Semaine du 19 au 25 Avril 2006

En prévision des développements du conflit maroco-sahraoui

Rabat agite la carte des groupes de pression juifs

Influence grandissante du lobby sioniste aux Etats-Unis

Craintes sur « l’israélisation » de la politique extérieure US

Proche-orient

Quelle alternative pour le gouvernement palestinien ?

L’aide arabe aux Palestiniens

Rien que des promesses

L'ONU aussi se met de la partie…

 

 
 
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En prévision des développements du conflit maroco-sahraoui

Rabat agite la carte des groupes de pression juifs

Comment donner crédit à la démarche des autorités de Rabat, en gagnant notamment les USA à la cause de la monarchie, si ce n’est en recourant à des personnalités ayant joué un rôle dans l’immigration des Juifs marocains vers Israël et ayant des contacts et des affinités avec les lobbies israélites ?

Il y a quelques jours, le roi du Maroc, Mohammed VI, a installé le Corcas, un conseil royal consultatif dans les territoires occupés du Sahara occidental, composé de notables sahraouis ayant fait allégeance au royaume et chargé des « affaires sahariennes ». Il a aussi désigné trois émissaires marocains itinérants, en leur attribuant la mission suivante : convaincre la communauté internationale de la vision marocaine au Sahara occidental. En choisissant des personnes très proches du lobby juif, en l’occurrence Serge Burdugo, représentant du congrès juif international, Assia Bensalah El-Alaoui, coprésidente du groupe des sages pour le dialogue entre les civilisations et les peuples, ainsi que Ali Bennouna, connu pour ses affinités avec la finance internationale, le palais royal est décidé à jouer la carte juive, voire sioniste, pour se rapprocher de l’administration américaine.

Le Maroc est conscient aujourd’hui que les trois années de rejet du plan Baker lui ont servi d’échappatoire, mais il sait dans le même temps que le moment est venu pour passer rapidement à autre chose, d’autant que l’Intifadha se poursuit depuis mai 2005 dans les territoires sahraouis, élargie même aux communautés sahraouies installées au sud marocain. C’est ainsi qu’il a brandi, de la façon la plus méprisante, son fameux projet d’autonomie du Sahara sous la souveraineté marocaine, à la veille de la remise du rapport du secrétaire général des Nations unies au Conseil de sécurité et donc à quelques jours de la réunion de ce Conseil.

Mais, devant la réaction scandalisée à l’extérieure de nombreux Etats, des partis politiques, des parlementaires, des personnalités et des organisations non gouvernementales, face aux conseils insistants des parrains et des soutiens et enfin à la mise en garde tardive de Kofi Annan, le souverain a ajourné son projet d’autonomie, en optant pour le travail de terrain et de proximité, assurément plus productif à moyen et long termes. C’est ainsi que Mohammed VI a installé le Corcas et désigné les trois « ambassadeurs », lors de sa visite dans les territoires occupés sahraouis. De la sorte, le royaume chérifien, pour se prémunir contre la résistance sahraouie et l’option d’indépendance du Sahara occidental, revendiquée fortement ces 11 derniers mois, a donc envisagé deux scénarios pouvant être distincts ou complémentaires. Modifier le plan Baker en imposant les membres du Corcas dans les négociations sur l’autonomie et exiger possiblement l’élargissement du corps électoral aux Marocains établis jusqu’en 2005, pour arriver en fin de parcours à un référendum confirmant la « marocainité » du territoire sahraoui, ou préparer les conditions au partage du Sahara entre le Maroc et la RASD, une option qui se rapproche de celle déjà produite (et vécue), en 1975, autour du partage du territoire sahraoui entre Rabat et Nouakchott.

Seulement comment donner crédit à la démarche marocaine, en gagnant notamment les USA à la cause de la monarchie, si ce n’est en activant les réseaux juifs et sionistes, en recourant à des personnalités ayant joué un rôle dans l’immigration des Juifs marocains vers Israël et ayant des contacts et des affinités avec les lobbies israélites ?

