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Eau
La
communication sélective de l’ADE
Force est de
reconnaître que l’Algérienne des eaux (ADE) assume sérieusement son
rôle de service public. Pour preuve, sa direction prend, en général,
la peine d’informer ses abonnés de toute perturbation dans
l’alimentation en eau potable par voie de communiqué de presse. Il
en a été ainsi dernièrement : l’ADE a averti quelques jours à
l’avance de la nécessité d’entreprendre une opération de
réhabilitation de l’usine 5 du complexe de prise d’eau d’El-Harrach.
De ce fait, plusieurs communes de la capitale devaient subir les
conséquences de cette rénovation. Des désagréments pour lesquels l’ADE
n’a pas manqué de s’excuser. Pourtant, tout cet effort de
communication institutionnel lié, à n’en pas douter, à la volonté de
se rapprocher des usagers qui, faut-il le rappeler, sont tenus de
s’acquitter de factures de plus en plus salées, est battu en brèche.
En effet, il y a lieu de souligner que pour une perturbation
signalée, des dizaines sont occultées par les responsables de l’ADE.
Pour preuve, la
situation qui perdure pour les habitants d’une cité à Bordj
El-Kiffan. L’alimentation en eau potable y est perturbée depuis
plusieurs jours, à telle enseigne que la ménagère ne sait plus à
quel moment mettre en marche son lave-linge.
Mais reconnaissons
à cette agence au moins une chose : sa volonté de se “racheter”
puisque les perturbations enregistrées pendant la journée sont
compensées en partie pendant la nuit.
N. K.
Culture
Un secteur à
l’agonie
La culture est le
parent pauvre de cette Algérie riche. Un paradoxe qui mérite d’être
souligné car, au moment où l’Algérie connaît une aisance financière
jamais égalée depuis des années, le secteur de la culture continue
d’être mal doté en enveloppes financières. La répartition du montant
de 55 milliards de dollars réuni pour financer le plan de soutien à
la relance économique est des plus éloquentes. La culture a
bénéficié de miettes, comparativement à d’autres secteurs, jugés
plus stratégiques peut-être ? Pourtant, cette façon de penser est
des plus discriminatoires, voire des plus inappropriées, puisqu’en
marginalisant un tel secteur, on cause un préjudice qui risque de
s’avérer des plus dangereux. Dès lors faut-il s’étonner, pour ne
citer que cet aspect, du peu d’intérêt que les jeunes accordent à la
lecture ? Comment peut-il en être autrement lorsque l’Algérie ne
dispose d’aucune industrie du livre et que le nombre de librairies –
au sens réel du terme – existant à travers le territoire national
est de 8 ? Pis encore, sur tout le territoire de l’Algérie, il
n’existerait que 25 bibliothèques municipales. C’est tout dire… et
ce n’est certainement pas les manifestations conjoncturelles qui
pourraient donner l’illusion qu’il existe un regain d’intérêt pour
le secteur culturel.
N. K.
Commerce
frauduleux
Gare aux
“bonnes affaires”
Une information
rapportée par un confrère faisant état de la saisie par la direction
du commerce d’Alger d’un lot important de produits cosmétiques et
d’hygiène corporelle, périmé mais mis sur le marché, devrait mettre
les consommateurs définitivement en garde. Le manque de scrupules de
certains commerçants n’a aucune limite. La mise sur le marché de
produits périmés est devenue une pratique courante. Certes, le soin
est pris de camoufler la date de péremption arrivée à échéance, mais
il reste que les utilisateurs doivent faire attention : une “bonne
affaire” est souvent synonyme d’arnaque. Les exemples ne manquent
pas ; on se contentera de citer celui d’une jeune femme qui,
achetant un lot de deux déodorants pour le prix d’un, s’est
retrouvée à la maison avec deux flacons pleins d’eau…
N. K.
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