Semaine du 17 au 23 Mai 2006

COLLOQUE

Dib est mort, Omar restera toujours dans ma mémoire

Entretien avec Abdelhamid Ali-Bouacida

"Je suis un plagiaire de Mohamed Dib"

 

 
 
 Culture  

Accueil

COLLOQUE

Dib est mort, Omar restera toujours dans ma mémoire

Lieu premier des écritures de l’écrivain Mohamed Dib, Tlemcen a abrité il y a une semaine environ un colloque international dédié à la mémoire du géant de la littérature nationale.

C’est à ce titre que l’ancienne capitale des Zianides abrita, le 23 janvier 2001, la naissance de la Fondation La-Grande-maison à l’effet de consacrer et d’honorer un des plus grands maîtres de la littérature maghrébine. C’est dans cette ville d’art et d’Histoire, lieu emblématique s’il en est, que des efforts conjugués autant volontaristes que réfléchis, mus le plus souvent par une reconnaissance insondable à un être particulièrement cher et vénéré, ont été généreusement déployés pour aboutir à l’érection d’un véritable projet de société. Ce n’est donc pas sans raison si cette structure, portée le plus souvent par des universitaires, écrivains, journalistes, intellectuels, simples citoyens ou par les autorités de la ville, s’est vue assigner la noble mission de militer valablement et continuellement pour la promotion plurielle d’une œuvre fondatrice.

La-Grande-maison est à l’évidence, à en croire ses promoteurs, un clin d’œil à l’un des premiers romans qui a consacré Mohamed Dib dans l’opinion publique. «Mais c’est aussi et surtout la symbolique qui a été choisie pour tenter de rejoindre, dans la diversité comme dans l’uniformité où il vient jusqu’à nous, le déroulement d’un demi-siècle d’écriture.»

Il ne peut être autrement a fortiori lorsque, souligne la même source, l’œuvre magistrale de l’auteur de Qui se souvient de la mer est perçue comme une pierre angulaire de tous les travaux à venir. Des travaux balisés quand ils ne sont pas irrigués par la densité et la diversité de l’œuvre en question, un héritage qui s’ouvre le plus souvent "sur tous les domaines de réflexion à même de désigner le signe maghrébin et les conditions de possibilités de son inscription dans l’épistème contemporaine». A ce titre, a rappelé Mme Sabéha Benmansour, à l’occasion de la séance inaugurale au siège de la Bibliothèque centrale de l’université Aboubakr-Belkaïd de Tlemcen, la Fondation Mohamed-Dib propose, dans son programme, la création de diverses cellules de recherche auxquelles se sont déjà ajoutés plusieurs ateliers d’écriture, de théâtre, de peinture… en attendant ceux que cette structure compte consacrer à la musique et à toutes les disciplines artistiques en relation étroite avec la personnalité et l’œuvre plurielle de l’auteur de L’Arbre à dires. Un auteur dont le rapport à sa ville, Tlemcen en l’occurrence, nous fait tout de suite penser à cette énigmatique réplique d’Humphrey Bogart : «C’est l’étoffe dont sont tissés nos rêves.» Une réplique empruntée à Dashiell Hammet et à son livre Le Faucon de Malte, que le cinéaste américain John Houston adapta à l’écran en 1944 sous le titre de Le Faucon maltais. Même si la relation entre les deux situations est loin d’être entière. A cette scène d’anthologie où, sous l’œil ironique d’Humphrey Bogart, tous regardent le faucon, se méfiant les uns des autres avant de découvrir que le trésor n’est en réalité qu’une vulgaire statuette de plomb, il est aisé d’opposer, en effet, un autre trésor, humain à bien des égards. 

L’hommage à une ville fondatrice

Cette jeunesse tlemcénienne qui, avide de témoigner sa pleine reconnaissance à un auteur hors du commun, n’aura ménagé aucun effort artistique pour donner à l’édition de cette année toute l’aura qu’elle mérite. Lui qui, en réponse à l’historique initiative de la société civile de créer une fondation en mesure d’être au diapason de son œuvre et de toutes ses aspirations, avait eu, de son vivant, ces mots ô combien justes et galvanisateurs. Des mots contenus dans un message adressé à la fondation qui portera désormais son nom, le 2 mai 2001 : «Je suis encore plus fier de ma ville de Tlemcen qu’elle n’est fière de moi et lui souhaite de sauvegarder intacte la réputation qui fait sa fierté.»