A ce sujet, il est intéressant de se reporter entre autre à un article publié par l’hebdomadaire Le Journal de la semaine passé, consacré au lobbying marocain aux Etats-Unis. L’écrit en question reconnaît que dans le contexte de l’après-guerre froide, « la monarchie n’a plus les coudées franches » dans « la nouvelle donne géostratégique ». Ainsi, les réseaux « traditionnels » construits autour de personnalités comme André Azoulay et d’amitiés comme Peace Corps et des universitaires « proches du Maroc » ne suffisaient plus. Il a fallu faire appel aux professionnels des relations publiques de Cassidy and Associates, « une des plus grosses firmes américaines » et à d’autres groupes, à l’exemple de Solomon Group et Bob Livingston. Celui-ci, note Le Journal, est un ancien membre du Congrès américain qui se chargera « d'organiser des rencontres entre des officiels marocains et des ‘’hommes d'influence’’ américains à Rabat, Casablanca et Marrakech autour du dossier du Sahara », dont la dernière date de mai 2005.

L’hebdomadaire révèle que le Maroc s'est aussi spécialisé dans le « recrutement » d'anciens diplomates américains qui étaient en poste à Rabat, en citant les ex-ambassadeurs Marc Ginsberg et Edward Gabriel, qui auront pour mission respectivement de faire « la promo du royaume auprès des multinationales américaines » et du « lobbying politique ».

Seulement, comme on voit, ces relations, ces relais et tout ce savoir-faire d’Amérique, s’avèrerent incomplets pour le Maroc d’aujourd’hui, surtout après la signature de l'accord de libre-échange avec les Etats-Unis qui n'englobe pas le territoire du Sahara occidental.

De telles propensions et amitiés, qui se transforment en véritables relais et groupes d’intérêts et de pression, poussent également vers d’autres directions. Grâce aux lobbies juifs et sionistes très actifs, à l’argent destiné à la corruption et au soutien inconditionnel de certains milieux liés à la finance, en particulier les milieux d’affaires français, Rabat mais aussi Paris sont décidés à enterrer le principe de décolonisation du dossier sahraoui, en s’appuyant sur leur politique d’entrisme dans des espaces algériens, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Algérie. La devise est : ça passe ou ça casse.

Z’hor Chérief

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Influence grandissante du lobby sioniste aux Etats-Unis

Craintes sur « l’israélisation » de la politique extérieure US

« Le recours aux lobbyistes, surtout pour des affaires d'Etat d'une telle envergure, ne peut que servir d'appoint à une stratégie, voire une doctrine nationale ».

James Hobbart, professeur à la City University de Londres.

On ne dira jamais assez que des rapports très étroits lient les Etats-Unis à Israël. Seulement, cette relation, considérée jusque-là comme des plus naturelles en Amérique, commence à susciter des interrogations dans ce pays. Un débat est ainsi engagé de plus en plus au sein du mouvement anti-guerre autour de « la politique coloniale » des USA,  transformés en « satellite d’Israël ».

Le journaliste américain Jeffrey Blankfort et ses partisans, déplorent la difficulté des mouvements pourtant opposés à la guerre à saisir l’importance de l’influence du lobby sioniste dans la politique américaine. Dans un entretien publié en février dernier par le réseau Voltaire, l’ancien rédacteur au Middle East Labor Bulletin et co-fondateur du Labor Committee of the Middle East, estime que la guerre en Irak n’était pas réellement une guerre pour le pétrole, mais « une guerre conçue par les néo-conservateurs et par le lobby pro-israélien aux États-Unis, au profit d’Israël ». Blankfort révèle même que cette guerre avait pour finalité de placer l’Etat israélien dans « une position centrale au Moyen-Orient » et ce, dans le cadre d’un plan américain de contrôle planétaire, un plan contenu dans le document intitulé « Project for a New American Century » (Projet pour un nouveau siècle américain). Il note en outre toutes les pressions exercées sur La Maison-Blanche pour la faire basculer dans une nouvelle guerre.

Alors que le mouvement anti-guerre tarde à reconnaître que l’agression de l’Irak a un effet bénéfique sur l’Israël, l’establishment sioniste ou le lobby sioniste, à sa tête l’Americain israel public affairs committee (AIPAC), tente de pousser l’administration Bush vers une guerre avec l’Iran, sous l’argumentaire nucléaire, explique-t-il. Pour Blankfort, la gauche et le mouvement pour la paix, encore sous le charme des thèses de l’universitaire Chomsky, sont sous la défensive et craignent surtout d’être traités d’antisémites. Mais, le journaliste comprend que les choses ne sont pas aussi simples, lorsque des organisations américaines puissantes comme l’AIPAC, soutenant ouvertement l’Etat hébreux, sont « associées » aux débats du Congrès sur les questions du Moyen-Orient. Il arrive ainsi, si l’on se réfère à ses propos, que des membres de l’AIPAC « rédigent les lois que le Congrès adopte ensuite » et organisent « des voyages gratuits » en Israël pour des congressmen.

