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Médias
Ah si l'ENTV…
La vague de
violences urbaines enregistré en France a suscité un vif intérêt des
médias algériens. Même l'ENTV s'est penchée sur le phénomène en lui
consacrant des tables rondes auxquels ont été conviés des invités à
même d'apporter un éclairage sur les raisons de cette flambée de
violences. Un réflexe professionnel, en somme. Reste que nous
aurions aimé que la télévision nationale fasse preuve du même
professionnalisme lorsque les émeutiers étaient des Algériens bien
de chez nous. Or que ce soit lors des émeutes d'Arzew ou de
n'importe quelle autre région du pays, où l'on a constaté que des
jeunes ont manifesté par l'insurrection leur ras-le-bol et leur
colère devant ce qu'ils considéraient comme de la hogra, les
reporters de l'ENTV n'ont pas été instruits de couvrir ces émeutes
ou encore moins d’organiser une table ronde à laquelle auraient été
conviés sociologues et politiques pour débattre des raisons de cette
colère juvénile. Il aurait été plus instructif, en effet, que la
télévision nationale apporte sa pierre au débat, d'autant qu'elle
est suivie à travers le territoire national de par son taux de
pénétration.
N. K.
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Détenus
La réinsertion
en question
Selon des
statistiques officielles 45% des détenus pour raison de petite
criminalité sont des récidivistes. C'est dire donc qu'il y a un
sérieux problème de réinsertion. L'organisation, par le ministère de
la Justice, d'un forum national sur la réinsertion et notamment le
rôle de la société civile dans ce domaine prouve, si besoin est, la
prise de conscience qui se manifeste pour endiguer le phénomène de
la récidive. Reste, reconnaît-on, que le changement des mentalités
ne sera pas une mince affaire tant il est vrai que l'ancien
prisonnier est toujours perçu sous l'angle du délinquant qu'il a
été. Le fait qu'il se soit acquitté de son tribut à la société ne
semble pas lui épargner son rejet. D'où, estiment les spécialistes,
la récidive.
Comment faire
évoluer les mentalités et changer cette réalité ? La réponse à cette
double question n'est pas facile. L'adoption de nouveaux textes
favorisant la réinsertion sociale est un autre pas qui intervient
après celui de les doter, durant leur incarcération, d'un métier.
Pour le reste, le relais doit être pris pas les associations qui
sont plus à même de sensibiliser la société sur la nécessité
d'accorder aux anciens détenus une seconde chance. D'autant que nul
n'est en mesure d'affirmer que son enfant est à l'abri d'un
faux-pas...
N. K.
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Éducation
La justice pour
les parents défaillants
La question avait
été évoquée l'année dernière déjà. Le ministre de l'Education
nationale avait en effet évoqué le cas des enfants non scolarisés en
dépit du fait que la scolarisation, pour tous ceux en droit de
l'être, est constitutionnalisée. Le ministre avait parlé, à cette
époque, de moins de 2% d'enfants qui n'avaient pas encore rejoint
les bancs de l'école par la faute de leurs parents, peu soucieux
d'offrir à leur progéniture une instruction. Les raisons de cette
démission sont certainement à chercher dans la paupérisation de
larges pans de la société. En n'envoyant ses enfants à l'école, on
s'évite quelques frais supplémentaires. Mais de cela, les pouvoirs
n'en ont que cure. Les familles démunies peuvent toujours bénéficier
des aides de l'Etat, et quand bien même, cela ne doit pas se faire
au détriment de la scolarisation des enfants. C'est pourquoi il a
été annoncé qu'une enquête détaillée a été réalisée en vue
d'identifier les parents qui ont fait le choix de ne pas scolariser
leurs enfants. Des poursuites judiciaires seront lancées à leur
encontre. Cela va-t-il changer les choses ? On ose l'espérer,
d'autant qu'il est criminel qu'en cette fin de l'année 2005,
l'Algérie, qui a consenti de grands efforts en vue de démocratiser
l'enseignement, se trouve réduite à traduire devant la justice des
parents qui, eux, ne veulent pas envoyer leurs enfants à l'école.
N. K.
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