A l’issue du colloque international de cette année, il est aisé de dire que la réputation de la capitale des Zianides est restée intacte, irriguée qu’elle est par l’adhésion consciente d’une jeunesse qui aura pesé magistralement et avec ferveur tant par son assiduité aux assises que par les nombreuses activités annexes qu’elle a animées.

Ce n’est donc pas sans raison si l’attachante présidente de la Fondation Mohamed-Dib a tenu, à l’occasion de la séance inaugurale, à placer la manifestation de cette année sous le signe d’un vibrant hommage à une ville, Tlemcen, qui a accueilli le premier acte d’écrire de ce grand humaniste que fut – et qui le demeure à travers son œuvre – un géant de la littérature nationale.

Un hommage posthume appuyé a été rendu, dans le même hémicycle, par Sabéha Benmansour au cinéaste Mustapha Badie qui a su, grâce à son génie propre et à son métier, introduire l’œuvre romanesque de l’immense écrivain dans les foyers algériens où l’acte de lire n’est pas en odeur de sainteté et faire découvrir une thématique en relation étroite avec la réappropriation de pans importants de la mémoire collective.

La meilleure reconnaissance à l’emblématique feuilleton produit par la télévision algérienne demeure celle du lauréat du prix La-Grande-maison, le confrère Abdelhamid Ali-Bouacida : «J‘avoue que j’ai découvert Dib grâce la télévision et à Mustapha Badie. J’ai découvert assez tardivement El Hariq, Dar S’bitar. La charge émotionnelle qui s’en dégage m’a littéralement poussé dans les bras de la merveilleuse trilogie fondatrice de l’œuvre dibienne. Il y avait une telle émotion qui jaillissait du personnage de Lla Aïni et des autres protagonistes…Et puis il ne faut pas perdre de vue que je suis moi-même issu d’un milieu populaire. J’en garde des souvenirs vivaces. Celui de mon père, se débattant comme un diable pour subvenir aux besoins d’une famille nombreuse de pas moins de 12 frères et sœurs est non des moindres.»

D’une valeur d’un million de dinars, le Prix La-Grande-maison a été remis à notre confrère par Mohamed Meziane, P-DG de l’entreprise nationale Sonatrach, le principal sponsor de cette manifestation avec l’université Aboubakr-Belkaïd.

Cris et chuchotements

La référence au réalisateur de La Nuit a peur du soleil  est, à l’évidence, le seul lien que d’aucuns peuvent faire avec le colloque. Les cinéastes algériens présents à Tlemcen, Mohamed Bensalah et Belkacem Hadjadj, le Français Jean Asselmeyer, ne comptent à leur actif aucune adaptation d’une œuvre romanesque. Et c’est peut-être pour cette raison et bien d’autres que les cinéphiles présents à la bibliothèque centrale de l’université de Tlemcen ont été amenés à déplorer l’absence des cinéastes Ahmed Rachedi, Mohamed Slim Riad, Kamel Dehane, Okacha Touita, Mahmoud Zemmouri ou Saïd Ould Khelifa, auteurs respectivement d’une adaptation de L’Opium et le Bâton de Mouloud Mammeri, Le Vent du Sud  d’Abdelhamid Benhadouga, Les Vigiles (Les Suspects) de Tahar Djaout, Morituri de Yasmina Khadra, L’Honneur de la tribu de Rachid Mimouni ou Mehdi (Le thé de Tania) d’Amine Zaoui, d’écrivains scénaristes comme Rachid Boudjedra, Mourad Bourboune ou Tahar Ouettar. Certaines remarques infondées sur l’adaptation de Mustapha Badie auraient pu, dans le même ordre d’idées, faire l’objet de mise au point. De la même manière que la présence des auteurs auraient permis d’enrichir sensiblement le programme du colloque, ne serait-ce que grâce à une réflexion pointue sur ce qui motive les écrivains dans leur collaboration avec le 7e art, sur la question de savoir ce qui se joue dans cette collaboration du point de vue de la représentation. Quels sont les liens concrets entre la littérature et le cinéma en Algérie et à l’étranger ? Que penser du travail d’écriture d’écrivains scénaristes comme Rachid Boudjedra et Mourad Bourboune ? De celui des cinéastes qui tournent le dos à la littérature pour imposer leurs propres textes, donnant ainsi des œuvres sans épaisseur aucune ?

