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Développements au Sahara occidental
Les masques
continuent à tomber
A trois mois de la
prochaine réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, une
nouvelle bataille est engagée autour de l’avenir de l’ancienne
colonie espagnole. Les dernières déclarations du secrétaire général
de l’ONU – Kofi Annan a précisé que l’Algérie n’était pas une partie
du conflit – confirment l’idée du lancement proche des négociations
entre le Maroc et le Front Polisario. Mais loin d’être innocentes,
elles visent à culpabiliser, voire marginaliser les pays qui restent
attachés au droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.
La thèse «annanienne»
veut apparemment s’imposer pour couvrir le silence des Nations unies
devant les nombreuses violations perpétrées par l’occupant marocain.
Dont les atteintes aux droits de l’homme dans les territoires
occupés du Sahara occidental.
Invité à Alger par
la société civile, dans le cadre de la semaine consacrée à la RASD
du 6 au 12 juillet, le président de la République sahraouie a
accordé des interviews à deux quotidiens nationaux où il s’est
prononcé sur les derniers développements relatifs à la question du
Sahara occidental. Pour certains, «il a beaucoup dit» ; pour
d’autres en revanche, «il n’a pas tout dit». On retiendra des
interviews accordées à Liberté et El Khabar que les Sahraouis, ayant
perdu espoir dans les engagements de l'ONU, ont fini par comprendre
que le gouvernement marocain n'est pas disposé à organiser le
scrutin. Cette situation a poussé les populations sahraouies des
territoires occupés et du sud marocain à opposer une résistance
populaire et pacifique au successeur du colonisateur espagnol. C’est
ainsi qu’est née, le 21 mai 2005, «l'Intifada de l'indépendance»
pour réclamer pacifiquement au Maroc le droit à l'autodétermination,
la libération des prisonniers politiques sahraouis et le respect des
droits humains. «Ils sont déterminés à poursuivre la résistance
jusqu’à l’indépendance du territoire sahraoui», assure le Chef
d’Etat sahraoui. Ce dernier rappelle que trente ans après l’invasion
du «territoire non autonome» du Sahara occidental par les forces
armées royales, la population sahraouie enfermée par «le mur de la
honte» qui a été érigé par l’occupant, fait face aujourd’hui aux
formes les plus atroces de tortures, causant la mort de manifestants
pacifiques, des centaines de blessés et l’arrestation de dizaines
d’entre eux. Depuis le début des manifestations populaires, les
autorités du Maroc ont refoulé 21 délégations d'observateurs
internationaux qui souhaitaient se rendre dans les territoires
sahraouis occupés. «Nous avons attiré l'attention de l'ONU et
l'avons appelée à assumer ses responsabilités vis-à-vis de cette
situation compliquée et des pratiques barbares du Maroc», souligne
M. Abdelaziz, en admettant que «la partie sahraouie a réussi, à
travers cette Intifada, à attirer l'attention de la communauté
internationale sur sa cause». Et même si en avril dernier, la France
s’était opposée fermement à la mention, au niveau de la résolution
du Conseil de sécurité, des violations des droits de l’homme contre
les manifestants sahraouis, le Haut Commissariat de l'ONU pour les
droits humains a été obligé, par la suite, de dépêcher une
délégation d'observateurs dans les zones occupées. Cela, en raison
des nombreuses condamnations des organisations internationales non
gouvernementales.
Aujourd’hui, il
est à se demander pourquoi la délégation onusienne, conduite par le
Belge Christophe Girod, tarde à publier son rapport. Fait-elle
l’objet de pressions exercées au sein même des instances des Nations
unies ou espère-elle voir s’installer un rapport de force favorable
aux Marocains ?
La stratégie de
division des rangs africains
En attendant que
la délégation de Girod se décide enfin à rendre public son rapport,
rappelons que la carte des droits de l’homme, agitée ces dernières
années par le gouvernement marocain et ses soutiens français
notamment, ne risque pas d’avoir une longue durée de vie. Pour
preuve, les promesses de démocratie et d’ouverture prônées par le
jeune roi ont fini par décourager les démocrates marocains, y
compris dans la classe politique et le mouvement associatif.
