|
Accueil
En prévision des développements du
conflit maroco-sahraoui
Rabat agite la
carte des groupes de pression juifs
Comment donner
crédit à la démarche des autorités de Rabat, en gagnant notamment
les USA à la cause de la monarchie, si ce n’est en recourant à des
personnalités ayant joué un rôle dans l’immigration des Juifs
marocains vers Israël et ayant des contacts et des affinités avec
les lobbies israélites ?
Il y a quelques
jours, le roi du Maroc, Mohammed VI, a installé le Corcas, un
conseil royal consultatif dans les territoires occupés du Sahara
occidental, composé de notables sahraouis ayant fait allégeance au
royaume et chargé des « affaires sahariennes ». Il a aussi désigné
trois émissaires marocains itinérants, en leur attribuant la mission
suivante : convaincre la communauté internationale de la vision
marocaine au Sahara occidental. En choisissant des personnes très
proches du lobby juif, en l’occurrence Serge Burdugo, représentant
du congrès juif international, Assia Bensalah El-Alaoui,
coprésidente du groupe des sages pour le dialogue entre les
civilisations et les peuples, ainsi que Ali Bennouna, connu pour ses
affinités avec la finance internationale, le palais royal est décidé
à jouer la carte juive, voire sioniste, pour se rapprocher de
l’administration américaine.
Le Maroc est
conscient aujourd’hui que les trois années de rejet du plan Baker
lui ont servi d’échappatoire, mais il sait dans le même temps que le
moment est venu pour passer rapidement à autre chose, d’autant que
l’Intifadha se poursuit depuis mai 2005 dans les territoires
sahraouis, élargie même aux communautés sahraouies installées au sud
marocain. C’est ainsi qu’il a brandi, de la façon la plus
méprisante, son fameux projet d’autonomie du Sahara sous la
souveraineté marocaine, à la veille de la remise du rapport du
secrétaire général des Nations unies au Conseil de sécurité et donc
à quelques jours de la réunion de ce Conseil.
Mais, devant la
réaction scandalisée à l’extérieure de nombreux Etats, des partis
politiques, des parlementaires, des personnalités et des
organisations non gouvernementales, face aux conseils insistants des
parrains et des soutiens et enfin à la mise en garde tardive de Kofi
Annan, le souverain a ajourné son projet d’autonomie, en optant pour
le travail de terrain et de proximité, assurément plus productif à
moyen et long termes. C’est ainsi que Mohammed VI a installé le
Corcas et désigné les trois « ambassadeurs », lors de sa visite dans
les territoires occupés sahraouis. De la sorte, le royaume
chérifien, pour se prémunir contre la résistance sahraouie et
l’option d’indépendance du Sahara occidental, revendiquée fortement
ces 11 derniers mois, a donc envisagé deux scénarios pouvant être
distincts ou complémentaires. Modifier le plan Baker en imposant les
membres du Corcas dans les négociations sur l’autonomie et exiger
possiblement l’élargissement du corps électoral aux Marocains
établis jusqu’en 2005, pour arriver en fin de parcours à un
référendum confirmant la « marocainité » du territoire sahraoui, ou
préparer les conditions au partage du Sahara entre le Maroc et la
RASD, une option qui se rapproche de celle déjà produite (et vécue),
en 1975, autour du partage du territoire sahraoui entre Rabat et
Nouakchott.
Seulement comment
donner crédit à la démarche marocaine, en gagnant notamment les USA
à la cause de la monarchie, si ce n’est en activant les réseaux
juifs et sionistes, en recourant à des personnalités ayant joué un
rôle dans l’immigration des Juifs marocains vers Israël et ayant des
contacts et des affinités avec les lobbies israélites ?
A ce sujet, il est
intéressant de se reporter entre autre à un article publié par
l’hebdomadaire Le Journal de la semaine passé, consacré au lobbying
marocain aux Etats-Unis. L’écrit en question reconnaît que dans le
contexte de l’après-guerre froide, « la monarchie n’a plus les
coudées franches » dans « la nouvelle donne géostratégique ». Ainsi,
les réseaux « traditionnels » construits autour de personnalités
comme André Azoulay et d’amitiés comme Peace Corps et des
universitaires « proches du Maroc » ne suffisaient plus. Il a fallu
faire appel aux professionnels des relations publiques de Cassidy
and Associates, « une des plus grosses firmes américaines » et à
d’autres groupes, à l’exemple de Solomon Group et Bob Livingston.
