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Séisme
L'indispensable sensibilisation
Dans
un récent entretien, le sismologue Lot Bonatiro a affirmé que la
région de Ghazaouet, dans la wilaya de Tlemcen, est sous la menace
d'un violent tremblement de terre. Il faut dire que de tels propos
tenus par un expert ne sont pas fait pour rassurer une opinion
publique qui n'a pas encore évacué le traumatisme du dernier séisme
de Boumerdès. Et pour cause, les stigmates sont encore visibles plus
de trois ans après la tragédie. Le drame, dans notre pays, est que
l'on avance des choses sans que cela ne soit suivi par un débat à
même d'expliquer aux gens la teneur des propos. Ils sont livrés à
l'état brut. Dans le but de vendre ? Là est un autre problème.
Pourtant, ce même sismologue a pris la peine d'ajouter que la
théorie ne suffisait pas et qu'il fallait lancer des études sur le
terrain pour prévoir l'endroit et la date exacte du séisme. C'est
dire qu'il n'y a vraiment pas de raisons d'effrayer les gens
inutilement. Et puis, il y a lieu de relever que le travail de
sensibilisation entamé par le CRAAG au lendemain du dernier séisme
s'est arrêté. Pourtant, si l'on veut inculquer une culture sismique,
c'est par une action incessante. Sinon les Algériens préféreraient
oublier que la majorité du territoire est situé sur une zone
sismique.
N.
K.
Haut
Santé
Encourager l'accouchement en milieu assisté
Selon
l'Office national des statistiques (ONS), le taux de l'accouchement
en milieu assisté atteindra 96,1% en 2010, alors qu'il était de
90,2% en 2002. C'est-à-dire que dans moins de 5ans, ce sont presque
6% de femmes qui auront fait le choix de donner la vie dans un
milieu assisté médicalement. Ce choix n'est assurément pas fortuit.
Il témoigne d'une certaine prise de conscience. En accouchant dans
une structure médicale, on donne à n'en pas douter plus de chance de
survie au bébé puisque dans l'éventualité où des complications se
présentent, l'équipe médicale sur place peut intervenir. Mais à
charge pour les pouvoirs publics d'assurer à chaque future maman un
lit. Car force est de rappeler qu'au jour d'aujourd'hui, des femmes
qui se présentent au niveau des maternités des hôpitaux sont
refoulées pour manque de place. On leur conseille d'aller voir à
l'hôpital le plus proche. Mais si les couples aux moyens financiers
modestes le font, car ne pouvant subvenir à la facture qui leur sera
présentée au niveau d'une maternité relevant du privé, il reste que
de nombreuses femmes y recourent car le moment fatidique est arrivé
et que les services d'une maternité relevant du secteur public sont
débordés.
N.
K.
Haut
Chômage
A
qui la faute ?
Les
Algériens bouderaient-ils certains emplois ? La question mérite
d'être posée au regard des déclarations du ministre de l'Energie et
des Mines. C'est ainsi que ce membre du gouvernement a déclaré,
dernièrement, que dans le cadre de la réalisation de la raffinerie
d'Adrar, un projet octroyé à une entreprise chinoise, cette dernière
voulait ramener 2 000 employés, mais la partie algérienne a refusé
en limitant ce nombre à 1 000. Les 1000 postes restants devaient
être pourvus par des Algériens. Reste, a souligné le ministre, que
la tâche n'a pas été facile puisqu'il a été impossible de trouver
ces 1 000 employés ; seuls 200 ont pu être recrutés. Ce qui signifie
que 800 postes de travail son dans l'attente de candidatures. D'où
la question préalablement posée : les autochtones boudent-ils le
travail ? Ou bien leurs profils professionnels ne correspondent-ils
pas aux emplois proposés ? Si telle est la réponse, cela pourrait
signifier que les centres de formation sont à côté de la plaque
puisque les formations dispensées ne répondent pas aux besoins du
marché du travail. Mais cela a déjà été compris puisque le ministère
de la Formation professionnelle a procédé à des correctifs au niveau
de sa carte de formation.
N.
K.
Haut
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