Il aurait été intéressant aussi de compter sur la présence de Bourlem Guerdjou dont le film, Vivre au paradis, projeté pourtant à la Maison de la culture de Tlemcen, est une adaptation d’un roman autobiographique, D’une Oasis à un bidonville de Brahim Benaïcha, ou de celle de Christophe Ruggia dont le film Le Gone du Chaâba est une adaptation de l’ouvrage éponyme d’Azzouz Beggag.

Cela souligné, il faut reconnaître aux organisateurs le mérite d’avoir mobilisé une participation étrangère de qualité : Denise Brahimi, Anne Roche, Monique Carcaud Macaire, Jacques Choukroun, Jeanne-Marie Clerc et François Desplanques, des universitaires français, Peter Kirsh de l’université de Vienne (Autriche) et Elisabeth Arend de l’université de Brême (Allemagne). Sans oublier des universitaires algériens affirmés à l’image de Nadjet Khadda, Mourad Yellès, Nadia Bahia Ouhibi, accompagnés durant cette session par les cinéastes Mohamed Bensalah et Belkacem Hadjadj.

Des recommandations ont été faites à l’issue de ce colloque. Celle qui demande à ce que la culture cinématographique retrouve droit de cité à Tlemcen (où toutes les salles sont fermées) est non des moindres. 

Enfin, une soirée de musique classique tlemcénienne, animée à la perfection par l’association Tareb al-Açil, a été programmée par la Fondation Mohamed-Dib comme pour rappeler au bon souvenir des participants la musicalité d’une œuvre comme Le Métier à tisser.

Abdelhakim Meziani  

 

 

Entretien avec Abdelhamid Ali-Bouacida

"Je suis un plagiaire de Mohamed Dib"

Il découvre la trilogie de Mohammed Dib grâce à Mustapha Badie. C’est le coup de foudre d’autant que le feuilleton produit par la télévision algérienne a su dégager une charge émotionnelle insondable qui n’aura pas laissé insensible notre confrère du quotidien national Le Courrier. Lla Aïni  y est certainement pour quelque chose. Les masses déshéritées aussi tant Abdelhamid Ali-Bouacida leur voue un très profond respect doublé d’une révolte à peine contenue contre ceux qui les appauvrissent chaque jour davantage. Ce n’est pas sans raison si le recueil primé à Tlemcen, Cinq doigts dans les yeux de Satan, articule son énoncé autour d’une réalité amère mais où l’espoir n’est pas pour autant sacrifié. L’heureux lauréat du prix Mohammed-Dib ne veut pas pour autant céder à la tentation de devenir le porte-parole des déshérités, des pauvres. Il veut seulement demeurer attentif à des choses qui lui font mal à l’âme.

 

Entretien réalisé par

 Abdelhakim Meziani

 

Les Débats : Comment avez-vous accueilli l’annonce de votre sacre à Tlemcen ?

A. Ali-Baouacida : Ce serait faire preuve de fausse modestie que de dire que j’étais complètement détaché du contexte. Bien au contraire, j’étais immensément heureux d’être consacré par un prix littéraire aussi prestigieux, sinon le plus prestigieux, de mon point de vue, dans les pays de la région. Surtout que les autres postulants ne sont pas à présenter, de grosses pointures convient-il de souligner, à l’image de Mohand Akli Haddadou et de Sofiane Hadjadj. A vrai dire, je ne me faisais pas d’illusion surtout que les personnes que je viens de citer écrivent merveilleusement bien.

 

N’aviez-vous pas, au moment de la remise du prix, une pensée toute particulière pour Mohamed Dib ?