Celui-ci, note Le Journal, est un ancien membre du Congrès américain
qui se chargera « d'organiser des rencontres entre des officiels
marocains et des ‘’hommes d'influence’’ américains à Rabat,
Casablanca et Marrakech autour du dossier du Sahara », dont la
dernière date de mai 2005.
L’hebdomadaire
révèle que le Maroc s'est aussi spécialisé dans le « recrutement »
d'anciens diplomates américains qui étaient en poste à Rabat, en
citant les ex-ambassadeurs Marc Ginsberg et Edward Gabriel, qui
auront pour mission respectivement de faire « la promo du royaume
auprès des multinationales américaines » et du « lobbying
politique ».
Seulement, comme
on voit, ces relations, ces relais et tout ce savoir-faire
d’Amérique, s’avèrerent incomplets pour le Maroc d’aujourd’hui,
surtout après la signature de l'accord de libre-échange avec les
Etats-Unis qui n'englobe pas le territoire du Sahara occidental.
De telles
propensions et amitiés, qui se transforment en véritables relais et
groupes d’intérêts et de pression, poussent également vers d’autres
directions. Grâce aux lobbies juifs et sionistes très actifs, à
l’argent destiné à la corruption et au soutien inconditionnel de
certains milieux liés à la finance, en particulier les milieux
d’affaires français, Rabat mais aussi Paris sont décidés à enterrer
le principe de décolonisation du dossier sahraoui, en s’appuyant sur
leur politique d’entrisme dans des espaces algériens, que ce soit à
l’intérieur ou à l’extérieur de l’Algérie. La devise est : ça passe
ou ça casse.
Z’hor Chérief
Haut
Influence grandissante
du lobby sioniste aux Etats-Unis
Craintes sur
« l’israélisation » de la politique extérieure US
« Le recours aux
lobbyistes, surtout pour des affaires d'Etat d'une telle envergure,
ne peut que servir d'appoint à une stratégie, voire une doctrine
nationale ».
James Hobbart,
professeur à la City University de Londres.
On ne dira jamais
assez que des rapports très étroits lient les Etats-Unis à Israël.
Seulement, cette relation, considérée jusque-là comme des plus
naturelles en Amérique, commence à susciter des interrogations dans
ce pays. Un débat est ainsi engagé de plus en plus au sein du
mouvement anti-guerre autour de « la politique coloniale » des USA,
transformés en « satellite d’Israël ».
Le journaliste
américain Jeffrey Blankfort et ses partisans, déplorent la
difficulté des mouvements pourtant opposés à la guerre à saisir
l’importance de l’influence du lobby sioniste dans la politique
américaine. Dans un entretien publié en février dernier par le
réseau Voltaire, l’ancien rédacteur au Middle East Labor Bulletin et
co-fondateur du Labor Committee of the Middle East, estime que la
guerre en Irak n’était pas réellement une guerre pour le pétrole,
mais « une guerre conçue par les néo-conservateurs et par le lobby
pro-israélien aux États-Unis, au profit d’Israël ». Blankfort révèle
même que cette guerre avait pour finalité de placer l’Etat israélien
dans « une position centrale au Moyen-Orient » et ce, dans le cadre
d’un plan américain de contrôle planétaire, un plan contenu dans le
document intitulé « Project for a New American Century » (Projet
pour un nouveau siècle américain). Il note en outre toutes les
pressions exercées sur La Maison-Blanche pour la faire basculer dans
une nouvelle guerre.
Alors que le
mouvement anti-guerre tarde à reconnaître que l’agression de l’Irak
a un effet bénéfique sur l’Israël, l’establishment sioniste ou le
lobby sioniste, à sa tête l’Americain israel public affairs
committee (AIPAC), tente de pousser l’administration Bush vers une
guerre avec l’Iran, sous l’argumentaire nucléaire, explique-t-il.
Pour Blankfort, la gauche et le mouvement pour la paix, encore sous
le charme des thèses de l’universitaire Chomsky, sont sous la
défensive et craignent surtout d’être traités d’antisémites. Mais,
le journaliste comprend que les choses ne sont pas aussi simples,
lorsque des organisations américaines puissantes comme l’AIPAC,
soutenant ouvertement l’Etat hébreux, sont « associées » aux débats
du Congrès sur les questions du Moyen-Orient. Il arrive ainsi, si
l’on se réfère à ses propos, que des membres de l’AIPAC « rédigent
les lois que le Congrès adopte ensuite » et organisent « des voyages
gratuits » en Israël pour des congressmen.