Blankfort constate également que l’influence des lobbies sionistes se manifeste jusque chez des lycéens et des étudiants, grâce à l’argent et les intimidations. Pour preuve, déballe-t-il, le parti démocrate américain et une partie des Républicains se sont servis des riches sponsors juifs, leur assurant le gros des contributions financières. Mais, ce n’est pas tout, ajoute Blankfort, en rappelant que près d’une quarantaine de « comités d’action politiques » américains activent à l’échelle nationale et dont la raison d’être est de distribuer l’argent aux seuls candidats aux élections qui appuient la politique israélienne. Aujourd’hui, atteste le journaliste américain, les lobbyistes pro-israéliens « essaient aussi d’influencer la nouvelle génération de leaders de la communauté juive qui font actuellement leurs études, afin de les amener à contribuer à la propagande en faveur d’Israël ».

Pendant ce temps, la gauche américaine et le mouvement anti-guerre en général, y compris le mouvement pro-palestinien, continuent à faire confiance à Chomsky, s’irrite Blankfort, en rappelant que l’universitaire se compte parmi les opposants à toute sanction contre Israël.

Dans la revue Middle East Labor Bulletin, Jeffrey Blankfort a exercé, pour rappel, pendant sept longues années (de 1988 à 1995) dans une rubrique consacrée au travail du lobby israélien au niveau du Congrès américain, sans omettre de citer ses sources, provenant pour la plupart de la presse israélienne. Ces écrits qui datent maintenant d’une vingtaine d’années sont toujours d’actualité ! Pour le journaliste, Chomsky ignore à la fois l’influence de l’AIPAC et des autres organisations dans les milieux américains, ainsi que leur impact négatif sur les mouvements de solidarité. Il désapprouve chez cet universitaire qui « a allumé l’étincelle chez pas mal de personnes » son analyse étroite sur les événements du 11 septembre 2001. Aussi, remarque-t-il : « Chomsky affirme qu’il n’y a aucune raison sérieuse de remettre en cause la version des attentats du 11 septembre racontés par M. Bush. Aussi la plupart des critiques qui lui sont adressées proviennent de personnes qui ont effectué des recherches sur les attentats (…), tandis que lui s’entête à répéter le mantra selon lequel « ce que nous a raconté l’administration Bush est la vérité ». Ainsi, le rôle que joue aujourd’hui Chomsky sur la scène internationale est, à mon avis, un rôle réactionnaire ».

Les cas Blankfort sont rares, sinon minoritaires au pays de l’oncle SAM. Il n’empêche, ils affrontent les intimidations, émanant principalement des organisations juives, parmi elles l’Anti-Defamation League (ADL), « dont la principale mission est de diffamer, intimider et espionner les gens qui critiquent Israël ». Certains, comme Jeffrey Blankfort, ont dû batailler pendant des années et intenté des procès contre ADL, avant que soit décidé « un règlement à l’amiable ». « J’ai tendance à dire que le problème que rencontre la mise en place d’un véritable mouvement politique aux États-Unis, c’est que ce mouvement est dès le départ bloqué d’une part par les sionistes, et d’autre part, par ce refus, à l’instar de Chomsky, de parler ouvertement du sionisme et du rôle que ce mouvement joue, ici, aux Etats-Unis », avoue Blankfort, en regrettant les étiquettes qu’on lui a collé depuis, de « juif développant une ‘’une haine de soi’’ à antisémite. Le journaliste ne cache pas qu’il est effectivement juif, se démarquant des anti-Palestiniens et des sionistes parce qu’avant « un être humain ». « Il n’était nul besoin d’être Sud-Africain pour être contre l’apartheid. Il n’était nul besoin d’être Nicaraguayen pour être contre les Contras, ni d’être Vietnamien pour être contre la guerre au Vietnam… Qu’est-ce que le fait d’être juif ou pas a à voir avec le fait de dénoncer ce que les Israéliens font subir aux Palestiniens ? », se demande-t-il, invitant les Américains, particulièrement ceux de confession juive à être « extrêmement prudents en matière de rôle dirigeant ». L’interviewer occasionnel « de Palestiniens et d’Israéliens progressistes » signe et persiste, en signalant que ce sont bel et bien les néo-conservateurs, « presque exclusivement juifs », et le lobby israélien, qui ont entraîné les USA dans la guerre en Irak. Cette situation est, d’après lui, à l’origine des réactions au niveau des services de renseignements américains, aux prises avec le lobby pro-israélien, qui « pour des raisons qui leur sont propres, sont extrêmement inquiets de « l’israélisation » de la politique étrangère des Etats-Unis ». A Jeffrey Blankfort de conclure convaincu : « Il y a donc bien des gens qui savent ce qu’Israël trame, à Washington, qui savent ce que le lobby israélien fabrique à Washington ; et ils veulent arrêter ça ».

