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Un
appel d’offres pour démolir les carcasses et plateformes
Une décision
bien tardive
L’OPGI de Bir
Mourad Raïs a lancé un avis d’appel d’offres pour les travaux de
démolition de carcasses et plateformes au niveau de Birkhadem. Ainsi
donc, les autorités ont décidé de prendre à bras-le-corps la
décision de mettre un terme à une situation d’anarchie qui a duré
plusieurs années. Mais, faut-il le rappeler, si cette situation est
née et qu’elle a perduré, c’est en raison du laxisme des autorités
locales. Un laxisme assimilé à un encouragement tacite de poursuivre
l’édification de maisons sur des terres qui appartenaient à des
exploitants agricoles, donc destinées à l’agriculture. Aujourd’hui,
après que des gens, parfois en toute bonne foi, ont dépensé de
l’argent pour entamer la réalisation de leur maison, voilà que les
autorités locales se souviennent de la vocation originelle de ces
terres et décident qu’elles ne sont pas urbanisables. Mais la
question qui se pose aujourd’hui est de savoir ce que deviendront
ces parcelles de terre. Car force est de souligner que si elles
n’étaient pas urbanisables au début, elles ne sont plus cultivables
après que les fondations des maisons aient été édifiées.
N. K.
Santé publique
Décalage
Amar Tou, le
ministre de la Santé et de la Réforme hospitalière, vient d’annoncer
la promulgation prochaine d’une ordonnance qui permettra la création
d’hôpitaux privés. Le soin est laissé au président de la République
d’expliquer le pourquoi de cette ordonnance. Cependant, l’on ne peut
que se demander pourquoi on envisage de recourir au privé dans la
mesure où il n’est un secret pour personne que ces nouvelles
infrastructures ne seront pas accessibles au commun des Algériens.
Les prix pratiqués par les cliniques privées sont édifiants à ce
sujet ; les soins y sont hors de prix. Pourtant cela n’empêche pas
certaines entreprises nationales, à l’image de Sonatrach, de signer
des conventions avec des cliniques privées en vue d’y faire soigner
son personnel.
Pendant ce temps,
une dépêche de l’agence officielle, reprenant le bilan de la
direction de la santé d’Oran, fait état de 76 cas de méningite
purulente et à liquide clair enregistrés au cours des mois de mai et
juin. C’est dire tout le décalage qui existe entre la réalité de la
santé publique et le souci des pouvoirs publics d’encourager la
présence d’infrastructures sanitaires privées.
N. K.
Statistiques
Sécurité
routière
Selon les
statistiques du centre national de prévention et de sécurité
routières, 23% des accidents enregistrés sont imputés à de nouveaux
conducteurs. C'est-à-dire à des débutants. Ce chiffre, assez élevé,
pose problème. Il suggère surtout la nécessité de revoir dans le
fond les procédures d’octroi de permis aux postulants, qui
quelquefois ont à peine l’âge de voter. Parfois, ils n’attendent
même pas l’âge légal fixé par la loi puisque dans certains cas, ils
passent leurs permis après avoir obtenu une dérogation. Mais il
s’avère que dans la réalité, parents et examinateurs ne rendent pas
service à ces gamins qui n’ont pas encore la maturité psychologique
pour accéder au statut de conducteur.
La répression a
montré ses limites. Les mesures incluses dans le cadre du nouveau
dispositif ont vite été assimilées par les conducteurs qui, au bout
de quelques mois, n’en tiennent plus compte. Pourtant, outre leur
vie qu’ils mettent en danger en ne respectant pas ces dispositions,
ils exposent celle d’autrui qui ne demande qu’à vivre.
N. K.
Alger
Un renfort
appréciable
Selon le chef de
la sûreté de la wilaya d’Alger, la capitale a besoin de 25 000
policiers supplémentaires. Ils sont quelque 10 000 à être
aujourd’hui sur le terrain. Un nombre qui semble ne plus suffire
pour répondre à la forte criminalité qui prend chaque jour de
nouvelles proportions. Il est vrai que la démographie et les
caractéristiques d’une wilaya comme Alger sont significatives. Elles
démontrent surtout que les renforts souhaités ne sont pas un
caprice. Ils renseignent avant tout sur le souci des pouvoirs
publics d’assurer la sécurité aux habitants qui font face à une
criminalité galopante. Il n’est un secret pour personne, en effet,
que dans ce domaine, la ligne rouge a été franchie depuis des
années. Ayant perdu la couverture du terrorisme, cette criminalité
se révèle au grand jour.
N. K.
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