Blankfort
constate également que l’influence des lobbies sionistes se
manifeste jusque chez des lycéens et des étudiants, grâce à l’argent
et les intimidations. Pour preuve, déballe-t-il, le parti démocrate
américain et une partie des Républicains se sont servis des riches
sponsors juifs, leur assurant le gros des contributions financières.
Mais, ce n’est pas tout, ajoute Blankfort, en rappelant que près
d’une quarantaine de « comités d’action politiques » américains
activent à l’échelle nationale et dont la raison d’être est de
distribuer l’argent aux seuls candidats aux élections qui appuient
la politique israélienne. Aujourd’hui, atteste le journaliste
américain, les lobbyistes pro-israéliens « essaient aussi
d’influencer la nouvelle génération de leaders de la communauté
juive qui font actuellement leurs études, afin de les amener à
contribuer à la propagande en faveur d’Israël ».
Pendant ce temps,
la gauche américaine et le mouvement anti-guerre en général, y
compris le mouvement pro-palestinien, continuent à faire confiance à
Chomsky, s’irrite Blankfort, en rappelant que l’universitaire se
compte parmi les opposants à toute sanction contre Israël.
Dans la revue
Middle East Labor Bulletin, Jeffrey Blankfort a exercé, pour rappel,
pendant sept longues années (de 1988 à 1995) dans une rubrique
consacrée au travail du lobby israélien au niveau du Congrès
américain, sans omettre de citer ses sources, provenant pour la
plupart de la presse israélienne. Ces écrits qui datent maintenant
d’une vingtaine d’années sont toujours d’actualité ! Pour le
journaliste, Chomsky ignore à la fois l’influence de l’AIPAC et des
autres organisations dans les milieux américains, ainsi que leur
impact négatif sur les mouvements de solidarité. Il désapprouve chez
cet universitaire qui « a allumé l’étincelle chez pas mal de
personnes » son analyse étroite sur les événements du 11 septembre
2001. Aussi, remarque-t-il : « Chomsky affirme qu’il n’y a aucune
raison sérieuse de remettre en cause la version des attentats du 11
septembre racontés par M. Bush. Aussi la plupart des critiques qui
lui sont adressées proviennent de personnes qui ont effectué des
recherches sur les attentats (…), tandis que lui s’entête à répéter
le mantra selon lequel « ce que nous a raconté l’administration Bush
est la vérité ». Ainsi, le rôle que joue aujourd’hui Chomsky sur la
scène internationale est, à mon avis, un rôle réactionnaire ».
Les cas
Blankfort sont
rares, sinon minoritaires
au pays de l’oncle SAM. Il n’empêche, ils affrontent les
intimidations, émanant principalement des organisations juives,
parmi elles l’Anti-Defamation League (ADL), « dont
la principale mission est de diffamer, intimider et espionner les
gens qui critiquent Israël ». Certains, comme Jeffrey Blankfort, ont
dû batailler pendant des années et intenté des procès contre ADL,
avant que soit décidé « un règlement à l’amiable ». « J’ai tendance
à dire que le problème que rencontre la mise en place d’un véritable
mouvement politique aux États-Unis, c’est que ce mouvement est dès
le départ bloqué d’une part par les sionistes, et d’autre part, par
ce refus, à l’instar de Chomsky, de parler ouvertement du sionisme
et du rôle que ce mouvement joue, ici, aux Etats-Unis », avoue
Blankfort, en regrettant les étiquettes qu’on lui a collé depuis, de
« juif développant une ‘’une haine de soi’’ à antisémite. Le
journaliste ne cache pas qu’il est effectivement juif, se démarquant
des anti-Palestiniens et des sionistes parce qu’avant « un être
humain ». « Il n’était nul besoin d’être Sud-Africain pour être
contre l’apartheid. Il n’était nul besoin d’être Nicaraguayen pour
être contre les Contras, ni d’être Vietnamien pour être contre la
guerre au Vietnam… Qu’est-ce que le fait d’être juif ou pas a à voir
avec le fait de dénoncer ce que les Israéliens font subir aux
Palestiniens ? », se demande-t-il, invitant les Américains,
particulièrement ceux de confession juive à être « extrêmement
prudents en matière de rôle dirigeant ». L’interviewer occasionnel
« de Palestiniens et d’Israéliens progressistes » signe et persiste,
en signalant que ce sont bel et bien les néo-conservateurs,
« presque exclusivement juifs », et le lobby israélien, qui ont
entraîné les USA dans la guerre en Irak. Cette situation est,
d’après lui, à l’origine des réactions au niveau des services de
renseignements américains, aux prises avec le lobby pro-israélien,
qui « pour des raisons qui leur sont propres, sont extrêmement
inquiets de « l’israélisation » de la politique étrangère des
Etats-Unis ». A Jeffrey Blankfort de conclure convaincu : « Il y a
donc bien des gens qui savent ce qu’Israël trame, à Washington, qui
savent ce que le lobby israélien fabrique à Washington ; et ils
veulent arrêter ça ».