J’avais, à ce moment précis, une pensée insondable pour l’auteur de La Grande maison. J’avoue que j’ai découvert Mohammed Dib grâce à la télévision algérienne. Plus précisément au feuilleton que réalisa, à l’époque, Mustapha Badie. J’avoue aussi que j’ai découvert la trilogie assez tardivement.

Je me suis mis à lire l’emblématique trilogie, à rattraper le temps perdu. Un temps mis à mal par le recul enregistré par la pratique de la lecture dans notre pays alors que Dib est au programme, son œuvre ayant fait l’objet de plusieurs devoirs à l’école. Une école où, faute d’encouragement à recourir à l’acte de lecture, l’enfant résiste aux devoirs imposés en classe.

 

Ne pensez-vous pas que le fait d’obtenir le prix La-Grande-maison, récompense instituée en hommage à Mohamed Dib, procède d’une sacrée coïncidence ?

Absolument et c’est loin d’être fortuit, d’être le fait du hasard. Il y avait une telle charge émotionnelle qui se dégageait du jeu de Lla Aïni qu’il m’était impossible de rester indifférent à la souffrance des humbles. Surtout que cette femme telle que racontée par Mohamed Dib avait l’exaltante et douloureuse mission de nourrir toute une maisonnée handicapée par la crise et l’absence d’un mari, d’un père. Je ne pouvais rester insensible à cet état de fait, étant moi-même un fils du peuple bien que n’ayant jamais manqué de rien. Mais je garde des souvenirs vivaces de mon milieu, un milieu où mon père se débattait comme un diable pour subvenir aux besoins combien grands d’une famille nombreuse de quelque douze frères et sœurs.

Comment avez-vous vécu cette coïncidence incarnée par ailleurs dans l’ancienne capitale des Zianides par le colloque international "Cinéma et littérature" et le fait que vous ayez découvert l’œuvre de Mohamed Dib grâce au feuilleton mis en scène pour la télévision par Mustapha Badie ?

 

C’est une coïncidence extraordinaire. En ce sens que l’œuvre filmique de Mustapha Badie, traduite par une charge émotionnelle indéniable, m’aura permis de constater, après lecture de l’œuvre romanesque de l’auteur de L’Incendie, que les mots de La Grande maison étaient autrement plus forts.

 

Cette façon dibienne de décrire la réalité sociale concrète, avec humilité et violence à la fois, ne vous a-t-elle pas influencé quelque part au moment où vous vous mettiez à écrire le recueil de nouvelles consacré cette année par un jury international ?

Je suis quelque part un voleur d’émotions, un plagiaire de sensibilité. A lire Dib, tout est dit, tout est consigné. Je reste un observateur insatiable de tout ce qui m’entoure, de la misère ambiante, des gens, de mon peuple, de cette misère qui se lit sur les visages.

 

Vous est-il possible, à ce propos, de situer votre recueil de nouvelles par rapport à une réalité difficile à admettre, à une misère qui semble rattraper même la classe moyenne ?

Mes nouvelles sont consacrées à ces pauvres hères que nous sommes devenus aussi. Quelque part, il m’apparaît clairement d’être le porte-parole de cet environnement palpable.

 

En termes décodés, vous semblez donner l’image de quelqu’un  qui parvient difficilement à contenir son souhait d’investir la littérature d’une fonction sociale. Ne pensez-vous pas que cette façon d’aborder le discours littéraire est de nature à engendrer quelques dissonances entre les tenants du réalisme romantique et ceux de l’école esthétique ?

Avec mes nouvelles, j’entre par effraction dans le vécu des humbles et la dimension ostentatoire des autres. Je veux témoigner, grâce à la magie du verbe, sur une réalité qui fait certes mal mais qui n’est pas immuable. L’idéal est de parvenir, en effet, à une synthèse entre cette dimension réaliste et un travail littéraire irrigué par les exigences de l’esthétique.

 

Est-ce une façon comme une autre de prendre une certaine revanche ?