Par ailleurs,
l’attitude répressive et de déni cultivée par les officiels
marocains envers «l’Intifada de l’indépendance» a fait prendre
conscience à des Marocains sur la situation au Sahara occidental. A
titre d’exemple, l'Association marocaine de défense des droits
humains (AMDH) a dénoncé, dans son dernier rapport annuel, «les
multiples violations des droits de l'homme au Sahara Occidental» et
au Maroc. L'AMDH cite «les détentions arbitraires, la torture,
l'intrusion dans les domiciles de plusieurs habitants, les jugements
injustes et l'utilisation abusive de la violence» par les forces de
sécurité marocaines au Sahara occidental. L’Association, qui n’est
pas à sa première critique des dirigeants marocains, a également
fait part «des nouvelles arrestations, pour des raisons politiques,
de(militants sahraouis depuis mars dernier et dont certains ont été
condamnés à deux ans de prison ferme». Son président, M. Amin, a
carrément déclaré que son pays «est loin de l'Etat de droit»,
constatant même «un grave recul» en matière de respect des droits de
l'homme.
«Comparativement
aux autres pays arabes, nous sommes loin derrière en matière de
respect des droits de l'homme, nous sommes cependant aux premiers
rangs des pays qui ne respectent pas les droits humains», a indiqué
le responsable.
La porte
ouverte à plusieurs choix
Sur un autre
chapitre, le Maroc s’est initié, au moins à deux reprises, à la
stratégie de division des rangs des Etats africains, avec peut-être
l’arrière-pensée de fragiliser l’UA ou de la faire éclater. En
accueillant la Conférence euro-africaine sur l’immigration et en
occupant les coulisses du 7e Sommet de l’organisation
panafricaine qui s’est tenu au début du mois de juillet à Banjul
(Gambie), afin de faire aboutir son plan d’autonomie au Sahara
occidental. A ce propos, le président de la RASD a révélé à Liberté
et El Khabar que Rabat a essuyé «un échec» à ce sommet et que l’Etat
sahraoui, membre à part entière de l’UA, a renforcé sa position au
sein de l’organisation. «Le Maroc a entrepris toutes sortes de
manœuvres sans pour autant réussir à faire bouger des pays contre
nous», a-t-il soutenu, non sans préciser l’adoption «à l’unanimité»
du rapport du conseil exécutif relatif à la question du Sahara
Occidental. Le haut responsable a cependant reconnu l’entière
responsabilité des Nations unies dans «la décolonisation inachevée»
du territoire sahraoui et les reports successifs du scrutin, ainsi
que les tentatives de Kofi Annan de sortir le dossier de son cadre
naturel pour donner chance aux thèses alaouites. «Le projet marocain
(sur l’autonomie, ndlr) n’est ni plus ni moins qu’un complot ! C’est
une tentative de contourner le droit du peuple sahraoui à
l’autodétermination et à l’indépendance», a d’ailleurs protesté
Mohamed Abdelaziz, en ajoutant : « Je rappelle (…) que du point de
vue du droit, le Sahara occidental n’a jamais été une partie du
royaume du Maroc.» Seulement, le Président sahraoui conviendra que
la résolution du Conseil de sécurité d’avril 2006, «a laissé la
porte ouverte à toutes les alternatives et à plusieurs choix, dont
(…) le plan Baker».
Quelles sont les
perspectives ? Aux dires de M. Abdelaziz, les autorités sahraouies
travaillent actuellement sur trois axes : la poursuite de la
dynamique populaire dans les territoires sous occupation marocaine,
la préparation à des négociations sur le plan Baker «soutenu par les
USA» sous les auspices de l’ONU et conformément à l’esprit de
décolonisation, et enfin le maintien du travail diplomatique aux
fins d’élargir le soutien international et la reconnaissance de la
RASD.