Z’hor Chérief
Haut
Proche-orient
Quelle
alternative pour le gouvernement palestinien ?
Trois semaines à peine après avoir pris
les rênes du gouvernement palestinien, le Hamas subit des pressions
diplomatiques, financières et militaires conjuguées qui ne lui
laissent que peu de choix entre reculade et fuite en avant. Les
coffres étant vides et les frontières de son fief de Gaza
verrouillées par Israël, le mouvement palestinien ne peut payer les
salaires des milliers de fonctionnaires ni faire face aux pénuries
grandissantes de vivres, médicaments et carburant. Dans le même
temps, alors que le Hamas s'est astreint depuis plus d'un an à ne
pas commettre d'attentats, l'armée israélienne accroît sa pression
en multipliant les exactions, les bombardements et toute la panoplie
guerrière dont elle est coutumière. "Le Hamas est en très grande
difficulté et se trouve devant un dilemme exceptionnel", note
l'analyste politique palestinien Hani Habib. "Il n'est capable ni de
nourrir le peuple, ni de le défendre." Pour le moment, rien
n'indique que, pour desserrer l'étau, le mouvement du cheikh Yassine
envisage de céder aux pressions d'Israël et de l'Occident qui
exigent qu'il renonce à la lutte armée et s'engage sur la voie de la
paix avec l'Etat juif. Le Hamas ne peut pas désavouer les groupes
qui harcèlent Israël, mais il ne peut pas non plus reprendre sa
croisade armée contre l'Etat juif, sous peine de s'exposer à une
sévère riposte militaire et à des pressions extérieures accrues. "Si
le Hamas cédait maintenant, on considérerait qu'il est vulnérable
aux pressions extérieures. Et s'il répliquait militairement à
l'escalade israélienne, les conséquences pourraient être
incalculables", fait valoir Habib. Certains signes laissent penser
que les dirigeants du mouvement seraient prêts à reconnaître Israël
comme un fait accompli, mais il n'est pas sûr qu'une telle formule
serait acceptée par une base du Hamas de plus en plus insoumise. Ni
même qu'elle soit jugée recevable par Israël. L'Etat juif "ne
l'acceptera jamais car ce serait un suicide collectif", juge
Mordechaï Kedar, politologue à l'université israélienne de Bar-Ilan.
Il y a quelques jours, quelques partisans du Hamas se sont mêlés à
ceux du Djihad islamique et d'autres factions palestiniennes pour
manifester à Gaza contre le blocus financier partiel imposé par
l'Occident. "Les gens ont regardé autour d'eux et ils ont vu toutes
les autres factions mais pas les hommes du Hamas", a noté un
responsable des Brigades des martyrs d'Al Aksa, Abou Mohamed. Le
risque existe pour le Hamas que la protestation de la rue
palestinienne dégénère en révolte si le gouvernement est perçu comme
mou. Si l'administration du Hamas s'effondrait sous les pressions
contradictoires de la rue et de l'extérieur, une flambée de violence
s'ensuivrait qui rendrait encore plus hypothétique un règlement
pacifique, estiment les analystes de la région. Pour éviter ce
scénario catastrophe, l'analyste américain Robert Malley, directeur
de l'International Crisis Group, suggère à l'Occident de prendre
prudemment langue avec le Hamas. "Une telle approche ne reviendrait
nullement à ratifier l'idéologie du Hamas ou son attitude passée,
mais au contraire à mener une politique réaliste pour traiter un
problème réel", écrit-il dans l'International Herald Tribune. "Cela
permettrait de voir si le Hamas est prêt à se transformer au lieu
d'affirmer qu'il ne le peut pas."