C’est une revanche que je prends même quand je mets en scène mes héros. Je suis foncièrement contre la fatalité. J’avoue que mes écrits travestissent, par moments, la réalité. Surtout lorsque je mets en scène, par exemple, des enfants de pauvres bien habillés.

 

Pourquoi ?

Pour mieux exorciser la fatalité pardi ! La malmener pour démontrer à l’évidence que l’être humain est souverain, capable de transformer objectivement sa réalité objective, de réunir les conditions idoines en vue de sa promotion et de son épanouissement pluriels.

 

D’où le titre à la fois générique et symbolique de Cinq doigts dans les yeux de Satan…

Cinq doigts dans les yeux de Satan est un titre qui procède d’une symbolique certaine. A l’origine, il était celui d’une nouvelle du recueil qui a été soumis à l’approbation du jury international du prix Mohamed-Dib. Il est non seulement générique, mais il traduit on ne peut mieux mon parti pris pour le terroir, pour le patrimoine culturel national.

 

Est-il possible de connaître la thématique à l’honneur dans ce recueil ?

Mes préoccupations dans ce cadre sont nombreuses. Partant du principe que je suis particulièrement sensible à tout ce qui m’entoure, il va sans dire que j’y aborde des sujets différents mais qui se complètent, qui procèdent de la même logique. C’est ainsi que j’aborde les cas des citoyens touchés par des handicaps mentaux. Grâce à des textes comme Lettre à mon psychiatre ou Le bras zéro, je donne la parole à ces êtres marginalisés pour mieux les comprendre, capter leur sagesse. Dans Keltoum et Hamlet, c’est un vibrant hommage que je rends à tous les intellectuels lâchement assassinés par la horde terroriste. Avec Mots sots choisis, j’ai une pensée pour tous ceux qui vivent très mal du produit de leur plume. La délinquance, la drogue ou le chômage sont d’autres problématiques mises en évidence dans les autres nouvelles du recueil.

 

Vous donnez l’impression de quelqu’un qui dissimule mal une sorte de "complexe de Dib". Qu’en est-il exactement ?

Absolument. Je le revendique, ce "complexe de Dib". C’est l’auteur de l’emblématique trilogie qui m’a insufflé cette envie d’écrire. Surtout après que j’aie découvert avec quelle magie il exorcisait cette impuissance à venir en aide aux démunis… par les mots. Avec l’espoir toujours renouvelé de parvenir un jour au niveau du talent, de la verve, en un mot du génie de l’enfant de Tlemcen.

 

Cette consécration vous donne-t-elle des ailes ?

Et comment ! Je suis désormais porteur d’un prix que je dois impérativement confirmer, assumer. Je compte continuer sur la voie irriguée par l’œuvre de Mohammed Dib. J’ai une lourde responsabilité maintenant que ma façon de plagier mon aîné m’aura permis de connaître les chemins de la consécration. Cela m’encourage à aller de l’avant, plus que jamais.

 

Pensez-vous déjà à l’édition de ce recueil ?

Je dois nécessairement revoir ma partition, peaufiner le recueil en question par la mise à mort des maladresses soulignées par le jury international. Je veux mieux ciseler la texture pour que mon recueil soit au diapason des exigences de l’édition.

 

Un mot sur le colloque international "Cinéma et littérature" ?

Extraordinaire. Une organisation parfaite et une convivialité qui font honneur à la fondation Mohamed-Dib. Un regret cependant, un seul : un colloque tous les deux ans, c’est vraiment peu. Il faut donc que toutes les autres villes se mobilisent pour reprendre le témoin.

 

Doté par l’entreprise nationale Sonatrach, le prix La-Grande-maison vous a été remis par Mohamed Meziane, son premier responsable…

L’argent n’a pas d’odeur, même celui provenant des champs pétrolifères et gaziers. Le geste de Sonatrach est heureux à bien des égards.

 

Quel effet cela a-t-il fait sur vous ?

Je me suis dit, en mon for intérieur, que je suis devenu un rentier du pétrole.    

A. M. 

Haut

e-mail :contact@lesdebats.com

 

Copyright © 2001-2002 - MAHMOUDI INFO Sarl - Tous droits réservés.

Conception M.Merkouche