions aimé que la télévision nationale fasse preuve du même professionnalisme lorsque les émeutiers étaient des Algériens bien de chez nous. Or que ce soit lors des émeutes d'Arzew ou de n'importe quelle autre région du pays, où l'on a constaté que des jeunes ont manifesté par l'insurrection leur ras-le-bol et leur colère devant ce qu'ils considéraient comme de la hogra, les reporters de l'ENTV n'ont pas été instruits de couvrir ces émeutes ou encore moins d’organiser une table ronde à laquelle auraient  été conviés sociologues et politiques pour débattre des raisons de cette colère juvénile. Il aurait été plus instructif, en effet, que la télévision nationale apporte sa pierre au débat,  d'autant qu'elle est suivie à travers le territoire national de par son taux de pénétration.

N. K.

 

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Détenus

La réinsertion en question

Selon des statistiques officielles 45% des détenus pour raison de petite criminalité sont des récidivistes. C'est dire donc qu'il y a un sérieux problème de réinsertion. L'organisation, par le ministère de la Justice, d'un forum national sur la réinsertion et notamment le rôle de la société civile dans ce domaine prouve, si besoin est, la prise de conscience qui se manifeste pour endiguer le phénomène de la récidive. Reste, reconnaît-on, que le changement des mentalités ne sera pas une mince affaire tant il est vrai que l'ancien prisonnier est toujours perçu sous l'angle du délinquant qu'il a été. Le fait qu'il se soit acquitté de son tribut à la société ne semble pas lui épargner son rejet. D'où, estiment les spécialistes, la récidive. 

Comment faire évoluer les mentalités et changer cette réalité ? La réponse à cette double question n'est pas facile. L'adoption de nouveaux textes favorisant la réinsertion sociale est un autre pas qui intervient après celui de les doter, durant leur incarcération, d'un métier. Pour le reste, le relais doit être pris pas les associations qui sont plus à même de sensibiliser la société sur la nécessité d'accorder aux anciens détenus une seconde chance. D'autant que nul n'est en mesure d'affirmer que son enfant est à l'abri d'un faux-pas...

N. K.

 

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Éducation 

La justice pour les parents défaillants

La question avait été évoquée l'année dernière déjà. Le ministre de l'Education nationale avait en effet évoqué le cas des enfants non scolarisés en dépit du fait que la scolarisation, pour tous ceux en droit de l'être, est constitutionnalisée. Le ministre avait parlé, à cette époque, de moins de 2% d'enfants qui n'avaient pas encore rejoint les bancs de l'école par la faute de leurs parents, peu soucieux d'offrir à leur progéniture une instruction. Les raisons de cette démission sont certainement à chercher dans la paupérisation de larges pans de la société. En n'envoyant ses enfants à l'école, on s'évite quelques frais supplémentaires. Mais de cela,  les pouvoirs n'en ont que cure. Les familles démunies peuvent toujours bénéficier des aides de l'Etat, et quand bien même, cela ne doit pas se faire au détriment de la scolarisation des enfants. C'est pourquoi il a été annoncé qu'une enquête détaillée a été réalisée en vue d'identifier les parents qui ont fait le choix de ne pas scolariser leurs enfants. Des poursuites judiciaires seront lancées à leur encontre. Cela va-t-il changer les choses ? On ose l'espérer, d'autant qu'il est criminel qu'en cette fin de l'année 2005, l'Algérie, qui a consenti de grands efforts en vue de démocratiser l'enseignement, se trouve réduite à traduire devant la justice des parents qui, eux, ne veulent pas envoyer leurs enfants à l'école.

N. K.    

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