Z’hor Chérief
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Proche-Orient:
De Gaza au
Liban, la furie destructrice israélienne
Comme dans la
bande de Gaza, le Liban subit la folie destructrice israélienne.
Des opérations dit-on à Tel Aviv pour retrouver des soldats capturés
par le Hamas et le Hezbollah. Un prétexte qui ne résiste pas à
l’ampleur de l’armada déployée par l’état Hébreu qui revient aux
fondements de sa création : l’expansionnisme et la politique de la
terre brûlée. Israël a déclenché une guerre dont personne ne peut
prédire quand elle se terminera, ni qui elle touchera. A Gaza,
l'opération prétendument destinée à libérer le caporal Gilad Shalit,
enlevé le 25 juin par un commando palestinien, n'a en fait pour
objectif que la destruction des institutions de l’Autorité
palestinienne, l’embryon de l’Etat palestinien. La paix, Israël n’en
veut pas et il vient amplement de le démontrer s’il en faut. De la
même manière, la guerre menée au Liban vise à l’éclatement du pays.
Un acharnement identique est déployé par Israël pour tuer et
détruire les infrastructures stratégiques. En ciblant la résistance
représentée par le Hezbollah, qui, a réussi, rappelons-le, à bouter
les Israéliens hors du Liban sud en l’an 2000 veut casser le pays du
cèdre. "L'objectif est de faire partir le Hezbollah du Sud Liban",
a clairement affirmé la ministre israélienne des Affaires
étrangères, lors d'un discours au cours duquel elle a à peine parlé
de l'enlèvement des deux soldats, qui a pourtant servi de
justificatif à la guerre menée contre le pays du Cèdre. Le chef
d'état-major de l'armée israélienne, le général Dan Halutz, a pour
sa part parlé d'une "opération intensive et de grande ampleur"
contre le Hezbollah qu'il a qualifié de "cancer" se développent dans
le corps du Liban. "Il y a de nombreuses autres cibles. Notre
objectif est d'atteindre le Hezbollah et d'attendre que le
gouvernement libanais prenne ses responsabilités, ce qui signifie
retirer le Hezbollah de la zone frontalière et le remplacer par une
autre force, une force qui représente la souveraineté du Liban",
a-t-il déclaré, s'appuyant sur un texte ambigu, la résolution 1559
du Conseil de sécurité des Nations unies du 4 septembre 2004 qui
réclame, entre autres, le désarmement de toutes les milices. Comble
de l’ironie, Israël qui s’est de tout temps évertué à violer les
résolutions de l’Onu et le droit international exige aujourd’hui
l’application de la résolution que son parrain, les Etats-Unis, a
fait adopter. Alex Frishman, analyste militaire au quotidien
israélien Yedioth Ahronoth, a affirmé dans un entretien au
quotidien français Libération du 15 juillet qu'une opération
militaire d'Israël pour déloger le Hezbollah du Sud Liban était
prévue depuis longtemps et que son déclenchement n'"était qu'une
question de temps". Il est d’ailleurs symptomatique que L'Etat
hébreu ait refusé les offres d'échanges de prisonniers du Hezbollah
et des groupes palestiniens pour récupérer ses soldats. Pourtant,
Il y a deux ans, Israël avait accepté de libérer 400 détenus pour
obtenir la libération d'un ancien colonel à la retraite, et les
corps de trois soldats israéliens. L’objectif est donc clair à
travers la double agression menée par l’armée israélienne dans les
territoires palestiniens et au Liban : l’annihilation de toutes
velléités de résistance à sa politique expansionniste pour pouvoir
redessiner à sa façon la carte de la région. Mais il lui faudra
d’abord passer par le Hezbollah qui vient de prouver sa capacité de
résistance comme il l’a prouvé auparavant…malgré ce face à face si
totalement disproportionné.