Z’hor Chérief

 

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Proche-orient

Quelle alternative pour le gouvernement palestinien ?

Trois semaines à peine après avoir pris les rênes du gouvernement palestinien, le Hamas subit des pressions diplomatiques, financières et militaires conjuguées qui ne lui laissent que peu de choix entre reculade et fuite en avant. Les coffres étant vides et les frontières de son fief de Gaza verrouillées par Israël, le mouvement palestinien ne peut payer les salaires des milliers de fonctionnaires ni faire face aux pénuries grandissantes de vivres, médicaments et carburant. Dans le même temps, alors que le Hamas s'est astreint depuis plus d'un an à ne pas commettre d'attentats, l'armée israélienne accroît sa pression en multipliant les exactions, les bombardements et toute la panoplie guerrière dont elle est coutumière. "Le Hamas est en très grande difficulté et se trouve devant un dilemme exceptionnel", note l'analyste politique palestinien Hani Habib. "Il n'est capable ni de nourrir le peuple, ni de le défendre." Pour le moment, rien n'indique que, pour desserrer l'étau, le mouvement du cheikh Yassine envisage de céder aux pressions d'Israël et de l'Occident qui exigent qu'il renonce à la lutte armée et s'engage sur la voie de la paix avec l'Etat juif. Le Hamas ne peut pas désavouer les groupes qui harcèlent Israël, mais il ne peut pas non plus reprendre sa croisade armée contre l'Etat juif, sous peine de s'exposer à une sévère riposte militaire et à des pressions extérieures accrues. "Si le Hamas cédait maintenant, on considérerait qu'il est vulnérable aux pressions extérieures. Et s'il répliquait militairement à l'escalade israélienne, les conséquences pourraient être incalculables", fait valoir Habib. Certains signes laissent penser que les dirigeants du mouvement seraient prêts à reconnaître Israël comme un fait accompli, mais il n'est pas sûr qu'une telle formule serait acceptée par une base du Hamas de plus en plus insoumise. Ni même qu'elle soit jugée recevable par Israël. L'Etat juif "ne l'acceptera jamais car ce serait un suicide collectif", juge Mordechaï Kedar, politologue à l'université israélienne de Bar-Ilan. Il y a quelques jours, quelques partisans du Hamas se sont mêlés à ceux du Djihad islamique et d'autres factions palestiniennes pour manifester à Gaza contre le blocus financier partiel imposé par l'Occident. "Les gens ont regardé autour d'eux et ils ont vu toutes les autres factions mais pas les hommes du Hamas", a noté un responsable des Brigades des martyrs d'Al Aksa, Abou Mohamed. Le risque existe pour le Hamas que la protestation de la rue palestinienne dégénère en révolte si le gouvernement est perçu comme mou. Si l'administration du Hamas s'effondrait sous les pressions contradictoires de la rue et de l'extérieur, une flambée de violence s'ensuivrait qui rendrait encore plus hypothétique un règlement pacifique, estiment les analystes de la région. Pour éviter ce scénario catastrophe, l'analyste américain Robert Malley, directeur de l'International Crisis Group, suggère à l'Occident de prendre prudemment langue avec le Hamas. "Une telle approche ne reviendrait nullement à ratifier l'idéologie du Hamas ou son attitude passée, mais au contraire à mener une politique réaliste pour traiter un problème réel", écrit-il dans l'International Herald Tribune. "Cela permettrait de voir si le Hamas est prêt à se transformer au lieu d'affirmer qu'il ne le peut pas."

