Semaine du 18 au 24 mai 2005

 

Eau

La communication sélective de l’ADE

Culture

Un secteur à l’agonie

Commerce frauduleux

Gare aux “bonnes affaires”

 

 
 
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Eau

La communication sélective de l’ADE

Force est de reconnaître que l’Algérienne des eaux (ADE) assume sérieusement son rôle de service public. Pour preuve, sa direction prend, en général, la peine d’informer ses abonnés de toute perturbation dans l’alimentation en eau potable par voie de communiqué de presse. Il en a été ainsi dernièrement : l’ADE a averti quelques jours à l’avance de la nécessité d’entreprendre une opération de réhabilitation de l’usine 5 du complexe de prise d’eau d’El-Harrach. De ce fait, plusieurs communes de la capitale devaient  subir les conséquences de cette rénovation. Des désagréments pour lesquels l’ADE n’a pas manqué de s’excuser. Pourtant, tout cet effort de communication institutionnel lié, à n’en pas douter, à la volonté de se rapprocher des usagers qui, faut-il le rappeler, sont tenus de s’acquitter de factures de plus en plus salées, est battu en brèche. En effet, il y a lieu de souligner que pour une perturbation signalée, des dizaines sont occultées par les responsables de l’ADE.

Pour preuve, la situation qui perdure pour les habitants d’une cité à Bordj El-Kiffan. L’alimentation en eau potable y est perturbée depuis plusieurs jours, à telle enseigne que la ménagère ne sait plus à quel moment mettre en marche son lave-linge.

Mais reconnaissons à cette agence au moins une chose : sa volonté de se “racheter” puisque les perturbations enregistrées pendant la journée sont compensées en partie pendant la nuit.

N. K.

 

 

Culture

Un secteur à l’agonie

La culture est le parent pauvre de cette Algérie riche. Un paradoxe qui mérite d’être souligné car, au moment où l’Algérie connaît une aisance financière jamais égalée depuis des années, le secteur de la culture continue d’être mal doté en enveloppes financières. La répartition du montant de 55 milliards de dollars réuni pour financer le plan de soutien à la relance économique est des plus éloquentes. La culture a bénéficié de miettes, comparativement à d’autres secteurs, jugés plus stratégiques peut-être ? Pourtant, cette façon de penser est des plus discriminatoires, voire des plus inappropriées, puisqu’en marginalisant un tel secteur, on cause un préjudice qui risque de s’avérer des plus dangereux. Dès lors faut-il s’étonner, pour ne citer que cet aspect, du peu d’intérêt que les jeunes accordent à la lecture ? Comment peut-il en être autrement lorsque l’Algérie ne dispose d’aucune industrie du livre et que le nombre de librairies – au sens réel du terme – existant à travers le territoire national est de 8 ? Pis encore, sur tout le territoire de l’Algérie, il n’existerait que 25 bibliothèques municipales. C’est tout dire… et ce n’est certainement pas les manifestations conjoncturelles qui pourraient donner l’illusion qu’il existe un regain d’intérêt pour le secteur culturel.

N. K.

 

Commerce frauduleux

Gare aux “bonnes affaires”

Une information rapportée par un confrère faisant état de la saisie par la direction du commerce d’Alger d’un lot important de produits cosmétiques et d’hygiène corporelle, périmé mais mis sur le marché, devrait mettre les consommateurs définitivement en garde. Le manque de scrupules de certains commerçants n’a aucune limite. La mise sur le marché de produits périmés est devenue une pratique courante. Certes, le soin est pris de camoufler la date de péremption arrivée à échéance, mais il reste que les utilisateurs doivent faire attention : une “bonne affaire” est souvent synonyme d’arnaque. Les exemples ne manquent pas ; on se contentera de citer celui d’une jeune femme qui, achetant un lot de deux déodorants pour le prix d’un, s’est retrouvée à la maison avec deux flacons pleins d’eau…

N. K.

 

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