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Tarification
des prestations médicales
Une hausse
imminente
Une nouvelle
tarification pour les prestations des médecins, pharmaciens,
chirurgiens dentistes et aides médecins est en voie d’élaboration.
Cette nouvelle nomenclature générale des tarifs des prestations est
nécessaire car, rappelle-t-on, celle en vigueur date de 1987.
Pourtant, force
est de rappeler que les médecins n’ont pas attendu l’élaboration
d’une nouvelle nomenclature pour procéder au relèvement de leurs
tarifs. En fait, chacun fait ce qui bon lui semble. Ainsi on peut,
d’un médecin à un autre, d’un chirurgien dentiste à un autre, se
voir appliquer une tarification personnalisée que l’on tentera de
justifier par l’utilisation de produits dont on ne saura jamais
s’ils répondent effectivement à ce qui a été avancé. Ainsi, il ne
faut pas s’étonner que la nouvelle tarification serve de tremplin
à une réévaluation unilatérale des tarifs. Mais à l’allure où vont
les choses, il est à se demander si les citoyens pourront continuer
à se faire soigner.
N. K.
Propriété
intellectuelle
Que
d’inventeurs
Selon la
directrice de l’Institut national algérien de la propriété
intellectuelle (Inapi), le nombre de demandes de brevet d’invention
ne cesse d’augmenter. Il s’élève à 160 demandes introduites lors du
premier trimestre de 2006, alors qu’il ne dépassait pas les 109
demandes lors de la même période de l’année écoulée. C'est-à-dire
que durant janvier, février et mars de l’année en cours, il a été
enregistré un plus grand nombre d’inventeurs venus déposer leurs
brevets au niveau de l’Inapi. Reste que l’on est en droit de se
demander ce que deviennent toutes ces inventions. Sont-elles
matérialisées et transformées en produits de quelque nature que ce
soit ou bien demeurent-elles de simples inventions oubliées dans un
tiroir et vouées à l’oubli ? Il est vrai que l’inventeur a besoin
de moyens pour donner vie à son invention. Parmi ces moyens,
l’argent est cité en premier. Or il est n’est un secret pour
personne que les chercheurs et les inventeurs ne bénéficient
d’aucune aide financière. Bien au contraire, souvent, ils ne
rencontrent que mépris et indifférence. C’est pourquoi nombre
d’entre eux préfèrent la voie de l’étranger où leurs recherches et
inventions sont concrétisées.
N. K.
PME - PMI
Le sens d’un
terme
Il est toujours
élogieux pour un responsable en charge d’un secteur d’annoncer des
chiffres qui montrent sa prospérité. Pour l’exemple, on citera le
secteur de l’emploi qui, fièrement, fait état de la création de tant
de nouveaux postes, omettant au passage de souligner de quelle
nature ils son. Sont-ils saisonniers permanents, à durée
déterminée ? Autant de détails qui font la différence sur le succès
ou l’échec d’une politique.
Il en est de même
pour la création d’entreprises. Ainsi, on avance que 15 000
entreprises ont été créées ces dernières années. Ces PME-PMI sont,
aime-t-on à le rappeler, le fruit d’une politique d’encouragement
lancée en direction des jeunes promoteurs. Mais, soulignent les
observateurs, on oublie de dire que ces entreprises qu’on met dans
un seul panier, la PME, ne répondent pas aux critères imposés dans
le dictionnaire économique pour pouvoir prétendre à cette
classification. Ainsi, pour la plupart, ces entreprises ne figurent
pas dans le listing qui veut que pour être une moyenne entreprise,
il faut employer tant de personnes et réaliser un chiffre d’affaires
de tant de millions. Ici, c’est un pêle-mêle qui est en vigueur. On
ne fait pas la différence entre une entreprise qui emploie une
personne et celle qui en fait travailler 15. Pour les statisticiens,
il n’y a aucune différence. Puisque toute deux sont considérées
comme des entreprises…
N. K.
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