Haut
La réunion du G8 blanchit Israël
Les dirigeants du
G8, Les principaux pays industrialisés, réuni cette semaine à
Saint-Pétersbourg se sont alignés sur la position américaine et
réclamé l’unisson du Hezbollah qu'il libère les deux soldats enlevés
et qu'il cesse ses attaques sur Israël. La situation au
Proche-Orient s'est imposée au centre des discussions entre les
dirigeants du G8 et la chancelière allemande Angela Merkell a
annoncé que le Groupe réclamait du Hezbollah qu'il cesse les
hostilités en premier. « Nous réclamons d'abord que les soldats
israéliens rentrent sains et sauf en Israël et que les attaques sur
Israël cessent, et ensuite, naturellement, qu'Israël cesse son
opération militaire », a-t-elle déclaré. Les dirigeants du G8 ont
également imputé le regain de violence au Proche-Orient à des
extrémistes et reconnu le « droit d’Israël à l’autodéfense », tout
en l’appelant à la retenue. Mais de quelle retenue parlent-ils quand
on voit l’armada militaire israélienne tuant et rasant tout ce qui
bouge ? Que fallait-il de toutes façons attendre de ce conclave des
pays les plus riches (la plupart des soutiens de Tel-Aviv) après
l’échec du conseil de sécurité de l’Onu à imposer un cessez-le-feu.
Mais le plus grave reste la passivité des régimes arabes, voire
pour certains leur complicité dans ce massacre à grande échelle en
Palestine et au Liban.
Haut
Les Etats-Unis sont responsables de
l'embrasement, selon Hugo Chavez
Le président du
Venezuela Hugo Chavez a accusé les Etats-Unis d'être responsables de
la détérioration de la situation au Proche-Orient par leur soutien à
Israël, estimant que les "désirs de domination de l'empire
américain" pourraient mener à un "réel Holocauste". "La faute
fondamentale revient encore à l'empire américain. C'est l'empire qui
a armé et soutenu les abus de l'élite israélienne, qui a envahi,
abusé et défié les Nations unies depuis longtemps", a-t-il martelé
lors d'un discours le 14 juillet à Caracas. "Je saisirai cette
opportunité pour condamner catégoriquement et pleinement l'agression
que mène l'élite israélienne contre des innocents" au Proche-Orient,
a déclaré le président suite aux de bombardements israéliens sur le
Liban, suite à la capture de deux soldats israéliens par le
Hezbollah. Hugo Chavez a critiqué la force excessive de l'offensive
israélienne, qui a fait plusieurs morts côté libanais. "Allons-nous
bombarder des villes et leur dire que nous n'arrêterons pas de
bombarder avant qu'ils aient rendu le soldat? C'est de la folie",
a-t-il estimé. L'escalade de ces derniers jours est selon Hugo.
Chavez imputable à l'influence excessive des Etats-Unis dans la
région."Le désir de domination de l'empire américain n'a aucune
limite et cela pourrait mener le monde vers un réel Holocauste. Que
Dieu nous sauve", a déclaré le président vénézuélien, qui compte
parmi les rares chefs d’état dans le monde, opposés à la politique
étrangère américaine.
Haut
Israël veut du carburant pour ses avions de chasse
Le Pentagone a
informé ces derniers jours le Congrès américain qu’Israël avait
demandé d’acheter aux Etats-Unis pour 210 millions de dollars de
JP-8, un carburant destiné à ses avions de chasse. Ce carburant sera
utilisé par la chasse israélienne pour des missions de « paix et
sécurité » au Proche-Orient assure le ministère américain de la
défense. Cette annonce intervient alors que la chasse israélienne a
attaqué le Liban, massacrant la population civile et détruisant les
infrastructures du pays. Le Pentagone a affirmé que cette vente de
kérosène devait « améliorer la sécurité d’un pays ami qui a été et
continue d’être une force importante pour la stabilité et le progrès
économique au Proche-orient ». L’on voit s’il en faut où vont les
priorités des Américains…. Le Congrès a 30 jours pour éventuellement
bloquer cette vente mais gageons qu’elle passera comme une lettre à
la poste sans même attendre ce délai.
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