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L’aide arabe aux Palestiniens

Rien que des promesses

Hormis l’Algérie qui a concrètement aidé les Palestiniens, les autres pays arabes ont multiplié déclarations de soutien et promesses à l’Autorité palestinienne après la décision occidentale de couper les vivres, sans que cela soit suivi d’effets. Le secrétaire général de la ligue arabe est monté au créneau pour appeler les membres de l’organisation, réunis en sommet fin mars à Khartoum, à « concrétiser » leurs promesses d’aide, mais il semble que ses propos sont restés lettre morte.

Des riches monarchies du Golfe ont jusqu’au Maghreb, il semble que l’on ne soit pas pressé de mettre la main au portefeuille lorsqu’il s’agit des Palestiniens, de peur peut-être, de déplaire aux Occidentaux.

La somme dégagée par l’Algérie a permis à l’Autorité palestinienne de payer les dépenses et les salaires du mois de février selon le ministre Palestinien des Finances mais le trou financier à combler reste énorme. « nous avons besoin de 120 millions de dollars immédiatement pour payer toutes les dépenses » urgentes a précise Omar Abdelrazek. Selon lui, les salaires du mois de mars des quelque 140 000 fonctionnaires totalisant 118 millions de dollars, n’ont toujours pas été versés.

L’Autorité palestinienne se trouve au bord de la banqueroute depuis que l’Union européenne, le plus gros bailleur de fonds des Palestiniens avec 500 millions d’euros par an, et les Etats-Unis ont décidé de suspendre leurs aides directes au gouvernement palestinien.

Les dirigeants Palestiniens se sont empressés de condamner cette décision et de lancer des promesses s’aide, pour remplacer le soutien financier occidental.

Le ministre Bahreïni des Affaires étrangères, cheikh Khaled ben Ahmad Al Khalifa, a assuré que son pays « oeuvrera  à inciter ses frères arabes à soutenir le peuple palestinien ».

« Le Qatar continuera de les soutenir (les Palestiniens) a indiqué de son côté l’émir du Qatar. Et les déclarations de plusieurs pays arabes se sont multipliées dans ce sens mais elles ne sont guère convaincantes.

« il ne faut rien espérer de l’Egypte et des autres pays arabes concernant l’aide aux Palestiniens », affirme Emad Gad, chercheur au Centre d’études stratégiques d’Al-Ahram au Caire. « il n’y a pas de volonté politique pour soutenir financièrement les Palestiniens : la preuve en est que lors du sommet de Khartoum, l’Egypte et les autres pays arabes n’ont pas décidé une augmentation de leur aide », explique-til. « ils n’ont même pas versé les 55 millions de dollars par mois qu’ils avaient promis lors du sommet d’Alger en 2005 », déplore-t-il. En fait, c’est à se demander à quoi sert une ligue arabe, un sommet dans lesquels aucune décision n’est suivie d’effets. Des gesticulations à destination de la rue sans plus… venant de régimes autocrates dont le seul but est de se pérenniser au pouvoir.

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L'ONU aussi se met de la partie…

Les Nations unies ont annoncé qu'elles mettent fin à la politique de contacts illimités avec les Palestiniens. A présent, chaque requête de discussions politiques avec l'ONU faite par le gouvernement Hamas sera étudiée au "cas par cas". Les relations de travail demeureront cependant inchangées, afin de ne pas affecter l'aide humanitaire et les services assurés dans les territoires palestiniens par diverses agences onusiennes, selon le porte-parole Stéphane Dujarric. "La question des contacts politiques, au-delà de l'assistance humanitaire, sera traitée lorsqu'elle se présentera (...) au cas par cas", a déclaré M. Dujarric. La décision de l'ONU fait suite aux prises de distance par rapport au gouvernement palestinien annoncées par les Etats-Unis et l'Union européenne. En outre, les Etats-Unis et, dernièrement, l'UE, ont annoncé le gel d'une partie des aides financières au gouvernement palestinien. Israël, qui collectait taxes et droits de douanes pour le compte de l'Autorité palestinienne, a mis fin depuis plusieurs semaines à ses transferts de fonds. En tout, il s'agit de plusieurs centaines de millions de dollars qui n'atteindront plus les autorités palestiniennes. Selon M. Dujarric, la décision de l'ONU est censée clarifier la position de l'organisation après la victoire du Hamas aux élections législatives en janvier. La limitation des contacts politiques vaut également pour le Président de l’Autorité palestinienne…. L’Onu a fait fort….

 

 

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