Haut
L’aide arabe aux
Palestiniens
Rien
que des promesses
Hormis l’Algérie
qui a concrètement aidé les Palestiniens, les autres pays arabes ont
multiplié déclarations de soutien et promesses à l’Autorité
palestinienne après la décision occidentale de couper les vivres,
sans que cela soit suivi d’effets. Le secrétaire général de la ligue
arabe est monté au créneau pour appeler les membres de
l’organisation, réunis en sommet fin mars à Khartoum, à
« concrétiser » leurs promesses d’aide, mais il semble que ses
propos sont restés lettre morte.
Des riches
monarchies du Golfe ont jusqu’au Maghreb, il semble que l’on ne soit
pas pressé de mettre la main au portefeuille lorsqu’il s’agit des
Palestiniens, de peur peut-être, de déplaire aux Occidentaux.
La somme dégagée
par l’Algérie a permis à l’Autorité palestinienne de payer les
dépenses et les salaires du mois de février selon le ministre
Palestinien des Finances mais le trou financier à combler reste
énorme. « nous avons besoin de 120 millions de dollars immédiatement
pour payer toutes les dépenses » urgentes a précise Omar Abdelrazek.
Selon lui, les salaires du mois de mars des quelque 140 000
fonctionnaires totalisant 118 millions de dollars, n’ont toujours
pas été versés.
L’Autorité
palestinienne se trouve au bord de la banqueroute depuis que l’Union
européenne, le plus gros bailleur de fonds des Palestiniens avec 500
millions d’euros par an, et les Etats-Unis ont décidé de suspendre
leurs aides directes au gouvernement palestinien.
Les dirigeants
Palestiniens se sont empressés de condamner cette décision et de
lancer des promesses s’aide, pour remplacer le soutien financier
occidental.
Le ministre
Bahreïni des Affaires étrangères, cheikh Khaled ben Ahmad Al
Khalifa, a assuré que son pays « oeuvrera à inciter ses frères
arabes à soutenir le peuple palestinien ».
« Le Qatar
continuera de les soutenir (les Palestiniens) a indiqué de son côté
l’émir du Qatar. Et les déclarations de plusieurs pays arabes se
sont multipliées dans ce sens mais elles ne sont guère
convaincantes.
« il ne faut rien
espérer de l’Egypte et des autres pays arabes concernant l’aide aux
Palestiniens », affirme Emad Gad, chercheur au Centre d’études
stratégiques d’Al-Ahram au Caire. « il n’y a pas de volonté
politique pour soutenir financièrement les Palestiniens : la preuve
en est que lors du sommet de Khartoum, l’Egypte et les autres pays
arabes n’ont pas décidé une augmentation de leur aide »,
explique-til. « ils n’ont même pas versé les 55 millions de dollars
par mois qu’ils avaient promis lors du sommet d’Alger en 2005 »,
déplore-t-il. En fait, c’est à se demander à quoi sert une ligue
arabe, un sommet dans lesquels aucune décision n’est suivie
d’effets. Des gesticulations à destination de la rue sans plus…
venant de régimes autocrates dont le seul but est de se pérenniser
au pouvoir.
Haut
L'ONU aussi se met de
la partie…
Les Nations unies ont annoncé qu'elles
mettent fin à la politique de contacts illimités avec les
Palestiniens. A présent, chaque requête de discussions politiques
avec l'ONU faite par le gouvernement Hamas sera étudiée au "cas par
cas". Les relations de travail demeureront cependant inchangées,
afin de ne pas affecter l'aide humanitaire et les services assurés
dans les territoires palestiniens par diverses agences onusiennes,
selon le porte-parole Stéphane Dujarric. "La question des contacts
politiques, au-delà de l'assistance humanitaire, sera traitée
lorsqu'elle se présentera (...) au cas par cas", a déclaré M.
Dujarric. La décision de l'ONU fait suite aux prises de distance par
rapport au gouvernement palestinien annoncées par les Etats-Unis et
l'Union européenne. En outre, les Etats-Unis et, dernièrement, l'UE,
ont annoncé le gel d'une partie des aides financières au
gouvernement palestinien. Israël, qui collectait taxes et droits de
douanes pour le compte de l'Autorité palestinienne, a mis fin depuis
plusieurs semaines à ses transferts de fonds. En tout, il s'agit de
plusieurs centaines de millions de dollars qui n'atteindront plus
les autorités palestiniennes. Selon M. Dujarric, la décision de
l'ONU est censée clarifier la position de l'organisation après la
victoire du Hamas aux élections législatives en janvier. La
limitation des contacts politiques vaut également pour le Président
de l’Autorité palestinienne…. L’Onu a fait fort….
Haut
e-mail :contact@lesdebats.com |